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Date

2 décembre 2021

La consommation de drogues des 18-24 ans ?

La consommation de drogues des 18-24 ans ? Métro, boulot, bédo …Enquête sur la place du cannabis dans la vie quotidienne des jeunes.

L’usage de drogue est aujourd’hui une réalité pour plusieurs millions de jeunes Français. C’est ce que confirme l’étude* confiée par High Society à l’Ifop, qui a interrogé mi-novembre, 1 205 jeunes âgés de 15 à 24 ans sur leur consommation et leurs habitudes.

Il ressort notamment une réelle banalisation du cannabis dans cette génération : 47% des personnes interrogées en ont déjà fumé au moins une fois, soit plus de 3,5 millions de jeunes concernés ces dernières années. Largement utilisé à titre festif, le cannabis accompagne également certains consommateurs dans divers moments de la vie quotidienne, au travail, en cours, au volant ou encore avant une relation sexuelle.

S’ils disent avant tout rechercher un effet décontractant, les jeunes subissent aussi les effets nocifs des drogues : plus de la moitié des consommateurs ont déjà déploré d’en avoir pris et plus d’une jeune femme sur trois a regretté d’avoir eu un rapport sexuel après avoir usé de stupéfiants.

Face à cette hausse de la consommation, les campagnes de prévention et de sensibilisation se succèdent. Si elles ne convainquent pas l’ensemble des consommateurs, elles obtiennent toutefois des résultats concrets pour une partie d’entre eux : 29% des jeunes interrogés indiquent avoir stoppé ou diminué leur consommation après avoir eu connaissance de campagnes de cette nature.

Enfin, et à rebours de récentes études montrant que près d’un Français sur deux serait favorable à la légalisation du cannabis (notamment celle menée par l’Observatoire des drogues et toxicomanies -OFDT – fin 2018), les 15-24 ans sont seulement 35% à souhaiter que le prochain président de la République s’engage dans cette voie, y compris parmi les sympathisants de partis politiques favorables à une telle légalisation.

Cannabis : presque deux fois plus de jeunes concernés en 20 ans

Le cannabis arrive très largement en tête des stupéfiants consommés régulièrement ou pas par les jeunes âgés de 15 à 24 ans. La proportion de celles et ceux qui en ont déjà consommé a considérablement augmenté en 20 ans.

  • 47% des jeunes interrogés par l’Ifop ont déjà consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie (ils étaient 25% en 2001)
  • Les jeunes femmes sont plus nombreuses (50%) à avoir déjà consommé du cannabis que les jeunes hommes (44%)
  • 5% des jeunes âgés de 15 à 24 ans ont déjà pris quelques fois ou plusieurs fois de la cocaïne, du LSD, de l’héroïne ou de l’ecstasy.
  • Plus d’un jeune sur 10 (11%) a déjà inhalé du protoxyde d’azote, autrement appelé gaz hilarant

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Alcoolémie : comment calculer son taux ?

Sandrine Catalan-Massé en collaboration avec Christophe Ramond (porte-parole de l’association Prévention Routière )

calcul alcoolémie

La prise d’alcool est responsable chaque année de 30 % des accidents mortels. Christophe Ramond, directeur des études et recherches, porte-parole de l’association Prévention Routière nous explique tout l’intérêt de contrôler son alcoolémie.

L’alcoolémie, c’est quoi au juste ?

L’alcoolémie est le taux d’alcool contenu dans le sang ou dans l’air expiré. L’alcoolémie peut être vérifiée par les forces de l’ordre en cas de contrôle routier. Le contrôle du taux d’alcool peut aussi être réalisé au sein des entreprises si le règlement intérieur le prévoit. « Certains métiers à risques peuvent se voir imposer effectivement de ne pas être alcoolisés pendant le service, mentionne Christophe Ramond, directeur des études et recherches, porte-parole de l’association Prévention Routière. C’est le cas des conducteurs d’engins, couvreurs, électriciens, etc. La prise en charge de patients dans une structure hospitalière peut aussi nécessiter le contrôle du taux d’alcool« .

Connaitre son seuil d’alcoolémie

La notion d’alcoolémie est apparue en 1970 dans le code de la route. Des seuils d’alcoolémie ont alors été fixés pour indiquer une dangerosité. Il y a deux manières de mesurer son alcoolémie, soit par une prise de sang soit en soufflant dans un dispositif (éthylotest).

« Le seuil d’alcoolémie sera différent selon le dispositif employé mais aussi si l’on est jeune conducteur ou automobiliste expérimenté, précise Christophe Ramond. Pour les jeunes conducteurs en période probatoire ou en apprentissage, le taux d’alcool dans le sang doit être inférieur à 0,2 gramme d’alcool par litre de sang. Il est de 0,1 milligramme par litre d’air expiré. Pour les conducteurs confirmés les seuils sont de 0,5 gramme par litre de sang et de 0,25 milligramme par litre d’air expiré« .

L’éthylotest : un bon réflexe en prévention et en cas de doute

Disponibles dans les supermarchés, pharmacies, bureaux de tabac, les éthylotests existent en deux modèles. Le premier est un éthylotest chimique à usage unique (appelé ballon). L’air de vos poumons est insufflé dans un tube, directement ou par l’intermédiaire d’un ballon que vous gonflez au préalable. Ce tube contient des cristaux (avec ou sans chrome selon les modèles) qui changent de couleur au contact de molécules d’alcool. « Dès que les cristaux blancs deviennent roses, il ne faut plus conduire, recommande l’expert. Il y a aussi des cristaux jaunes qui deviennent verts au contact de l’alcool. Choisissez de préférence des tests certifiés norme NF apposée sur l’emballage« .

Il existe aussi des éthylotests électroniques qui ne sont pas à usage unique (seul l’embout est changé à chaque utilisation). Le principe consiste à souffler dans l’embout de l’appareil. Un message d’alerte apparait sur l’écran si vous êtes positif. Les éthylotests électroniques doivent aussi être certifiés NF ou EN (European Norm).

Attention au verre de trop

Il est facile de dépasser les seuils d’alcoolémie sans s’en rendre compte.

· Chez un homme de moyenne corpulence (70 kilos), un verre d’alcool (25 cl de bière / 12 de vin / Whisky de 4 cl) équivaut à 0,2 gramme par litre de sang. « Ce qui signifie qu’un jeune conducteur peut tutoyer la limite légale en buvant un seul verre d’alcool ! alerte Christophe Ramond. Pour les autres à partir de 2 ou 3 verres il y a une forte suspicion de seuil dépassé« .

Quant aux femmes, de corpulence plus petite, leur organisme serait plus sensible à l’alcoolémie. « A consommation égale une femme a un taux d’alcool qui monte plus haut que celui d’un homme. Dès deux verres consommés, il est préférable d’arrêter », conseille le porte-parole.

On patiente avant de reprendre le volant

Juste après une soirée arrosée entre amis, si vous souhaitez reprendre le volant, il est important de tester votre alcoolémie ou celui de vos invités à l’aide d’un éthylotest. « La montée d’alcoolémie prend entre 30 minutes et une heure, indique le spécialiste. Une fois l’alcool diffusé dans l’organisme, le corps (et notamment le foie) va travailler pour éliminer cet alcool. Cette élimination est assez constante puisqu’elle est en moyenne de l’ordre de 0,15 gramme d’alcool par litre de sang et par heure. Cela signifie qu’il vous faudra entre 1h et 1H30 pour l’éliminer un seul verre d’alcool !« .

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