L’ARS de Mayotte et l’Observatoire français des drogues, avec différents partenaires tels que la POPAM et le CHM viennent de rendre un rapport sur l’usage de la « chimique » sur l’île. Il s’intéresse aux molécules impliquées, à qui sont les personnes qui les consomment, et avec quels effets.
C’est un rapport d’ampleur que viennent de dévoiler l’Agence régionale de Santé (ARS) de Mayotte et l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, autour de la drogue de synthèse communément appelée la « chimique » sur l’île. Une drogue qui a fait bien des ravages depuis son apparition à Mayotte, dans les années 2010, avec un pic de consommation vers 2014-2015, notamment auprès des adolescents. De nombreuses hospitalisations liées à la chimique avaient été observées au CHM à cette période.
Depuis, l’usage de ces cannabinoïdes de synthèse semblent …..
D’après une enquête de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et Tendances addictives), les adolescents de Nouvelle-Aquitaine consomment davantage de drogues, d’alcool et de tabac que leurs camarades des autres régions. ICI fait le point ce vendredi.
Alcool, tabac, cannabis, poppers, MDMA, héroïne… D’après l’Observatoire Français des Drogues et Tendances addictives (OFDT), les jeunes de 17 ans Nouvelle-Aquitaine consomment davantage de drogues et de produits psychoactifs que les adolescents des autres régions. ICI fait le point ce vendredi sur ces consommations à risques.
Si la consommation de cannabis reste largement interdite en Europe, de plus en plus d’États optent pour une approche plus souple, privilégiant dépénalisation ou encadrement. Tour d’horizon des pays européens qui ont assoupli leur législation sur cette substance.
Le débat autour de la légalisation ou de la dépénalisation du cannabis prend une ampleur croissante en Europe. Tandis que certains pays franchissent le pas vers la légalisation, d’autres choisissent une voie médiane : la dépénalisation, qui consiste à ne plus sanctionner pénalement la détention ou la consommation de faibles quantités, tout en maintenant leur interdiction légale. Quels pays ont déjà dépénalisé le cannabis ? Et sous quelles conditions cette tolérance s’applique-t-elle ? Voici les principales réponses.
Quels sont les pays européens ayant dépénalisé le cannabis ?
Aujourd’hui, plusieurs pays de l’Union européenne ont choisi de dépénaliser partiellement ou totalement la consommation de cannabis. Cette dépénalisation ne signifie pas que la substance est légale, mais plutôt que sa possession pour usage personnel n’est plus passible de sanctions pénales dans certaines conditions. Ainsi, le Portugal a été pionnier en la matière dès 2001. Le pays a dépénalisé la possession personnelle de toutes les drogues, y compris le cannabis, à condition que les quantités détenues soient raisonnables.
En cas de contrôle, une amende ou une sanction administrative peut être infligée, mais aucune poursuite pénale n’est engagée. La République tchèque a également opté pour une approche plus tolérante : la possession de petites quantités de cannabis peut entraîner une amende administrative, sans peine de prison, sauf en cas de quantités importantes.
Aux Pays-Bas, la possession de cannabis reste théoriquement illégale, mais elle est tolérée jusqu’à 30 grammes pour usage personnel. En pratique, aucune poursuite n’est engagée, et les coffee shops sont autorisés à vendre sous conditions, bien que leur approvisionnement demeure juridiquement ambigu.
Depuis décembre 2023, les villes de Bréda et Tilbourg testent une légalisation encadrée de la production et de l’approvisionnement pour ces établissements. Enfin, d’autres pays comme la Suisse, le Danemark ou encore la Belgique ont mis en place des politiques de dépénalisation partielle, où la possession personnelle de cannabis entraîne généralement des amendes administratives ou des avertissements, sans poursuite pénale, tant que la consommation reste discrète et non problématique.
Quelle est la différence entre dépénalisation et légalisation ?
La distinction entre dépénalisation et légalisation est essentielle pour comprendre les politiques nationales. La dépénalisation ne rend pas une pratique légale, mais elle retire les sanctions pénales liées à un comportement jusqu’alors illégal. Cela signifie que le cannabis reste interdit, mais que la possession de petites quantités pour usage personnel n’est plus passible d’emprisonnement dans les pays concernés. Elle peut donner lieu à une amende, un rappel à la loi, ou être tout simplement ignorée, selon les contextes.
En revanche, la légalisation implique un changement de la loi elle-même, qui rend la consommation et la détention de cannabis légalement autorisées sous certaines conditions. C’est le cas de l’Allemagne, de Malte et du Luxembourg, les trois seuls pays européens à avoir franchi ce cap à ce jour. Ces pays ont mis en place des cadres stricts encadrant la possession, la culture ou la distribution du cannabis à des adultes majeurs. À noter que même dans ces États, la vente commerciale reste interdite, et la consommation est souvent limitée à la sphère privée ou à des clubs associatifs.
Quels pays pourraient suivre cette tendance à la dépénalisation ?
Plusieurs pays européens s’interrogent sur l’efficacité de leurs politiques répressives et envisagent d’adopter une approche plus pragmatique. La République tchèque, le Danemark et la Suisse sont actuellement en phase d’expérimentation législative, avec des projets de lois visant à encadrer la production, la distribution et la consommation de cannabis dans un cadre strictement contrôlé.
Dans des pays comme l’Espagne, l’Italie ou la Belgique, on observe une tolérance accrue dans les faits, notamment à travers les cannabis social clubs en Espagne ou la politique de non-poursuite en Belgique. Toutefois, aucune réforme formelle de dépénalisation ou de légalisation n’a encore été adoptée dans ces pays, ce qui crée une situation floue où la consommation est socialement tolérée, mais légalement interdite.
Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement global en Europe où l’on cherche à réduire les effets négatifs de la prohibition : surcharge des systèmes judiciaires, inefficacité de la lutte contre le marché noir, ou encore stigmatisation des usagers.
Vinci autoroutes alerte sur la consommation de protoxyde d’azote au volant
Les moins de 35 ans sont les principaux consommateurs de ce gaz hilarant, qui peut avoir des effets aussi dangereux que ceux de l’alcool ou du cannabis.lire plus tard80 commentairespartager
Une bouteille de protoxyde d’azote dans la rue. Photo d’illustration. (ALEXIS CHRISTIAEN / VOIX DU NORD / MAXPPP)
La Fondation Vinci autoroutes lance une campagne de prévention sur la consommation de protoxyde d’azote au volant, rapportent France Inter et franceinfo jeudi 23 octobre. L’observatoire dédié à la lutte contre l’insécurité routière publie une enquête Ipsos sur la consommation de ce gaz hilarant par les jeunes pour un usage récréatif.
Après inhalation, il provoque un effet euphorisant pendant environ une minute.
Les résultats de l’enquête, qui porte sur plus de 2 200 personnes, montrent que les moins de 35 ans sont les principaux consommateurs du protoxyde d’azote. Dans le détail, un jeune de moins de 35 ans sur dix a déjà consommé ce gaz lors d’une soirée entre amis, et parmi eux, un sur deux en a pris en conduisant.
Un danger négligé
On apprend aussi que 7% des moins de 35 ans ont déjà été passagers d’une voiture dont le conducteur avait pris du protoxyde d’azote.
En parallèle de ces chiffres, la Fondation Vinci autoroutes estime que le nombre d’accidents de la route « imputables au protoxyde d’azote » est en augmentation. S’ajoute à cela le fait qu’une part « non négligeable de Français, et notamment ceux de moins de 25 ans, ne mesure pas la dangerosité d’une conduite » sous l’emprise de ce gaz.
Ainsi, 10% des jeunes de 16 à 24 ans considèrent que prendre du protoxyde d’azote en conduisant n’est pas dangereux (9% pour les moins de 35 ans) et 11% pensent qu’être passager d’une voiture dont le conducteur a pris du protoxyde n’est pas non plus dangereux (11% également des moins de 35 ans).
« On n’est pas surpris, on voit qu’on était très loin du compte, c’est très alarmant », réagit sur franceinfo Guillaume Grzych, le président de l’association Protoside au CHU de Lille. « On voit de plus en plus de patients depuis quatre ou cinq ans dans les services hospitaliers avec des conséquences liées à l’usage chronique de protoxyde d’azote », confirme-t-il. Les « chiffres augmentent depuis des années, on tire des sonnettes d’alarme depuis un moment déjà », affirme le biologiste.
Des effets similaires à ceux « de l’alcool ou du cannabis »
Le problème, c’est que les effets de ce gaz peuvent être très dangereux. « Pendant une minute, on est euphorique« , détaille Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation Vinci autoroutes, auprès de France Inter. « Le reste des effets semble similaire à ce qu’on peut avoir avec de l’alcool ou du cannabis, mais les consommateurs n’en ont pas du tout conscience. » Elle rappelle que les effets peuvent être très longs après inhalation, et provoquer « des troubles neurologiques graves et des complications vasculaires« .
La consommation de protoxyde d’azote au volant est ce qui a tué le fils d’Amandine, Keny, en 2020. Il était passager d’une voiture dont le conducteur avait inhalé du gaz. Ce dernier « se croyait dans un avion » et a « percuté un arbre« . Elle milite désormais pour que la consommation de protoxyde d’azote au volant soit considérée comme une circonstance aggravante en cas d’accident. « Je suis en colère, je ne comprends pas […] qu’un produit aussi nocif, où on n’est plus du tout maître de son véhicule, puisse être autorisé.«
Ces bonbonnes de protoxydes d’azote se retrouvent « partout en France, même dans les plus petits villages », constate le président de l’association Protoside. « C’est très difficile à encadrer légalement, donc ils se les procurent sur les réseaux sociaux, donc très facile à se procurer », souligne Guillaume Grzych. Il demande « des moyens scientifiques pour mettre en place des méthodes fiables de détection« . La consommation de protoxyde d’azote n’est en effet pas détectable comme le cannabis ou l’alcool lors d’un test au volant. « Il n’y a pas assez » de prévention, ajoute Guillaume Grzych, qui juge que la prévention « nécessite également des moyens qui ne nous sont pas encore alloués ».
Méthodologie : Pour réaliser cette enquête, IPSOS a interrogé, du 6 au 13 juin 2025, par Internet, 2 256 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 16 à 75 ans. La représentativité de chaque échantillon est assurée par la méthode des quotas.
L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que l’alcool provoque au moins sept types de cancer différents. D’où l’importance de surveiller sa consommation.
L’alcool est responsable chaque année de 28 000 nouveaux cas de cancers (Getty Images)
La France est le 2ème pays consommateur de vin au monde derrière les États-Unis. Ces dernières années, des études scientifiques ont assuré que boire un verre de vin par jour pourrait représenter un bénéfice pour la santé. Mais, l’année dernière, les conclusions d’une étude publiée dans le Journal of Studies on Alcohol and Drugs sont venues contredire cette croyance largement répandue.
En effet, selon les auteurs, cette idée aurait été formulée sur des recherches scientifiques erronées. Par exemple, les études sont basées sur des personnes âgées et ne prennent pas en compte les habitudes de consommation d’alcool tout au long de la vie.
L’alcool, une substance toxique
Si le pouvoir cardiovasculaire du vin fait débat, sa nocivité concernant l’augmentation du risque de cancer est, elle, bien avérée. Comme l’explique Top Santé, c’est bien la quantité d’alcool pur qui compte et pas le type de boisson. « L’alcool est une substance toxique, psychoactive, qui induit une dépendance et a été classée dans le groupe 1 des agents cancérigènes par le Centre international de recherche sur le cancer il y a plusieurs dizaines d’années« , résume l’Organisation mondiale de la Santé. Dans ce groupe se trouvent également l’amiante, les radiations et le tabac.
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L’OMS rappelle que l’alcool provoque au moins sept types de cancer : le cancer du sein, le cancer du côlon et du rectum, les cancers de la bouche, le cancer du foie, le cancer de l’œsophage et le cancer de l’estomac. « Pour le cancer du sein, le risque augmente dès une consommation de moins d’un verre par jour ; pour celui du foie, le risque apparaît à partir d’une consommation supérieure à 4 verres par jour », rappelle l’Institut national du cancer.
L’éthanol mis en cause
Le coupable ? L’éthanol qui provoque le cancer par des mécanismes physiologiques lorsqu’il se décompose dans l’organisme. Alors, peu importe la quantité, le danger existe, martèle l’OMS : « Cela signifie que toute boisson contenant de l’alcool, quels que soient son prix et sa qualité, présente un risque de cancer« . D’après les chiffres de l’Institut national du cancer, l’alcool représente la deuxième cause évitable de mortalité par cancer et il est responsable chaque année de 28 000 nouveaux cas.
Évidemment, plus la quantité d’alcool consommé augmente et plus le risque de développer un cancer grimpe. Mais l’OMS apporte une nuance à cette corrélation : « Les dernières données disponibles indiquent que la moitié des cancers attribuables à l’alcool dans la Région européenne de l’OMS sont causés par une consommation d’alcool minime ou modérée (moins de 1,5 l de vin ou moins de 3,5 l de bière ou moins de 450 ml de spiritueux par semaine)« . Un verre standard contient 10 grammes d’alcool pur.
Peu importe l’alcool consommé, les verres standards contiennent la même quantité d’alcool pur. Pour une consommation en toute conscience, il est important de ne pas oublier qu’un verre de vin aura le même effet cancérigène qu’un verre d’alcool fort.
Dernière chose, il n’existe pas de consommation d’alcool sans risque pour la santé. Il est recommandé de ne pas dépasser dix verres par semaine en gardant en tête : « Pour votre santé, maximum deux verres par jour, et pas tous les jours« . Ces repères visent un risque moindre pour la santé… mais pas nul.
Mis à jour le 21.10.2025 Mis à jour par Florian Chaaban
Le taux d’alcool autorisé au volant en France est de 0,5 g/l et de 0,2 g/l pour les jeunes conducteurs. Les autres pays européens sont-ils plus ou moins sévères ? Tour d’horizon.
