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Mai 2022

Cannabis : une consommation régulière augmente le risque d’infarctus avant 50 ans

Les personnes qui fument du cannabis au moins une fois par mois auraient un risque accru de faire un infarctus précoce, c’est-à-dire avant l’âge de 50 ans.

« La marijuana a un effet néfaste significatif sur le système cardiovasculaire » viennent confirmer les chercheurs de l’Université de Stanford (Etats-Unis). « Ce n’est pas une drogue bénigne. Nos études sur les cellules humaines ainsi que chez les souris décrivent clairement comment l’exposition au THC déclenche une cascade moléculaire dommageable dans les vaisseaux sanguins ».

Les chercheurs ont analysé les données génétiques et médicales d’environ 500 000 personnes âgées de 40 à 69 ans provenant de la UK Biobank. Près de 35 000 participants ont déclaré avoir fumé du cannabis  et environ 11 000 d’entre eux en fumaient plus d’une fois par mois. Ils ont ainsi découvert que le nombre de molécules inflammatoires dans le sang des volontaires augmentait de manière significative dans les 3 heures après avoir fumé une cigarette de cannabis.

« Cette inflammation est responsable de crises cardiaques précoces, avant l’âge de 50 ans » explique le Dr Mark Chandy, principal auteur de l’étude. Or, ces infarctus précoces augmentent le risque à vie d’une crise cardiaque ultérieure, d’une insuffisance cardiaque et d’arythmies pouvant entraîner la mort subite.

Le cannabis modifie la taille du cœur

L’Organisation mondiale de la santé a mis en garde contre les effets nocifs potentiels sur la santé de la consommation de cannabis à des fins non médicales et a appelé à davantage de recherches spécifiquement sur l’impact cardiaque. Dans une autre étude récente, les chercheurs de l’université Queen Mary de Londres (Grande-Bretagne) avaient découvert que les fumeurs de cannabis avaient un coeur plus gros que la normale et montraient une altération précoce de la fonction cardiaque.

Après avoir fait passé un IRM à 150 fumeurs ou ex-fumeurs réguliers de cannabis, les chercheurs ont constaté que ces derniers souffrent d’une altération du ventricule gauche. En revanche, le cœur semble pomper la même quantité de sang et les autres parties du muscle cardiaque ne semblent pas affectées. Les chercheurs ont également constaté que le cœur reprenait sa taille normale dès que les fumeurs cessent de consommer du cannabis.

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Jérôme Adam: «La souffrance des frères et sœurs des addicts à la drogue est trop souvent oubliée»

Par Paul-Henri Wallet • Publié le 04/05/2022 à 06:00

Pour Jérôme Adam, les frères et sœurs doivent accepter d’être dans une démarche d’écoute. Crédits photo: Jérôme Adam

ENTRETIEN – Dans le film «Tout pour être heureux», Jérôme Adam s’appuie sur les témoignages de frères et sœurs de toxicomanes pour sensibiliser les jeunes aux dangers des addictions.

Cédric, le frère de Jérôme était «beau gosse, Intelligent et issu d’un milieu privilégié». En apparence, le jeune homme avait «tout pour être heureux». Pourtant, Cédric est mort à 35 ans des suites d’une addiction à l’alcool et à la drogue.

Dans le film «Tout pour être heureux» sorti en décembre 2021, Jérôme Adam, recueille les témoignages de ceux qui comme lui ont eu un frère, ou une sœur toxicomane. En leur donnant la parole, il espère ainsi sensibiliser les consommateurs potentiels aux calvaires endurés par les familles de drogués. Pour toucher les jeunes, il organise régulièrement des projections débat.

Au cours de ces échanges, il insiste sur l’importance de développer une solide confiance en soi. Le producteur et auteur de documentaires Jérôme Adam a eu un parcours exceptionnel: devenu aveugle après une tumeur au cerveau, il est diplômé de Sciences Po et d’un MBA à l’Essec.

FIGARO ETUDIANT. Pourquoi avez-vous produit ce film?

Jérôme ADAM- En voyant ma fille grandir, j’ai réalisé que j’étais angoissé à l’idée de revivre avec elle ce que j’avais vécu avec mon frère. Il diffère des nombreux témoignages d’anciens addicts et des reportages sur les effets de la drogue. Notre documentaire n’est pas pédagogique. On n’y apprend rien sur les produits. De fait, les reportages sur la drogue ne sont pas toujours les plus efficaces. Les jeunes ont souvent du mal à s’identifier aux réalités très difficiles qu’on y présente.

Quant aux témoignages d’anciens addicts, ils permettent souvent de relativiser l’addiction. Le jeune se dit: «S’il s’en est sorti je pourrai le faire aussi». Envisager le problème du point de vue des frères et sœur c’est montrer au consommateur potentiel le malheur et le désespoir dans lequel son addiction pourrait plonger ses proches.

