Une étude de 2018 menée par des scientifiques de Caroline du Nord montrait déjà que le tétrahydrocannabinol ou THC, le cannabinoïde le plus abondant dans le cannabis, pouvait provoquer des modifications structurelles de l’ADN des spermatozoïdes de ceux qui en consomment. A l’époque les chercheurs craignaient que ces effets se transmettent à la progéniture, sans preuve. C’est ce qu’apporte le récent travail mené par des scientifiques de la Washington State University sur un modèle murin, exposé à une dose de fumée de cannabis équivalente à celle de gros fumeurs humains.
Ils ont travaillé avec 30 souris mâles adultes. La moitié a été exposée 3 fois par jour à de la fumée de cannabis. Les chercheurs ont ensuite comparé le nombre de spermatozoïdes et leur motilité entre le groupe « fumeur » et le groupe contrôle. Leur constat : tout de suite après l’exposition la motilité des spermatozoïdes déclinait et un mois après, le nombre baissait aussi.
Mais surtout, la découverte la plus inquiétant concerne l’impact sur la fertilité des enfants de ces consommateurs. Car l’étude montre que les souriceaux mâles, issus de l’accouplement de souris mâles exposés au cannabis et de souris femelles non exposées, présentaient eux aussi un nombre réduit de spermatozoïdes et une baisse de la motilité. Ce qui pousse à penser que les enfants de fumeurs risquent de présenter les signes de dommages de l’ADN et des troubles du développement des cellules spermatiques. Une raison pour éviter la consommation de cette substance psychoactive.
Ivre de Plaisir, c’est l’histoire de Luca Santos, 28 ans, qui se lance dans la mise en place d’une plateforme en ligne de vente de boissons non alcoolisées.
Luca Santos propose un grand choix de boissons sans alcool sur ivredeplaisir.ch.
C’est en pleine pandémie, alors qu’il enchaînait les apéros Zoom, que Luca Santos a fait face à une réalité: il buvait plus pour exister aux yeux des autres que pour son propre plaisir. Persuadé que nous avons toutes et tous de très bonnes raisons de réduire (si ce n’est de stopper…) notre consommation d’alcool, ce Neuchâtelois commence alors à mettre sur pied Ivre de plaisir, une plateforme de vente de boissons sans alcool en ligne, en alternative à des boissons alcoolisées. Le choix est vaste: de la bière au rosé, en passant par le fameux Suze Tonic ou du gin, tout le monde y trouvera de quoi satisfaire ses papilles! Et le tout d’origine européenne, alors que ce marché commence doucement à émerger en Suisse.
Le cannabis aide-t-il vraiment à mieux dormir ? Peut-on devenir bipolaire ou schizophrène à force de fumer des joints ? Le cannabis, est-ce vraiment pire que la cigarette ? Santé Publique France répond à ces questions en vidéo.
Le cannabis reste, à l’heure actuelle, la substance illicite la plus consommée en France. Ainsi, selon le baromètre 2020 de Santé Publique France, 46 % des adultes ont déjà testé le cannabis et 3,2 % des adultes fument plus de 10 joints dans le mois.
La consommation de drogues des 18-24 ans ? Métro, boulot, bédo …Enquête sur la place du cannabis dans la vie quotidienne des jeunes.
L’usage de drogue est aujourd’hui une réalité pour plusieurs millions de jeunes Français. C’est ce que confirme l’étude* confiée par High Society à l’Ifop, qui a interrogé mi-novembre, 1 205 jeunes âgés de 15 à 24 ans sur leur consommation et leurs habitudes.
Il ressort notamment une réelle banalisation du cannabis dans cette génération : 47% des personnes interrogées en ont déjà fumé au moins une fois, soit plus de 3,5 millions de jeunes concernés ces dernières années. Largement utilisé à titre festif, le cannabis accompagne également certains consommateurs dans divers moments de la vie quotidienne, au travail, en cours, au volant ou encore avant une relation sexuelle.
S’ils disent avant tout rechercher un effet décontractant, les jeunes subissent aussi les effets nocifs des drogues : plus de la moitié des consommateurs ont déjà déploré d’en avoir pris et plus d’une jeune femme sur trois a regretté d’avoir eu un rapport sexuel après avoir usé de stupéfiants.
Face à cette hausse de la consommation, les campagnes de prévention et de sensibilisation se succèdent. Si elles ne convainquent pas l’ensemble des consommateurs, elles obtiennent toutefois des résultats concrets pour une partie d’entre eux : 29% des jeunes interrogés indiquent avoir stoppé ou diminué leur consommation après avoir eu connaissance de campagnes de cette nature.
Enfin, et à rebours de récentes études montrant que près d’un Français sur deux serait favorable à la légalisation du cannabis (notamment celle menée par l’Observatoire des drogues et toxicomanies -OFDT – fin 2018), les 15-24 ans sont seulement 35% à souhaiter que le prochain président de la République s’engage dans cette voie, y compris parmi les sympathisants de partis politiques favorables à une telle légalisation.
