Recherche

Date

29 décembre 2022

Cannabis ou placebo, même effet

Selon une étude parue dans The Journal of the American Medical Association (JAMA) Network Open, la majorité des essais cliniques évaluant l’effet du cannabis sur la douleur indiquent que les placebos ont un effet analgésique aussi puissant. Or, l’abondante couverture médiatique de ces études cliniques passe souvent sous silence que les vertus du cannabis sont équivalentes à celles du placebo.

Étant donné l’intérêt croissant du cannabis pour traiter les douleurs persistantes et récalcitrantes, une équipe de chercheurs du département de neurosciences cliniques de l’Institut Karolinska, en Suède, a voulu évaluer l’ampleur de l’effet placebo mesuré dans des essais cliniques randomisés à double insu (c’est-à-dire que, d’une part, les patients qui reçoivent le placebo sont choisis au hasard et que, d’autre part, les patients et les expérimentateurs ignorent ce que chaque patient reçoit) comparant un composé actif issu du cannabis (un cannabinoïde) à un placebo ayant la même apparence, la même odeur ou le même goût.

Ils ont donc analysé les résultats de 20 études publiées depuis septembre 2021 qui regroupaient au total 1459 personnes âgées de 33 à 62 ans, dont un peu plus de la moitié étaient des femmes. L’intensité de la douleur était estimée (par le biais d’une auto-évaluation) avant et après le traitement (par le cannabinoïde ou le placebo).

Cette méta-analyse n’a pas montré une différence significative entre l’effet du placebo et celui du véritable cannabinoïde pour soulager les douleurs éprouvées par les participants, à l’instar d’une autre méta-analyse publiée en 2021 dans la revue Pain. « Le placebo procurait un soulagement modéré à élevé et cliniquement approprié », ce qui suggère que « l’effet placebo contribue considérablement à la réduction de la douleur observée dans ces essais cliniques randomisés », écrivent les chercheurs dans The JAMA Network Open.

De plus, la durée de l’essai clinique, qu’il soit de 45 minutes ou de plusieurs mois, n’a eu aucun effet significatif sur la réponse au placebo.

Ces scientifiques ont également observé une association entre le risque de biais dans une étude et la force de l’effet placebo qui y a été mesurée. Plusieurs essais cliniques comparant un cannabinoïde à un placebo échouent en effet à cacher adéquatement ce que reçoit le patient, car de nombreux participants arrivent à distinguer le placebo du cannabinoïde actif, en dépit du fait qu’ils ont les mêmes odeurs, goûts et apparences. Or, ces études conduisent généralement à une surestimation de l’efficacité du cannabis, soulignent les chercheurs.

 Des études ont montré que des reportages dans les médias de masse et la presse populaire ainsi que des informations obtenues sur Internet stimulaient les attentes envers un traitement

— Les auteurs de l’étude

Parmi les études analysées par les chercheurs de l’Institut Karolinska, celles qui présentaient un faible risque de biais (c’est-à-dire qui cachaient le mieux ce qui était administré aux participants) étaient aussi celles où la réponse au placebo était la plus élevée. « Probablement que, dans ces études, les participants réussissaient à maintenir leurs attentes positives face au traitement tout au long de l’essai et bénéficiaient ainsi davantage de l’effet placebo », avancent les auteurs de l’étude.

Ces derniers soulignent par ailleurs le fait que « les facteurs contextuels jouent un rôle important dans les réponses placebos ». « Les communications au sujet des traitements, de leur efficacité et de leurs effets indésirables façonnent les attentes des patients ainsi que leur réponse au placebo », relatent-ils dans un article paru dans Nature Reviews Neuroscience.

Pour cette raison, ils ont analysé la couverture médiatique (par les médias de masse et par les revues scientifiques) qu’avait reçue chacune des études cliniques de leur méta-analyse.

Ils ont observé que ces études visant à évaluer l’effet des cannabinoïdes sur la douleur avaient fait l’objet d’une très grande attention médiatique et d’un fort engagement sur les réseaux sociaux. Ceux-ci étaient le plus souvent positifs, et ce, indépendamment des résultats cliniques qui, eux, étaient peu tranchés en faveur du cannabis, comme l’ont décrit les chercheurs dans la première partie de leur article.

Ils ont notamment trouvé que les articles de nouvelles et les blogues, particulièrement, avaient un fort biais positif envers l’efficacité des cannabinoïdes dans le traitement de la douleur. Les scientifiques de l’Institut Karolinska croient que cette couverture médiatique favorable pourrait même expliquer en partie les fortes réponses placebos qu’ils ont observées dans leur méta-analyse, car « des études ont montré que des reportages dans les médias de masse et la presse populaire ainsi que des informations obtenues sur Internet stimulaient les attentes envers un traitement ».

« Cette attention médiatique hors du commun composée de reportages positifs envers les cannabinoïdes faisant fi des résultats scientifiques [soit de l’ampleur de l’effet examiné ainsi que de la qualité des études] pourrait contribuer à maintenir de hautes attentes chez les personnes qui participeront à de futurs essais cliniques, voire influencer leur réponse placebo. Et de ce fait, elle pourrait avoir un impact sur les résultats de ces futures études, de même que sur les décisions réglementaires, la pratique clinique ainsi que l’accès des patients aux cannabinoïdes pour soulager leur douleur », concluent-ils.

