LINFO.RE – créé le 6.07.2025 à 06h51 – La rédaction

Chaque jour, des mineurs parviennent à acheter de l’alcool dans les grandes surfaces. Selon une association, cette pratique est pourtant strictement prohibée par la loi.
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Dans l’ouest de la France, une récente série de contrôles révèle une situation préoccupante. Malgré des campagnes de sensibilisation et un cadre légal clair, de nombreuses enseignes laissent encore passer des ventes interdites. L’association Addictions France tire la sonnette d’alarme, chiffres à l’appui.
Une infraction toujours largement répandue
Lors de tests menés à Nantes, Rennes et Angers en avril et mai derniers, 86 % des 90 supermarchés visités ont vendu de l’alcool à des mineurs. Leclerc, Carrefour, Lidl, Intermarché ou encore Monoprix sont concernés. L’étude montre une légère amélioration par rapport à 2021 (93 %), mais le constat est accablant. Selon Myriam Savy, porte-parole de l’association, l’accès à l’alcool reste aujourd’hui encore trop facile pour les jeunes. « Malgré l’interdiction formelle de vente d’alcool aux mineurs et l’engagement de l’État à mieux la faire respecter, l’accès à l’alcool reste en 2025 très aisé pour les mineurs », a-t-elle déploré, propos repris par Tf1 Info.
Des vérifications presque inexistantes
Ces achats tests ont été réalisés en semaine, en plein jour, et dans des conditions d’affluence réduite. Seuls 8 % des magasins ont exigé une pièce d’identité, alors que la loi impose un contrôle systématique, sans se baser sur l’apparence. L’article L.3342-1 du Code de la santé publique est pourtant clair sur ce point. Certaines enseignes sont particulièrement défaillantes. C’est le cas notamment chez Monoprix, Auchan, ou dans la majorité des Carrefour visités où aucun refus n’a été enregistré.
Sanctions rares, sentiment d’impunité
En deux ans, les actions menées par Addictions France ont abouti à seulement 37 procédures judiciaires. Les premières audiences ne commenceront qu’en décembre 2025. Ce délai renforce la banalisation de l’infraction, selon l’association. Si la loi prévoit une amende de 7 500 euros pour les vendeurs en faute, les sanctions restent rares et peu dissuasives. L’association réclame des mesures plus fermes pour freiner ce phénomène persistant.
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