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Qu’est-ce que le Fentanyl, la drogue la plus mortelle aux États-Unis en 2021 ?

© Shutterstock Par Apolline HenryLe 04 juin 2022 à 10h21

En 2021, près de 108 000 Américains sont décédés d’une overdose. La drogue la plus mortelle reste le Fentanyl, un anti-douleur 100 fois plus puissant que la morphine. Zoom.

Avez-vous déjà entendu parler du Fentanyl ? Cette drogue (qui appartient à la famille des opioïdes de synthèse) fait actuellement des ravages aux États-Unis où elle a provoqué un nombre record de décès par overdose en 2021.

D’après les autorités fédérales américaines, les overdoses sont désormais la principale cause de « décès évitable » chez les 18-45 ans aux États-Unis – devant les suicides, les accidents de la route et les morts par arme à feu.

Bien moins coûteux à fabriquer que l’héroïne, le Fentanyl serait environ 60 fois plus puissant : aussi, les trafiquants n’hésitent plus à « couper » les drogues qu’ils vendent (cocaïne et héroïne) avec cette substance pour accroître le risque de dépendance et les effets obtenus.

2 mg de Fentanyl suffisent pour tuer un adulte

Par ailleurs, de nombreux médicaments contrefaits vendus sur internet (et, en particulier, sur les réseaux sociaux) en contiennent : en 2021, 20,5 millions de pilules contrefaites ont été saisies aux États-Unis… dont 40 % renfermaient des doses mortelles de Fentanyl.

À court terme, le Fentanyl (qui se présente sous la forme d’une poudre jaunâtre, voire de « paper trips », des morceaux de carton très fins imprégnés de drogue) peut être responsable d’une confusion mentale, d’étourdissements, de malaises, d’une somnolence, de troubles respiratoires ou encore de vomissements. Le décès peut survenir en l’espace de quelques minutes seulement. En effet : 2 mg de Fentanyl pur (l’équivalent d’environ 4 grains de sel) suffisent à tuer un adulte.

Avant d’être une drogue mortelle, le Fentanyl est pourtant un médicament : cet analgésique (environ 100 fois plus puissant que la morphine) peut être prescrit en cas de douleurs intenses d’origine cancéreuse, de douleurs post-opératoires ou encore de douleurs chroniques résistant à la morphine.

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Qu’est-ce que la 3-MMC, cette drogue vue comme la «nouvelle cocaïne»?

Par Diane Cacciarella

Moins chère que la cocaïne, la 3-MMC est de plus en plus présente sur le marché des drogues… Quelle est cette substance ? Explications. 

Qu'est-ce que la 3-MMC, cette drogue vue comme la

HERI MARDINAL/ISTOCK

L’ESSENTIEL

  • Les nouveaux produits de synthèse désignent des substances qui imitent les effets de produits illicites connus comme l’ecstasy, les amphétamines, la cocaïne, le cannabis, etc.
  • La structures moléculaires de ces nouveaux produits de synthèse n’est pas identique aux autres drogues, ce qui leur permet, pour certaines qui n’ont pas encore de statut juridique clair, de contourner la législation sur les stupéfiants.

Les cathinones, dont la 3-MMC, font partie des substances les plus observées sur le marché de la drogue et, plus précisément, celui des nouveaux produits de synthèse, selon le rapport 2022 de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). 

Cathinones

Les cathinones sont définies comme “une famille de substances de synthèse dérivées de la cathinone naturelle (un produit naturellement présent dans la plante khat) (…). Il existe plus d’une cinquantaine de cathinones différentes. Les plus connues sont la méphédrone, la 4-MEC, la 3-MMC, la MDPV, et l’alpha-PVP”, selon le site drogues-info-service.fr.

La 3-MMC, ou 3-methylmethcathinone, est donc une drogue de synthèse, présente en France depuis une dizaine d’années. Au début, elle était plutôt consommé dans le milieu homosexuel mais, désormais, elle est aussi présente chez les hétérosexuels. « On observe une extension non-négligeable des usages de la 3-MMC en dehors d’un contexte sexuel, montrant des signes de diffusion à l’extérieur des communautés gay et HSH (Homme ayant des rapports sexuels avec un ou d’autres hommes) », explique un rapport sur le Chemsex, publié en mars 2022 pour le ministère de la Santé.

En mars dernier, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT)  estimait que la 3-MMC faisait partie des produits qui « suscitent des inquiétudes en Europe« . Physiquement, cette substance ressemble à de la cocaïne, c’est-à-dire de la poudre blanche. Mais la 3-MMC a une odeur spécifique de réglisse et, surtout, est moins chère : entre cinq et dix-huit euros le gramme. Depuis 2012, l’OEDT l’a catégorisée comme une nouvelle substance psychoactive. En France, comme toutes les substances illicites référencées comme telles, elle est illégale. 

Désinhiber et augmenter la libido 

Les principaux effets recherchés par ces produits, et notamment les cathinones (dont la 3-MMC), sont l’augmentation de la libido et de l’endurance, leurs effets désinhibants et entactogènes, la démultiplication des sensations de plaisir, notamment sexuel. Une grande partie de ces molécules possède également un pouvoir stimulant, plus ou moins important, selon les drogues et les posologies utilisées”, explique un rapport sur le Chemsex, publié en mars 2022 pour le ministère de la Santé.

Comme toutes les drogues, la prise de 3-MMC est dangereuse pour la santé. « Les complications sont bien pires que celles de la cocaïne, explique Laurent Karila, addictologue, dans le Parisien

Tous les organes peuvent être touchés à long terme. Personne n’est égal devant les drogues, et certains peuvent faire un accident à la première prise”. 

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Consommation d’alcool : où en êtes-vous ?

Quantité d’alcool consommée par semaine, habitudes de consommation, pression sociale…

Santé publique France rediffuse en vidéos courtes, la réaction de 4 profils de consommateurs face à la découverte de leur consommation d’alcool sur une semaine.

Alcool Info Service propose aux consommateurs d’alcool et leur entourage de l’aide, des informations, du soutien, une orientation et des conseils par internet ou par téléphone…EN SAVOIR PLUS

Consommation d’alcool en France : vers un objectif de dénormalisation

Bien qu’en baisse depuis plusieurs décennies, l’alcool occupe une place importante dans le quotidien des Français. D’après le Baromètre santé 2017, près d’un Français sur deux pensait qu’offrir de l’alcool ou en boire ‘faisait partie des règles du savoir-vivre’.

Sans nier l’aspect convivial qu’il peut avoir, il est nécessaire de prendre conscience que l’alcool est nocif pour la santé, qu’il n’est pas automatique et que sa consommation ne doit pas être banalisée. Les risques qu’il présente à moyen et long terme sont encore minimisés par les Français et l’environnement associé à l’alcool est encore très favorable à sa consommation (forte exposition à la publicité, accessibilité importante au produit, pression sociale).

Dans ce cadre, Santé publique France déploie tout au long de l’année un dispositif de marketing social en fil rouge ayant pour objectif de débanaliser la consommation de l’alcool.

En vidéos : changer les perceptions de la population pour débanaliser la consommation d’alcool

Lancée la première fois en novembre 2021, en partenariat avec l’influenceur Fabien Olicard, cette opération d’influence avait pour objectif de pousser à se questionner sur sa propre consommation. Pour cette rediffusion, 4 vidéos courtes abordent des thématiques différentes :

  • la réaction des invités quant à la « quantité » d’alcool consommée en une semaine
  • « la pression sociale » ressentie par les participants justifiant certaines de leurs consommations avec une incitation à dire « NON »
  • « l’automatisme » de certaines consommations, avec une incitation à prendre conscience de sa consommation et à la tester sur l’alcoomètre

Vidéos : une expérience sur la thématique de l’alcool

Même consommé avec modération, l’alcool fait des ravages sur le cœur

Par Margot Montpezat

Des chercheurs ont découvert que des niveaux de consommation d’alcool actuellement considérés comme moins dangereux par certains pays sont liés au développement de l’insuffisance cardiaque.

Même consommé avec modération, l’alcool fait des ravages sur le cœur

IULIIA PILIPEICHENKO

L’ESSENTIEL

  • D’après une étude, l’alcool pourrait être plus dangereux pour le cœur qu’on ne le pensait auparavant.
  • Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’Union européenne est la région du monde où l’on boit le plus.

