Recherche

Auteur

cnpert

Les dessous du trafic de stupéfiants en France

Dans « Les narcos français brisent l’omerta », Frédéric Ploquin, journaliste spécialisé dans le banditisme et la police, raconte le trafic et le blanchiment de l’argent de la drogue après avoir rencontré des narcotrafiquants français. 

Cliquez ici pour voir la vidéo (4′)

Frédéric Ploquin, est journaliste spécialisé dans les domaines de la police, du banditisme et du renseignement. Pour son livre d’enquête Les narcos français brisent l’omerta, il a rencontré des narcotrafiquants français. Il y raconte la réalité du trafic en France« Aujourd’hui, le marché du trafic de stupéfiants en France, c’est environ quatre milliards d’euros par an. Chaque mois, ce sont 40 tonnes de cannabis ou d’herbe qui rentrent sur le territoire, c’est-à-dire que chaque jour, les Français roulent à peu près 1,2 ou 1,3 tonnes de shit ou d’herbe », a-t-il constaté. 

Une économie à part entière

Selon lui, l’argent de la drogue doit faire vivre environ 240 000 personnes sur le territoire français. « C’est devenu une économie à part entière (…) une économie qui pèse très lourd. Et l’argent sale produit par le trafic de stupéfiants est absorbé par l’économie tôt ou tard », affirme-t-il. Le journaliste estime que certains pays ne peuvent plus se passer de l’argent de la drogue injectée dans leur économie. « J’ai rencontré des gens qui se baladent physiquement avec des centaines de milliers d’euros, qui vont en Chine ou à Hong-Kong, où là, c’est les yeux fermés, on va à la banque et on met ça sur le compte. Et avec la rapidité des systèmes électronique, l’argent peut se balader rapidement d’un endroit à un autre », raconte-t-il. Dans son livre, il détaille concrètement la façon dont ces bandits blanchissent l’argent de la drogue.

Source France Info

CANNABIS : LEGALISER SERAIT IRRESPONSABLE


Le débat sur la légalisation du cannabis fait son retour dans les medias. On peut comprendre que cette campagne soit menée par des lobbyistes, attirés par un marché prometteur (la côte de la firme Leviathan
Cannabis à la bourse de Toronto a augmenté de 13.900 % en un an).

Mais c’est moins compréhensible chez certains élus, qui devraient être soucieux de la santé des citoyens. Ils invoquent l’inefficacité de la répression et l’absence de prévention. Selon eux, la légalisation du cannabis permettrait de mieux contrôler son usage. Cette démarche entrainerait également le démantèlement du trafic et fournirait des recettes pour financer la prévention et les soins. Mais constater l’échec de la répression dans notre pays doit-il conduire à « baisser les bras » ? Si l’on ne peut empêcher la fraude fiscale, ou le trafic d’armes, doit-on aussi les légaliser ?


Par la présence de THC (Tétrahydrocannabinol), le cannabis est très dangereux et d’innombrables données montrent qu’il ne s’agit pas d’une drogue douce. La France compte 1,6 millions d’usagers réguliers et se
classe ainsi en tête des 28 Etats européens. 300 000 enfants de 12 à 15 ans ont déjà expérimenté cette drogue. 300 morts de la route par an sont dues au cannabis et le risque d’accident mortel est multiplié par 14 lorsque
l’alcool est associé.

Chez les moins de 25 ans, dont le cerveau est en cours de maturation, le cannabis provoque des troubles psychiques pouvant mener à la schizophrénie. Statistiquement, la genèse des maladies mentales graves comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire se fait entre 16 et 25 ans. Or, selon un rapport de l’OFDT (Office Français des Drogues et Toxicomanies), on note une augmentation de 50% des fumeurs de 15-16 ans entre 1995 et 2019. Sans compter les troubles du comportement, source de violence, de délits ou de suicides.

La situation ne cesse d’empirer avec l’augmentation de la teneur en THC (il y a 50 ans, le joint contenait 2 à 3% de THC alors qu’aujourd’hui le taux peut atteindre 40% et devient plus puissant qu’un rail de cocaïne). L’addiction conduit vers la recherche de drogues plus dures, comme la cocaïne. On estime que 10 à 20% des consommateurs de cannabis deviennent accros au crack.

De plus, nous savons maintenant que les mères fumeuses de cannabis transmettent à leurs enfants, par un mécanisme épigénétique (contrôle de l’expression des gènes), une appétence particulière pour cette drogue.
Malgré ce constat alarmant, nos concitoyens semblent abusés par une désinformation permanente et acceptent ceci comme une fatalité, une évolution inéluctable de notre société.

Pour simplifier : « cannabis=jeunesse=liberté pour beaucoup de nos élus qui craignent de
se couper de la jeunesse en s’attaquant à ce problème.