Pourquoi est-ce si important de faire parler les frères et sœurs?

On parle souvent de la douleur des parents mais celle des frères et sœurs est presque toujours oubliée. Ce film vise à libérer la parole en mettant des mots sur une souffrance souvent enfouie. Les frères et sœur témoignent presque toujours d’un sentiment d’impuissance et de culpabilité. Ce film invite aussi à briser les non-dits et révèle l’importance du dialogue et de la communication dans les familles.

Après les projections débats, des parents nous ont dit que les échanges suscités par le film avaient permis de construire un meilleur dialogue au sein de leur famille. Ce film n’est pas enfermé dans la question de l’addiction que nous transcendons en abordant les questions du mal-être des jeunes, et celle du dialogue dans les familles.

Que faire quand son frère ou sa sœur est tombé dans la drogue?

Souvent, on ne comprend pas pourquoi ce frère ou cette sœur s’enferme dans la drogue. En apparence, mon frère avait «tout pour être heureux». Pourtant il est tombé dans une addiction qui l’a entraîné jusqu’à la mort. La consommation cache bien souvent un problème plus profond. Dans le film, j’aborde les angoisses de mon frère, et Jean-Yves révèle le manque de confiance en soi subi par le sien. Sophie explique que sa sœur voulait se sentir plus forte.

Quand le jugement s’installe, on demande, «pourquoi tu consommes?». La vraie question à poser serait plutôt «quel effet tu recherches?» afin de cerner le réel mal-être de la personne. Chaque situation est différente. Mais il faut rester à l’écoute et montrer qu’on tient à la personne. Je passais parfois des nuits entière à écouter mon frère. Il faut accepter qu’on ne vit pas la même chose, on ne peut pas agir à leur place mais l’écoute soulage et est un véritable témoignage d’amour.

Comment éviter de tomber dans l’addiction?

Il me semble que l’addiction ne peut être expliquée uniquement par le produit. Pour prévenir les addictions, je pense qu’il est capital pour les jeunes de développer des compétences psychosociales, c’est-à-dire de travailler sur sa relation aux autres et de développer son épanouissement personnel. De fait, un jeune qui a confiance en soi ira beaucoup moins chercher refuge dans la drogue.

Pour développer ces compétences, il existe des programmes scolaires comme «Unplugged». En plus de la prévention, leur but est de chercher des jeunes en favorisant les interactions en groupes notamment. En ce qui concerne ma fille, je veille à ce qu’elle développe cette confiance en elle par des activités comme le Judo ou le théâtre qu’elle pratique à côté de l’école.

Source Le Figaro

Alcool, cannabis, drogues dures… Comment aider un proche à sortir de l’addiction ?

Il s’agit souvent d’un problème que l’on minimise ou que l’on cache sous le tapis, mais les addictions sont un fléau en France, et chacun d’entre nous peut y être confronté un jour. Elles ne touchent pas que les personnes addictes mais aussi leurs proches, alors comment tendre la main ? Pour y répondre, Jean-Pierre Couteron et Jérôme Adam étaient les invités de « Bienfait pour vous » sur Europe 1.

Taboue, difficilement diagnosticable, longue rémission, l’addiction est un mal dont on aimerait vraiment se passer et qui affecte tout notre entourage. Au micro de Julia Vignali et Mélanie Gomez, Jean-Pierre Couteron, addictologue, psychologue clinicien et porte-parole de la Fédération addiction et Jérôme Adam, producteur du film Tout pour être heureux ? traitant de l’addiction, sont venus partager leur expertise. Et pour aider, il faut d’abord reconnaître. Qu’est-ce qu’une addiction ? Qui peut être susceptible d’en développer une ? Et surtout, que faire ?

Qu’est-ce que c’est concrètement l’addiction ?

« L’addiction, c’est la perte de contrôle d’une substance psychoactive ou désormais d’un appareil, d’un comportement, qui nous permet d’avoir des effets psychoactifs. C’est la perte de contrôle. Avant, c’est de l’usage. Si je me sers de mon téléphone portable, c’est de l’usage. Si, je n’arrive pas à doser le temps que je passe sur mon téléphone portable, je rentre dans des comportements addictifs », explique Jean-Pierre Couteron.

Selon le spécialiste, l’addiction est un trouble complexe, car elle possède deux versants : un versant maladie et un versant « comportement social », à savoir comment l’addict interagit avec le monde et avec ses proches.

Est-on tous égaux face à l’addiction ?

Certains milieux sociaux, certaines tranches d’âge semblent être plus exposés aux risques addictifs, mais pour le clinicien, il n’y a pas forcément de prédispositions, plutôt des vulnérabilités. « Il y a effectivement des vulnérabilités sociales qui font que, selon les milieux sociaux, selon les conditions de vie, on peut avoir des paramètres. Mais il y a aussi des vulnérabilités psychiques. Selon les histoires de vie, si on a vécu un traumatisme, qu’on a des difficultés familiales », détaille-t-il.