Une consommation modérée ou élevée d’alcool est associée à un risque 4,5 fois plus élevé d’aggravation de la santé du cœur chez les personnes ayant souffert d’insuffisance cardiaque : voilà la conclusion d’une étude de la Société européenne de cardiologie.

Ainsi, la consommation d’alcool, même à faible dose, pourrait être plus dangereuse pour le cœur qu’on ne le pensait jusqu’ici.

Approche plus prudente 

Cette étude vient s’ajouter à l’ensemble des preuves indiquant qu’une approche plus prudente de la consommation d’alcool est nécessaire« , a déclaré l’auteur de l’étude, le Dr Bethany Wong, de l’hôpital universitaire St. Vincent, à Dublin, en Irlande.

« Pour minimiser le risque que l’alcool cause des dommages au cœur, si vous ne buvez pas, ne commencez pas. Si vous buvez, limitez votre consommation hebdomadaire à moins d’une bouteille de vin ou à moins de trois canettes et demie de 500 ml de bière à 4,5 %”, recommande l’experte.

744 adultes de plus de 40 ans

L’étude comprenait 744 adultes de plus de 40 ans, soit à risque de développer une insuffisance cardiaque en raison de facteurs de risque (par exemple, hypertension artérielle, diabète, obésité), soit présentant déjà une pré-insuffisance cardiaque. 

L’âge moyen était de 66,5 ans et 53% étaient des femmes. 

Au total, 201 (27 %) patients n’ont déclaré aucune consommation d’alcool, tandis que 356 (48 %) étaient de faibles consommateurs et 187 (25 %) avaient une consommation modérée ou élevée. Par rapport au groupe à faible consommation, ceux qui avaient une consommation modérée ou élevée étaient plus jeunes, plus souvent des hommes et avaient un indice de masse corporelle plus élevé.

Ainsi, dans le groupe des personnes ayant souffert d’insuffisance cardiaque, par rapport au groupe des personnes n’ayant pas consommé d’alcool, une consommation modérée ou élevée était associée à un risque 4,5 fois plus élevé d’aggravation de la santé cardiaque. 

Limites inférieures

Nos résultats indiquent que les pays devraient préconiser des limites inférieures de consommation d’alcool sans danger chez les patients en pré-insuffisance cardiaque. En Irlande, par exemple, il est conseillé aux personnes présentant un risque d’insuffisance cardiaque ou une pré-insuffisance cardiaque de limiter leur consommation hebdomadaire d’alcool à 11 unités pour les femmes et 17 unités pour les hommes. Cette limite pour les hommes est plus de deux fois supérieure à la quantité que nous avons jugée sûre”, a déclaré le Dr Wong.

Dans son guide du parcours de soin “Insuffisance cardiaque”, la Haute Autorité de Santé (HAS) prescrit des habitudes alimentaires et un mode de vie adaptée: supprimer toute consommation d’alcool, faire du sport et adopter un régime méditerranéen qui fait la part belle aux produits frais et de saison comme les légumes, les fruits, les légumineuses et les aliments riches en bon gras comme les oléagineux et l’huile d’olive. La HAS préconise également de limiter les aliments riches en sel comme la charcuterie, le fromage et le pain. 

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Fiona Gélin a 60 ans

Visage « changé », « Drogue », Alcool « dès le réveil », « Suicide » et « Maladie »… c’est du passé !

Fiona Gélin fête ses 60 ans le 22 mai. La comédienne, ruinée pendant le confinement, a retrouvé la joie de vivre grâce à son célèbre compagnon, de 20 ans son cadet. Son illustre famille, ses photos de charme, ses regrets (« J’étais une paire de seins et de fesses avant d’être une comédienne »), ses addictions, l’argent, son fils… et tout ce que vous ne saviez pas sur la rayonnante sexagénaire.

Fiona Gélin a 60 ans : Visage "changé", "Drogue", Alcool "dès le réveil", "Suicide" et "Maladie"... c'est du passé !

Fiona Gélin célèbre ses 60 ans ce dimanche 22 mai. Si la comédienne a durablement marqué le cinéma et le théâtre français, elle a eu un parcours semé d’embûches, entaché par des addictions à l’alcool et à la drogue ainsi que par de (récents) problèmes d’argent.

