In memoriam : Ăloge du professeur Claude Giudicelli
Câest avec une immense tristesse que nous vous faisons part du dĂ©cĂšs de notre trĂšs cher Ami, membre du conseil dâadministration du CNPERT, le mĂ©decin gĂ©nĂ©ral Claude-Pierre Giudicelli.
NĂ© le 10 juin 1934 Ă Paris, le professeur Claude-Pierre GIUDICELLI a fait une carriĂšre exemplaire de mĂ©decin militaire associant ses compĂ©tences scientifiques Ă lâexercice dâimportantes responsabilitĂ©s. Docteur en mĂ©decine en 1960, il est nommĂ© successivement assistant (1967) puis mĂ©decin des hĂŽpitaux des armĂ©es(1971).
Sa carriĂšre est intimement liĂ©e au Val-de-GrĂące. Comme chef de service de nĂ©phrologie pendant plus de 10 ans ; comme enseignant : professeur agrĂ©gĂ© en 1976, il est Ă©lu titulaire de la chaire dâhygiĂšne, Ă©cologie et ergonomie en 1985 et nommĂ© directeur adjoint de lâĂcole dâapplication du Val-de-GrĂące en 1989.
Vingt-cinq ans plus tard, scandalisĂ© par lâannonce de la fermeture programmĂ©e de cet hĂŽpital de prestige, il tentera de lâorienter vers la prise en charge des grands blessĂ©s civils et militaires. LâĂ©chec de ce projet restera pour lui une dĂ©ception profonde.
Mais le parcours de Claude Giudicelli ne sâarrĂȘte pas au Val-de-GrĂące :pour le Service de santĂ© des armĂ©es, Il a accompli plusieurs missions humanitaires : lors du sĂ©isme de 1970 au PĂ©rou, en 1975 aux Comores. Il reprĂ©sente le ministre de la DĂ©fense Ă la Croix Rouge Française entre 1990 et 1992.En 1990, il est nommĂ© directeur adjoint du Service de santĂ© des armĂ©es, puis inspecteur gĂ©nĂ©ral en 1992.
Elu membre correspondant de lâAcadĂ©mie nationale de mĂ©decine en 1990, il accĂšde au titulariat en 2009 et estnommĂ© membre Ă©mĂ©rite en 2014. Responsable du dictionnaire de lâAcadĂ©mie de mĂ©decine, il sâengage rĂ©solument dans ce travail de bĂ©nĂ©dictin, jamais terminĂ© ; constituant une Ă©quipe Ă laquelle il avait su insuffler un puissant esprit dâamitiĂ© et de travail.SensibilisĂ© aux effets bĂ©nĂ©fiques de lâactivitĂ© sportive et du sport sur la santĂ©, il a Ă©tĂ© lâun des acteurs majeurs du dĂ©veloppement de ces rĂ©flexions au sein de lâacadĂ©mie.
Membre actif de plusieurs sociĂ©tĂ©s savantes tant militaires que civiles, il Ă©tait commandeur dans lâordre national de la LĂ©gion dâhonneur, officier de lâordre national du MĂ©rite et commandeur de lâordre des Palmes acadĂ©miques. Il Ă©tait membre du conseil dâadministration de notre CNPERT.
A son Ăpouse, Ă ses enfants et petits-enfants, avec les membres du CNPERT, nous prĂ©sentons, avec une grande Ă©motion, nos vives condolĂ©ances.
Prs J. Costentin, J.-P. Goullé, J.-P. Tillement
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Les vĆux du nouveau prĂ©sident du CNPERT pour la nouvelle annĂ©e
Pr. Jean-Pierre Goullé
Chers membres du CNPERT, Chers Amis,
AdhĂ©rent de longue date au CNPERT, je mesure lâhonneur qui mâest fait du succĂ©der Ă deux de mes maĂźtres Ă la facultĂ© de Rouen, le professeur Roger Boulu et le professeur Jean Costentin. La tĂąche est immense dans le champ des toxicomanies, car dans le domaine de la prĂ©vention, la France a pris un retard considĂ©rable quâil convient de combler au plus vite et je mâassocie Ă lâalerte lancĂ©e par notre ministre de la SantĂ© et de la prĂ©vention, au mois de septembre dernier Ă Chamonix « Notre systĂšme de santĂ© ne tiendra pas si on ne prend pas ce virage » avait-il dĂ©clarĂ©. Il est patent que le dĂ©ficit dâinformation en matiĂšre de santĂ©, dĂšs lâĂ©cole, constitue une carence.
Dans le champ des drogues par exemple, je rappelle que lâObservatoire europĂ©en des drogues et toxicomanies a dĂ©cernĂ© Ă la France, il y a peu, le bonnet dâĂąne de la classe en Europe, en raison de lâabsence dâenseignements flĂ©chĂ©s dans nos programmes pĂ©dagogiques.
Aussi, je souhaite rappeler que pour tenter de combler cette lacune, depuis 2019, Ă lâinitiative du regrettĂ© Doyen Claude Dreux, lâAcadĂ©mie nationale de mĂ©decine organise chaque annĂ©e une sĂ©ance intitulĂ©e « La jeune acadĂ©mie ». Elle a pour but de sĂ©lectionner des classes dâĂ©lĂšves volontaires et dâaborder avec eux les problĂšmes de santĂ© qui les intĂ©ressent directement.
