Recherche

Date

13 août 2022

La proposition de sénateurs socialistes de légaliser le cannabis

Commentaire de Jean Costentin sur l’information donnée dans J.I.M. (Journal international de Médecine) média français des professions médicales, concernant la proposition de sénateurs socialistes de légaliser le cannabis


Le 12 août 2022
Depuis «l’appel du 18 joints 1976», du journal «Libération», s’expriment, très périodiquement, des lobbies de déconstructeurs, de militants écologistes soucieux de régression économique, de groupes capitalistes avides.

Cette fois ce sont des sénateurs socialistes, toujours prompts à proposer des « solutions » de nature à aggraver le problème à traiter (pacifisme quand l’envahisseur est aux frontières, 35h hebdomadaires
de travail quand la Chine et ses 50h nous inonde de ses produits, retraite à 60 ans quand les caisses sont vides et que l’espérance de vie continue de croître…).
La récente sortie des sénateurs socialistes, épaulés par quelques comparses subvertis par les lobbies à l’œuvre au sein de la Haute assemblée, ne trouve rien de mieux, pour calmer le feu cannabique, que sa légalisation. Ils mettent les extincteurs au rebut, alors que notre Nation s’embrase du cannabis avec 1.500.000 usagers réguliers, tandis que nous sommes les premiers consommateurs de cette drogue en Europe.


Sans revenir sur la très longue liste des méfaits physiques, psychiques et sociétaux du cannabis, que ces sénateurs devraient finir par connaître, parlons leur des effets épigénétiques de cette drogue, qu’ils doivent ignorer, sans que cela les empêche de gloser, de façon tonitruante, sur le cannabis.

Que ne savent-ils que le consommateur de cannabis (via le THC) modifie l’expression de plusieurs de ses gènes et qu’il transfert à sa progéniture le « tagage » ainsi acquis de la chromatine. Les conséquences peuvent affecter la vulnérabilité de leurs enfants (au moins de la première génération) aux
toxicomanies, à la schizophrénie, à l’autisme, à la dépression, aux déficiences cognitives, à une dépression de l’immunité… Le cannabis « pour tous » frappe aussi, au plan génétique, leurs infortunés héritiers.

Mais il semble qu’il ne faille pas le dire, pour ne pas faire naître de culpabilisations ; pourtant se taire alors, ce que nous ne pouvons faire, c’est devenir complices de la poursuite de ce funeste type d’héritage.
L’indigence des justifications sénatoriales à leur proposition de légalisation devrait faire honte à leurs collègues : « meilleure protection des consommateurs » (on a vu pour le tabac et l’alcool) ; « pacification des quartiers sensibles » (les trafiquants et dealers se reconvertissant) ; « perception de taxes » pour renflouer un budget de la Nation (au seuil du redressement judiciaire), alors que le tabac et l’alcool coûtent deux fois plus au budget qu’ils ne produisent de taxes.

Le Colorado, qui a légalisé le cannabis, conclut à un déficit accru, du fait des accidents routiers et professionnels, des violences, des dépenses hospitalières en particulier psychiatriques, de l’incurie d’un nombre croissant d’individus que la société doit assister, de l’envol des effets tératogènes, 10% des femmes enceintes y consommant du cannabis.


A aucun moment nos éminences n’envisagent de mettre un terme à l’absence complète de prévention qui prévaut dans notre pays sur les toxicomanies ; ce que nous reproche l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies – OEDT.
Et que font-ils de l’engagement du président de la République à instaurer, dès 2030, «une génération sans tabac», alors que le cannabis est porté sur les épaules de l’herbe de Nicot?
Pr Jean Costentin

Réaction d’un médecin urgentiste à mon admonestation des sénateurs socialistes

Bravo !
Cette crétinisation et ce nivellement par le bas ont envahi notre société, à tous niveaux et âges …
La pratique courante désormais : un joint pour se détendre puis un rail de coke pour se re/énergiser …
Un jeune chef dans le BTP me confiait récemment les raisons de sa reconversion comme ambulancier : il lui était impossible de manager ses hommes sur les chantiers : ils étaient soit ralentis sous cannabis, soit surexcités et irritables sous Cocaïne …
Quant au nombre de jeunes qui nous appellent au 15 ou qui consultent pour douleurs abdominales qui ne sont autres que des syndromes cannabinoïdes …
Les pertes de repères actuels sont la porte ouverte pour tous les laxistes, opportunistes, pro-cannabis …

Le monstre du Loch Ness de la légalisation du cannabis ressort la tête au Sénat

Boulevard Voltaire 12 Août 2022


Pr. Jean Costentin
Si le bélouga dans la Seine était une première, la réapparition du monstre du Loch Ness de la légalisation du cannabis au Parlement est rituelle. 31 sénateurs socialistes, dont l’ancien ministre Laurence
Rossignol, viennent de signer une tribune dans Le Monde en faveur de cette légalisation.

