Recherche

Date

24 octobre 2021

Neuf magasins sur dix vendent de l’alcool aux mineurs, selon une étude

Par Le Figaro Publié il y a 7 heures

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, pointe l’association Addiction France.

«Les chiffres sont affligeants», juge, lapidaire, le communiqué de l’association Addictions France.

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, en vigueur pour les moins de 18 ans depuis 2009, l’âge étant fixé à 16 ans auparavant.

Pour arriver à ce résultat, l’association a recruté des «clients mystères», des mineurs de 16 et 17 ans. Plus de huit fois sur dix, la carte d’identité n’est pas demandé, et lorsqu’elle est demandée la vente s’effectue dans six cas sur dix.

«Ce qui m’a marqué c’est quand on nous demandait la carte d’identité et qu’on nous laissait passer», témoigne une cliente mystère qui a opéré dans le Finistère.

Boire une bière après le sport, est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

La bière permet-elle vraiment d’étancher la soif, après un effort physique ? Est-il recommandé de boire une mousse après le sport ? Des scientifiques se sont penchés sur la question, moins anodine qu’il n’y paraît.

Après l’effort, le réconfort… Envie de boire une bière fraîche après un jogging ? On se dit que cela étanche la soif et permet de se détendre, pendant que les muscles se remettent lentement de la dépense physique… Certains soutiennent même que boire de la bière serait bon pour le corps, car une bonne mousse, ce n’est au fond que des céréales fermentées et de l’eau… Vrai ou faux ?

Des scientifiques de l’Université Northwestern de Chicago, aux États-Unis, ont mené une enquête, sur les liens entre consommation d’alcool et activité physique. D’après les chercheurs, peu importe l’âge, la situation professionnelle ou le niveau d’activité physique : ils ont constaté que nous buvons plus d’alcool les jours où nous faisons du sport.

Développement de nouveaux muscles

Or consommer une boisson alcoolisée après un effort sportif, ce n’est pas une bonne idée. Cela pourrait annihiler une partie des bénéfices induits par l’effort, voire être nocif à la santé.

À court terme, faire du sport endommage les muscles. Eh oui ! Le corps souffre pendant l’effort et il lui faut donc augmenter ses capacités, qui ne sont de toute évidence pas assez développées : il envoie donc le signal qu’il faut « fabriquer » davantage de muscles. C’est ainsi que l’on développe peu à peu sa masse musculaire et c’est pour cela que la phase de récupération est très importante.

Seulement voilà : l’alcool fait baisser la capacité des muscles à utiliser le glucose et les acides aminés, tous deux essentiels pour construire de nouvelles fibres musculaires et des vaisseaux sanguins. Une fois consommé, l’alcool réduit l’activité et le stockage de sels minéraux importants (sodiums, potassium, calcium, magnésium) dans l’organisme. À plus long terme, l’alcool perturbe en partie la production d’hormones, dont la testostérone – qui aide au développement des muscles.

Et puis l’alcool déshydrate. Quand on a beaucoup transpiré, il est important de bien se réhydrater. Boire une bière, même à faible degré d’alcool, n’est pas un choix très judicieux : la bière est particulièrement diurétique (elle augmente la production urinaire).

Une exception qui confirme la règle

Cependant, il y a bien une part de vérité dans le mythe « la bière, c’est bon après le sport » : des chercheurs de l’Université technique de Munich, en Allemagne, ont mené une enquête sur 277 marathoniens en 2009, en leur faisant boire – ou pas – de la bière blanche sans alcool. Ils ont découvert que la consommation de celle-ci avait un impact positif sur la santé post-marathon des sportifs.

Courir un marathon est un vrai défi pour le corps humain et porte un coup au système immunitaire. L’athlète est donc plus sujet à des infections respiratoires et des infections mineures. La bière blanche non alcoolisée contient beaucoup de polyphénols, des molécules antioxydantes. Le risque d’infections a été trois fois moindre chez les coureurs qui avaient consommé 1,5 litre de bière blanche sans alcool chaque jour pendant trois semaines avant et deux semaines après l’épreuve. Leurs inflammations étaient également moindres de 20 % par rapport au groupe test.

Au final, même s’il est important de se réhydrater, il est déconseillé de boire très au-delà de sa soif. Si la mort par déshydratation est peu probable chez les athlètes, certains sont cependant morts de surhydratation. En 2014, un joueur star d’une équipe de foot d’une université américaine est décédé à l’entraînement. Il avait bu plus de 7 litres d’eau et 7 litres de boisson énergisante…

Source

Alcool et boissons énergisantes, un cocktail aussi nocif que la cocaïne

Chez les adolescents, le mélange d’alcool et de boissons énergisantes semble aussi dangereux pour le cerveau que la cocaïne. L’impact est tel que des séquelles cérébrales sont repérées à l’âge adulte chez les adeptes de cette consommation à risque pendant leur jeunesse.

Des résultats prouvés… chez la souris.

En mélangeant ces deux produits, certains adolescents essaient d’atteindre le lâcher-prise et l’euphorie (grâce à l’alcool), tout en tenant toute la nuit grâce au pouvoir « booster » de la boisson énergisante. Illustration Adobe Stock

Les boissons énergisantes sont bien souvent disposées à côté des bouteilles d’alcool dans les supermarchés.

En mélangeant ces deux produits, certains adolescents essaient d’atteindre le lâcher-prise et l’euphorie (grâce à l’alcool), tout en tenant toute la nuit grâce au pouvoir « booster » de la boisson énergisante.

Malgré leur popularité, ces produits ne sont pas bien connus par la science. En 2016, des chercheurs de la Purdue University (West Lafayette, États-Unis) ont recherché, chez des souris « ado », d’éventuels effets neurochimiques de ce cocktail sur le cerveau.

Résultat, « certains de ces breuvages sont 10 fois plus concentrés en caféine que les sodas ». explique le Pr Richard van Rijn*, principal auteur de l’étude. Et lorsque le mélange (alcool-boissons énergisantes) est consommé régulièrement, « les souris atteignent des niveaux d’excitation très élevés. »

Aussi nocif que la cocaïne

Et les dommages ne s’arrêtent pas là. « Cette combinaison présente le même effet sur le cerveau de l’adolescent que la cocaïne », alertent les chercheurs.

Ainsi, ont-ils ont noté la présence d’une protéine particulière (AlphaFosB) dans le cerveau. Il s’agit en fait d’un biomarqueur des dégâts cérébraux liés à la consommation de drogues dures.

« Les modifications cérébrales sont telles que les souris étaient plus susceptibles d’abuser de ce cocktail une fois adulte ». En effet, selon les chercheurs, à l’image de la cocaïne « les souris, pour continuer à ressentir les effets des boissons ont augmenté les doses ».

Ces dommages repérés plusieurs années après la consommation à risque « expliquent la difficulté connue chez les usagers de drogue à se départir de leur addiction ».

Pour des raisons éthiques, ces expériences ne peuvent évidemment être menées chez l’être humain. Mais ces résultats prouvent l’équivalence de nocivité entre des substances addictives légales et illégales.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :