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novembre 2023

La faillite du plus grand distributeur de cannabis de Californie fait trembler l’industrie

La récente faillite de Herbl, l’une des plus grandes sociétés de distribution de cannabis de Californie, a provoqué une onde de choc dans l’industrie californienne du cannabis.

Autrefois un acteur majeur dont les ventes de produits s’élevaient à 700 millions de dollars en 2022, la disparition d’Herbl met en lumière des problèmes profondément ancrés dans le marché californien du cannabis, suscitant des inquiétudes quant aux factures impayées, aux obligations fiscales et aux difficultés plus générales auxquelles sont confrontées les entreprises du secteur.

L’ascension et la chute rapides de Herbl

Fondée en 2016, Herbl a connu une croissance rapide, devenant un acteur clé du marché légal du cannabis en Californie. Le succès de l’entreprise s’est fait sur de nombreux contrats de distribution exclusifs avec de grandes marques et une substantielle capacité d’investissement. Mais une série de revers, dont la perte d’un contrat important avec Raw Garden en janvier 2022, a marqué le début du déclin de Herbl.

Selon MJBizDaily, l’effondrement d’Herbl a laissé des dizaines de millions de dollars de factures impayées à d’autres entreprises du cannabis dans tout l’État, ce qui soulève des inquiétudes quant à la stabilité de l’industrie californienne du cannabis. Tyler Kearns, fondateur et PDG de Seven Leaves, une entreprise de cannabis basée à Sacramento, estime que l’impact sera généralisé, déclarant que la faillite de Herbl était « écoeurante » et que son entreprise possède une créance de 880 000 dollars chez Herbl.

La chute de Herbl n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit plutôt dans une tendance plus large du secteur du cannabis en Californie. Le modèle de distribution de l’État, qui oblige les marques à vendre par l’intermédiaire de distributeurs agréés, a créé un réseau complexe de transactions financières. Les marques éprouvent des difficultés à percevoir les paiements, ce qui a un effet en cascade sur les fournisseurs, les distributeurs et les détaillants.

Wesley Hein, président de la Cannabis Distribution Association, a souligné les implications plus larges de l’effondrement d’Herbl, déclarant qu’il devrait servir de « signal d’alarme pour les décideurs politiques ». M. Hein a insisté sur la nécessité de prendre des mesures immédiates pour résoudre les problèmes de réglementation, de fiscalité et de marché illicite, soulignant ainsi la fragilité de l’industrie.

Effet domino

Différentes entreprises californiennes du cannabis ont commencé à signaler des problèmes de paiement avec Herbl au printemps, les factures impayées ou partiellement payées devenant de plus en plus fréquentes au cours des dernières semaines. Cette pression financière a eu un effet domino, affectant l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, des cultivateurs aux détaillants. Le PDG de Ciencia Labs, Ben Mitchell, a souligné les difficultés rencontrées par les marques qui tentent de se faire payer : « Malheureusement, nous ne serons pas payés par Herbl ».

La faillite de Herbl met également en lumière les difficultés rencontrées par les entreprises de cannabis en Californie, soumises à un ensemble de règles plus contraignantes que celles des autres industries. Selon les observateurs, l’absence d’intervention du gouvernement dans le cas de Herbl soulève des questions sur le soutien apporté aux entreprises du cannabis, en particulier par rapport à d’autres secteurs en difficulté.

Différentes actions en justice ont été intentées par des marques mécontentes qui demandent réparation. Ali Jamalian, propriétaire de Sunset Connect, a intenté une action en justice accusant les dirigeants de Herbl de fraude et d’avoir conclu des contrats sans intention de paiement. Herbl doit actuellement au moins 2,2 millions de dollars à diverses marques de cannabis, et attend 1,9 million de dollars des détaillants qui n’ont pas payé le distributeur.

Adam Cavanaugh, président de la Cannabiz Credit Association, a mis un coup de projecteur sur les difficultés rencontrées par les créanciers de l’industrie du cannabis, en citant le manque d’accès aux protections traditionnelles en cas de faillite. L’absence de telles protections représente un risque important pour les entreprises qui font des affaires avec des entités liées au cannabis, ce qui rend plus difficile le recouvrement des créances impayées.

Une mise en garde pour l’industrie

L’effondrement de Herbl est une mise en garde pour l’industrie californienne du cannabis. Au-delà des impacts de la faillite de Herbl, le paysage réglementaire plus large, les questions fiscales et la concurrence du marché illicite constituent des menaces importantes pour la viabilité de l’industrie. Le sort de HERBL devrait non seulement susciter une réflexion sur ses circonstances spécifiques, mais aussi servir de catalyseur pour un changement plus profond dans la régulation du cannabis de l’État.

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Voici le vin qui déclenche le plus de maux de tête selon la science

Publié le 20 novembre 2023 Par Emmanuelle Jung

Alors que la période des fêtes de fin d’année se profile, une étude a évalué l’effet du vin rouge dans les 30 minutes qui suivent sa consommation

Le vin rouge est souvent prôné par les adeptes du régime méditerranéen pour les antioxydants qu’il renferme. Considéré comme l’un des alcools les moins caloriques, il peut être conseillé s’il est consommé avec modération (pas plus d’un quart par jour). Pourtant, les médecins rappellent sans cesse que le vin rouge n’en est pas moins une boisson alcoolisée qui doit être limitée pour rester en bonne santé. 

Une nouvelle étude parue dans Scientific Reports rappelle, à l’approche des fêtes de fin d’année, que boire du vin rouge, même en petites quantités, peut causer des maux de têtes dans les 30 minutes qui suivent la consommation.

Les chercheurs de l’Université de Californie (USA) ont examiné ce qui se produit chez des personnes qui consomment du vin rouge. Contre toute attente, ces personnes ne présentaient aucune douleur après avoir consommé d’autres alcools. Or, après un verre de vin rouge, des maux de tête seraient survenus. Les chercheurs auraient l’explication.

Les consommateurs sont susceptibles d’accumuler la toxine acétaldéhyde

Les chercheurs estiment qu’un flavonol présent naturellement dans les vins rouges pourrait interférer avec le bon métabolisme de l’alcool et entraîner des maux de tête.

Ce flavanol s’appelle “quercétine” et il est naturellement présent dans toutes sortes de fruits et légumes, y compris le raisin. Il est considéré comme un antioxydant sain et est même disponible sous forme de complément alimentaire. C’est grâce à ce dernier que le vin rouge est perçu comme sain à petites doses. Or, lorsque ce dernier est métabolisé avec de l’alcool, il peut devenir contre-productif.

Lorsqu’il pénètre dans votre circulation sanguine, votre corps le convertit en une forme différente appelée glucuronide de quercétine, a déclaré le chimiste du vin et l’un des auteurs de l’étude, Andrew Waterhouse, professeur émérite au département de viticulture et d’œnologie de l’UC Davis. Sous cette forme, il bloque le métabolisme de l’alcool”.

En conséquence, les consommateurs sont susceptibles d’accumuler la toxine acétaldéhyde, ajoute l’auteur principal Apramita Devi, chercheur postdoctoral au département de viticulture et d’œnologie de l’UC Davis.

Cette substance peut provoquer des rougeurs au visage, des maux de tête et nausées

L’acétaldéhyde est une toxine, une substance irritante et inflammatoire bien connue, a déclaré Devi. Les chercheurs savent que des niveaux élevés d’acétaldéhyde peuvent provoquer des rougeurs au visage, des maux de tête et des nausées”.

Les scientifiques ajoutent que les niveaux de flavanols peuvent varier en fonction du vin rouge. “La quercétine est produite par les raisins en réponse à la lumière du soleil. Si vous cultivez des raisins avec les grappes exposées, comme c’est le cas dans la Napa Valley pour leurs cabernets, vous obtenez des niveaux de quercétine beaucoup plus élevés. Dans certains cas, ils peuvent être quatre à cinq fois plus élevés”.

Le niveau de quercétine peut aussi varier en fonction de la manière dont le vin est élaboré.

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Chers collègues et amis

Claude –Pierre Giudicelli

C’est avec une profonde tristesse que nous avons accompagné ce matin, notre collègue et ami, le Médecin Général Inspecteur Claude –Pierre Giudicelli pour lui rendre un dernier hommage
en la Chapelle du Val de Grace.