Lâobjectif est de mieux apprĂ©hender la connaissance quâils ont de leur Ă©tat de santĂ© et la perception des risques qui les entourent, mais surtout de les impliquer, afin dâĂ©laborer les pistes de prĂ©vention les mieux ciblĂ©es.A lâinstar dâune « vĂ©ritable commission » de lâAcadĂ©mie, ces classes mĂšnent leurs travaux portant sur un thĂšme de leur choix, sous la direction dâun professeur, en relation avec des acadĂ©miciens : nutrition, activitĂ© physique, sommeil, conduites Ă risque, dĂ©pendance aux Ă©crans ou aux drogues, par exemple.Le travail de chaque classe comporte un sondage Ă lâaide dâun questionnaire diffusĂ© Ă lâensemble des Ă©lĂšves de leur Ă©tablissement.
AprĂšs la rĂ©daction dâun rapport, ils prĂ©sentent leurs rĂ©sultats dans la salle des sĂ©ances de lâAcadĂ©mie, sous forme dâune communication orale, assortie de recommandations, suivie dâĂ©changes avec tous les Ă©lĂšves, leurs enseignants et les acadĂ©miciens.Leurs propositions sont ensuite soumises Ă un vĂ©ritable scrutin acadĂ©mique Ă leurs camarades prĂ©sents. Il sâagit donc dâĂ©duquer pour mieux prĂ©venir.
Le CNPERT doit continuer Ă dĂ©velopper ses actions dâinformation sur toutes les drogues, en particulier Ă destination des plus jeunes, en rappelant que 60% des Ă©lĂšves de terminale ont expĂ©rimentĂ© le tabac et quâils sont dĂ©jĂ prĂšs de 50% Ă avoir consommĂ© de lâalcool dĂšs la classe de sixiĂšme.
VoilĂ le vĆu que je formule pour cette annĂ©e 2024, dont je souhaite quâelle vous apporte, paix, joie, bonheur et santĂ©.
Les pĂšres fument du cannabis, les enfants trinquent ?
Boris Chaumette, MD PhD, Maitre de confĂ©rences des UniversitĂ©s â Praticien Hospitalier (MCU-PH), UniversitĂ© Paris CitĂ©, GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences.
Le cannabis est la drogue illicite la plus largement consommĂ©e dans les pays dĂ©veloppĂ©s et ses effets dĂ©lĂ©tĂšres sur la santĂ©, notamment psychique, sont dĂ©sormais bien connus. Cependant, de nouveaux rĂ©sultats scientifiques laissent penser que les perturbations biologiques qui dĂ©coulent de sa consommation pourraient affecter les gĂ©nĂ©rations suivantes par des mĂ©canismes Ă©pigĂ©nĂ©tiques mis rĂ©cemment en Ă©vidence. Des rĂ©sultats qui incitent Ă tirer la sonnette dâalarme !
Le cannabis exerce son action biologique par la modulation du systĂšme endocannabinoĂŻde. Ce systĂšme est prĂ©sent dans le cerveau humain, expliquant les effets psychiques de la consommation de cannabis. Mais il joue Ă©galement un rĂŽle dans la reproduction, influençant la fabrication des spermatozoĂŻdes chez lâhomme et la maturation des ovules chez la femme. Il intervient dans la fĂ©condation, le dĂ©veloppement embryonnaire et l’accouchement.
Son usage au cours de la grossesse a Ă©tĂ© associĂ© Ă un risque accru de trouble du spectre de lâautisme chez les enfants Ă naitre. Dans une Ă©tude rĂ©alisĂ©e au Canada (Corsi et al. 2020), 2,2% des enfants exposĂ©s in utero au cannabis dĂ©velopperaient un autisme contre 1,4% dans la population gĂ©nĂ©rale. Les taux de dĂ©ficience intellectuelle et dâhyperactivitĂ© avec dĂ©ficit de lâattention Ă©taient Ă©galement plus Ă©levĂ©s chez les enfants exposĂ©s au cannabis durant la grossesse.
La consommation de cannabis chez les pĂšres pourrait Ă©galement avoir une influence sur le neurodĂ©veloppement des enfants en raison de modifications Ă©pigĂ©nĂ©tiques dans les spermatozoĂŻdes. La possibilitĂ© dâune transmission Ă©pigĂ©nĂ©tique transgĂ©nĂ©rationnelle reste dĂ©battue car lâĂ©pigĂ©nome est thĂ©oriquement reprogrammĂ© aprĂšs la fĂ©condation.
Cependant, des marques Ă©pigĂ©nĂ©tiques pourraient ĂȘtre conservĂ©es et transmises par le pĂšre (Tang et al. 2015) soulevant la possibilitĂ© dâun impact de lâenvironnement paternel sur le devenir des futurs enfants (Day et al. 2016). Il serait donc thĂ©oriquement possible que la consommation de cannabis chez le futur pĂšre modifie la mĂ©thylation de lâADN des spermatozoĂŻdes et entraine des consĂ©quences chez les enfants Ă venir.
Une Ă©tude rĂ©alisĂ©e sur des modĂšles animaux a montrĂ© que l’exposition de rats mĂąles au Î9-THC avant la conception entraĂźne une modification des synapses cholinergiques dans diverses rĂ©gions cĂ©rĂ©brales chez la descendance (Slotkin et al. 2020).
La descendance de ces rats exposĂ©s, bien que non exposĂ©e elle-mĂȘme, montre Ă lâadolescence des altĂ©rations comportementales avec une hyperactivitĂ© motrice, des perturbations de lâapprentissage et de la mĂ©moire (test de reconnaissance du nouvel objet et labyrinthe Ă bras radial) (Holloway et al. 2020) et des capacitĂ©s attentionnelles (test de dĂ©tection du signal) (Levin et al. 2019).