Mais aujourd’hui, la comédienne a retrouvé l’amour en la personne du musicien ChardRy. Sortie du tunnel, l’actrice a gagné le combat contre ses vieux démons. Sa célèbre famille, ses drames, son compagnon, son fils… Voici tout ce que vous ne saviez pas sur Fiona Gélin

Fiona Gélin : une famille en or

Fiona Gélin nait 22 mai 1962 à Boulogne-Billancourt. Elle est la fille de l’acteur Daniel Gélin et du mannequin Sylvie Hirsch, égérie de Christian Dior dans les années 1950. Elle est la demi-sœur des acteurs Xavier Gélin et Maria Schneider, la sœur du comédien Manuel Gélin et la tante du réalisateur Hugo Gélin

Fiona Gélin : son addiction à l’alcool

Fiona Gélin mène un combat acharné contre l’alcoolisme pendant de nombreuses années. L’actrice a commencé à boire étant jeune, sans réaliser qu’elle s’empêtrait dans les sables mouvants de l’addiction. « J’étais extrêmement timide petite. Et quand j’ai commencé à faire les marchés à l’île de Ré le matin, avec les primeurs, le petit coup de vin blanc et j’ai vu que tout d’un coup, ça me désinhibait, ça enlevait ma timidité. Ça a commencé comme ça« , a expliqué la fille Daniel Gélin sur le plateau de Touche Pas à Mon Poste, le 23 février 2022.

Les ravages de l’alcool étaient bien réels pour Fiona Gélin, qui buvait du rhum dès le réveil et consommait la boisson tout au long de la journée. « C’est une sacrée saloperie. On se suicide tous les jours un petit peu si on boit (…) Ça fait du mal et ça abîme énormément. Ça change énormément le visage« , a-t-elle déploré.

Fiona Gélin, transformée grâce à son fils et son (jeune) compagnon

C’est notamment grâce à son fils Milan, 32 ans, né de son ancien amour avec l’acteur Michel Albertini, et à son compagnon de 20 ans son cadet, le musicien Richard Bauduin, alias ChardRy, que Fiona Gélin a pu gagner le combat contre l’alcoolisme. « Il m’a fallu trois fois pour m’en sortir. Ce qui m’a sauvée, c’est la foi et l’amour. Mais c’est vrai que c’est une maladie« , a-t-elle détaillé dans l’émission de Cyril Hanouna. « J’ai eu l’amour qui est entré dans ma vie. Toute seule, je pense que je serais encore sous médicaments« , a-t-elle ajouté. 

La comédienne se souvient parfaitement du jour où elle a décidé de se reprendre en main: « J’ai eu très peur. J’ai arrêté parce que le médecin m’a dit: ‘Madame Gélin, vous voulez continuer de vivre ou pas ?’. J’ai dit : ‘Oui, je suis grand-mère, j’ai mon fils, j’ai des choses à faire’. Ça m’a donné le déclic« .

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Vin, bière, cocktails : le succès du « sans alcool »

Les Français boivent 2,5 fois moins d’alcool qu’il y a 60 ans. Ils se tournent de plus en plus vers les bières, cocktails ou même vins sans alcool. Et ces boissons se font de plus en plus nombreuses dans nos rayons.

De l’alcool sans alcool, et oui, le concept est étonnant. Aujourd’hui, le marché connaît une énorme croissance. Elle augmente de 25% chaque année. Des boissons parfois à la fabrication artisanale, à l’aide d’un alambic. Par exemple, Nicolas Julhès est distillateur. Depuis trois ans, il s’est lancé dans la production d’un spiritueux sans alcool. Des plantes, des agrumes, des épices, en très grandes quantités, il en met plus que dans un alcool classique.

Pourtant, la bouteille est vendue au même prix qu’une boisson avec alcool. Et pour le barman, le travail est identique, comme la couleur, l’odeur et le goût. Souvent moins sucrés, garantis sans gueule de bois, cette tendance à la modération concerne toutes les générations.

Preuve aussi que le marché est en pleine croissance, Pernod Ricard, l’une des plus grandes marques d’alcool en France a lancé sa propre gamme. En 2021, elle en a vendu 200 mille bouteilles. Et toujours au cours de cette année, près d’un quart des foyers en France ont acheté des apéritifs sans alcool.

