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juillet 2025

Au coeur d’un laboratoire qui traque les faux médicaments

samedi 12 juillet 2025

« Si je vous l’injecte, vous mourez assez rapidement »: impossible pourtant, à l’œil nu, de distinguer ce faux médicament de l’authentique. A Tours, au laboratoire central d’analyse des contrefaçons de Sanofi, les échantillons suspects sont passés au crible.

GUILLAUME SOUVANT – AFP/Archives

« Si je vous l’injecte, vous mourez assez rapidement »: impossible pourtant, à l’œil nu, de distinguer ce faux médicament de l’authentique. A Tours, au laboratoire central d’analyse des contrefaçons de Sanofi, les échantillons suspects sont passés au crible.

« Il faut continuer la lutte » contre la falsification de médicaments, un fléau mondial « devenu …..

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Quand le cannabis empêche les jeunes de dormir

Fumer du cannabis pour faciliter lʹendormissement serait une mauvaise idée.

En effet, une étude menée sur le milieu estudiantin français révèle que les insomnies seraient deux fois plus fréquentes chez les personnes qui fument tous les jours.

Ecoutez la présentation en cliquant ICI

Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, 

Alors, si vous avez choisi d’arrêter de boire de l’alcool, même temporairement, sachez que vous en percevrez presque instantanément les bienfaits. La consommation régulière d’alcool peut être nocive pour vos organes, mais aussi pour votre peau. Même si « les scientifiques continuent d’étudier les effets biologiques de l’alcool sur le corps et la peau, de plus en plus de recherches récentes montrent que moins, on boit, mieux, on se porte », explique Melanie Palm, dermatologue certifiée, au magazine Women’sHealth. Alors, si vous avez décidé d’arrêter de boire, voici ce que vous pourriez observer. « La première chose que vous remarquerez sur votre peau après avoir arrêté de boire, c’est une meilleure hydratation », explique le Dr Anetta Reszko, dermatologue et chirurgienne dermatologue. « Votre peau paraîtra (et sera) plus rebondie, car l’alcool ne chasse plus l’eau de votre corps. Vous remarquerez également une diminution des poches, généralement dues à l’alcool qui affecte le système lymphatique », confie de son côté le Dr Palm. Après deux à quatre semaines de sobriété, la plupart des gens commenceront à constater une diminution générale de l’inflammation et des maladies de peau comme l’eczéma ou le psoriasis. Après quelques mois, « les vaisseaux sanguins dilatés et les rougeurs chroniques commencent à disparaître », note le Dr Reszko. Après 1 an, vous apercevrez une nette amélioration de l’élasticité et de la qualité générale de votre peau.

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Une augmentation des incidents liés au protoxyde d’azote

Depuis quelques années, les professionnels de santé font régulièrement remonter des informations sur des incidents liés à la consommation de protoxyde d’azote non-médical.

Ces incidents concernent notamment des complications thromboemboliques (principalement veineuse, notamment EP, TVP thrombophlébite cérébrale mais aussi artériels, AVC, SCA, …) La plupart des personnes concernées par ces incidents sont jeunes, dont plus de la moitié sans facteurs de risques associés.

Face à cela, il est important que les professionnels du soins puissent identifier un incident lié au protoxyde d’azote. Pour mieux les informer, l’association française des centres d’addictovigilance  publient le bulletin Complications thromboemboliques associées au protoxyde d’azote non médical.

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La Hongrie intensifie sa guerre contre la drogue

 9 juillet 2025

By La Rédaction

Hongrie et guerre à la drogue

Sous la houlette du Premier ministre Viktor Orbán, le gouvernement hongrois a lancé une vaste campagne de répression présentée comme une croisade morale visant à protéger la jeunesse du pays.

En mars 2025, le gouvernement a ainsi annoncé une campagne nationale de lutte contre la drogue assortie d’une politique de tolérance zéro, suivie en avril d’un amendement constitutionnel déclarant : « La production, la consommation, la distribution et la promotion de drogues sont interdits en Hongrie. ».

