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mars 2026

Contrôle et vente des boissons alcoolisées et de cannabis, 1er avril 2024 au 31 mars 2025

Diffusion : 2026-03-05

Les revenus des administrations publiques diminuent en raison de la baisse des revenus provenant de l’alcool

Les administrations publiques fédérale et provinciales ont enregistré des revenus de 15,5 milliards de dollars (-2,0 %) provenant du contrôle et de la vente de boissons alcoolisées (13,1 milliards de dollars; -4,2 %) et de cannabis récréatif (2,5 milliards de dollars; +11,5 %) au cours de l’exercice se terminant le 31 mars 2025. Ces sommes comprennent le revenu net des régies des alcools et du cannabis provinciales, les taxes d’accise, les taxes de vente au détail, les taxes propres à ces produits ainsi que les revenus tirés des licences et des permis.

La baisse des revenus provenant de l’alcool observée en 2024-2025 a représenté la plus forte diminution annuelle depuis que Statistique Canada a commencé à recueillir des données pour cette série en 2004-2005.

Les Canadiens et Canadiennes achètent moins d’alcool

Dans l’ensemble, au cours de l’exercice se terminant le….

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Des experts de la Confédération pointent du doigt le mythe du verre quotidien

Longtemps jugé sans danger, voire bon pour le cœur, le petit verre de vin quotidien est désormais remis en cause par la Commission fédérale des addictions.

La polémique autour de la consommation modérée d’alcool ne faiblit pas. Ces derniers mois, le lobby de la restauration et de la filière alcool s’est vivement opposé à l’idée de reconsidérer le fameux «petit verre quotidien».

Pourtant, les experts tirent la sonnette d’alarme: même de petites quantités d’alcool peuvent présenter des risques pour la santé.

C’est le message central du rapport «Alcool et santé: état des connaissances» récemment publié par la Commission fédérale pour les questions liées aux addictions et à la prévention des maladies non transmissibles (CFANT) qui met en lumière les risques d’une consommation modérée d’alcool.

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Les choix de lutte contre les drogues sont-ils les bons ?

                            

Un de nos fidèles lecteurs, le Professeur Pierre Brousset que nous remercions, nous pose cette question :

« Je lis depuis plusieurs années vos lettres concernant ce fléau. Je trouve vos arguments particulièrement convaincants. Cependant, je souhaiterais avoir votre point de vue sur les questions suivantes :

1) La prohibition aux USA dans les années 20-30 s’est soldée par une extrême violence sans résultat tangible, conduisant le gouvernement fédéral à la lever. N’est-ce pas en contradiction avec vos arguments ?

2) A l’opposé, on a un pays comme l’Iran où la répression anti-drogue est féroce mais on estime que malgré tout il y aurait 20M de toxicomanes, notamment en lien avec la proximité de l’Afghanistan et de son offre en opioïdes. CF Film « La loi de Téhéran » de Saeed Roustayi. »

Il a l’élégance de juger nos arguments convaincants sans être toutefois convaincu. Est-ce l’avis de nos lecteurs ? N’est-il pas un peu pessimiste mais surtout existe-t-il d’autres moyens à notre portée qui pourraient rendre le CNPERT plus efficace ? 

J’ai souligné dans la dernière lettre l’intérêt qu’il y aurait à mener des campagnes nationales contre les nouvelles drogues de synthèse comme celles qui sont développées contre l’alcool et le tabac et pour cela ouvrir le CNPERT à accepter des dons.

La sanction éducative et progressivement aggravée avec dossier de suivi que nous préconisons n’a jamais été appliquée. Les tentatives de légalisation aux USA ont été des catastrophes, le retour en arrière s’avérant impossible.

Qu’en pensent nos lecteurs ?

Jean-Paul Tillement

Lettre CNPERT n° 101

Consommer du cannabis à l’adolescence multiplierait par deux le risque de subir ce grave trouble mental

Chez plus de 460 000 ados américains, un simple joint change nettement les statistiques de santé mentale. Cette étude publiée dans JAMA Health Forum interroge nos certitudes sur le cannabis et ses effets à long terme.