Décédé le 9 Novembre, il a jusqu’au dernier moment, participé activement aux travaux du CNPERT dont il était membre du Conseil d’Administration, relecteur attentif et vigilant des messages de la lettre et du blog, défenseur d’une jeunesse exempte de drogue, équilibrée et travailleuse, sportive et responsable.

Energique et bienveillant, il a inculqué à plusieurs générations le sens de l’honneur, du devoir et du travail bien fait. Il est présent dans nos cœurs, dans nos travaux et restera un exemple de ce que doit être un grand serviteur de la France

A son épouse, à ses enfants et à tous les siens, nous redisons nos sentiments affectueux et de vive sympathie.

Ses amis du blog

La Sierra Leone dit partir en guerre contre la drogue kush, devenue un problème de santé publique

Samedi 11 novembre, le vice-président Mohamed Juldeh Jalloh, a déclaré partir en guerre contre cette drogue et qui est devenu un problème de santé publique. Le kush touche toutes les couches de la société, alimenté par un marché local en plein essor.

Publié le : 15/11/2023

Un homme dort dans une fumerie de Kush à Freetown, le 26 juin 2023. Ces dernières années, le Kush, un mélange de divers produits chimiques et de plantes qui imitent les propriétés naturelles du cannabis est de plus en plus consommé par les jeunes en Sierra Leone.
Un homme dort dans une fumerie de Kush à Freetown, le 26 juin 2023. Ces dernières années, le Kush, un mélange de divers produits chimiques et de plantes qui imitent les propriétés naturelles du cannabis est de plus en plus consommé par les jeunes en Sierra Leone. © John Wessels / AFP

« Mon fils, David, est l’une des victimes, dit Andrew Pemagbi, qui connaît les ravages du kush. J’ai tout fait pour l’éduquer, mais en vain. C’est désespérant », regrette-t-il au micro de Christina Okello de la rédaction Afrique.

L’addiction de son fils au kush ressemble à celle de centaines de Sierra-Leonais. On reconnait les dépendants à leur apparence : titubant, les pieds enflés d’ulcères, ils sont partout dans les grandes villes, des adultes aux plus jeunes. Si au départ, la consommation de la drogue était favorisée par son faible prix de 5 leones la dose, aujourd’hui, elle est alimentée par un marché local.

« Aujourd’hui, les gens fabriquent le kush eux-mêmes, explique Andrew Pemagbi. Ils vont dans les cimetières, ramassent les os des personnes enterrées et les préparent à leur guise. C’est vraiment un problème grave en Sierra Leone en ce moment. »

Cette nouvelle composition du kush, aux airs mystiques, attire aussi l’attention des autorités, notamment l’unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée. « Nous n’avons pas eu l’occasion de voir quelqu’un déterrer des cadavres pour leur retirer les os, mais c’est ce que tout le monde raconte », explique Briama Kamara, porte-parole de la police.

Pour endiguer la consommation du kush, les forces de l’ordre ciblent désormais les trafiquants. Ces dernières semaines, plusieurs arrestations ont été menées dans des villes comme Freetown, Makeni, Bo, et Kenema : « C’est un combat, et c’est un combat que le gouvernement doit gagner, sinon nous allons avoir une génération perdue », poursuit Briama Kamara.

Une autre arme, c’est la musique : Des artistes comme King Boss Laj, tentent de sensibiliser les jeunes pour dire non au kush.

Plus de 60 % des maladies mentales liées à une addiction au kush

Il n’existe pas de décompte officiel sur le nombre de cas, mais selon l’unique hôpital psychiatrique du pays, plus de 60 % des personnes souffrant de maladies mentales seraient liées à une addiction au kush. Pour Lucy Cecilia Lamine, de l’ONG Advocacy for the rehabilitation of mentally disadvantaged victims, qui plaide pour la réhabilitation des victimes mentalement défavorisées, La forte consommation du kush s’explique par le manque de structures pour prendre en charge des troubles mentaux.

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Comment arrêter de boire de l’alcool ?

L’alcoolisme est un problème de santé qui touche des millions de personnes à travers le monde. Que ce soit pour des raisons sociales, culturelles, ou simplement par habitude, la consommation excessive d’alcool peut avoir des conséquences graves sur la santé physique et mentale, ainsi que sur les relations personnelles et professionnelles.

Si vous cherchez à mettre fin à votre dépendance à l’alcool, il est essentiel de comprendre les causes sous-jacentes de votre comportement, d’établir un plan d’action réaliste et de bénéficier du soutien nécessaire pour atteindre vos objectifs.

Reconnaître le problème

La première étape pour arrêter de boire de l’alcool est de reconnaître que vous avez un problème. Cela peut être difficile, car la dépendance à l’alcool peut être insidieuse et progressive. Vous pourriez vous trouver en train de rationaliser votre consommation d’alcool ou de minimiser ses conséquences négatives. Prendre conscience de la réalité de la situation est crucial pour pouvoir avancer.

Fixer des objectifs réalistes

Une fois que vous avez reconnu votre problème d’alcool, il est temps de fixer des objectifs réalistes pour arrêter de boire. Évitez de vous imposer des changements drastiques du jour au lendemain, car cela peut être difficile à maintenir. Au lieu de cela, établissez des objectifs progressifs et spécifiques, comme réduire progressivement votre consommation d’alcool au fil du temps.

Éviter les déclencheurs

Identifiez les situations, les émotions et les personnes qui déclenchent votre envie de boire. Il peut s’agir du stress, de la solitude, de la pression sociale, ou d’autres facteurs. En évitant ces déclencheurs autant que possible, vous pouvez réduire vos tentations et augmenter vos chances de succès.

Chercher du soutien

La lutte contre l’alcoolisme est souvent plus efficace avec le soutien de personnes bienveillantes. Vous pouvez envisager de rejoindre un groupe de soutien ou de consulter un thérapeute spécialisé dans les problèmes d’alcool. Parler ouvertement de vos défis avec des amis proches ou des membres de la famille peut également vous aider à maintenir votre sobriété.

Adopter un mode de vie sain

La sobriété ne concerne pas seulement l’arrêt de la consommation d’alcool, mais aussi l’adoption d’un mode de vie plus sain. Assurez-vous de manger équilibré, de faire de l’exercice régulièrement et de gérer le stress de manière efficace. Un corps et un esprit sains peuvent vous aider à maintenir votre sobriété à long terme.

Trouver des activités alternatives

Au lieu de consacrer du temps et de l’énergie à boire de l’alcool, trouvez des activités alternatives qui vous passionnent. Cela peut inclure des loisirs, des projets créatifs, ou l’apprentissage de nouvelles compétences. Plus vous avez d’activités positives dans votre vie, moins il sera tentant de retomber dans vos anciennes habitudes.

Apprendre à gérer les rechutes

Les rechutes font malheureusement partie du processus de guérison pour de nombreuses personnes en lutte contre l’alcoolisme. Ne vous découragez pas si vous faites une rechute. Au lieu de cela, examinez ce qui a déclenché la rechute, apprenez-en, et utilisez cette expérience pour renforcer votre détermination à rester sobre.

Arrêter de boire de l’alcool est un défi, mais c’est un défi qui peut avoir des effets profondément positifs sur votre vie. Il est important de reconnaître le problème, de fixer des objectifs réalistes, d’éviter les déclencheurs, de rechercher du soutien, d’adopter un mode de vie sain, de trouver des activités alternatives et d’apprendre à gérer les rechutes.

Chaque personne est unique, et il n’y a pas de solution universelle pour l’alcoolisme, mais en suivant ces étapes, vous pouvez mettre en place un plan solide pour atteindre la sobriété et vivre une vie plus heureuse et plus saine. N’oubliez pas que le soutien professionnel est disponible pour vous aider tout au long de ce voyage vers la sobriété.

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Cannabis en usage « récréatif » : foin de légalisation !, affirme l’Académie de médecine

L’Académie nationale de médecine veut couper l’herbe sous le pied de l’usage « récréatif » du cannabis.

 Getty Images

En avril 2021, après le lancement de l’expérimentation du cannabis à usage médical aux côtés de l’Académie nationale de pharmacie, l’Académie de médecine s’était déjà émue d’une consultation citoyenne portant sur le « cannabis récréatif » aux items qu’elles considéraient orientés.

