Selon une étude menée par l’université Rutgers et l’université Virginia Commonwealth, les adolescents qui consomment de l’alcool à mauvais escient peuvent avoir plus de problèmes d’alcool dans leur vingtaine et leur trentaine, être en moins bonne santé et se sentir moins satisfaits de leur vie.
Publié dans le journal Alcoolisme : Recherche clinique et expérimentale les chercheurs ont défini l’abus d’alcool chez les adolescents en se basant sur les réponses concernant la fréquence de l’ivresse, la fréquence de la consommation d’alcool et les problèmes d’alcool à l’âge de 16, 17 et 18,5 ans. Les résultats qu’ils ont mesurés au début de la quarantaine comprenaient la satisfaction de la vie, les symptômes physiques et la santé auto-évaluée à l’âge de 34 ans.
En utilisant les données des questionnaires de 2 733 paires de jumeaux nés en Finlande à la fin des années 1970, les résultats sont restés cohérents même après avoir contrôlé les facteurs génétiques et environnementaux que les frères et sœurs jumeaux partagent. Selon les chercheurs, ces résultats soulignent l’importance des interventions préventives ciblant les adolescents ayant un mauvais usage de l’alcool et atténuant les conséquences sur la santé plus tard à l’âge adulte.
Le modèle longitudinal des jumeaux est particulièrement utile pour déterminer s’il existe des facteurs familiaux confondants qui prédisposent une personne à abuser de l’alcool à l’adolescence et à avoir une santé physique et un bien-être moins bons plus tard, au début de la quarantaine », a déclaré Jessica Salvatore, coauteur de l’étude, professeur associé et directeur du programme « Gènes, environnement et neurodéveloppement dans les dépendances » de la faculté de médecine Robert Wood Johnson de l’université Rutgers. « Cela est dû au fait que la conception des jumeaux nous permet de comparer les expositions et les résultats au fil du temps au sein d’une même famille. »
Contrairement à d’autres études de ce type qui ont révélé que la consommation abusive d’alcool à l’adolescence influence directement la consommation de substances psychoactives et les résultats liés à la santé mentale plus tard dans la vie, cette étude a révélé que la consommation d’alcool à l’adolescence peut influencer indirectement la santé physique à long terme et la satisfaction de la vie plutôt que de les influencer directement.
Notre ministre de la Santé, médecin de sa profession (urgentiste), se comporte comme tel. Il ne cède pas au mercantilisme qui anime un groupe de députés subvertis par un puissant lobby qui pousse à la production nationale de chanvre indien.
Ce lobby, impatient de toucher les juteux dividendes escomptés de la commercialisation de cette drogue, a mis en place un simulacre d’essai clinique qui déroge aux bonnes règles d’évaluation des médicaments potentiels. Alors que cet essai se dispense de groupes placebos, il fait état en cours d’expérimentation de résultats partiels, ce qui ne peut manquer d’influencer les patients déjà inclus dans l’étude.
Ce lobby n’attend même pas l’issue de cet essai clinique truqué ; ce qui est logique puisqu’il a décidé avant même sa mise en place qu’il serait positif et donc conforme à ses attentes. Heureusement le Ministre veille ; il ne confond pas vitesse et expérimentation ; santé publique et royalties ; primauté d’une politique sanitaire sur des menées mercantiles ; essais cliniques et faux semblants.
Pr. Jean Costentin Président du centre National de prévention, d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)
« La filière du cannabis médical réclame une entrée dans le droit commun de ses médicaments » Publié le 07/10/22 – dans la revue Hospimédia
« Lors de son audition à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023,
François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, a mentionné la prolongation de l’expérimentation sur le cannabis médical en France.
Une décision qui ne suscite pas l’enthousiasme de l’association professionnelle des producteurs et laboratoires exploitants Santé France cannabis.
Dans un communiqué, elle « réclame d’ores et déjà l’entrée dans le droit commun de ces médicaments en actant, dès aujourd’hui, la généralisation de leur usage à la fin de cette période transitoire ».
Le nœud du problème est plutôt, à son sens, l’absence de cadre réglementaire liée à la non-publication de deux arrêtés devant permettre la culture et la production de médicaments.