Ces rĂ©sultats sont diffĂ©rents en fonction du dĂ©lai entre consommation de cannabis et accouplement ; une consommation de cannabis rĂ©cente serait plus Ă risque dâinduire des modifications comportementales dans la progĂ©niture. Ces rĂ©sultats suggĂšrent la prĂ©sence dâune mĂ©moire Ă©pigĂ©nĂ©tique de la consommation de cannabis au niveau des spermatozoĂŻdes pouvant durer plusieurs jours et ĂȘtre partiellement transmise Ă la descendance.
Ces Ă©tudes sont Ă©videmment compliquĂ©es Ă rĂ©aliser chez lâhumain. Toutefois, des analyses de la mĂ©thylation de lâADN ont Ă©tĂ© conduites dans des petits groupes dâhommes : plus de 6 000 sites CpG ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme diffĂ©rentiellement mĂ©thylĂ©s entre 12 consommateurs et 12 non consommateurs de cannabis (Murphy et al. 2018). Ces sites Ă©taient notamment prĂ©sents au niveau de gĂšnes intervenant dans la voie de signalisation Hippo impliquĂ©e dans la prolifĂ©ration cellulaire et lâapoptose.
Des comparaisons entre des spermatozoĂŻdes de rats exposĂ©s ou non exposĂ©s au cannabis ont aussi montrĂ© des modifications de la mĂ©thylation de lâADN au niveau de la mĂȘme voie biologique Hippo. Dix gĂšnes ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s en commun chez lâHomme et le rat (APC2, GDF6, LLGL1, TCF7L1, BMP7, BMP6, FGF12, PRKACA, GNG7, GNB2). APC2 a Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ© comme dysmĂ©thylĂ© dans le sperme dâhommes ayant fumĂ© du tabac (Jenkins et al. 2017), ce qui suggĂšre que les modifications observĂ©es pour ce gĂšne sous lâeffet du cannabis ne sont pas spĂ©cifiques.
Parmi les multiples gĂšnes identifiĂ©s par leur Ă©tude, les auteurs ont ensuite sĂ©lectionnĂ© DLGAP2 pour une analyse plus fine (Schrott et al. 2019). Ce gĂšne code une protĂ©ine membranaire situĂ©e sur les neurones postsynaptiques, impliquĂ©e dans la signalisation neuronale et l’organisation des synapses.
Il sâagissait donc dâun bon gĂšne candidat pour poursuivre les investigations. Les auteurs ont rĂ©alisĂ© une deuxiĂšme technique en utilisant les mĂȘmes prĂ©lĂšvements de spermatozoĂŻdes et ont confirmĂ© une hypo mĂ©thylation de 10 CpGs prĂ©sents dans un intron du gĂšne. LâĂ©tude de 28 Ă©chantillons de cerveaux issus dâinterruption volontaire de grossesse a montrĂ© une bonne corrĂ©lation entre le niveau de mĂ©thylation de cette rĂ©gion et lâexpression du gĂšne, suggĂ©rant un effet biologique de cette dysmĂ©thylation. Poursuivant leurs analyses Ă lâaide dâun modĂšle animal, les auteurs ont trouvĂ© quâune autre rĂ©gion du gĂšne DLGAP2 Ă©tait hypomĂ©thylĂ©e dans les spermatozoĂŻdes de rats exposĂ©s au cannabis.
Une CpG de cette rĂ©gion a Ă©tĂ© Ă©galement retrouvĂ©e comme hypomĂ©thylĂ©e dans le nucleus accumbens de la progĂ©niture de ces rats. En revanche, dans lâhippocampe, une seule CpG de cette rĂ©gion Ă©tait retrouvĂ©e comme dĂ©mĂ©thylĂ©e dans la progĂ©niture bien que nâapparaissant pas dans la liste de celles hypomĂ©thylĂ©es dans les spermatozoĂŻdes du gĂ©niteur.
Une autre Ă©tude sâest intĂ©ressĂ©e aux diffĂ©rences de mĂ©thylation de lâADN dans les spermatozoĂŻdes de pĂšres ayant eu ou non des enfants autistes (Garrido et al. 2021). La comparaison de ces deux groupes de 13 pĂšres chacun ont montrĂ© des diffĂ©rences demĂ©thylationdans des gĂšnes connus pour ĂȘtre associĂ©s Ă lâautisme dont ce mĂȘme gĂšne DLGAP2.
La mĂ©thylation de lâADN est stable en raison de la prĂ©sence de mĂ©thyltransfĂ©rases qui maintiennent ces marques Ă©pigĂ©nĂ©tiques au cours des divisions cellulaires. Cependant, arrĂȘter le cannabis diminuerait progressivement certaines diffĂ©rences Ă©pigĂ©nĂ©tiques constatĂ©es au niveau du sperme suggĂ©rant une rĂ©versibilitĂ© au moins partielle.
Ainsi, certaines modifications de mĂ©thylation Ă©taient attĂ©nuĂ©es aprĂšs 11 semaines dâarrĂȘt du cannabis soit un cycle de spermatogĂ©nĂšse (Schrott et al. 2021). Toutefois, certaines anomalies persistaient voire apparaissaient aprĂšs la pĂ©riode sans cannabis.
