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juin 2022

Merci de signer cette pétition !

Un de nos collègues nous demande de diffuser cette information; Nous le faisons bien volontiers en demandant à tous ceux qui le peuvent de signer la pétition  et de participer à la manifestation,

le vendredi 17 Juin à 18 h devant le 1 Rue Chardon Lagache Paris 16ème

un centre de crack à côté d’une école!

cliquez sur https://chng.it/D7RSMJd5qM

Seine-et-Marne. 39 ans sans alcool : « Je me détruisais et je faisais du mal autour de moi »

Ils étaient venus nombreux pour célébrer ce jour tout à fait particulier pour Michel qui, voici 39 ans, a décidé une bonne fois pour toutes de « poser ce foutu verre ».

La petite salle du 2e étage du centre communal de la rue des Tanneurs de Nemours (Seine-et-Marne) était pleine à craquer. Certains confient ne pas être venus depuis longtemps. Mais quand ils ont su que Michel célébrait, jour pour jour, ses 39 années sans boire de l’alcool, ils ont fait le déplacement. Parmi eux, deux conjoints d’anciens alcooliques, que l’on appelle les Al-Anon. Les groupes familiaux Al-Anon sont nés aux États-Unis en 1951 et existent en France depuis 1962. Le nom est dérivé des premières syllabes d’Alcooliques Anonymes (AA). Plus de 30.000 groupes Al-Anon et Alateen sont répartis dans 142 pays dans le monde. Leur but est d’aider la famille et les amis de personnes ayant un problème avec l’alcool. C’est un combat de chaque jour. Celui de résister à l’envie de boire de l’alcool, à l’ivresse qui anesthésie dans notre société ou « cette drogue » comme la qualifie les AA, est en vente à chaque coin de rue. Une lutte contre les idées reçues, qui voudraient qu’arrêter de boire soit une simple question de volonté.

Le déclic

« C’est un poison, une maladie. J’ai abusé de toutes les drogues possibles et aujourd’hui je suis sobre. Mais le plus dur à arrêter, c’est l’alcool », confie Emmanuel. Ce qui l’a fait tenir, ce sont les e-mails de Michel, sa présence, son soutien indéfectible. Quand on est alcoolique, on dit qu’il y a trois passages obligatoires : l’hôpital, la prison et la morgue. Emmanuel avait déjà coché les deux premières cases, comme d’autres personnes du groupe ce soir.

Puis pour tous, s’est produit un déclic. « On en avait marre d’avoir marre, comme disait Huguette, qui est décédée mais qui nous a tous beaucoup soutenus et marqués dans le groupe », témoigne Daniel, qui a mis 8 ans a stopper sa consommation d’alcool. Dans son discours d’introduction, Michel rappelle qu’il est important d’échanger et de communiquer sur ce fléau. Dans les groupes, la parole est libre, l’écoute bienveillante.

Il n’y a plus de regard qui juge et condamne. Le regard des proches qui n’en peuvent plus… Pour Christophe, subsiste cette culpabilité d’avoir fait du mal à ses enfants. « Pour moi, la prière de la sérénité est un repère essentiel et j’ai toujours ressenti cette communauté spirituelle qui nous unit, cette grande écoute parce que c’est tous ensemble que cela fonctionne ».

Destruction et espoir

« Il faut comprendre que je ne buvais pas par plaisir, mais par besoin. C’était mon cerveau qui m’obligeait. Je me détruisais, je me faisais du mal et aussi autour de moi », confie Michel qui reconnaît avoir vu beaucoup trop de décès et de suicides pour une seule vie. Pour lui, l’objectif primordial de ces réunions est de transmettre le message à l’alcoolique qui souffre encore, un message d’espoir. Bien sûr, le déclic peut prendre du temps mais s’il n’y a pas une prise de conscience du problème, il n’y aura malheureusement rien à faire pour une personne dans un déni d’alcoolisme. Le 30 mai 1984, Michel soufflait une première bougie symbolisant une année sans alcool. Il en était arrivé à boire du vinaigre ou de l’alcool à brûler pour combler son manque. Le 31 mai 2022, il a soufflé la même bougie en compagnie d’un groupe qui lui a témoigné toute sa reconnaissance au cours d’une soirée riche en émotions.