« Cette démarche s’inscrivait dans un mouvement idéologique visant à adouber au préalable un usage médical afin de donner à cette drogue des lettres de noblesse thérapeutiques », estime l’Académie de médecine.

A rebours d’une récente initiative politique visant à généraliser le recours au cannabis médical, l’instance cite une méta-analyse de 2023 montrant que la plupart des résultats associés aux cannabinoïdes dans cet usage ne sont pas à la hauteur. Ils ne sont étayés que par des preuves faibles (études observationnelles), avec une certitude faible à très faible (essais contrôlés randomisés) ou ne sont pas significatifs (études observationnelles, essais contrôlés randomisés).

Elle présente également une toxicité psychique avec troubles cognitifs et anxiodépressifs, une désinhibition, une induction ou une aggravation de la schizophrénie. Des effets se manifestent aussi sur la grossesse avec des conséquences sur le fœtus, le nouveau-né et le nourrisson, mettant également en cause le futur père.

Sans parler des violences familiales, professionnelles et routières induites avec 605 morts attribués à la consommation de cannabis en 2021.

La toxicité du principal constituant psychotrope de la drogue, le tétrahydrocannabinol (THC) est parfaitement établie, souligne l’Académie de médecine. « La multiplication par 6 en 25 ans du taux de THC dans sa résine augmente son pouvoir addictif et, partant, le recrutement des sujets qui en deviennent dépendants après l’avoir expérimenté », pointe le communiqué.

Ceci explique le nombre croissant et la gravité de ses effets indésirables et toxiques, tout particulièrement chez les adolescents et les jeunes adultes. Des études ont confirmé ses effets délétères sur la maturation cérébrale, laquelle ne s’achève que vers 25 ans. L’usage du THC s’accompagne d’une baisse du quotient intellectuel, d’autant plus marquées que sa consommation est plus fréquente et précoce.

« Alors que la lutte visant à réduire les terribles méfaits sanitaires du tabac et de l’alcool n’est que de peu d’effets, ce serait une faute grave de légaliser une source d’addiction supplémentaire, souligne l’Académie de médecine.

Matthieu Vandendriessche

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Les « perles de nicotine », un nouveau produit qui inquiète les associations anti-tabac

Selon une étude publiée par l’Alliance contre le tabac (ACT) mardi 14 novembre, 21 % des 13-16 ans indiquent avoir entendu parler des perles de nicotine « du type Nicopop ». Saveur « tropical » ou encore « menthe glaciale », ces produits séduisants inquiètent les associations opposées au tabac.

Les « perles de nicotine », un nouveau produit qui inquiète les associations anti-tabac
D’après un communiqué de l’Alliance contre le tabac publié le mardi 14 novembre, 21% des 13-16 ans ont déjà entendu parler des perles de nicotine.NICOPOP

D’après un sondage réalisé par l’Alliance contre le tabac et rendu public mardi 14 novembre, 21 % des 13-16 ans affirment avoir déjà entendu parler des perles de nicotine, commercialisées en France notamment par la marque Nicopop.

Si l’utilisation du « snus » – poudre de tabac en sachet à sucer – semble plus répandue et fait même l’objet de campagnes de prévention gouvernementales, les perles de nicotine, fraîchement arrivées sur le marché du tabac, demeurent encore peu connues.

Un produit d’apparence inoffensif

Nicopop vend des perles sans « solvant, ni sucre, ni tabac », selon Xavier Suid, le fondateur de la marque interviewé par « Le monde du tabac » en mai 2023. Brevetées depuis 2019, ces billes se présentent sous forme de tubes colorés contenant 60 billes et vendus sur le site Internet de la marque pour 9,90 €.

Selon Xavier Suid, ses produits sont « moins forts » que les sachets de nicotine car ils contiennent moins de nicotine par perle que les « poches de nicotine ».

Bien que l’entreprise assure ne pas vendre son produit « aux mineurs », l’Alliance contre le tabac assure dans son étude que 11 % des adolescents âgés de 13 à 16 ans ont déjà consommé ces « perles » de nicotine.

Pente glissante vers la cigarette ?

Si la dose de nicotine est limitée, « 8 mg c’est insuffisant pour faire sortir une personne de la dépendance mais suffisant pour l’y faire entrer », explique à La Croix Daniel Thomas, vice-président du Comité national contre le tabagisme (CNCT).

Pour le CNCT et d’autres associations luttant contre le tabagisme, ces petites perles orientent les non-fumeurs vers la cigarette. « En proposant un produit attractif avec des billes fruitées et sucrées, la marque attire des gens qui ne sont pas fumeurs dans la dépendance nicotinique », poursuit Daniel Thomas.

Ces produits sont de véritables « pièges à adolescents », dénonce ce spécialiste de la lutte anti-tabac. Des pièges d’autant plus puissants qu’ils sont très accessibles. « On peut très facilement se fournir des perles de nicotine car elles ne sont pas vendues chez des buralistes ou en boutique mais sur Internet », indique-t-il.

La CNCT alerte sur les risques de ce type de produit, rappelant que la nicotine peut être aussi addictive « que l’héroïne ou la cocaïne »« Il est préoccupant pour des marques de mettre sur le marché de tels produits susceptibles de faire entrer les gens dans une addiction », conclut Daniel Thomas. Pour rappel, le tabagisme est la première cause de décès évitable, responsable de près de 75 000 morts par an.

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Le cannabis de demain ne poussera plus en terre (mais sortira tout droit d’un laboratoire)

Plus besoin de sécateur.

La culture du cannabis, c’est un peu comme celle des tomates: de la bonne terre, des graines, de l’eau et du soleil. Que ce soit pour sa fibre ou pour ses molécules psychoactives et thérapeutiques, la plante est à l’origine de tout ce qui intéresse l’homme dans le cannabis.

Enfin, plus pour longtemps, affirme un article de NewScientist, qui revient sur les évolutions technologiques d’un secteur en pleine expansion aux États-Unis, où il a été légalisé dans plusieurs États. Nous pouvons désormais fabriquer les molécules du cannabis sans jamais inclure les plantes au procédé.

Le procédé, qui rappelle celui des brasseries, consiste à cultiver dans des cuves des levures produisant de grandes quantités de cannabinoïdes, avec des effets bien moindres sur l’environnement que l’agriculture. «Je ne vois pas comment les plantes pourraient rivaliser une fois que nous produirons à grande échelle», affirme d’ailleurs Ben Chiarelli, fondateur de Cellibre, l’une des nombreuses start-up visant à capitaliser sur les cannabinoïdes microbiens.

Cela fait plus de cinq ans que les chercheurs produisent des cannabinoïdes en utilisant des levures issues de la bio-ingénierie, ce qui est également vrai pour le tétrahydrocannabinol (le fameux THC), responsable des effets psychoactifs du cannabis. Malgré une demande croissante, tant pour des usages thérapeutiques que récréatifs, l’industrie a du mal à décoller.

Après l’enthousiasme, le doute

Plusieurs entreprises ont récemment fait faillite et d’autres ont abandonné leurs cuves de levure. Le Covid-19 est passé par là et ses conséquences se font encore sentir aujourd’hui. Cellibre a mis sur pause la production de cannabinoïdes pour se concentrer sur d’autres produits.

Ben Chiarelli reste cependant optimiste. La culture de «cannayeasts» (mot-valise mêlant cannabis et «yeasts», «les levures») n’est pas morte. Et il prévoit que d’ici quelques décennies, 80% des cannabinoïdes seront fournis par des microbes. Pas pour les utilisateurs récréatifs, non, mais pour tout le reste, des boissons à l’alimentation animale.

La production de ces molécules grâce aux levures présente aussi des avantages dans le domaine thérapeutique. Cancers, neurodégénérescence, mais aussi troubles du sommeil, anxiété, vieillissement: tous ces maux pourraient être traités, ou tout du moins soulagés, par des cannabinoïdes dont la production en masse est bien plus facile en laboratoire qu’avec la méthode traditionnelle.

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Lutter contre l’alcool pour prévenir le cancer

Madrid, Espagne – Il est urgent de sensibiliser le monde au lien direct entre la consommation d’alcool et le risque de cancer.