Santé France cannabis dit également se tenir à disposition des autorités pour « communiquer les informations nécessaires à l’arbitrage des dernières questions en suspens ». Ces problématiques à résoudre portent sur les standards de production et de fabrication, le statut des médicaments, leur évaluation et leurs modalités de remboursement ».
Le Dr Françoise Couic-Marinier, pharmacienne et spécialisée en aromathérapie, autrice de nombreux ouvrages consacrés aux huiles essentielles, explique que l’aromathérapie est ainsi de plus en plus utilisée dans les services hospitaliers, et en particulier dans certains services d’addictologie où l’on va faire respirer certaines huiles essentielles aux patients pour les accompagner dans le sevrage de tabac, d’alcool ou de drogue.
Les huiles essentielles vont permettre à la fois de court-circuiter les pulsions et envies, et de calmer le stress et l’anxiété liés au manque.
Si les huiles essentielles sont largement utilisées pour les petits maux du quotidien, on sait moins qu’elles peuvent aussi se montrer efficaces pour des pathologies, telles que les addictions. Lesquelles utiliser pour réduire notre dépendance au tabac, à l’alcool et au sucre ? On vous explique.
Le recours aux huiles essentielles pour se soigner au quotidien ou pour des rituels beauté est aujourd’hui bien connu. Médecine complémentaire à l’allopathie, l’aromathérapie est en effet volontiers utilisée pour tout un tas de petits soucis de santé : les problèmes de peau, comme l’acné ou l’eczéma, les problèmes de digestion, les petites plaies, les torticolis et les hématomes peuvent être soignés ou soulagés par certaines huiles essentielles, à condition d’être utilisées au bon dosage et à bon escient.
Mais, ce qu’on sait moins, c’est que l’aromathérapie est également utilisée pour lutter contre des pathologies plus sévères, comme la dépression et les addictions. Comment ça marche et est-ce vraiment efficace ?
Des principes actifs et des odeurs pour réduire notre dépendance
Les huiles essentielles sont composées d’un très grand nombre de principes actifs (molécules) : alcools, éthers, terpènes, aldéhydes, cétones, phénols, coumarines, esters… parfois jusqu’à 200 par huile essentielle, alors qu’à titre de comparaison un médicament n’en a généralement qu’un ou deux. Dans le cas des addictions, c’est notamment le terpène qui va avoir une action bienfaitrice sur notre cerveau.
L’odeur elle-même de l’huile essentielle (on parle alors de l’olfacothérapie), en sollicitant les sens, va jouer sur les émotions et provoquer des effets apaisants, certes variables d’un individu à l’autre selon son histoire : une odeur va agir plus ou moins positivement selon le souvenir qu’elle nous rappelle.
L’aromathérapie en complément des traitements pour lutter contre les addictions
Le Dr Françoise Couic-Marinier, pharmacienne et spécialisée en aromathérapie, autrice de nombreux ouvrages consacrés aux huiles essentielles, explique que l’aromathérapie est ainsi de plus en plus utilisée dans les services hospitaliers, et en particulier dans certains services d’addictologie où l’on va faire respirer certaines huiles essentielles aux patients pour les accompagner dans le sevrage de tabac, d’alcool ou de drogue.
Les huiles essentielles vont permettre à la fois de court-circuiter les pulsions et envies, et de calmer le stress et l’anxiété liés au manque.
Pour les addictions au tabac et à l’alcool, Françoise Couic-Marinier recommande l’huile essentielle d’angélique (Angelica Archangelica), qui est très efficace, en particulier pour l’alcool. Elle peut être utilisée seule (par olfaction ou en massage) ou en synergie avec d’autres huiles essentielles aux vertus anxiolytiques comme les huiles essentielles de marjolaine à coquille, de mandarine, de lavande vraie, de petit grain bigarade, ou encore de laurier noble. L’huile essentielle de poivre noir est aussi utilisée pour l’arrêt du tabac.
Dans tous les cas, cette thérapie complémentaire ne se substitue pas aux traitements de son médecin, mais elle peut indéniablement contribuer à les améliorer et à en décupler les effets.
Les huiles essentielles pour résister aux grignotages
Même si on ne parle pas d’addiction dans le cas des grignotages, les huiles essentielles peuvent tout de même s’avérer très précieuses si on cherche à lutter contre notre fâcheuse tendance à nous précipiter vers les sucreries ou les douceurs, à la moindre contrariété ou en fin de la journée.