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Cannabis : la France est « le pays d’Europe où sa consommation baisse le plus »


En matière de sécurité, la lutte contre les trafics de stupéfiants fait partie des priorités affichées par le gouvernement. Mais quelle est la réalité du marché des stupéfiants en France, et notamment du cannabis, principale drogue consommée ? Réponses de la chercheuse Ivana Obradovic qui vient de consacrer un livre à ce sujet.

Quelle est l’ampleur du marché des stupéfiants en France ? L’une des dernières études consacrées à ce sujet, l’évaluait à 3,5 milliards d’euros en 2016. Soit un peu plus que le chiffre d’affaires atteint par les ventes de whisky dans l’Hexagone. Et près de la moitié des sommes générées par ces trafics de drogues provient de la vente de cannabis, sous différentes formes (résine, herbe…)

Autre estimation marquante : l’économie souterraine du cannabis emploierait, en France, 240 000 personnes. Cela correspond environ au nombre d’employés d’un groupe tel que La Poste​, note Ivana Obradovic, directrice adjointe de l’Observatoire français des drogues et tendances addictives (OFDT), qui vient de publier un livre sur le sujet ( « Cannabis »​, éditions La Découverte).

Mais la comparaison s’arrête là. Le secteur du cannabis emploie des personnes assignées à des fonctions peu rémunérées […] Cette main-d’œuvre à bas prix forme un prolétariat du cannabis soumis à un fort turnover, du fait de conditions de travail inconfortables, sans garantie, et d’une forte exposition aux risques d’interpellation, de sanctions pénales mais aussi de représailles de concurrents​, précise la chercheuse.

Des trafiquants qui s’adaptent au marché

Autre constat : si le marché du cannabis s’est autant diffusé dans l’hexagone – il suffit de constater que les règlements de compte entre trafiquants ne sont plus l’apanage de villes comme Marseille et Paris, mais touche désormais bien d’autres agglomérations – c’est aussi parce que ce commerce a su s’adapter.

Auparavant, la résine de cannabis en provenance du Maghreb et d’Espagne était véhiculée par le biais de go fast : des transports rapides avec une voiture ouvreuse. Les trafiquants ont aussi recours, ces dernières années, au go slow : un transport mené avec une voiture ouvreuse sur les routes secondaires et en respectant les limitations de vitesse.

Et les ventes se sont développées sur la toile : sur le darknet, le web de surface, les réseaux sociaux… avec des livraisons à domicile, promotions du type trois grammes achetés, le quatrième offert ​ou des opérations spéciales lors de la Saint-Valentin et du Black friday.

Ils expérimentent avant 14 ans

Malgré une législation parmi les plus répressives d’Europe, la consommation de cannabis en France reste supérieure à la moyenne communautaire. En 2021, une personne sur quatre (11-75 ans) en avait déjà consommé, soit 18 millions d’individus.

A 16 ans, 13 % des jeunes ont fumé du cannabis dans le dernier mois (deux fois plus que la moyenne européenne). Plus inquiétant encore, 4,5 % des adolescents interrogés en 2019 ont admis avoir expérimenté ce stupéfiant avant 14 ans. Par rapport à d’autres jeunes d’Europe, les représentations du cannabis des adolescents français minimisent les risques. Certains d’entre eux ne savent même pas que c’est interdit​, relève Ivana Obradovic.

La consommation baisse

Dans ce tableau, n’y a-t-il donc aucune bonne nouvelle ? Si la France est le premier pays européen en termes de consommation, il est aussi celui où la consommation de cannabis a le plus baissé. Dès lors, l’écart avec les autres pays de l’UE se réduit, même si la France reste en tête du tableau»,​observe la chercheuse de l’OFDT.

Cette tendance à la baisse s’expliquerait en partie par le fait que la consommation de cannabis, et de résine notamment, est associée à la consommation de tabac. Or, la consommation du tabac diminue drastiquement depuis quelques années. Les adolescents d’aujourd’hui sont les premières générations nées avec l’interdiction du tabac dans les lieux publics. Cette génération a vu ses parents essayer d’arrêter, reprendre… Elle a vu des proches malades. S’y ajoutent les hausses successives des prix. Au final, pour ces nouvelles générations, le tabac a une image dégradée qui entraîne avec elle une baisse de l’usage de cannabis.