>> À RÉÉCOUTER – Drogue et alcool : la clé des addictions serait dans notre ventre

« Et puis il y a des vulnérabilités physiologiques, génétiques. Il n’y a pas un gène de l’addiction, mais il y a des paramètres qui font qu’on n’a pas le même physique et qu’on n’aura pas la même réaction à la substance. Donc tout ça se mélange, peut s’équilibrer. L’effet positif de l’un peut rencontrer l’effet négatif de l’autre. Mais effectivement, le principe de base à savoir, c’est qu’on n’est pas égaux et que ce qui marche pour l’un ne marche pas forcément pour l’autre. »

Une constante semble pourtant se dessiner : c’est à l’adolescence que majoritairement les risques addictifs se présentent.

Comment reconnaître une personne addicte ?

Selon Jean-Pierre Couteron et Jérôme Adam, qui a perdu son frère à cause de l’addiction et a motivé la création de son film, en cas de doute, il faut surveiller le comportement du proche et notamment s’il perd le contrôle. « Donc les signes qui montrent que la personne n’arrive pas à être à la hauteur du contrôle, qu’elle dit encore vouloir avoir. Qu’elle s’engage à faire telle chose à telle heure et qu’elle ne le fait pas. Qu’elle s’engage à ne pas reboire le soir même alors qu’elle va le faire… Ce sont ces signes-là« , précise l’addictologue.

« J’ai compris très vite que [mon frère] consommait, qu’il avait des problèmes de consommation parce qu’il y a eu des attitudes avec des épisodes délirants pendant la nuit, des épisodes où il avait piqué des médicaments de ma mère pour compenser et trouver certains effets », raconte Jérôme Adam.

>> À RÉÉCOUTER – Souffrant de différentes addictions, Christine a réussi à reprendre sa vie en main

Il y a également des signes physiques pour certaines addictions : l’ivresse alcoolique, l’euphorie avec un produit comme le cannabis, des états d’excitation avec des produits stimulants comme la cocaïne. Et si ces deux types de signes persistent et qu’on les a repérés, c’est à ce moment-là que le sujet peut être abordé.

Comment ne pas la braquer ?

« Souvent, le piège dans lequel on va tomber, c’est de lui en parler pour lui dire tout de suite : ‘Arrête !’ Or, il n’a pas immédiatement envie qu’on lui dise d’arrêter parce que pour lui, ça fonctionne encore comme une solution. Ça vient calmer une angoisse, ça vient calmer quelque chose. La première étape, c’est de lui dire qu’on voit qu’il consomme, qu’on imagine que ça lui sert à quelque chose et que c’est de ça dont on aimerait parler. C’est de voir à quoi ça lui sert », explique le clinicien. 

Pour Jérôme Adam, la question de l’amour est très importante. « Il y a tout un travail de déculpabilisation à effectuer vis-à-vis de la personne addicte. Maintenant, l’amour, ce que j’essaye de dire dans le film, c’est qu’il doit être présent et donc qu’il faut rester présent, tendre la main. Mais ça ne suffit pas forcément et surtout, on ne peut pas faire à la place de l’autre. Donc c’est tout ce dosage entre accepter son impuissance et être présent malgré tout qui est fondamental », confie le réalisateur. À l’inverse, la séparation ou la menace d’un éloignement peut aussi agir comme un déclic, mais il faut faire très attention et l’effet n’est pas systématique.

Où l’emmener et que faire ?

Si la personne addicte reconnaît sa maladie et accepte d’en discuter, plusieurs choses sont possibles. « La majorité des addicts s’en sort sans aller consulter les professionnels », indique Jean-Pierre Couteron. Pour certaines addictions, comme la cigarette ou le téléphone portable, il est possible de « réaménager son environnement, son entourage. C’est la fameuse histoire : j’ai rencontré quelqu’un, j’ai un boulot », ajoute le psychologue.

Avec un peu de différence en intensité, on n’est pas obligé d’aller consulter. Cependant, plus on rentre dans des problématiques complexes où il y a des problèmes psychopathologie, des histoires de vie, des vulnérabilités, plus cela est difficile d’en sortir seul. Dans ces cas-là, il est préférable d’être suivi par un médecin. « Il y a beaucoup d’endroits pour aller consulter. Il y a des médecins en ville qui sont intéressés par les questions d’addiction, des centres spécialisés, médico-sociaux, des centres de soins, d’accompagnement et de prévention », détaille le professionnel. Enfin, des médicaments, prescrits par le médecin, peuvent aider à réduire les effets de l’addiction.

Source Europe 1

La folie du CBD !

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La folie du CBD !