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Les jeunes se détournent du tabac et du cannabis, mais pas de la cigarette électronique

Aleksandr Yu/shutterstockcom
Aleksandr Yu/shutterstockcom © Crédit photo : destinationsante.com

Par destinationsante.com

Publié le 26/02/2026 à 12h00.

En 2024, d’après le 3e volet de l’enquête EnCLASS 2024, menée auprès de 11 000 élèves par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis continue de reculer chez les collégiens et lycéens.

La baisse continue de l’expérimentation et de l’usage concerne l’ensemble de ces substances depuis dix ans, à l’exception de l’alcool pour lequel se dessine un petit rebond de consommation régulière chez les lycéens, uniquement.

Ce que l’alcool change dans la connectivité cérébrale avant même les symptômes

Publié le 28 Fév 2026

Une dose correspondant au seuil légal de conduite suffit à modifier l’organisation des réseaux du cerveau. Bien avant les troubles visibles, l’imagerie montre un système moins intégré et plus fragmenté, qui pourrait expliquer pourquoi l’ivresse est ressentie différemment d’une personne à l’autre.

Pas de temps à perdre ?
Retrouvez un résumé de cet article en bas de la page

L’alcool agit vite, mais ses effets ne se limitent pas aux sensations d’euphorie ou de ralentissement que chacun peut percevoir. Avant même que les signes d’ivresse deviennent évidents, des transformations plus discrètes touchent l’organisation du cerveau. Grâce à l’IRM fonctionnelle, les chercheurs observent désormais comment les régions cérébrales modifient leurs échanges en temps réel. Ces travaux éclairent d’un jour nouveau la connectivité cérébrale, en montrant qu’elle se réorganise dès les premières doses, à un niveau souvent invisible pour la personne elle-même.

30 minutes après la boisson, le cerveau devient plus local

Pour mesurer ces effets, des chercheurs ont recruté 107 adultes âgés de 21 à 45 ans et les ont soumis à deux sessions, l’une avec alcool et l’autre avec placebo, dans un protocole en double aveugle. La dose administrée visait un taux d’alcool expiré de 0,08 g/dL, soit la limite légale de conduite dans plusieurs pays. Environ 30 minutes après l’ingestion, les participants ont passé une IRM fonctionnelle au repos.

L’analyse a porté sur 106 régions cérébrales afin d’évaluer l’organisation globale du réseau. Les résultats montrent une diminution de l’efficacité globale, c’est-à-dire une circulation moins fluide de l’information à l’échelle du cerveau. En parallèle, certaines zones présentent une augmentation de l’efficacité locale, comme si les régions communiquaient davantage avec leurs voisines immédiates mais moins avec l’ensemble du système.

Cette réorganisation traduit un basculement vers un fonctionnement plus fragmenté. Le cerveau reste actif, mais ses échanges deviennent moins coordonnés à grande échelle. Ce type de configuration est généralement associé à une baisse de la flexibilité cognitive et à un traitement de l’information moins efficace.

Occipital, frontal, temporal, les régions ne bougent pas toutes pareil

Les modifications ne touchent pas toutes les zones de manière uniforme. Plusieurs régions du cortex occipital, impliquées dans le traitement visuel, montrent une baisse marquée de leur efficacité globale. Des changements apparaissent également dans des réseaux associés à l’attention et au contrôle exécutif.

Ces résultats, publiés dans la revue Drug and Alcohol Dependence, suggèrent que certaines fonctions deviennent plus vulnérables dès les premières doses. Les altérations de la perception visuelle, du temps de réaction ou de la coordination pourraient ainsi s’expliquer par une communication moins efficace entre les régions spécialisées.

Un autre résultat important concerne le ressenti des participants. Les indicateurs de connectivité cérébrale prédisent en partie l’intensité subjective de l’intoxication. Autrement dit, deux personnes ayant le même taux d’alcool peuvent se sentir plus ou moins affectées selon la manière dont leurs réseaux cérébraux se réorganisent.

SOURCE

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