Ce message a été délivré par la Dre Isabelle Soerjomataram du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC–Lyon, France), lors d’une session consacrée à l’alcool et au cancer dans le cadre du congrès 2023 de la Société européenne d’oncologie médicale (ESMO).

« La prise de conscience mondiale du lien entre l’alcool et le cancer reste très faible », a déclaré la Dre Soerjomataram à l’auditoire. « Les professionnels de santé – oncologues, infirmières, médecins, généralistes – ont un rôle important à jouer dans la sensibilisation et l’apport de ces connaissances aux gens, ce qui peut conduire à une réduction de la consommation. »

Le président de la session, Gilberto Morgan, médecin oncologue à l’hôpital universitaire de Skåne, à Lund, en Suède, est du même avis.

Le Dr Morgan a souligné que les professionnels de santé ont tendance à minimiser leur influence sur les habitudes de consommation d’alcool de leurs patients et qu’ils n’abordent souvent pas ces comportements.

Des statistiques alarmantes

« Nous n’avons absolument aucun problème à demander aux patients s’ils prennent des compléments alimentaires ou des vitamines ou s’ils mangent [sainement] », a déclaré Morgan. « Alors, quelle est la différence ? Pourquoi ne pas leur recommander de réduire leur consommation d’alcool et laisser à chacun le choix de le faire ou non ? »

Au cours de la session, la Dre Soerjomataram a mis en lumière les statistiques mondiales sur la consommation d’alcool. Les données du CIRC montrent, par exemple, que près de la moitié (46 %) de la population mondiale est concernée par la consommation d’alcool, les taux étant plus élevés chez les hommes (54 %) que chez les femmes (38 %).

Quelle est la quantité d’alcool consommée ?

Au niveau mondial, la quantité moyenne s’élève à environ 6 litres d’éthanol pur par an et par buveur, soit environ une bouteille de vin par semaine. Toutefois, les habitudes de consommation varient considérablement d’un pays à l’autre. En France, les gens consomment environ 12 litres par an, soit environ deux bouteilles de vin par semaine. La France se situe ainsi au 4e rang des pays européens les plus consommateurs d’alcool chez les plus de 15 ans.

La Dre Soerjomataram a souligné le lien entre la consommation d’alcool et le cancer.

Selon les données du CIRC, la consommation excessive d’alcool – définie comme plus de 60 g/jour ou environ six verres par jour – est à l’origine de 47 % des cancers attribuables à l’alcool. La consommation à risque – entre 20 et 60 g/jour – représente 29 %, a-t-elle expliqué, tandis que la consommation modérée – moins de 20 g/jour ou environ deux verres par jour – représente environ 14 % des cas de cancers attribuables à l’alcool.

Quels cancers liés à l’alcool ?

Globalement, la consommation d’alcool a été à l’origine de 4 % de tous les cancers diagnostiqués en 2020, selon une analyse réalisée en 2021 par le CIRC.

Rien qu’au Royaume-Uni, « la consommation d’alcool a provoqué près de 17 000 cas de cancer en 2020 », a déclaré la Dre Soerjomataram, et le cancer du sein représentait près d’un cas sur quatre de ces nouveaux cas.

Outre le cancer du sein, six autres types de cancer – celui de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du côlon et du foie – peuvent être attribués à la consommation d’alcool, et de nouvelles données suggèrent que le cancer de l’estomac et du pancréas pourrait l’être également.

Plus précisément, pour le cancer du sein, le risque augmente dès une consommation de moins d’un verre par jour ; pour celui du foie, le risque apparaît à partir d’une consommation supérieure à 4 verres par jour, d’après l’INCa.

A noter que les effets de l’alcool sont aussi renforcés par le tabagisme. Le risque de développer un cancer de la cavité buccale serait, par exemple, multiplié par 45 chez les grands consommateurs de tabac et d’alcool.

La bonne nouvelle, selon Isabelle Soerjomataram, réside dans le fait que les tendances à long terme montrent une diminution de la consommation d’alcool dans de nombreux pays, y compris dans les pays producteurs de vin que sont la France et l’Italie, où l’on a constaté d’importantes réductions de la consommation depuis le pic atteint dans les années 1920.

« Si c’est possible dans ces pays, j’imagine que c’est possible ailleurs », a déclaré la Dre Soerjomataram.

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