Dans ce cas, le Dr Françoise Couic-Marinier nous recommande l’huile essentielle de géranium, très efficace pour nous couper l’envie de manger du sucre. On en met deux gouttes sur un mouchoir, que l’on va respirer : « Respirer du géranium dégoûte du sucre », affirme Françoise Couic-Marinier.
Alors à nos mouchoirs pour ne plus jamais craquer sur une mousse au chocolat après une journée marathon !
Selon une nouvelle étude, l’addiction à l’héroïne ou à la cocaïne est en partie due aux conséquences de ces substances sur le cerveau et en particulier parce qu’elles atteignent les capacités des parties de celui-ci à communiquer entre elles.
Le cerveau d’un addict contiendrait moins de substance blanche que celui d’une personne qui ne consomme pas de drogues. Or, c’est cette substance blanche qui permet de relier toutes les parties du cerveau entre elles et aide à transmettre les informations nécessaires à son bon fonctionnement.
Les chercheurs de l’école de médecine Icahn du Mount Sinai aux États-Unis, responsables de cette nouvelles recherche, avaient déjà constaté ces conséquences sur des rongeurs rendus addicts en laboratoire, c’est cependant la première fois qu’une étude est réalisée avec des toxicomanes.
L’habénula
Les universitaires américains ont étudié les liens entre le cortex préfrontal, partie du cerveau essentielle à la régulation des fonctions exécutives, à la prise de décision et l’habénula, région qui joue un rôle essentiel dans notre compréhension des risques et des récompenses d’une action.
Pour cette étude, les chercheurs ont réalisé des scanners afin d’examiner la différence entre les cerveaux de personnes saines avec celles d’addicts à la cocaïne ou l’héroïne. Même chez des personnes ayant arrêté récemment la prise de substance, la transmission entre le cortex préfrontal et l’habénula est altérée.
Le fait que le cerveau d’addicts à la cocaïne et à l’héroïne (respectivement stimulant et opioïdes) présente les mêmes perturbations suggère que cela pourrait être le cas pour l’addiction de manière générale, estime Sarah King, l’autrice principale de l’étude. Cela pourrait aussi signifier que certaines personnes ont des prédispositions à l’addiction ou la rechute selon l’état de fonctionnement de leur cerveau.
Elle ajoute que les chercheurs ont découvert que «la dégénération est plus importante chez les utilisateurs ayant consommé de la drogue pour la première fois à un jeune âge, ce qui pointe vers un rôle potentiel de ce circuit d’informations dans le développement de facteurs de risques de mortalité précoce.»
Ces résultats pourraient permettre de faire progresser la recherche en cours dans ce domaine en ciblant un circuit jusqu’ici inexploré chez l’homme, ce qui pourrait potentiellement faire l’objet d’un traitement personnalisé ou d’efforts de prévention, conclut l’étude.
HHC, ces trois lettres ne vous disent peut-être rien. Cette substance qui se pulvérise sur des fleurs classiques de CBD a envahi les étals des magasins spécialisés, alors même qu’un écran de fumée entoure son cadre juridique.
Bonbons, infusions ou plants à fumer, le HHC semble être le nouveau produit en vogue. Il fleurit dans les boutiques de CBD (magasins spécialisés dans la vente de produits contenant des dérivés légaux du cannabis). De son vrai nom hexahydrocannabinol, cette molécule est réalisée dans des laboratoires à partir d’un cannabinoïde naturel présent dans le cannabis, le THC, une substance chimique qui agit sur le système nerveux central.
Mais est-ce que tout le monde sait ce que c’est ? Dans les rues du Havre, pas certain. « Le HH quoi ? », nous répond une jeune fille, interloquée. Un client sort d’une boutique spécialisée, il semble s’y connaître un peu plus.
J’en consomme depuis sa mise sur le marché. Les effets sont moins forts qu’avec du cannabis mais honnêtement, j’aime bien. Consommateur de HHC
Ce produit est prisé pour le moment par les clients fidèles des boutiques de CBD. Même si toutes n’en vendent pas.
Pas l’unanimité chez les vendeurs
Dans une boutique du Havre, uniquement du CBD. Pas assez de recul selon le gérant pour commercialiser la nouvelle molécule.