Source

Les stars sans tabou sur leurs addictions

François Cluzet alcoolique

François Cluzet alcoolique

Dans le magazine ELLE en 2009, François Cluzet a raconté son alcoolisme qu’il a vaincu après une cure de désintoxication : « On fait un métier très mondain. Où que vous alliez, on vous propose un verre. Dans certains festivals, dès dix heures du matin, un plateau avec des flûtes de champagne surgit. Sur un tournage, il y a toujours quelque chose à fêter. Il y a le pot de la déco, le pot du départ, le pot de la fin de journée… » Par la suite, « j’ai fait une cure de désintoxication dans une clinique. » Depuis, cette mauvaise période fait partie du passé.

photo 1/15© DOMINIQUE JACOVIDES / BESTIMAGEFrancis Perrin dépendant à l'alcool

Francis Perrin dépendant à l’alcool

Francis Perrin est revenu sur sa guérison de l’alcoolisme dans La Boîte à secrets. « Il y a des moments dans la vie qui sont des drames, qui arrivent, et on croit que l’on peut soigner cela par l’alcool, a confié Francis Perrin pour l’occasion. Et donc j’ai été alcoolique. On croit que c’est un médicament, que ça soigne, alors que c’est un poison. » Grâce à sa femme et ses amis, il a mené son combat vers le sevrage.

photo 2/15© COADIC GUIREC / BESTIMAGE

Bernard Campan et sa femme Anne, alcoolique

Depuis plus de trente ans, Bernard Campan partage sa vie avec Anne. Le couple a traversé des épreuves, dont la dépendance à l’alcool de sa femme. Une addiction que la mère de famille est parvenue à combattre. « Quand Anne est sortie de l’alcoolisme, de son addiction, elle a réussi ça grâce aux Alcooliques anonymes. Et pour moi, ça a été l’occasion de les découvrir. C’est vraiment quelque chose qui m’a beaucoup marqué. Finalement, c’est une forme de spiritualité« , avait-il affirmé. Il a ensuite évoqué cette lutte dans son film La Face cachée, réalisé en 2007.

photo 3/15© Agence / BestimageRobert Downey Jr, un drogué

Robert Downey Jr, un drogué

Robert Downey Jr a été élevé par un père toxicomane, qui l’a autorisé à fumé dès l’âge de six ans. À cause de ça, l’acteur a pris de la drogue et bu de l’alcool de manière régulière jusqu’à ses 33 ans. Grâce à de nombreuses thérapies et des programmes de désintoxication, Downey Jr. a enfin pu s’affranchir de ses dépendances.

photo 4/15© Backgrid UK/ BestimageThierry Ardisson consommateur de drogue

Thierry Ardisson consommateur de drogue

Thierry Ardisson est tombé dans les addictions durant sa jeunesse, au tout début des années 70. Très vite, il découvre le monde de la nuit, là où alcool et drogue rythmes les soirées. « Nous, on s’est jeté dedans la tête la première » a-t-il avoué. Finalement, il a décidé de se sevrer lui-même de la drogue : « Je m’en suis sorti, mais c’est ce que j’ai fait de plus dur dans ma vie honnêtement. L’héro, au début, on en prend pour être bien, puis au bout d’un moment, on en prend pour ne pas être mal… »

photo 5/15© COADIC GUIREC / BESTIMAGE

photo 6/15© Jack Tribeca / BestimageAstrid Veillon addict à la drogue et l'alcool

Astrid Veillon addict à la drogue et l’alcool

Astrid Veillon a confié avoir été addict à la drogue : « J’ai failli en mourir. » Un jour, l’actrice en a pris beaucoup trop, « je tremblais de tout mes membres et j’ai les yeux qui convulsés. J’avais le nez qui pissé le sang. » Des images hyper violentes qui l’ont marqué à vie. Aujourd’hui, elle est heureuse d’avoir « arrêté cette merde. »

photo 7/15© Bruno Bebert / BestimageRocco Siffredi accro au sexe

Rocco Siffredi accro au sexe

Rocco Siffredi est un très célèbre acteur porno. En plus de trente ans de carrière, il a exploré tous les fantasmes jusqu’à être hanté par le désir. « Mon sexe était un démon qui avait pris le contrôle de mon corps » dira-t-il pour expliquer son addiction au sexe.

photo 8/15© Pierre Perusseau / BestimageSylvain Augier accro aux médicaments

Sylvain Augier accro aux médicaments

Sylvain Augier a vécu une période sombre dans sa vie. À la suite d’un terrible accident de parapente, il va vivre l’horreur. Pour guérir son pied qu’il a refusé d’amputer, il enchaîne les opérations douloureuses. La souffrance est tellement insoutenable qu’il prendra l’habitude de la morphine. À partir de là, les médicaments vont rythmer ses journées : « Ça a été très dur d’arrêter. On s’habitue, on en a besoin. »

photo 9/15© Denis Guignebourg / BestimageMike Tyson drogué

Mike Tyson drogué

Dans son ouvrage, Mike Tyson a révélé s’être drogué avant certains de ses combats les plus célèbres et avoir été dépendant à la cocaïne et au cannabis pendant une grande partie de sa carrière. Une addiction qui prend racine dès son plus jeune âge puisqu’on lui aurait fait boire de l’alcool alors qu’il n’était qu’un nourrisson et qu’il ait ensuite essayé de consommer de la cocaïne dès ses 11 ans.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