L’Uruguay, le Canada et 11 Etats américains sur 50 ont légalisé le cannabis à des fins « récréatives » après l’avoir autorisé à des fins médicales. Leur bilan néfaste devrait dissuader les tenants de la légalisation en France.

Une étude, menée dans 39 Etats américains, sur 118.500 sujets, a évalué l’impact de la légalisation du cannabis « médical » sur sa consommation illicite (« récréative »). Sur la période de 22 ans (1991-2013), l’usage illicite du cannabis a progressé dans tous les Etats, mais il a davantage augmenté dans les 15 Etats ayant autorisé son emploi médical (de 5,55% à 9,15%, soit +3,6%), alors que dans les 24 Etats où la drogue a conservé son statut illicite, sa consommation progresse moins (de 4,5% à 6,7%, soit +2,2%).

De plus, l’autorisation du cannabis à des fins médicales est responsable d’une augmentation des usagers illicites et présentant une addiction à cette drogue, estimés respectivement à 1,1 million et 500.000 individus. La légalisation au Colorado et dans l’Etat de Washington a entrainé une augmentation de la conduite sous l’influence du cannabis.

Dans l’état de Washington, en 2014, le nombre de conducteurs sous l’emprise du cannabis tués dans un accident a plus que doublé, pour atteindre 17%. Au Colorado, en 2015, 21% des conducteurs tués étaient
positifs au cannabis. Les décès liés à cette drogue ont augmenté de 48% sur 3 ans (2013-2015), comparativement à la période précédant la légalisation du cannabis à des fins récréatives (2010-2012), période où le nombre de morts sur la route a augmenté de 11%.


Il est vain d’espérer que légaliser le cannabis permettrait de contrôler sa puissance et sa qualité. L’usager régulier fumera deux fois plus pour ressentir les mêmes effets si la teneur est deux fois plus faible. Le contrôle de la teneur en THC était l’un des objectifs de la légalisation au Canada. Or, après 18 mois, la part du cannabis d’Etat n’est que de 40%, le marché noir ayant conservé 60% du marché.

La vente de cannabis par les pouvoirs publics ne permettrait pas plus de dégager des ressources suffisantes pour financer la prévention et les soins. Au Colorado, pour un dollar collecté l’Etat doit assumer 4,5 dollars de charges liées aux conséquences néfastes de sa consommation.


Le cannabis est associé au tabac, qui fait chaque année 70 000 morts en France, et produit 7 fois plus de goudrons cancérigènes que ce dernier. Devenu licite, il tuerait davantage car il est plus toxique. Il serait donc stupide de légaliser son usage alors que l’on essaie de réduire celui de la cigarette. Le THC induit une
désinhibition sexuelle qui peut conduire à la violence (viols, « tournantes ») et faire renoncer aux précautions contraceptives ou à la prophylaxie des MST.

Légaliser serait contradictoire avec les campagnes de prévention dans ce domaine. La légalisation, en facilitant l’usage du cannabis, serait une grave erreur des pouvoirs publics et constituerait un risque sanitaire majeur, en particulier pour la jeunesse.

Comment faire croire que le cannabis est dangereux si l’Etat, par nature protecteur, décidait qu’il n’est plus interdit d’en fumer ?

Certes, la répression du trafic dans notre pays n’est pas d’une grande efficacité, alors que nous avons un arsenal judiciaire parmi les plus répressifs d’Europe. Mais celui-ci n’est pas mis en oeuvre comme il devrait l’être, notamment à cause des aménagements de peines. Il n’est pas nécessaire de modifier la loi, il faut l’appliquer.

Le pays doit aussi se doter d’une vraie politique de prévention, inexistante aujourd’hui. En 2017, l’OEDT (Office Européen des Drogues et Toxicomanie) a décerné un carton rouge à notre pays en dénonçant un grave déficit d’information sur les drogues en milieu scolaire.
Il constate l’absence d’interventions fléchées dans les programmes scolaires (notation 1 sur 5), contrairement à ce qui est réalisé chez nos voisins (notation 3 sur 5). La mise en œuvre d’une politique ambitieuse
d’information et de prévention sur les drogues licites et illicites chez l’adolescent s’impose donc, avec l’appui d’enseignements fléchés dès l’école primaire, puis au collège, au lycée et à l’université.


Jean-Pierre PUJOL
Pr Honoraire de Biochimie (Université de Caen)
Membre du CNPERT (Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies)

L’enquête citoyenne de la mission parlementaire sur le cannabis « récréatif »

par le Professeur Costentin

En cette période dominée par la pandémie coronavirale, il parait décalé, sinon indécent, qu’à l’instigation d’une mission parlementaire, soit effectuée une « consultation citoyenne » des Français sur leur perception du cannabis, en tant que drogue « récréative ».

Le terme « récréatif » est un euphémisme trompeur car les spécialistes les mieux informés expriment de longue date, sans que ce soit repris par les médias, que cette récréation cannabique engendre de nombreux drames.