Il n’y a pas assez d’études sur le HHC… On ne sait pas si c’est mauvais ou dangereux pour la santé. D’autant plus que c’est une molécule de synthèse, faite en laboratoire. On préfère être très prudent pour le moment et ne pas en vendre. Raffaël Eynaut, gérant « Le dispensaire vert »
Ailleurs, le produit est importé des Etats-Unis et proposé aux clients. « Pour situer les effets, on est entre le CBD et le THC. On est plus posé qu’avec une simple consommation de CBD, sans l’effet de défonce psychotrope propre au THC. » Nous lui demandons alors si tout ça est bien légal. Aucun doute pour le vendeur. « Oui bien sûr, on est en dessous du seuil de 0,3 de THC comme le CBD. » Malgré tout, les réfractaires se font bien présents.
Un flou juridique
Pourtant un flou juridique persiste sur sa légalité. Charles Morel est avocat et président de l’Union des Professionnels du CBD. « Il n’est pas visé en tant que tel.
Ce qui nous est dit par un certain nombre de spécialistes, c’est que le HHC relève de la famille moléculaire des cannabinoïdes de synthèse qui ne sont pas autorisés et qui relève des stupéfiants.«
Un avis et une prévention relayés sur les réseaux sociaux.
Produit de laboratoire sans cadre légal clair, sa consommation reste déconseillée.
… et faire très largement savoir, afin d’éclairer un vaste public non informé ou désinformé sur cette drogue.
Les Français sont en Europe les tout premiers consommateurs de cannabis Parmi les 27 Etats membre de l’U.E., la France est en pole position de sa consommation.
Une législation non enseignée, non justifiée, non appliquée ; régulièrement amollie, avec des tribunaux classant sans suite les transgressions à la loi ; des amendes non perçues, et des récidives ad voluntatis. La guerre contre le cannabis n’est pas perdue, car elle n’a pas été déclarée et n’a pas été livrée. Une absence criante de pédagogie dénoncée par l’Observatoire européen des toxicomanies (OEDT), une Education Nationale complètement désinvestie ; des médias essentiellement ouverts aux défenseurs de sa légalisation, expliquent ces chiffres calamiteux de 1.500.000 usagers réguliers de cette drogue, qui s’attaque à nos adolescents dès le Collège
Le cannabis, par son THC n’est pas une drogue douce, c’est une drogue lente. On ne connaît pas d’autres substances qui persistent aussi longtemps dans l’organisme (à l’exception de l’amiodarone, ou de certains inhibiteurs de l’anhydrase carbonique), au sein des tissus riches en graisse, en particulier le cerveau. Le THC peut persister dans l’organisme d’un fumeur régulier pendant plus de deux mois après l’arrêt de toute consommation.
Le taux de tétrahydrocannabinol, ou THC, le principe psychotrope majeur du cannabis, a été accru d’un facteur 6 au cours des 30 dernières années. En terme d’effet c’est comme si on comparait ceux d’une cannette de bière (6°) à ceux d’un flasque de whisky (40°). Le THC agit à de très faibles doses/concentrations, de l’ordre du millionième de gramme par litre de sang (μ par litre). Différents procédés ou dispositifs permettent d’accroître la cession du THC à l’organisme : pipe à eau, cigarette électronique, usage d’ « huile de cannabis », nébuliseurs, produits d’extraction de la résine de cannabis par le butane liquide ; avènement de nombreux et très puissants cannabinoïdes de synthèse.
La toxicité du cannabis fumé l’emporte de loin sur celle du tabac. Il faut rappeler que le tabac tue 75.000 français chaque année. Que la résine de cannabis (hashisch/shit) lui est associé, et que le tabac accroit ses effets appétitifs. La combustion du cannabis s’effectue 200°C au dessus de celle du tabac ; elle engendre 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone et de goudrons cancérigènes.
2 L’oxyde de carbone trouble l’apport d’oxygène aux tissus par l’hémoglobine (toxicité pour l’appareil cardio-vasculaire) ; les goudrons cancérigènes, associés à ceux du tabac sont à l’origine de cancers buccaux, laryngés, pharyngés et broncho-pulmonaires.