En outre, lâĂ©tude dâun modĂšle animal a Ă©galement montrĂ© que des anomalies Ă©pigĂ©nĂ©tiques pouvaient potentiellement se transmettre sur plusieurs gĂ©nĂ©rations : les modifications de mĂ©thylation dans le gĂšne PXYLP1 ont ainsi Ă©tĂ© retrouvĂ©es Ă la fois dans le sperme des rats mĂąles exposĂ©s au cannabis et dans celui de leurs descendants nâayant jamais Ă©tĂ© exposĂ©s Ă cette drogue (Schrott et al. 2022).
Ces Ă©tudes prĂ©liminaires portent sur de faibles Ă©chantillons et proviennent du travail dâune seule Ă©quipe basĂ©e Ă lâUniversitĂ© Duke (Durham â USA). Il est donc nĂ©cessaire de rĂ©pliquer de maniĂšre indĂ©pendante ces rĂ©sultats pour les confirmer et obtenir des conclusions scientifiques fiables.
Cependant, ces résultats suggÚrent que la consommation de cannabis chez les futurs pÚres peut entrainer des conséquences néfastes pour sa future descendance, en particulier pour le neurodéveloppement. Consommer du cannabis ne serait donc plus une prise de risque individuelle mais familiale, ce qui invite à la prudence et devrait conduire à informer la population de ces effets potentiels.
Le principe de prĂ©caution voudrait que les consommateurs masculins soient incitĂ©s, au mĂȘme titre que les femmes, Ă arrĂȘter le cannabis plusieurs mois avant un projet de grossesse pour prĂ©server l’Ă©pigĂ©nome de leurs spermatozoĂŻdes. PrĂ©caution dâautant plus nĂ©cessaire que le cannabis a un effet nĂ©gatif sur la fertilitĂ© masculine (Hamed, Ekundina, and Akhigbe 2023).
Références
Corsi, Daniel J., Jessy Donelle, Ewa Sucha, Steven Hawken, Helen Hsu, Darine El-ChaĂąr, Lise Bisnaire, Deshayne Fell, Shi Wu Wen, and Mark Walker. 2020. âMaternal Cannabis Use in Pregnancy and Child Neurodevelopmental Outcomesâ. Nature Medicine 26 (10): 1536â40. https://doi.org/10.1038/s41591-020-1002-5.
Day, Jonathan, Soham Savani, Benjamin D Krempley, Matthew Nguyen, and Joanna B Kitlinska. 2016. âInfluence of Paternal Preconception Exposures on Their Offspring: Through Epigenetics to Phenotypeâ. American Journal of Stem Cells 5 (1): 11â18.
Garrido, NicolĂĄs, Fabio Cruz, Rocio Rivera Egea, Carlos Simon, Ingrid Sadler-Riggleman, Daniel Beck, Eric Nilsson, Millissia Ben Maamar, and Michael K. Skinner. 2021. âSperm DNA Methylation Epimutation Biomarker for Paternal Offspring Autism Susceptibilityâ. Clinical Epigenetics 13 (1): 6. https://doi.org/10.1186/s13148-020-00995-2.
Hamed, Moses Agbomhere, Victor Olukayode Ekundina, and Roland Eghoghosoa Akhigbe. 2023. âPsychoactive Drugs and Male Fertility: Impacts and Mechanismsâ. Reproductive Biology and Endocrinology: RB&E 21 (1): 69. https://doi.org/10.1186/s12958-023-01098-2.
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Schrott, Rose, Jennifer L. Modliszewski, Andrew B. Hawkey, Carole Grenier, Zade Holloway, Janequia Evans, Erica Pippen, David L. Corcoran, Edward D. Levin, and Susan K. Murphy. 2022. âSperm DNA Methylation Alterations from Cannabis Extract Exposure Are Evident in Offspringâ. Epigenetics & Chromatin 15 (September): 33. https://doi.org/10.1186/s13072-022-00466-3.
Schrott, Rose, Susan K Murphy, Jennifer L Modliszewski, Dillon E King, Bendu Hill, Nilda Itchon-Ramos, Douglas Raburn, et al. 2021. âRefraining from Use Diminishes Cannabis-Associated Epigenetic Changes in Human Spermâ. Environmental Epigenetics 7 (1): dvab009. https://doi.org/10.1093/eep/dvab009.
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Tang, Walfred W.C., Sabine Dietmann, Naoko Irie, Harry G. Leitch, Vasileios I. Floros, Charles R. Bradshaw, Jamie A. Hackett, Patrick F. Chinnery, and M. Azim Surani. 2015. âA Unique Gene Regulatory Network Resets the Human Germline Epigenome for Developmentâ. Cell 161 (6): 1453â67. https://doi.org/10.1016/j.cell.2015.04.053.
Retour au bon sens, en appliquant la loi
Emmanuel Le Taillandier
Il est grand temps de revenir Ă des vĂ©ritĂ©s simples et Ă des constats de bon sens. Prenons par exemple le cas de la corruption dans un pays : pour que cela se rĂ©alise il est Ă©vident quâil faut ĂȘtre au moins deux : le corrupteur et le corrompu. Câest Ă©lĂ©mentaire ! Ensuite on peut dĂ©battre sur le degrĂ© de responsabilitĂ© de lâun et de lâautre. Le droit du commerce international sanctionne surtout le corrupteur quand des marchĂ©s sont passĂ©s de façon dĂ©loyale. Mais le corrompu sâest-il laissĂ© corrompre ? Ou a-t-il exercĂ© un chantage sur le corrupteur prĂ©sumĂ© en lui faisant comprendre quâil fallait passer par le « bakchich » sâil voulait avoir quelque chance de travailler dans le pays ? Dans ce cas la responsabilitĂ© est partagĂ©e.