Les chercheurs notent aussi que le cannabis était majoritairement consommé lors de moments festifs. C’est un produit qu’on utilise beaucoup entre amis. Or, les pratiques de sociabilité des jeunes ont changé. La place prise par les réseaux sociaux, les jeux vidéo est désormais plus grande dans leurs loisirs, laissant moins de place aux occasions de sortie qui étaient autant de circonstances de consommation.

Quelle sera l’évolution de ce marché du cannabis dans les années à venir ? Tout dépendra en partie de l’évolution du débat sur la légalisation ou non du cannabis récréatif, en France. Ce qui est le cas dans dix-neuf états américains, au Canada, en Uruguay. Des projets sont également en cours au Luxembourg et en Allemagne. Quant au gouvernement maltais, il a autorisé la culture à domicile…

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Le cannabis au Maroc

«Cannabis, ce qu’en dit la science» de Docteur Imane Kendili aux Éditions Orion

«Cannabis, ce qu’en dit la science» de Docteur Imane Kendili aux Éditions Orion

Par Abdelhak Najib 
Écrivain-journaliste

La psychiatre, addictologue, écrivaine et chroniqueuse, Imane Kendili, vient de publier un nouveau livre, aux Éditions Orion, sous le titre : «Cannabis, ce qu’en dit la science». Un essai médical très actuel qui rend compte de la question de la légalisation du cannabis et de ses effets sur la santé des consommateurs. Fruit de dix années de travail et de recherches, cet essai médical, signé par Docteur Imane Kendili, psychiatre et addictologue, auteur, entre autres du Best-seller : «Les drogues expliquées à mes enfants», est une étude profonde et rigoureuse sur la question du cannabis, au vu des dernières actualités liées à sa légalisation au Maroc, à des fins thérapeutiques.

En effet, les députés marocains ont adopté, le 26 mai 2021, la loi autorisant l’usage thérapeutique du cannabis, une réforme majeure pour un pays considéré comme un des premiers producteurs de haschich au monde. Le texte sur «les usages licites du cannabis, médical, cosmétique et industriel» a été adopté par la Chambre des représentants avec 119 voix pour et 48 contre. L’usage récréatif reste par contre interdit et passible de poursuites. L’objectif du projet de loi est de «reconvertir les cultures illicites destructrices de l’environnement en activités légales durables et génératrices de valeur et d’emploi», comme on peut le lire dans le texte de loi.

Ce qu’il faut aussi retenir en parlant de cannabis, c’est que le Maroc est toujours classé premier producteur mondial de résine de cannabis, selon le rapport annuel 2020 de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. Les chiffres révélés récemment à Rabat font état de «55.000 hectares cultivés en 2019», essentiellement dans le Nord, avec des revenus annuels qui sont passés d’environ 500 millions d’euros au début des années 2000 à près de 325 millions d’euros en 2020, et un «chiffre d’affaires consolidé en Europe» de près de 10,8 milliards d’euros.

Une étude publiée en 2020 par le réseau indépendant «Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée» estimait pour sa part la production du Maroc à plus de 700 tonnes par an, pour une valeur totale d’environ 19 milliards d’euros. Dans ce sens, le Maroc mise sur le  «développement soutenu» du marché mondial du cannabis médical et industriel, avec des prévisions de croissance moyenne annuelle de l’ordre de 60% en Europe, qui reste son «marché cible». Les recettes agricoles annuelles sont estimées entre 420 millions et jusqu’à 630 millions de dollars à l’horizon de 2028.

Ce qu’il faut aussi retenir, c’est que le cannabis, interdit en 1954 mais toléré depuis, le «kif» fait actuellement vivre 400.000 personnes, soit 60.000 familles, selon les chiffres officiels. Jusqu’à présent, les petits cultivateurs du Nord du Maroc touchaient «4% du chiffre d’affaires final dans le circuit illégal» contre potentiellement «12% dans le marché légal», d’après l’agence MAP. La légalisation de l’usage thérapeutique vise à améliorer leurs conditions de vie et à les protéger des réseaux de trafic de drogue.