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Vin : pourquoi sont-ils de plus en plus alcoolisés ?

Il est plus difficile de trouver du vin léger actuellement car les vins ont grimpé en alcoolémie.

Coronavirus : Confinés, les Français achètent moins d'alcool

Coronavirus : Confinés, les Français achètent moins d’alcool

Les Français boivent de moins en moins d’alcool. Selon l’INSEE, nous sommes passés de 200 litres par an en 1960 à 80 litres par an aujourd’hui. L’enquête révèle aussi que les Français apprécient particulièrement l’apéro, moment où l’on consomme de l’alcool plus léger comme le vin.

Mais le paradoxe, c’est que les vins sont de plus en plus alcoolisés. Selon Jacques Dupont, journaliste et enquêteur au journal Le Point, ce phénomène s’explique par la baisse des rendements, généralisés partout en France, à cause du manque d’eau. « Si on a plus de sucre (dans les raisins), c’est parce qu’on a moins d’eau dans les réserves. Donc c’est vraiment un effet de cette concentration et des hausses de températures« , détaille Jacques Dupont. 

Le sucre étant ensuite transformé, cela donne des vins beaucoup plus chargés en alcool. Il est donc plus difficile de trouver du vin léger actuellement. Compenser cette hausse en sucre demande un travail considérable au vigneron. Pour cela, il faudrait par exemple qu’il protège les raisins en les mettant à l’abri du soleil sous des feuillages. Mais peu importe le procédé utilisé, il reste compliqué à réaliser de manière naturelle. En effet, la vigne doit être rééquilibrée afin de donner des raisins qui « soient mûrs, qui soient moins chargés en sucre, et qu’il y ait un peu plus d’eau à l’intérieur des grains », conclut Jacques Dupont.

Consommer régulièrement du Cannabis augmente les risques d’infarctus

Par Lionel Durel,  publié le 12 mai 2022 

Illustration. Une saisie de cannabis.

Illustration. Une saisie de cannabis. Love Silhouette / Shuttertsock.com

Les chercheurs de l’Université de Stanford (Etats-Unis) confirment après de nouvelles études que fumer du cannabis ou de la marijuana était dangereux pour la santé.

Rappelons avant toute chose que le cannabis n’est pas légal en France. Il est considéré comme un produit illicite, classé stupéfiant au niveau international.

Deux fois plus de risque de faire un infarctus du myocarde

L’an passé déjà, une étude canadienne prouvait que le cannabis était très néfaste pour le cœur et que sa consommation régulière avait des conséquences cardiovasculaires lourdes. L’étude avait porté sur 33 000 jeunes adultes âgés entre 18 et 34 ans et montrait que les adultes de moins de 45 ans ayant récemment consommé du cannabis ont deux fois plus de risque de faire un infarctus du myocarde, par rapport à ceux qui n’en consomment jamais. La consommation de cannabis peut accélérer la fréquence cardiaque au repos, dilater les vaisseaux sanguins et… possiblement entraîner le syndrome du cœur brisé.

Un effet néfaste significatif sur le système cardiovasculaire

Une autre étude plus récente* des chercheurs de l’Université de Stanford (Etats-Unis) montre que les personnes fumant du cannabis au moins une fois par mois auraient un risque accru de faire un infarctus précoce, c’est-à-dire avant l’âge de 50 ans : “Le cannabis a un effet néfaste significatif sur le système cardiovasculaire. Ce n’est pas une drogue bénigne. Nos études sur les cellules humaines ainsi que chez les souris décrivent clairement comment l’exposition au THC déclenche une cascade moléculaire dommageable dans les vaisseaux sanguins“, précise les auteurs.

Plus de 400 composantes chimiques

N’oublions pas que le cannabis est une plante très complexe, qui contient plus de 400 composantes chimiques. Aux États-Unis, où l’usage médical de la marijuana est légal dans 28 états, de plus en plus de jeunes hommes en bonne santé vont à l’urgence en raison de crises cardiaques qui semblent être associées à l’usage récent du cannabis.

* Les chercheurs ont analysé les données génétiques et médicales d’environ 500 000 personnes âgées de 40 à 69 ans provenant de la UK Biobank.

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