Cannabis : presque deux fois plus de jeunes concernés en 20 ans
Le cannabis arrive très largement en tête des stupéfiants consommés régulièrement ou pas par les jeunes âgés de 15 à 24 ans. La proportion de celles et ceux qui en ont déjà consommé a considérablement augmenté en 20 ans.
47% des jeunes interrogés par l’Ifop ont déjà consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie (ils étaient 25% en 2001)
Les jeunes femmes sont plus nombreuses (50%) à avoir déjà consommé du cannabis que les jeunes hommes (44%)
5% des jeunes âgés de 15 à 24 ans ont déjà pris quelques fois ou plusieurs fois de la cocaïne, du LSD, de l’héroïne ou de l’ecstasy.
Plus d’un jeune sur 10 (11%) a déjà inhalé du protoxyde d’azote, autrement appelé gaz hilarant
Sandrine Catalan-Massé en collaboration avec Christophe Ramond (porte-parole de l’association Prévention Routière )
La prise d’alcool est responsable chaque année de 30 % des accidents mortels. Christophe Ramond, directeur des études et recherches, porte-parole de l’association Prévention Routière nous explique tout l’intérêt de contrôler son alcoolémie.
L’alcoolémie, c’est quoi au juste ?
L’alcoolémie est le taux d’alcool contenu dans le sang ou dans l’air expiré. L’alcoolémie peut être vérifiée par les forces de l’ordre en cas de contrôle routier. Le contrôle du taux d’alcool peut aussi être réalisé au sein des entreprises si le règlement intérieur le prévoit. « Certains métiers à risques peuvent se voir imposer effectivement de ne pas être alcoolisés pendant le service, mentionne Christophe Ramond, directeur des études et recherches, porte-parole de l’association Prévention Routière. C’est le cas des conducteurs d’engins, couvreurs, électriciens, etc. La prise en charge de patients dans une structure hospitalière peut aussi nécessiter le contrôle du taux d’alcool« .
Connaitre son seuil d’alcoolémie
La notion d’alcoolémie est apparue en 1970 dans le code de la route. Des seuils d’alcoolémie ont alors été fixés pour indiquer une dangerosité. Il y a deux manières de mesurer son alcoolémie, soit par une prise de sang soit en soufflant dans un dispositif (éthylotest).
« Le seuil d’alcoolémie sera différent selon le dispositif employé mais aussi si l’on est jeune conducteur ou automobiliste expérimenté, précise Christophe Ramond. Pour les jeunes conducteurs en période probatoire ou en apprentissage, le taux d’alcool dans le sang doit être inférieur à 0,2 gramme d’alcool par litre de sang. Il est de 0,1 milligramme par litre d’air expiré. Pour les conducteurs confirmés les seuils sont de 0,5 gramme par litre de sang et de 0,25 milligramme par litre d’air expiré« .
L’éthylotest : un bon réflexe en prévention et en cas de doute
Disponibles dans les supermarchés, pharmacies, bureaux de tabac, les éthylotests existent en deux modèles. Le premier est un éthylotest chimique à usage unique (appelé ballon). L’air de vos poumons est insufflé dans un tube, directement ou par l’intermédiaire d’un ballon que vous gonflez au préalable. Ce tube contient des cristaux (avec ou sans chrome selon les modèles) qui changent de couleur au contact de molécules d’alcool. « Dès que les cristaux blancs deviennent roses, il ne faut plus conduire, recommande l’expert. Il y a aussi des cristaux jaunes qui deviennent verts au contact de l’alcool. Choisissez de préférence des tests certifiés norme NF apposée sur l’emballage« .
Il existe aussi des éthylotests électroniques qui ne sont pas à usage unique (seul l’embout est changé à chaque utilisation). Le principe consiste à souffler dans l’embout de l’appareil. Un message d’alerte apparait sur l’écran si vous êtes positif. Les éthylotests électroniques doivent aussi être certifiés NF ou EN (European Norm).
Attention au verre de trop
Il est facile de dépasser les seuils d’alcoolémie sans s’en rendre compte.
· Chez un homme de moyenne corpulence (70 kilos), un verre d’alcool (25 cl de bière / 12 de vin / Whisky de 4 cl) équivaut à 0,2 gramme par litre de sang. « Ce qui signifie qu’un jeune conducteur peut tutoyer la limite légale en buvant un seul verre d’alcool ! alerte Christophe Ramond. Pour les autres à partir de 2 ou 3 verres il y a une forte suspicion de seuil dépassé« .
Quant aux femmes, de corpulence plus petite, leur organisme serait plus sensible à l’alcoolémie. « A consommation égale une femme a un taux d’alcool qui monte plus haut que celui d’un homme. Dès deux verres consommés, il est préférable d’arrêter », conseille le porte-parole.