Voici pour l’actualité qui sous-tend cet ouvrage qui va à l’essentiel pour mettre la lumière sur les différentes ramifications liées à la légalisation du cannabis, à la fois d’un point de vue médical, psychiatrique, social et culturel. L’idée étant d’apporter de nombreuses réponses à diverses questions que se posent les Marocains, mais pas seulement, sur les impacts sur la santé des consommateurs, sur les risques encourus pour les usagers de cannabis, sur les addictions et les troubles psychiatriques occasionnés par cette substance, qui reste une drogue avec de nombreux effets nocifs pour la santé. Ce qui est l’objet de cette réflexion, qui vise à mettre la lumière sur tous ces aspects négatifs qu’il faut diagnostiquer et analyser, partant de nombreuses études réalisées aux quatre coins de la planète sur les réalités du cannabis, ses dérivés et de ses effets.

Dans ce sens, à titre d’exemple, Docteur Imane Kendili se penche sur les effets du cannabis sur les jeunes pour nous révéler une série de complications qu’il faut prendre en ligne de compte quand on aborde la question du cannabis et de sa consommation.  En effet, interrogés sur l’idée qu’ils ont des drogues, les adolescents donnent au cannabis une image positive très opposée aux effets négatifs qu’ils associent uniquement à la consommation du tabac. Le cannabis est à la fois décrit comme «plaisant», «convivial», voire «naturel», il est aussi perçu comme moins dangereux et moins addictif que la nicotine, il est cité comme «un produit qui ne fait pas de mal». Pourtant, les preuves scientifiques sont nombreuses et les études qui les attestent sont diverses et variées et font toutes état des risques pour la santé, tous liés à l’usage de cannabis. Les jeunes, dont le cerveau est en maturation jusqu’à 25 ans environ, sont particulièrement concernés, nous disent tous les spécialistes qui se sont penchés sur l’étude du cannabis et de ses impacts sur la santé chez les jeunes. L’impact se mesure en termes de santé physique et psychique mais aussi de réussite scolaire et d’insertion sociale et professionnelle.

Sur un autre plan, quelles que puissent être les convictions personnelles des uns et des autres, qu’ils soient pour ou contre la légalisation du cannabis, tous les spécialistes, médecins et chercheurs, affirment sans l’ombre d’une hésitation que l’usage du cannabis a d’importantes conséquences sur la santé publique. Sans oublier de souligner ici qu’il y a un point sur lequel les contradicteurs semblent s’accorder qui semblent vouloir faire l’impasse sur les résultats des études scientifiques menées sur la question du cannabis en affirmant le contraire de ce que proposent tous les chercheurs, à travers des études cliniques de pointe qui ne souffrent d’aucune ombre. Ce qui fait dire au psychiatre et addictologue Michel Lejoyeux, dans une tribune de L’Obs : «L’addiction est le seul domaine de la médecine où les opinions suffisent».

Ce qui fait écho aux propos d’un autre spécialiste, le Pr Alain Joffe, pédiatre à l’université John Hopkins (Baltimore, États-Unis), qui précise : «Imaginez que vous êtes invité à témoigner devant les législateurs de votre État, sur la façon dont la dépénalisation ou la légalisation de l’usage du cannabis chez les adultes affecterait les moins de 21 ans.

Ou que l’on vous demande, en tant qu’expert de la santé des enfants et des adolescents, d’expliquer en quoi les lois sur l’usage médical du cannabis affectent la perception du risque chez les jeunes. Que diriez-vous ?», comme on peut le lire dans un éditorial de JAMA Pediatrics. Alain Joffe y présentait une étude s’intéressant à l’évolution, chez les adolescents américains, de la consommation de cannabis et de la perception du risque associé dans les deux premiers États ayant en 2012 légalisé l’usage récréatif chez les adultes (Washington et Colorado), comparé aux États continuant à l’interdire. Et le moins que l’on puisse dire est que les résultats sont clairs.