Dans le mĂȘme ordre dâidĂ©es un dĂ©bat vient enfin de sâouvrir en ce qui concerne le trafic de drogue. Pour que cela marche, lĂ aussi il faut ĂȘtre deux : le trafiquant, nommĂ© aussi « dealer » et son client, le consommateur qui accepte de le payer, contribuant ainsi sciemment au blanchiment dâargent. Dans ce cas Ă©galement, un dĂ©bat peut sâouvrir sur le degrĂ© de responsabilitĂ© de lâun et de lâautre. En effet le consommateur peut ĂȘtre, selon le jargon utilisĂ©, « rĂ©crĂ©atif » (sic !) ou « problĂ©matique ». On appelle consommateur problĂ©matique -le terme est Ă©lĂ©gant- une personne affectĂ©e par lâaddiction Ă une drogue et qui ne peut plus sâen passer ; Ă moins dâen ĂȘtre sevrĂ©e. Le degrĂ© de responsabilitĂ© du consommateur « problĂ©matique » nâest pas le mĂȘme que celui du consommateur dit « rĂ©crĂ©atif », mĂȘme si au dĂ©part sa consommation Ă©tait « rĂ©crĂ©ative ». Il est Ă©vident nĂ©anmoins que la responsabilitĂ© est partagĂ©e, voire mĂȘme renforcĂ©e par des tiers qui prĂ©tendent vouloir le bien de tous ou par des lobbys dont lâefficacitĂ© nâest plus Ă dĂ©montrer.
Ceci dit, quand un Ministre de lâintĂ©rieur, quelle que soit sa couleur politique, rappelle publiquement Ă NĂźmes aprĂšs deux assassinats de jeunes que « « sâil nây avait pas consommation, il nây aurait pas dâoffres et donc pas de trafiquants », il ne fait quâĂ©noncer une vĂ©ritĂ© simple et un constat de bon sens qui devraient faire lâunanimitĂ©. Or ses propos font scandale auprĂšs de certains. Pourtant il ne fait que formuler autrement ce quâĂ©crivait le 24 aoĂ»t dernier le Directeur adjoint des rĂ©dactions dâun grand journal populaire « Le Parisien » dans son Ă©ditorial sur « Un monde parallĂšle » :
« Un monde parallÚle dont les consommateurs de cannabis, de cocaïne ou de
drogues de synthĂšse font mine dâignorer lâexistence â car, si on peut souligner lâĂ©chec de dĂ©cennies de politiques de sĂ©curitĂ© et dĂ©battre des avantages et inconvĂ©nients dâune lĂ©galisation des drogues « douces », on ne peut passer sous silence la responsabilitĂ© des acheteurs qui entretiennent le trafic. Un monde pourtant si proche : NĂźmes, Marseille, Besançon, Bobigny, Grenoble, Avignon⊠»
Nous insistons sur ce point car il est contestĂ© par nombre de ceux-lĂ mĂȘmes qui ont en charge le respect de la lĂ©gislation relative au trafic de drogues. Nous nommons le Syndicat de la magistrature et nous sursautons quand nous entendons sur France INFO (26/06/2023) que ce syndicat fait partie dâun collectif qui a lancĂ© une pĂ©tition demandant la suppression des sanctions pĂ©nales pour l’usage de drogues. « On veut faire croire que pour lutter contre les trafics, il faut s’attaquer aux consommateurs« , dĂ©plore ce groupe de professionnels chargĂ©s dâappliquer les lois.
Ce procĂšs dâintention est dĂ©libĂ©rĂ©ment maintenu dans le flou pour Ă©viter toute sanction professionnelle : « On » veut faire croire, disent-ils. Qui est donc ce « On » quâils ne savent pas dĂ©signer ? Qui donc cherche à « faire croire » quâon « sâattaque aux consommateurs » ? Qui donc est de mauvaise foi ? Quel serait lâintĂ©rĂȘt de ceux qui chercheraient à « faire croire » ? Pourquoi en voudrait-on aux consommateurs dans une sociĂ©tĂ© rĂ©putĂ©e libĂ©rale ?
La Loi et lâĂtat de droit ne sâattaquent Ă personne : au contraire « on »cherche Ă protĂ©ger la jeunesse, Ă protĂ©ger les habitants des citĂ©s et des quartiers, on cherche Ă Ă©viter des assassinats, des guerres entre bandes rivales. Câest ce quâa rappelĂ© la SecrĂ©taire dâĂtat Ă la Ville le 25 aoĂ»t dernier sur BFM TV : « Je suis absolument contre la lĂ©galisation du cannabis ». Elle est sans nuances ;est-ce cela « sâattaquer aux consommateurs » ?
Ne prenons pas parti pour ou contre un ministre ou une SecrĂ©taire dâĂtat en fonction de son Ă©tiquette politique, mais attaquons-nous Ă ceux qui attentent Ă la SantĂ© Publique, estimant que câest notre devoir, sur la base de donnĂ©es scientifiquement et mĂ©dicalement dĂ©montrĂ©es.
En vulgarisant ces donnĂ©es et ces arguments nous espĂ©rons que les magistrats syndicalistes prendront le temps de nous lireâŠet, surtout, quâils nâauront plus Ă condamner de jeunes assassins.