De la réduction des risques à l’hostilité

Alcool et nicotine : un même circuit cérébral à l’origine de la récompense et de l’anxiété

09 juillet 2025

Résultats scientifiques Neuroscience, cognition

Pourquoi certaines drogues renforcent-elles le comportement de consommation tout en induisant de l’anxiété ? Dans un article publié dans la revue Nature Communications, des scientifiques mettent en lumière un mécanisme surprenant qui permet de comprendre ce paradoxe. En étudiant les effets de la nicotine et de l’alcool sur le cerveau de la souris, ils ont identifié un circuit cérébral qui lie directement le renforcement et le malaise émotionnel.

Un mécanisme qui lie renforcement et anxiété

Des travaux antérieurs avaient déjà permis de montrer que la nicotine inhibe spécifiquement une sous-population de neurones à dopamine dans une région du cerveau appelée aire tegmentale ventrale (VTA) connue pour jouer un rôle central dans le circuit de la récompense. Ces neurones qui projettent vers l’amygdale, une région impliquée dans la régulation des émotions, sont associés à l’anxiété. Mais le mécanisme de leur inhibition restait mal compris. 

Dans cette étude publiée dans Nature Communications, des scientifiques montrent que cette inhibition résulte d’un effet en cascade. Lorsqu’un autre groupe de neurones dopaminergiques de la VTA qui projettent vers le noyau accumbens (NAc), une région clé du circuit de la récompense, est activé par la nicotine ou l’alcool, il déclenche une boucle de rétrocontrôle qui inhibe les neurones de la VTA projetant vers l’amygdale et modulant l’anxiété.

Résultat : une même substance peut renforcer le comportement de consommation tout en déséquilibrant les circuits émotionnels qui régulent normalement l’anxiété.

Un circuit partagé par l’alcool et la nicotine

Les scientifiques ont également démontré que l’alcool engage le même circuit que la nicotine et que leurs effets s’additionnent. En utilisant l’optogénétique, une technique de pointe qui permet d’activer ou d’inhiber des neurones avec de la lumière, ils ont pu bloquer spécifiquement cette boucle de rétroaction. Cela empêche à la fois l’inhibition neuronale et l’apparition du comportement anxieux généralement observé après l’administration des drogues.

Cette découverte souligne un aspect méconnu du fonctionnement du cerveau : les mêmes réseaux qui codent la récompense peuvent, dans certaines conditions, générer des états émotionnels négatifs. En reliant directement ces deux dimensions, le circuit mis en évidence éclaire les mécanismes de l’addiction, en particulier la co-consommation fréquente de tabac et d’alcool. Au-delà de ces résultats fondamentaux, ces travaux ouvrent ainsi de nouvelles perspectives pour mieux comprendre comment le cerveau articule comportement de consommation et régulation émotionnelle, et comment cette dynamique peut devenir pathologique dans le contexte de l’usage répété de drogues.

© Fabio Marti

Figure : La nicotine et l’alcool activent une boucle de rétrocontrôle inhibitrice entre les circuits dopaminergiques de la récompense et de l’anxiété. La nicotine et l’alcool augmentent l’activité des neurones dopaminergiques projetant vers le noyau accumbens (DAVTA–NAc, en rouge), responsable de l’effet de récompense.

Cette activation déclenche un retour gabaergique vers la VTA, inhibant l’activité des neurones dopaminergiques ciblant l’amygdale (DAVTA–Amg, en bleu), ce qui induit de l’anxiété. DA : dopamine ; VTA : aire tegmentale ventrale ; NAc : noyau accumbens ; Amg : amygdale.

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Publicité pour l’alcool sur Internet :

« 80 % des moins de 17 ans déclarent en voir régulièrement »

Est-il légal de faire la promotion de l’alcool sur les réseaux sociaux ?