D’un côté, les États interdisant l’usage du cannabis, et de l’autre les États l’ayant légalisé, avec toute une batterie d’effets nocifs notés chez les jeunes qui consomment en toute liberté différents produits dérivés du cannabis, allant de l’herbe aux friandises en passant par des boissons dites énergétiques et autres pâtisseries avec ajout de cannabis pour varier les goûts et faire recette.
 
A tout ceci, il faut ajouter, comme le précise Docteur Imane Kendili, toutes les autres affections causées par l’usage du cannabis : les troubles de comportement, les troubles cognitifs, l’impact sur le cerveau, sur le cœur, sur le système vasculaire, sur la sexualité, sur l’humeur, sur le sommeil, sur la qualité du sperme, sur les poumons, sur le rendement scolaire, sur la concentration et sur la mémoire. Toutes ces pathologies ciblées par de nombreuses études qui font toutes état du danger lié à la consommation du cannabis, non seulement chez l’homme, mais également chez la femme, avec des complications majeures, surtout en période de grossesse et d’allaitement.

C’est dire qu’il nous faut peser le pour et le contre quand on aborde cette épineuse question du cannabis, qui a aujourd’hui le vent en poupe, devenant une sorte de manne financière qui promet de gros revenus, faisant oublier, du coup, qu’il s’agit avant tout d’une drogue dont l’usage à des fins thérapeutiques doit faire l’objet d’une grande rigueur en évitant les confusions et les amalgames trop élastiques pouvant oblitérer le pire dans une logique mercantile tous azimuts.

Alcool : consommer avec modération ne suffirait pas à limiter son impact sur le cœur

Même avec modération, l'alcool a tout de même des effets néfastes pour le coeur.

Même avec modération, l’alcool a tout de même des effets néfastes pour le coeur.

Une nouvelle étude vient de découvrir que de faibles niveaux de consommation d’alcool seraient liés au développement de l’insuffisance cardiaque.

Consommer de l’alcool avec modération est défini par Santé publique France comme le fait de « ne pas consommer plus de 100 g d’alcool pur par semaine (14 g par jour) et pas plus de 20 g d’alcool pur par jour, avec des jours sans consommation ». Malheureusement, une étude menée par la Société européenne de cardiologie vient de souligner que des niveaux de consommation d’alcool considérés comme moins dangereux dans certains pays seraient liés au développement de l’insuffisance cardiaque. Les résultats précisent qu’une consommation modérée ou élevée d’alcool est associée à un risque 4,5 fois plus élevé d’aggravation de la santé du cœur, chez les personnes ayant souffert d’insuffisance cardiaque.

L’alcool impacte la santé du cœur, même à petite dose

Dr Bethany Wong, de l’hôpital universitaire St. Vincent (Dublin – Irlande) et auteur principal, souligne ainsi que « cette étude vient s’ajouter à l’ensemble des preuves indiquant qu’une approche plus prudente de la consommation d’alcool est nécessaire ». Le professionnel de santé suggère ainsi que « pour minimiser le risque que l’alcool cause des dommages au cœur, si vous ne buvez pas, ne commencez pas. Si vous buvez, limitez votre consommation hebdomadaire à moins d’une bouteille de vin ou à moins de trois canettes et demie de 500 ml de bière à 4,5 % ».

Pour arriver à cette conclusion, l’étude a été menée auprès de 744 adultes de plus de 40 ans ayant un risque de développer une insuffisance cardiaque en raison de facteurs de risque. Dans les détails, l’âge moyen des participants était de 66,5 ans et le panel se composait de 53 % de femmes. 27 % des patients avouaient ne pas consommer d’alcool, 48 % se définissaient comme faibles consommateurs et 25 % avaient une consommation modérée ou élevée.

Les résultats montrent ainsi que les personnes ayant une consommation modérée ou élevée étaient plus jeunes, généralement des hommes et avaient un indice corporel plus élevé que le groupe ayant une faible consommation. Chez les personnes ayant souffert d’insuffisance cardiaque, nous apprenons qu’une consommation modérée ou élevée était associée à un risque 4,5 fois plus élevé d’aggravation de la santé cardiaque que les chez le groupe des non-consommateurs d’alcool.