La Commission européenne n’a plus actualisé ses recommandations sur le taux d’alcool autorisé au volant depuis le début des années 2000. Elle recommande un taux d’alcoolémie inférieur ou égal à 0,5 g/l de sang et un taux d’alcoolémie de 0,2 g/l de sang pour « certaines catégories de conducteurs et de véhicules » comme les apprentis-conducteurs, les motocyclistes ou encore les conducteurs de gros véhicules.
Aujourd’hui, la plupart des pays européens appliquent ces recommandations pour les conducteurs réguliers. En France, le taux maximal autorisé est ainsi fixé à 0,5 g/l de sang pour les conducteurs expérimentés. Certains pays adoptent des seuils plus stricts, comme la Lituanie (0,4 g/l pour le taux de base autorisé), ou encore la Pologne, la Norvège et la Suède, où la limite est de 0,2 g/l pour l’ensemble des conducteurs.
La présence d’alcool dans le sang chez les conducteurs est interdite dans quatre pays. Ainsi la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie, et la Roumanie ne tolèrent aucune présence d’alcool dans le sang au volant. D’autres pays ont une législation légèrement plus permissive : en Estonie, en Suède et en Pologne, le taux ne doit pas excéder 0,2 g/l.
Certains pays ont également instauré un taux d’alcoolémie inférieur pour les conducteurs qui ont peu d’expérience sur les routes (généralement moins de cinq ans). Parmi eux, l’Espagne limite le taux d’alcoolémie à 0,3 g/l pour les jeunes conducteurs. La Grèce, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la France ont fixé ce seuil à 0,2 g/l. Ce taux est fixéà 0,1 g/l en Autriche.
En Croatie, en Allemagne, en Italie, en Slovénie et en Lituanie, si l’alcool est habituellement toléré jusqu’à 0,5 g/l (0,4 g/l en Lituanie), il est formellement interdit pour les jeunes conducteurs. À l’inverse, la Finlande, le Danemark, la Bulgarie et la Belgique ont fait le choix d’appliquer la même limite aux conducteurs novices qu’aux autres (0,5 g/l de sang).
Selon le dernier rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), la région Provence-Alpes-Côte d’azur se distingue par des niveaux d’usage de cannabis, de cocaïne et de crack parmi les plus élevés de France, tant chez les adultes que chez les jeunes.
En effet, 54,5 % des habitants de la région (18-64 ans) ont déjà expérimenté le cannabis (contre 50,4 % en France), 13 % en ont consommé dans le mois (vs 10,8 %), et 4,3 % en font un usage régulier (vs 3,4 %). L’expérimentation de cocaïne y atteint 14,6 % des adultes, contre 9,4 % au niveau national — un écart de plus de 5 points. La consommation de crack, plus marginale, concerne 1,9 % des adultes de la région Sud contre 1,4 % en moyenne française. Ces données placent la région parmi les plus consommatrices de produits psychoactifs, toutes catégories confondues.
Consommation très élevée chez les jeunes
Les jeunes de 17 ans affichent des taux de consommation particulièrement élevés : 37,4 % ont déjà expérimenté le cannabis, contre 29,9 % au niveau national ; 18,3 % en ont consommé dans le mois (vs 13,9 %) ; et 4,5 % présentent un usage régulier (vs 3,8 %). La cocaïne est également plus expérimentée que la moyenne (2,3 % contre 1,4 %). « La consommation de drogues ne menace pas seulement la vie immédiate des consommateurs : elle ouvre aussi la porte à de nombreuses infections comme le VIH, les hépatites, l’herpès. Il est important de mener des actions de prévention sur le terrain, au plus proche des consommateurs. Chez Terpan, nous permettons à chacun de se protéger en accompagnant les associations et les professionnels de terrain dans leur mission de prévention » explique Alexandra Guérin, responsable qualité produit chez Terpan.
Face à un contexte particulièrement préoccupant, le parcours de soins et d’accompagnement dans la Réduction des Risques liés à la consommation de drogues est crucial. Ainsi, Terpan œuvre depuis plus de 10 ans aux côtés des professionnels de santé, de 600 associations et structures de prévention (CAARUD, CSAPA…) sur tout le territoire français, afin de limiter les risques sanitaires liés à la consommation de drogues.
« La réduction des risques n’est pas une incitation à consommer, c’est une politique de santé publique essentielle. Au travers de nos dispositifs, notre mission est de garantir à chaque usager un accès à des outils adaptés, afin de protéger sa santé et de limiter les risques liés à la consommation de drogues tels que la transmission d’infections par le sang » conclut Alexandra Guérin.