Extraits de lâarticle : « Cinq ans de lĂ©galisation du cannabis au Canada ; quel bilan ? » De la revue Newsweed (revue qui milite depuis 2015, pour la lĂ©galisation du cannabis)
« La lĂ©galisation du cannabis au Canada fĂȘte ses 5 ans. Elle nâest pas remise en question par lâĂtat fĂ©dĂ©ral mais amĂšne son lot dâinquiĂ©tudes pour les entreprises qui y prennent part et de nouveaux enjeux de santĂ© et de sociĂ©tĂ©. Quel est le bilan de ces 5 annĂ©es de cannabis lĂ©gal »
« Assez mĂ©caniquement, le nombre dâaffaires judiciaires liĂ©es au cannabis a diminuĂ© de 73% pour les femmes et de 83% pour les hommes. Les infractions liĂ©es au cannabis signalĂ©es par la police sont passĂ©es de 99 pour 100 000 habitants en 2018, annĂ©e de la lĂ©galisation, Ă 28 pour 100 000 habitants cinq ans plus tard ».                                                                                                        Â
«  Si la lĂ©galisation du cannabis a ouvert de nouvelles portes aux consommateurs rĂ©crĂ©atifs, elle a Ă©galement soulevĂ© des prĂ©occupations en matiĂšre de santĂ©. Une Ă©tude menĂ©e en Ontario et en Alberta a fait Ă©tat dâune augmentation inquiĂ©tante de 20% des cas dâintoxication et de troubles dâusage liĂ©s au cannabis. Une autre Ă©tude menĂ©e en Ontario a rĂ©vĂ©lĂ© que le nombre dâadmissions aux urgences avait Ă©tĂ© multipliĂ© par treize en raison du syndrome dâhyperĂ©mĂšse cannabinoĂŻde, souvent dĂ» Ă des consommations importantes et rĂ©pĂ©tĂ©es.                        Â
Le nombre de femmes enceintes exposant leur fĆtus au cannabis pendant la grossesse a doublĂ©, et les visites Ă lâhĂŽpital pour des enfants ayant ingĂ©rĂ© du cannabis ont triplĂ©. En outre, lâincidence des victimes dâaccidents de voiture ayant du THC dans le sang a doublĂ©, passant de 3,8% Ă 8,5%                                           Â
Le gouvernement fĂ©dĂ©ral du Canada est le principal bĂ©nĂ©ficiaire de la lĂ©galisation du cannabis. Lâindustrie lĂ©gale du cannabis a contribuĂ© Ă hauteur de 30 milliards dâeuros au produit intĂ©rieur brut du Canada depuis la lĂ©galisation, le marchĂ© rĂ©crĂ©atif Ă©voluant autour des 3 milliards dâeuros annuels. NĂ©anmoins, les entreprises du cannabis peinent Ă ĂȘtre rentables. Seuls 20% environ des cultivateurs de cannabis auraient actuellement des flux de trĂ©sorerie positifs, ce qui tĂ©moigne des difficultĂ©s Ă©conomiques du secteur ».
Remarques exprimées par le Pr. Jean Costentin :
Ce bilan, pour le moins nĂ©gatif, fait lâimpasse sur beaucoup de points importants.  exit : les troubles psychiatriques, la toxicitĂ© physique (supĂ©rieure Ă celle du tabac), la crĂ©tinisation, la baisse du Quotient Intellectuel, la dĂ©motivation, lâaboulie, le « jâmenfoutisme », les effets Ă©pigĂ©nĂ©tiques que le consommateur peut transmettre Ă sa progĂ©niture (malformations, autisme, schizophrĂ©nie, vulnĂ©rabilitĂ© aux toxicomanies, retard du dĂ©veloppement psychomoteur, vulnĂ©rabilitĂ© Ă lâanxiĂ©tĂ©, aux troubles dĂ©pressifs, aux dĂ©ficits cognitifs, Ă certains cancers. Sâagissant des 30 milliards dâaugmentation du PIB, dont 3 pour le marchĂ© « rĂ©crĂ©atif », dâoĂč viennent les 27 autres ? Confusion du chanvre textile et de ses graines, avec le chanvre indien ?
COMMUNIQUĂ de lâAcadĂ©mie nationale de mĂ©decine, (octobre 2023)
La lĂ©galisation delâusage « rĂ©crĂ©atif » du cannabis serait une grave erreur sanitaire.
Dans un prĂ©cĂ©dent communiquĂ©, les AcadĂ©mies de mĂ©decine et de pharmacie sâĂ©taient Ă©mues dâune consultation citoyenne portant sur le « cannabis rĂ©crĂ©atif » aux items orientĂ©s (1). Cette dĂ©marche sâinscrivait dans un mouvement idĂ©ologique visant Ă adouber au prĂ©alable un usage mĂ©dical afin de donner Ă cette drogue des lettres de noblesse « thĂ©rapeutiques ».
Or, comme il vient dâĂȘtre rappelĂ© dans une mĂ©ta-analyse rĂ©cente : « La plupart des rĂ©sultats associĂ©s aux cannabinoĂŻdes ne sont Ă©tayĂ©s que par des preuves faibles (Ă©tudes observationnelles), avec une certitude faible Ă trĂšs faible (essais contrĂŽlĂ©s randomisĂ©s) ou qui ne sont pas significatifs (Ă©tudes observationnelles, essai contrĂŽlĂ©s randomisĂ©s) » (2).
En revanche, la toxicitĂ© du principal constituant psychotrope de la drogue, le tĂ©trahydrocannabinol (THC) est parfaitement Ă©tablie : toxicitĂ© physique supĂ©rieure Ă celle du tabac (cancers, infarctus, troubles du rythme cardiaque, AVC, artĂ©rites…), toxicitĂ© psychique (troubles cognitifs et anxiodĂ©pressifs, syndrome amotivationnel, dĂ©sinhibition, induction ou aggravation de la schizophrĂ©nieâŠ), effets sur la grossesse et sur la descendance, modifications Ă©pigĂ©nĂ©tiques (3, 4).