Dr Bethany Wong conclut : « Nos résultats indiquent que les pays devraient préconiser des limites inférieures de consommation d’alcool sans danger chez les patients en pré-insuffisance cardiaque. En Irlande, par exemple, il est conseillé aux personnes présentant un risque d’insuffisance cardiaque ou une pré-insuffisance cardiaque de limiter leur consommation hebdomadaire d’alcool à 11 unités pour les femmes et 17 unités pour les hommes. Cette limite pour les hommes est plus de deux fois supérieure à la quantité que nous avons jugée sûre ».

« Tout le monde le sait et personne ne dit rien » : les jeunes face à leur consommation de cannabis

Voir la suite de la vidéo sur France Info

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Mamans & Célèbres

Les dessous de la télé-réalité, son addiction à la drogue… Une participante fait des révélations inattendues !

Mamans et Célèbres : si aujourd’hui tout va pour le mieux dans sa vie, ce ne fut pas toujours le cas. C’est en tout cas ce qu’a confié la jeune maman face à l’équipe de Sam Zirah.

La dr*gue dans le milieu de la télé-réalité

Il y a peu, Aurélie Dotremont a avoué avoir connu quelques add*ctions par le passé notamment avec la dr*gue. Elle s’était déjà confiée à ce sujet quand un abonné lui avait demandé si elle s’était déjà dr*guée : « Pendant des années, et je n’en suis pas fière …On pense toujours essayer juste une fois. Puis c’est uniquement festif, et puis on fait la fête tous les jours… Très contente de m’en être sortie. »

Dans une vidéo partagée par le blogueur @mayamo_tv, on voit Aurélie se confier : « Tu as beau être entouré de pleins de gens, quand tu te sens seule. Je me suis souvent sentie très seule. Quand je me droguais à la fin ça me mettait mal, ça me mettait au plus mal. 

Le lendemain c’était horrible. Ca te fait kiffer, mais ça te fait kiffer une semaine ».

Dans la foulée, de nombreux internautes ont commenté. Pour eux, le fait d’en parler est salvateur et beaucoup ont trouvé que la jeune femme – qui s’est fait récemment cambrioler – était très courageuse : « C’est déjà un grand pas qu’elle en parle. J’espère qu’elle fait une thérapie pour pouvoir lâcher tous ses fardeaux et être un jour heureuse », « C’est bien qu’elle en parle, courage à elle », « J’espère vraiment qu’elle va s’en sortir, qu’elle va soigner sa maladie (la boulimie) et qu’elle finira par être heureuse », « Elle s’en est sortie, c’est le principal, elle a réagi bravo à elle ».

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Qu’est-ce que le Fentanyl, la drogue la plus mortelle aux États-Unis en 2021 ?

© Shutterstock Par Apolline HenryLe 04 juin 2022 à 10h21

En 2021, près de 108 000 Américains sont décédés d’une overdose. La drogue la plus mortelle reste le Fentanyl, un anti-douleur 100 fois plus puissant que la morphine. Zoom.

Avez-vous déjà entendu parler du Fentanyl ? Cette drogue (qui appartient à la famille des opioïdes de synthèse) fait actuellement des ravages aux États-Unis où elle a provoqué un nombre record de décès par overdose en 2021.

D’après les autorités fédérales américaines, les overdoses sont désormais la principale cause de « décès évitable » chez les 18-45 ans aux États-Unis – devant les suicides, les accidents de la route et les morts par arme à feu.

Bien moins coûteux à fabriquer que l’héroïne, le Fentanyl serait environ 60 fois plus puissant : aussi, les trafiquants n’hésitent plus à « couper » les drogues qu’ils vendent (cocaïne et héroïne) avec cette substance pour accroître le risque de dépendance et les effets obtenus.

2 mg de Fentanyl suffisent pour tuer un adulte

Par ailleurs, de nombreux médicaments contrefaits vendus sur internet (et, en particulier, sur les réseaux sociaux) en contiennent : en 2021, 20,5 millions de pilules contrefaites ont été saisies aux États-Unis… dont 40 % renfermaient des doses mortelles de Fentanyl.