Franck Lecas : Oui. La loi n’interdit la publicité pour l’alcool qu’à la télévision, au cinéma et sur les sites Internet destinés spécifiquement aux mineurs. Ailleurs, elle est admise à condition que son contenu ne soit pas séduisant ou attractif, même de manière indirecte, en faisant référence au glamour, au luxe, au sport, à l’évasion et à la sexualité.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, les fabricants d’alcool ont trouvé de nouvelles opportunités pour promouvoir leurs marques et notamment en injectant leurs publicités dans le feed des internautes. C’est très efficace pour toucher les jeunes : 80 % des moins de 17 ans déclarent voir régulièrement de la publicité pour l’alcool sur Internet.

La présence des marques d’alcool sur les réseaux sociaux est-elle recensée ? F. L. : Oui, avec l’association Avenir santé nous avons un observatoire. Elle effectue également une veille sur les publications des influenceurs ayant plus de 10 000 abonnés. Plus de 11 300 contenus faisant la promotion de l’alcool ont été repérés entre juin 2021 et janvier 2024, émanant surtout de géants de la bière et des spiritueux (whisky, gin, etc.). Au total, 79 % des 15-21 ans déclarent voir des publicités pour l’alcool toutes les semaines sur les réseaux sociaux, principalement Instagram et TikTok. Il s’agit de la partie émergée de l’iceberg. Près de la moitié émanent d’influenceurs.

En quoi est-ce un problème ? F. L. : Parce que les jeunes ont un sentiment de proximité avec les influenceurs qu’ils suivent, ils s’y identifient. Voir des likes et des commentaires positifs sous leurs publications, c’est une forme de caution : cela normalise la consommation d’alcool et incite les followers à surévaluer les niveaux de consommation « acceptables ». D’autant que ces publications associent l’alcool avec des expériences positives, la fête, les vacances, le chic, des références humoristiques.

Plusieurs études ont démontré cet impact. Les influenceurs ont-ils le droit d’inciter à consommer de l’alcool ? F. L. : Non, qu’ils soient rémunérés par une marque ou pas. L’observatoire Avenir santé a intégré 483 influenceurs. Nous en avons contacté plus de 200 et 87 ont retiré leurs posts illégaux. 134 continuent à publier régulièrement des contenus sur l’alcool.

Ce qui nous a conduit à saisir la justice pour certains d’entre eux mais aussi les réseaux qui les hébergent qui sont responsables de ce qu’ils publient. Certains ont-ils été condamnés ? F. L. : Oui, plusieurs influenceurs dont Pierre Croce (4 millions d’abonnés), Ana Rvr (500 000 followers) et la plateforme Instagram à deux reprises.

En ce qui concerne les marques, de nombreuses grandes marques ont déjà été condamnées pour de la publicité illicite sur les réseaux : Ricard, Aperol (appel en cours), La Bête (Kronenbourg), Get 27, etc. Texte : Isabelle Verbaere

En savoir plus : https://www.phosphore.com/actu/publicite-pour-lalcool-sur-internet-80-des-moins-de-17-ans-declarent-en-voir-regulierement/

Le cannabis augmenterait les risques de maladie cardiovasculaire

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSEL’ingestion de THC pourrait avoir des effets cardiovasculaires.

Le THC, l’ingrédient actif de la marijuana, a des effets négatifs sur les artères, selon une nouvelle étude californienne. Cela pourrait augmenter le risque de crise cardiaque et d’AVC.

Mathieu PerreaultLa Presse

« Il est possible que le THC affecte les récepteurs cannabinoïdes sur des cellules des vaisseaux sanguins », dit Matt Springer, un biologiste spécialiste de médecine cardiovasculaire à l’Université de Californie à San Francisco, qui est l’auteur principal de l’étude publiée en mai dans la revue JAMA Cardiology.

Les cellules endothéliales sont responsables du tonus des vaisseaux sanguins. Chez les 55 participants de l’étude californienne, ce tonus était autant altéré chez ceux qui fumaient du cannabis et chez ceux qui mangeaient des bonbons de THC. Plus précisément, la dilatation de l’artère quand le flux sanguin augmentait était moins rapide que chez les participants qui ne fumaient ni ne mangeaient du THC.