Mesdames et messieurs, le cannabis n’est pas une drogue douce !

Par Dr Imane Kendili
Psychiatre-addictologue

Le cannabis est la seule drogue scientifiquement prouvée ayant un lien avec la genèse de la maladie mentale.

Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de bouffées délirantes chez des jeunes de 16 ou 17 ans post-toxiques et pour être plus précise sous cannabis.
Ma réflexion d’aujourd’hui s’érige sur des piliers purement bio-psycho-sociaux intimement liés à ma pratique quotidienne, et celles de nombreux collègues psychiatres ou psychologues à travers le monde. Pas besoin d’être addictologue principalement pour savoir que le Delta-9-THC a bien des répercussions délétères sur la santé mentale des jeunes et moins jeunes.


Reprenons quelques définitions de base. Si on parle de cannabis industriel, soit le chanvre, il est important de le préciser et d’informer principalement les jeunes de son utilité et des réalités. Le chanvre est un type de cannabis ayant une très faible teneur en THC et qui est utilisé pour ses fibres dans la production de corde, dans l’industrie automobile, dans le textile et la cosmétique. Ceci n’a aucun lien avec le cannabis sous forme de résine appelé encore haschisch qui est riche en THC.


Les joints ne sont pas récréatifs et en aucun cas l’effet est anodin. L’impact sur le cerveau est prouvé, plus le cerveau est jeune, plus les effets sont irréversibles. Les troubles cognitifs, l’impact sur les capacités intellectuelles, la concentration, la mémoire, la capacité de résolution de problèmes, et j’en passe, sont perceptibles, évidents et impactant sur les jeunes, les moins jeunes et la société.

L’image cinématographique du fumeur de joint est très évocatrice si mon discours n’est pas clair ; elle n’est pas liée à Wall Street mais à la négligence corporéo-vestimentaire, au chômage, aux jeunes, embués de fumée, adossés à un mur de quartier, attendant le temps qui passe… Le syndrome amotivationnel est la conséquence la plus fréquente quand ce n’est pas une schizophrénie ou un trouble bipolaire d’installation chronique.


Venez assister à une annonce diagnostique de maladie mentale chronique en réunion familiale. On y laisse, nous soignants, des plumes. On a mal. On pleure intrinsèquement nos jeunes fragiles, fragiles de leur intelligence, de leur sensibilité, de leurs angoisses, de leurs capacités sociales limitées pour lesquels le cannabis annonce une vie d’adulte en bonne santé mentale avortée.

Le cannabis est une drogue hallucinogène. Dans les années 1960-70, un “joint” contenait 10 mg de THC en moyenne. Il peut en contenir jusqu’à 150 mg aujourd’hui. Chez les personnes à risque, il induit des bouffées délirantes avec hallucinations, délire et paranoïa pouvant mener à des passages à l’acte auto ou hétéro-agressif graves. Allez faire un tour au centre psychiatrique universitaire précisément au service des urgences et régalez vous.
Bonjour la psychose ! Bonjour la violence ! Bonjour le suicide social !

Vous allez me dire pas pour tous. Je vous fais le calcul. Trois facteurs de risque combinés multiplient par 6 le risque de dépendance et par 4 le risque de maladie mentale chronique. Pour expliquer de façon simple, un adolescent dont le père est dépendant, avec des parents divorcés, vivant dans un quartier où il y a des dealers a plus de chance de devenir dépendant qu’un adolescent dont les parents ne sont pas consommateurs et qui vit dans un quartier où les drogues sont plus difficiles à obtenir.

D’où la nécessité de politiques de prévention suivant divers modes soit de terrain avec des acteurs sociaux mais aussi des acteurs de santé avérés formés pour une prévention en amont chez les personnes ayant des facteurs de risque (cumul de facteurs de risque) de développer une dépendance.


Par la suite, des antécédents de maladie mentale dans la famille, particulièrement de trouble bipolaire ou de schizophrénie, présagent d’une genèse possible de maladie mentale chronique multipliée par 55 par rapport à la possibilité de maladie mentale chez un fumeur sans antécédents familiaux. Vous vous demandez où je veux en venir.

Le vote du Maroc pour la légalisation du cannabis à l’ONU me choque et choque les travailleurs en santé mentale. Sauf si on précise qu’on veut la légalisation du chanvre pour l’industrie ou l’utilisation régulée en industrie pharmaceutique ou cosmétique. L’interprétation serait alors différente.
Mais alors de quel cannabis parle-t-on ?


Mes patients malades psychotiques ou addicts me demandent déjà si je vais leur permettre de consommer le fameux CBD ou des doses faibles de cannabis à sa légalisation.
Excusez ma hantise ! Excusez ma peur ! Excusez mes angoisses !
Une sensibilisation et une politique de prévention sont nécessaires et obligatoires car l’avenir de nos jeunes en dépend.

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