De puissants lobbies d’idéologues déconstructeurs, de militants pour une régression économique (EELV) et de groupes capitalistes affamés ne désarment donc pas. Leur « appel du 18 joints » dans Libé date de 1976.
Les socialistes sont à la manœuvre dans un exercice conforme à l’un de leurs stéréotypes : répondre à un
problème grave en proposant une « solution » de nature à l’aggraver. Ainsi, face à la pandémie du cannabis qui fait de notre nation la toute première consommatrice en Europe, ils proposent sa légalisation, alors que partout où elle a été instaurée, elle a accru le nombre de ses consommateurs.


Alors que la consommation de cannabis affecte, en France, 1.500.000 usagers réguliers, sa consommation débute maintenant au collège.
Alors que sa responsabilité dans l’accidentalité routière et professionnelle est avérée (majorée par
l’alcool, au point de multiplier par 27 le risque d’accident mortel).
Alors que son rôle dans la crétinisation de notre jeunesse se lit dans la dégradation du niveau du
« baccalauréat pour tous » et notre rang pitoyable (27e) au classement international PISA des performances éducatives.


Alors qu’il est irréfragable que, par un mécanisme d’escalade, il incite à la consommation d’autres
drogues, conduisant aux polytoxicomanies.
Alors que l’explosion des maladies mentales déborde les possibilités d’accueil des hôpitaux
psychiatriques, nombre de ces maladies résultant ou étant aggravées par sa consommation (anxiété, dépression, schizophrénie).
Alors qu’elle frappe nos jeunes pendant leur maturation cérébrale (12 à 22 ans) en la perturbant.
Alors que sa toxicité physique l’emporte sur celle du tabac, responsable de 75.000 décès annuels et
source de divers handicaps – le cannabis induit cancers broncho-pulmonaires, bronchites chroniques, infarctus du myocarde (3e cause de déclenchement), accidents vasculaires cérébraux, artérites des membres inférieurs, cancers du testicule…


Alors qu’au Colorado où il est légalisé, 10 % des femmes enceintes en consomment, faisant s’envoler le
nombre de malformations congénitales
(tératogénèse).
Apprenons à ces sénateurs qu’un fumeur de cannabis modifie l’expression de certains de ses gènes et qu’il transmet à sa progéniture ce marquage épigénétique, ce qui se traduit par une vulnérabilité accrue aux toxicomanies, des perturbations psychiques, une vulnérabilité à l’autisme, à la schizophrénie, aux déficiences cognitives, aux troubles dépressifs, à une dépression de l’immunité…
Qu’attendent donc de sa légalisation ces éminences sénatoriales ?

« Une meilleure protection des consommateurs » ? Comme si elles méconnaissaient les drames multiples du tabac et de l’alcool, alors qu’elles ne savent contenir ces deux drogues licites.
L’apaisement des cités « sensibles » où elles ont laissé le climat se détériorer ? Comme si elles espéraient que trafiquants et dealers se reconvertissent dans la vente du muguet.
L’abondement d’un budget (proche du redressement judiciaire) par les taxes qui seraient perçues ? Elles
semblent ainsi ignorer que les méfaits du tabac et de l’alcool coûtent deux fois plus cher à l’État qu’ils ne lui rapportent et que le bilan économique de la légalisation du cannabis au Colorado est déficitaire (accidents, violences, procès, hospitalisations pour pathologies somatiques ou psychiatriques, incurie d’un nombre croissant d’individus que la société doit assister).


Alors que prévaut, en France, une absence complète de prévention éducative sur les toxicomanies – ce
que nous reproche l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) – ces sénateurs n’ont pas un mot sur l’instauration d’une éducation civique sanitaire, portant une attention privilégiée aux drogues qui minent notre jeunesse et, à terme, notre société.


Le cannabis étant porté sur les épaules du tabac, leur proposition est-elle leur réponse au président de la
République qui a fixé pour objectif national une génération sans tabac pour ceux qui auront 20 ans en 2030 ?

Jean Costentin
Docteur en médecine

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