À court terme, le Fentanyl (qui se présente sous la forme d’une poudre jaunâtre, voire de « paper trips », des morceaux de carton très fins imprégnés de drogue) peut être responsable d’une confusion mentale, d’étourdissements, de malaises, d’une somnolence, de troubles respiratoires ou encore de vomissements. Le décès peut survenir en l’espace de quelques minutes seulement. En effet : 2 mg de Fentanyl pur (l’équivalent d’environ 4 grains de sel) suffisent à tuer un adulte.

Avant d’être une drogue mortelle, le Fentanyl est pourtant un médicament : cet analgésique (environ 100 fois plus puissant que la morphine) peut être prescrit en cas de douleurs intenses d’origine cancéreuse, de douleurs post-opératoires ou encore de douleurs chroniques résistant à la morphine.

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Qu’est-ce que la 3-MMC, cette drogue vue comme la «nouvelle cocaïne»?

Par Diane Cacciarella

Moins chère que la cocaïne, la 3-MMC est de plus en plus présente sur le marché des drogues… Quelle est cette substance ? Explications. 

Qu'est-ce que la 3-MMC, cette drogue vue comme la

HERI MARDINAL/ISTOCK

L’ESSENTIEL

  • Les nouveaux produits de synthèse désignent des substances qui imitent les effets de produits illicites connus comme l’ecstasy, les amphétamines, la cocaïne, le cannabis, etc.
  • La structures moléculaires de ces nouveaux produits de synthèse n’est pas identique aux autres drogues, ce qui leur permet, pour certaines qui n’ont pas encore de statut juridique clair, de contourner la législation sur les stupéfiants.

Les cathinones, dont la 3-MMC, font partie des substances les plus observées sur le marché de la drogue et, plus précisément, celui des nouveaux produits de synthèse, selon le rapport 2022 de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). 

Cathinones

Les cathinones sont définies comme “une famille de substances de synthèse dérivées de la cathinone naturelle (un produit naturellement présent dans la plante khat) (…). Il existe plus d’une cinquantaine de cathinones différentes. Les plus connues sont la méphédrone, la 4-MEC, la 3-MMC, la MDPV, et l’alpha-PVP”, selon le site drogues-info-service.fr.

La 3-MMC, ou 3-methylmethcathinone, est donc une drogue de synthèse, présente en France depuis une dizaine d’années. Au début, elle était plutôt consommé dans le milieu homosexuel mais, désormais, elle est aussi présente chez les hétérosexuels. « On observe une extension non-négligeable des usages de la 3-MMC en dehors d’un contexte sexuel, montrant des signes de diffusion à l’extérieur des communautés gay et HSH (Homme ayant des rapports sexuels avec un ou d’autres hommes) », explique un rapport sur le Chemsex, publié en mars 2022 pour le ministère de la Santé.

En mars dernier, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT)  estimait que la 3-MMC faisait partie des produits qui « suscitent des inquiétudes en Europe« . Physiquement, cette substance ressemble à de la cocaïne, c’est-à-dire de la poudre blanche. Mais la 3-MMC a une odeur spécifique de réglisse et, surtout, est moins chère : entre cinq et dix-huit euros le gramme. Depuis 2012, l’OEDT l’a catégorisée comme une nouvelle substance psychoactive. En France, comme toutes les substances illicites référencées comme telles, elle est illégale. 

Désinhiber et augmenter la libido 

Les principaux effets recherchés par ces produits, et notamment les cathinones (dont la 3-MMC), sont l’augmentation de la libido et de l’endurance, leurs effets désinhibants et entactogènes, la démultiplication des sensations de plaisir, notamment sexuel. Une grande partie de ces molécules possède également un pouvoir stimulant, plus ou moins important, selon les drogues et les posologies utilisées”, explique un rapport sur le Chemsex, publié en mars 2022 pour le ministère de la Santé.

Comme toutes les drogues, la prise de 3-MMC est dangereuse pour la santé. « Les complications sont bien pires que celles de la cocaïne, explique Laurent Karila, addictologue, dans le Parisien

Tous les organes peuvent être touchés à long terme. Personne n’est égal devant les drogues, et certains peuvent faire un accident à la première prise”. 

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