Cette diminution de la « dilatation médiée par le flux » (FMD) est l’une des principales mesures de l’athérosclérose qu’entraîne le tabagisme. L’atteinte du FMD chez les fumeurs et les mangeurs de cannabis était semblable à ce qui survient chez les fumeurs de cigarettes, selon M. Springer.

Ces résultats sont « très surprenants », explique Carolyn Baglole, une chercheuse de l’Université McGill qui vient de publier deux études sur les impacts du vapotage de THC sur la santé. Elle note que l’impact direct du THC, par rapport à sa consommation par combustion ou par vapotage, a été peu étudié. La dernière publication importante à ce sujet qu’elle a retracée est une étude américano-suisse datant de 2009.

Les chercheurs de San Francisco ont aussi étudié deux autres variables cardiovasculaires : la production d’un composé chimique responsable de la dilatation des vaisseaux sanguins, l’oxyde nitrique (NO), et la vitesse à laquelle le sang se propage dans les artères.

Pour ce qui est du NO, les effets négatifs du THC ne se retrouvent que chez les fumeurs de cannabis, pas chez ceux qui mangent des bonbons de THC. Et il n’y a pas d’effet négatif du THC sur la vitesse du sang, contrairement à ce qui se voit chez les fumeurs de cigarettes.

Ils n’ont pas par ailleurs regardé l’effet des bonbons de CBD, une autre molécule du cannabis, sur la santé cardiovasculaire.

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Vente d’alcool aux mineurs : près de 90% des supermarchés toujours en faute

LINFO.RE – créé le 6.07.2025 à 06h51 – La rédaction

Chaque jour, des mineurs parviennent à acheter de l’alcool dans les grandes surfaces. Selon une association, cette pratique est pourtant strictement prohibée par la loi.

Istanbul : une trentaine de personnes meurent après avoir bu de l’alcool frelaté Dry January et ces boissons sans alcool qui nous font du bien !

Dans l’ouest de la France, une récente série de contrôles révèle une situation préoccupante. Malgré des campagnes de sensibilisation et un cadre légal clair, de nombreuses enseignes laissent encore passer des ventes interdites. L’association Addictions France tire la sonnette d’alarme, chiffres à l’appui.

Une infraction toujours largement répandue

Lors de tests menés à Nantes, Rennes et Angers en avril et mai derniers, 86 % des 90 supermarchés visités ont vendu de l’alcool à des mineurs. Leclerc, Carrefour, Lidl, Intermarché ou encore Monoprix sont concernés. L’étude montre une légère amélioration par rapport à 2021 (93 %), mais le constat est accablant. Selon Myriam Savy, porte-parole de l’association, l’accès à l’alcool reste aujourd’hui encore trop facile pour les jeunes. « Malgré l’interdiction formelle de vente d’alcool aux mineurs et l’engagement de l’État à mieux la faire respecter, l’accès à l’alcool reste en 2025 très aisé pour les mineurs », a-t-elle déploré, propos repris par Tf1 Info

Des vérifications presque inexistantes

Ces achats tests ont été réalisés en semaine, en plein jour, et dans des conditions d’affluence réduite. Seuls 8 % des magasins ont exigé une pièce d’identité, alors que la loi impose un contrôle systématique, sans se baser sur l’apparence. L’article L.3342-1 du Code de la santé publique est pourtant clair sur ce point. Certaines enseignes sont particulièrement défaillantes. C’est le cas notamment chez Monoprix, Auchan, ou dans la majorité des Carrefour visités où aucun refus n’a été enregistré.

Sanctions rares, sentiment d’impunité

En deux ans, les actions menées par Addictions France ont abouti à seulement 37 procédures judiciaires. Les premières audiences ne commenceront qu’en décembre 2025. Ce délai renforce la banalisation de l’infraction, selon l’association. Si la loi prévoit une amende de 7 500 euros pour les vendeurs en faute, les sanctions restent rares et peu dissuasives. L’association réclame des mesures plus fermes pour freiner ce phénomène persistant.

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