Il est aussi un inducteur de violences familiales, professionnelles, routiĂšres (avec 605 morts en 2021). La multiplication par 6 en 25 ans du taux de THC dans sa rĂ©sine, augmente son pouvoir addictif et, partant, le recrutement des sujets qui en deviennent dĂ©pendants aprĂšs lâavoir expĂ©rimentĂ© ; ce qui exacerbe aussi sa toxicitĂ© physique et psychique ; on est trĂšs loin de la « drogue douce » longtemps prĂ©sentĂ©e (5).
Ceci explique le nombre croissant et la gravitĂ© de ses effets indĂ©sirables et toxiques, tout particuliĂšrement chez les plus vulnĂ©rables, les adolescents et les jeunes adultes. Son « usage problĂ©matique », dĂšs lâĂąge de 17 ans a progressĂ©, Ă©tant de 18 % en 2011 et de 25 % en 2017 (5). Plusieurs Ă©tudes ont confirmĂ© ses effets dĂ©lĂ©tĂšres sur la maturation cĂ©rĂ©brale, laquelle ne sâachĂšve que vers 25 ans.
Elles montrent que lâusage du THC sâaccompagne dâune dĂ©pendance et dâune baisse du quotient intellectuel, dâautant plus marquĂ©es que sa consommation est plus frĂ©quente et prĂ©coce. Chez la femme enceinte, alors que la consommation dâalcool et de tabac a rĂ©gressĂ©, celle du cannabis a progressĂ© dâune façon prĂ©occupante.
Ses effets dĂ©lĂ©tĂšres ne se limitent pas Ă lâusager, ils affectent aussi sa descendance. ConsommĂ© pendant la grossesse, il agit au niveau du placenta (modifiant lâexpression de certains gĂšnes), avec des consĂ©quences sur le fĆtus (altĂ©rant son dĂ©veloppement), mais Ă©galement sur le nouveau-nĂ© (prĂ©maturitĂ©, petit poids de naissance, risques dâadmission en soins intensifsâŠ) et sur le nourrisson (risque accru de mort subite).
Sa consommation par un futur pĂšre, peut avoir des consĂ©quences sur le fĆtus quâil engendrerait, qui pourraient aboutir Ă des troubles du spectre de lâautisme, des troubles psychotiques et intellectuels (6).Alors que la lutte visant Ă rĂ©duire les terribles mĂ©faits sanitaires du tabac et de lâalcool nâest que de peu dâeffets, ce serait une faute grave de lĂ©galiser une source dâaddiction supplĂ©mentaire, alors que le PrĂ©sident de la RĂ©publique a fixĂ© commeobjectif lâavĂšnement dâune gĂ©nĂ©ration « zĂ©ro tabac » en 2032, le cannabis Ă©tant portĂ©sur les Ă©paules du tabac.
Dans les pays qui ont lĂ©galisĂ© son « usage rĂ©crĂ©atif », il a Ă©tĂ© montrĂ© que cettemesure ne rĂ©duit ni son usage, ni ses trafics (7). Quant aux hypothĂ©tiques recettesissues des taxes dâĂtat, pour le tabac et pour lâalcool, elles couvrent moins de lamoitiĂ© des dĂ©penses sanitaires liĂ©es Ă leur consommation.Aux Ătats-Unis, oĂč plus de 30 Ă©tats ont lĂ©galisĂ© son usage, les derniĂšres donnĂ©es duNational Institute on Drug Abuse montrent que les consommations de cannabis ontatteint en 2022 des sommets historiques, chez les adultes en Ăąge de procrĂ©er (tantpour la tranche des 31 Ă 50 ans, que chez les jeunes adultes ĂągĂ©s de 19 Ă 30 ans),chez lesquels les consommations ont considĂ©rablement augmentĂ© et ce dâune façoncontinue, au cours de ces 5 derniĂšres annĂ©es (7).
Dans des Ă©tudes antĂ©rieures, ilavait Ă©tĂ© mis en Ă©vidence que la consommation de la drogue Ă©tait plus Ă©levĂ©e dansles Etats qui avaient lĂ©galisĂ© lâusage rĂ©crĂ©atif, comparativement aux autres.Ainsi, par mĂ©connaissance de tous ses effets dĂ©lĂ©tĂšres, la lĂ©galisation de « lâusagerĂ©crĂ©atif » du cannabis constituerait une grave erreur sanitaire.
1-CommuniquĂ© bi-acadĂ©mique du 07 avril 2021.2- Solmi M, De Toffol M, Kim JY, Choi MJ, Stubbs B, Thompson T et al. Balancingrisks and benefits of cannabis use: umbrella review of meta-analyses of randomized controlled trials and observational studies. BMJ. 2023 Aug30;382:e072348. doi:10.1136/bmj-2022-072348.3- Cotier P, Mayer C, Etting I, Lorin de la Grandmaison G, Alvarez JC. Evaluation ofthe cardiovascular risk induced by cannabis use from a series of 43 autopsy cases.Int J Legal Med 2023 ;137 :1725-1733. doi: 10.1007/s00414-023-03079-x.4-Costentin J. Les effets Ă©pigĂ©nĂ©tiques du cannabis/tĂ©trahydrocannabinol. Bull AcadNatl Med 2020 ; 204 : 570-576. doi.org/10.1016/j.banm.2020.04.004.5- GoullĂ© JP, Guerbet M. Lâusage rĂ©crĂ©atif du cannabis : des effets aux mĂ©faits.DonnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques. Bull Acad Natl Med 2020 ;204 : 543-550.doi :10.1016/j.banm.2020.04.001.6- Lo JO, Hedges JC, Metz TD. Cannabis Use and Perinatal Health Research.JAMA. 2023; Aug 17. doi: 10.1001/jama.2023.14697.7- Marijuana and hallucinogen use, binge drinking reached historic highs amongadults 35 to 50. National Institute on Drug Abuse website.https://nida.nih.gov/news-events/news-releases/2023/08/marijuana-and hallucinogen-use-binge-drinking-reached-historic-highs-among-adults-35-to-50August 17, 2023 Accessed September 1, 2023.