Le cannabis perturbe le déroulement de la grossesse et, à divers égards, l’enfant qui en naîtra. Une femme sur 4 qui fume du cannabis est incapable d’arrêter sa consommation en cas de grossesse. Le cannabis abrège la durée de la grossesse, avec la naissance d’un prématuré dont le poids et la taille sont plus petits que du fait de cette prématurité. Le nourrisson présente un plus grand risque de mort subite. Ses développements en taille, en poids et au plan psychomoteur sont ralentis. Il présente un risque accru d’hyperactivité et de déficit de l’attention. Il présente à l’adolescence une plus grande vulnérabilité aux toxicomanies.
Le THC imprime chez l’enfant de parents consommateurs de cannabis des marques épigénétiques Les individus en âge de procréer qui exposent leurs spermatozoïdes ou leurs ovules au THC, transfèrent à leur progéniture des marques épigénétiques qui peuvent être à l’origine de malformations (effet tératogène), d’une vulnérabilité aux toxicomanies à l’adolescence, d’une vulnérabilité à l’autisme, à l’hyperactivité avec déficit de l’attention, à la schizophrénie, à des déficits cognitifs (des performances intellectuelles). Les parents fument du cannabis et leurs enfants en subissent des conséquences très délétères. -Le THC stimule dans le cerveau, les récepteurs CB1
Ces récepteurs cannabinoïdes de type 1 sont les plus nombreux parmi plus de 100 autres types des récepteurs cérébraux connus. Ils sont ubiquistes, i.e. présents dans toutes les structures cérébrales. Leur stimulation par le THC est à l’origine d’une multitude d’effets simultanés ; qui contribuent à sa nocivité et le déconsidèrent dans une perspective thérapeutique.
Le THC dit « thérapeutique » est le faux nez du cannabis dit « récréatif) Toutes les Nations qui ont légalisé le cannabis en tant que drogue, l’ont préalablement déguisé en médicament. De nombreux arguments s’inscrivent contre son usage thérapeutique (c’est pourquoi il a été évacué de la pharmacopée il y a plus de 53 ans
.Multiplicité de ses effets (on n’a pas besoin par exemple de voir augmenter son appétit, quand on recherche une action analgésique). L’obtention d’un effet recherché se trouve noyé parmi de nombreux effets latéraux dont certains sont franchement adverses .Durée d’action longue et imprévisible. .Installation d’une dépendance/toxicomanie. .Rapport bénéfices/risques très défavorable. .Dans chacune des indications suggérées on dispose de médicaments avérés, spécifiques et plus efficaces.
3 .Développement d’une tolérance (diminution de l’effet) au cours de l’utilisation .Incompatibilité avec la conduite automobile et certaines activités professionnelles .Interaction avec l’alcool, différents psychotropes, et avec le métabolisme de différents médicaments.
Le THC rend son consommateur dangereux pour lui et pour autrui Ses effets énivrants sur la route et dans l’exercice de certaines professions sont accidentogènes. Dans 23% des accidents mortels de la route est décelée la présence de stupéfiants (pour 98% du cannabis).
Il est à l’origine de 200 morts chaque année sur les routes de France. Son association à l’alcool multiplie par 30 le risque d’accidents mortels. Ses effets désinhibiteurs sont à l’origine d’auto- (suicide) ou d’hétéro-agressions Il peut déclencher des bouffées délirantes.
Il est à l’origine de relations sexuelles, non consenties (viols, « tournantes »), non protégées, aboutissant à des grossesses non désirées ou à des maladies sexuellement transmissibles (SIDA, hépatite B, blennorragie, syphilis, chlamydiae à l’origine de stérilité…). Il incite à l’adjonction d’autres drogues, pour pallier la tolérance à ses effets, ce qui, avec les morphiniques, peut conduire aux overdoses mortelles.
Le cannabis/ THC induit des dépressions et des suicides Les tentatives de suicides et les décès par suicide des sujets jeunes se sont accrus parallèlement à la consommation de cannabis. Les mécanismes neurobiologiques en cause sont désormais connus. De plus, lors des bilans que chacun peut être est amené faire au cours de son existence, réaliser alors que son existence a été gâchée par l’effondrement dans une toxicomanie qui ruiné les ambitions et projets conçus au cours de la jeunesse, peut déclencher dépression et mener au suicide.
Le THC est la drogue de la crétinisation Ivre, l’esprit ailleurs et souvent nulle part, le consommateur de cannabis est incapable de suivre le cours, de le comprendre, d’apprendre.