On patiente avant de reprendre le volant
Juste après une soirée arrosée entre amis, si vous souhaitez reprendre le volant, il est important de tester votre alcoolémie ou celui de vos invités à l’aide d’un éthylotest. « La montée d’alcoolémie prend entre 30 minutes et une heure, indique le spécialiste. Une fois l’alcool diffusé dans l’organisme, le corps (et notamment le foie) va travailler pour éliminer cet alcool. Cette élimination est assez constante puisqu’elle est en moyenne de l’ordre de 0,15 gramme d’alcool par litre de sang et par heure. Cela signifie qu’il vous faudra entre 1h et 1H30 pour l’éliminer un seul verre d’alcool !« .
Indiquer le nombre de calories sur les bouteilles d’alcool pourrait être une stratégie efficace pour réduire sa consommation et ainsi faire baisser les taux d’obésité.
PANPETCH PETCHPHLOY/ISTOCK
L’ESSENTIEL
Au Royaume-Uni trois personnes sur quatre ignorent les niveaux de calories de l’alcool.
L’alcool est la deuxième source d’énergie la plus calorique, juste derrière la graisse.
Deux adultes britanniques sur trois soutiendraient la décision d’introduire l’étiquetage.
Les boissons alcoolisées contiennent beaucoup de calories. Un verre de vin serait aussi calorique qu’une part de gâteau et un seul cocktail peut même s’avérer aussi lourd qu’un repas complet ! Malgré cela, l’étiquetage nutritionnel des boissons alcoolisées n’est pas obligatoire, malgré la volonté européenne d’adopter une résolution en ce sens. La faute, notamment, à un fort lobbying de l’industrie qui s’oppose à ce que l’étiquetage nutritionnel des denrées s’applique à l’alcool.
Informer le public
Pourtant, cette stratégie serait efficace pour réduire la consommation et donc faire baisser le taux d’obésité à en croire une nouvelle étude parue en début d’année dans la revue Obesity Reviews. La première remarque des auteurs de l’étude, qui sont des chercheurs de l’université de Liverpool, est qu’au Royaume-Uni trois personnes sur quatre ignorent les niveaux de calories de l’alcool. Le premier bienfait d’une telle mesure serait donc d’informer la population sur les dangers caloriques de la consommation d’alcool.
“Bien qu’on ne sache pas si les étiquettes de calories auront un impact significatif sur ce que les gens choisissent de boire, s’assurer que les boissons sont clairement étiquetées est un pas dans la bonne direction et peut également encourager l’industrie de l’alcool à réduire les calories dans les boissons”, assure le Dr. Eric Robinson, auteur principal de l’étude.
La deuxième source d’énergie la plus calorique
Pour la recherche, les scientifiques ont examiné les données de 18 études précédentes menées à travers le monde. Les résultats ont montré que, gramme par gramme, l’alcool est la deuxième source d’énergie la plus calorique, juste derrière la graisse. “Chez les buveurs réguliers, l’énergie dérivée de l’alcool peut apporter une contribution significative à l’apport énergétique quotidien”, estime Eric Robinson.
Par ailleurs, les auteurs assurent qu’environ deux adultes britanniques sur trois soutiendraient la décision d’introduire l’étiquetage. “L’étiquetage des calories des boissons alcoolisées est une mesure de santé publique qui pourrait être utilisée pour lutter à la fois contre la consommation d’alcool et l’obésité, ont écrit les chercheurs. Il existe un niveau de preuve révélant que les gens ont tendance à ignorer le contenu énergétique des boissons alcoolisées. Cela suggère qu’ils sont plus susceptibles de soutenir que de s’opposer à l’étiquetage énergétique des boissons alcoolisées.”
Selon Uber, l’entrée dans le secteur du cannabis apportera de la sécurité au consommateur
Depuis le 17 octobre 2019, le cannabis comestible, les extraits de cannabis et le cannabis pour usage local sont produits et vendus légalement au Canada. Cette vente devient aujourd’hui encore plus accessible grâce à l’uberisation de sa vente. Pour la première fois de son histoire, Uber Eats s’associe au magasin canadien Tokyo Smoke pour rendre possible les commandes de cannabis directement sur son application, dans la province d’Ontario.
Uber contre le marché noir du Cannabis
La chaîne de “coffee shop” Tokyo Smoke, qui détient 50 magasins, pourra ainsi livrer des commandes à tous ses clients de la province âgés de 18 ans ou plus. Il faudra simplement prouver son âge grâce à un justificatif d’identité au moment de récupérer la commande, qui est préparée dans l’heure. Selon Uber, l’entrée dans le secteur du cannabis apportera de la sécurité au consommateur, car cette livraison légale et encadrée permettra de lutter contre le marché illégal clandestin. Toujours selon l’application, malgré la légalisation de la vente, plus de 40 % des ventes non médicales [de cannabis] à l’échelle du pays se feraient toujours sur le marché noir.
Bientôt un service extensible à d’autres parties du monde ?
Les chauffeurs Uber-eats sont déjà sollicités aux États-Unis pour la livraison d’alcool, et l’entreprise, selon the Huffington Post, n’a jamais caché son intérêt par la livraison de cannabis. En avril dernier, son PDG, Dara Khosrowshawi, avait affirmé que son entreprise livrerait du cannabis aux États-Unis dès que la législation le permettrait.