Lâappareil cardio-vasculaire nâaime pas le cannabis
              On savait la responsabilitĂ© du cannabis fumĂ© (avec son oxyde de carbone et son THC) dans la survenue dâinfarctus du myocarde (3iĂšme cause), dans celle dâaccidents vasculaires cĂ©rĂ©braux ischĂ©miques chez des sujets jeunes, dans celle dâartĂ©rites des membres infĂ©rieurs. VoilĂ quâon lui dĂ©crit maintenant une responsabilitĂ© dans le dĂ©veloppement dâinsuffisances cardiaques.
LâĂ©tude qui le montre a portĂ© sur 157 000 sujets ayant un Ăąge moyen de 54 ans (61% de femmes). Ils ont Ă©tĂ© suivis pendant 4 ans. Au cours de cette pĂ©riode dâobservation, 2960, soit 2% dâentre eux, ont prĂ©sentĂ© une insuffisance cardiaque. AprĂšs miseen relation de cette cardiopathieavec la consommation quotidienne de cannabis, il a Ă©tĂ© constatĂ© que cettederniĂšre Ă©tait Ă lâorigine dâun risque accru de 34% de dĂ©velopper une insuffisance cardiaque, relativement Ă ceux qui nâen consommaient pas.
Ref. :American Heart Association (AHA) Scientific session 2023,Yakubau Bene-Alhusan et coll. Daily marijuana use is associated with incident heart failure. âAll of usâ Research Program Nov. 13, 2023
ZERO TABAC AU ROYAUME-UNI ?
Lâancienne colonie inspire lâancienne mĂ©tropole. Un an aprĂšs que la Nouvelle-ZĂ©lande a adoptĂ© un plan pour une gĂ©nĂ©ration sans tabac, le Premier Ministre britannique Rishi Sunak a annoncĂ©, ce mercredi 4 octobre lors du congrĂšs du Parti conservateur Ă Manchester, vouloir adopter une stratĂ©gie similaire. Le plan consiste Ă relever dâun an chaque annĂ©e lâĂąge lĂ©gal pour acheter du tabac, actuellement fixĂ© Ă 18 ans au Royaume-Uni.
Ainsi, toutes les personnes nĂ©es Ă partir dâune certaine date, fixĂ©e au 1er janvier 2009 en Nouvelle-ZĂ©lande, ne pourraient jamais acheter lĂ©galement du tabac, tandis que ceux nĂ©s avant cette date conserveraient cette possibilitĂ©.
« Nous devons essayer dâempĂȘcher les adolescents de commencer Ă fumer » sâest justifiĂ© le chef du gouvernement britannique, qui a rappelĂ© que « que quatre fumeurs sur cinq ont commencĂ© avant dâavoir 20 ans ». « Aucun dâentre nous, mĂȘme ceux qui fument, ne voulons voir nos enfants devenir fumeurs et ce changement sauvera plus de vies que nâimporte quelle autre dĂ©cision que nous pourrions prendre ». Le leader conservateur a dĂ©fendu lâidĂ©e dâune ligne mĂ©diane entre statu quoet prohibition totale du tabac. « Le tabagisme ne sera pas criminalisĂ© et notre approche progressive signifie que toute personne qui peut lĂ©galement acheter des cigarettes aujourdâhui ne sera pas empĂȘchĂ© de le faire Ă lâavenir » a expliquĂ© le Premier Ministre.
Les blagounettes de la LXXXVIII
Quand mes amis me manquent, je fais comme pour les Ă©chalotes… je les fais revenir avec du vin blanc.
Tu es la levure de ma vie ! C’est-Ă -dire ?âTu me gonfles !
Ils passent leur journĂ©e Ă dormir, tu ne les vois qu’aux heures des repas. En fait, la seule diffĂ©rence entre un chat et un ado, c’est que le chat ne boit que du lait.
J’ai fait un test de QI, je suis rassurĂ© : il est nĂ©gatif.
Le gendarme : « Bonsoir, vous avez bu ? « Non » « Soufflez ! » « OĂč est le gĂąteau ? »
Je viens de lire un bouquin sur les mĂ©faits de l’alcool, ça fait peur. Ă partir d’aujourd’hui, j’arrĂȘte de lire.
Les gens disent que boire du lait rend plus fort. Buvez 5 verres de lait et essayez de déplacer un mur, vous ne pouvez pas. Maintenant, buvez 5 verres de whisky. Le mur bouge tout seul.
Je bois tellement que si j’Ă©tais un super hĂ©ros, on m’appellerait Barman.
Deux hommes discutent dans un café :
« J’ai lu dans le journal qu’un homme a tuĂ© sa femme le lendemain de sa nuit de noces ».L’autre rĂ©pond « Parfois, la nuit porte conseil »
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