Le THC perturbe la mémoire à court terme sans laquelle ne peut se constituer une mémoire à long terme (une culture, une éducation).Cette toxicomanie sévit durant la période éducative ; elle débute maintenant dès le collège. Au classement international PISA des performances éducatives, la France, qui consacre de très gros moyens matériels pour l’éducation de sa jeunesse, n’apparaît qu’au 27 ième rang. Le cannabis au long cours réduit le Quotient intellectuel (Q.I.). Le cannabis crée une aboulie, une démotivation, or la culture, l’apprentissage requièrent des efforts.
Le cannabis a des relations étroites avec la schizophrénie
4 Le THC, en dehors de tout contexte pathologique, peut induire des délires et des hallucinations durant quelques heures ; les même manifestations que celles développées dans la schizophrénie, cette affection grave (irréversible) qui affecte 1% des individus. Les bouffées délirantes de la psychose cannabique sont sensibles aux antipsychotiques et souvent disparaissent en quelques semaines ou mois, pour ne pas réapparaître si le cannabis n’est plus jamais consommé.
L’entrée dans la schizophrénie, peut s’effectuer par une bouffée délirante qui se prolonge. Dans l’étude NéoZélandaise de M.-L. Arsenault, 10% des 1000 gamins qui ont débuté une consommation de cannabis au Collège, sont diagnostiqués schizophrènes à l’âge de 18 ans. Depuis lors le taux de THC a augmenté dans les cannabis en circulation et le nombre de gamins qui expérimentent le cannabis au collège s’est accru.
Le risque qu’une consommation de cannabis induise une schizophrénie est accru par une vulnérabilité génétique, un début de consommation à un âge précoce, et l’abus d’un cannabis fortement dosé en THC. Quand la schizophrénie est déclarée la poursuite de la consommation de cannabis en aggrave le cours et crée une résistance au traitement par les antipsychotiques.
Le cannabis est un échelon important dans l’escalade de l’échelle des toxicomanies La tolérance qui s’installe aux effets du THC, après augmentation des doses et de la fréquence des consommations, incite à y adjoindre d’autres drogues (poly toxicomanies de plus en plus fréquentes). Le THC, par un effet épigénétique, modifie la perception et, partant, accroît l’appétence de son consommateur pour les morphiniques, ainsi que pour la cocaïne. Tous les héroïnomanes sont passés préalablement par les barreaux tabac, alcool, cannabis.
Le cannabidiol (CBD) suscite un enthousiasme publicitaire non justifié par les données avérées disponibles Il s’agit manifestement d’une opération ayant de forts relents commerciaux. Craignant le discrédit du cannabis en raison de son THC toxicomanogène et d’une liste de ses méfaits qui s’allongeait, ceux qui avaient investi dans la filière cannabique ont vu une planche de salut dans le CBD présent en abondance à ses cotés dans le cannabis.
Il lui fut alors décrit une multitude d’effets potentiellement bénéfiques. Suivit alors un exercice d’équilibriste pour bien démarquer le CBD du THC (même si au niveau de l’acidité gastrique le CBD peut être partiellement transformé en THC), au point de lui dénier des effets psychotropes.
Pourtant une longue liste d’effets, pour certains de psychotropes ou de type neurotropes, lui ont été hâtivement décrits (analgésique, anxiolytique, antistress, antipsychotique, anti-trémulant, ralentissant l’évolution d’affections neuro-dégénératives, actif dans certaines épilepsies rares et graves de l’enfant, les syndromes de Lennox-Gastaut et de Dravet, avec un médicament commercialisé (Epidiolex ® ), dont l’efficacité est actuellement assez bien documentée, mais en complément des autres médicaments de cette affection dont il accroît l’effet.
5 Exercice d’équilibriste encore pour le démarquer d’un médicament, pour ne pas devoir satisfaire aux contrôles rigoureux attachés à cette qualité, et en effectuer la vente dans des boutiques qui se sont rapidement ouvertes, d’une façon remarquablement synchronisée.
Conclusion Qui, connaissant tous ces éléments devenus irréfragables, pourrait encore souhaiter la légalisation du cannabis, à moins de désirer que l’espèce humaine se dirige progressivement vers une majorité de sujets « shootés », « paumés » dans une Nation débilitée. Pour empêcher cette annihilation nous devons résolument nous mobiliser.