Les initiateurs de cette consultation ne cachent pas leur souhait d’aller vers la légalisation de cette drogue. Comme leur main tremble, ils cherchent l’appui (qui leur est garanti) de ses 1.500.000 consommateurs et d’un certain nombre de béotiens, soudain distraits d’une attention focalisée sur la Covid.  

« Béotiens » car dans leur grande majorité, ils ne sont pas informés et même souvent désinformés quant aux méfaits de cette drogue.

Des données récentes sur ce cannabis (tels ses effets épigénétiques) s’ajoutant à une longue liste d’autres méfaits, sont méconnues des concitoyens, faisant que cette enquête est biaisée.

Une autre enquête, opportune celle-là, serait d’évaluer la connaissance qu’ont nos concitoyens et nos « décideurs » des principaux méfaits du cannabis. Ses résultats orienteraient le développement d’une pédagogie s’étendant sur toutes les époques de la vie (Ecole, Collège, Lycée, Université, vie professionnelle, troisième âge), permettant enfin de pallier les carences d’information que dénonce pour la France l’Observatoire Européen des toxicomanies (OEDT).

Ce n’est qu’après avoir apprécié les effets de cette pédagogie que l’on pourrait interroger les Français sur une éventuelle évolution du statut législatif du cannabis.

Mme Janvier députée LREM

Cette enquête devrait alors être diligentée par des juges impartiaux, et non par madame C. Janvier, (députée LREM du Loiret), rapporteur thématique du volet « cannabis récréatif » de la mission parlementaire qui « planche » sur cette drogue

En effet, elle exprime dans les médias, a priori, pourquoi elle veut faire évoluer la loi. Interroger après avoir exprimé la réponse qu’elle veut obtenir, revient à tenir la plume de celui qui répond; ceci s’apparente à une malversation.
Dans sa déclaration au quotidien « Ouest France » du 23-I-2021) madame Janvier multiplie les affirmations fausses telles :
-Le cannabis étant libéré, les taxes perçues permettront de faire de la prévention ; exemple typique d’une pétition de principe ; C’est en autorisant la consommation de cette drogue que l’on va réduire le nombre de ses consommateurs ???

Les taxes issues du tabac, n’empêchent pas que 13 millions de nos citoyens en abusent irrépressiblement, conduisant annuellement à 75.000 décès et à de multiples handicaps ; d’autant que ces taxes couvrent à peine la moitié des dépenses de santé induites par le tabagisme !

Au Colorado pour 1 $ de taxes encaissées sur le cannabis légalisé, l’Etat doit débourser 4,5 $ pour couvrir les dépenses qu’il induit (accidents, justice, affections diverses, en particulier psychiatriques, incurie des consommateurs…)

 -« Comme la légalisation se fait partout dans le monde, ne soyons pas les derniers ». La France n’aurait-elle plus de prétentions à l’exemplarité ? Elle est, certes, en Europe, la première Nation consommatrice de cannabis.
-Bien que ce soit l’objet d’une des questions posées par l’enquête citoyenne, Mme Janvier affirme que « la toxicité et les risques de dépendance de l’alcool et du tabac sont largement supérieurs à ceux du cannabis » ; cette affirmation fausse la disqualifie pour la fonction qui lui est impartie.
-« C’est le sens de l’Histoire »  que de légaliser le cannabis (argument servi à toute les sauces, pour même justifier le pire (communisme, nazisme…).
– Puis ses flèches s’abattent ensuite, comme à Gravelotte : « approches idéologiques ou morales », « confusion », « amalgames », « fantasmes». Merci pour ceux qui ne pensent pas comme elle ; mais Il en faudrait davantage pour leur faire honte de s’opposer à ses thèses, étant dotés de solides connaissances biologiques, cliniques, épidémiologiques., qui font si manifestement défaut à Mme Janvier ..

-« Pour que des territoires cessent d’être abimés par le trafic » ; argument qu’elle assène comme si la légalisation allait supprimer les trafics. Et que fait-elle des individus abimés par cette drogue, leur nombre déjà effarant, s’agissant d’une drogue illicite, ne pourra qu’être accru par sa légalisation.
En démocratie la voix de chacun est prise en considération ; pour ne pas pervertir ce grand principe, il faut que chaque citoyen soit rigoureusement informé et non sciemment trompé.

PLAN CANCER DU GOUVERNEMENT: TABAC ET ALCOOL DANS LE VISEUR

publié le 5 février 2021

Emmanuel Macron a présenté hier la nouvelle stratégie décennale contre le cancer.

En pleine pandémie du covid, qui a déjà fait 77.000 morts, Emmanuel Macron a présenté hier une stratégie décennale contre le cancer axée sur la prévention contre le tabac et l’excès d’alcool, afin de ramener le nombre de morts de 150.000 à 100.000 par an.

Un budget d’1,7 milliard pour 2021–2025

Le budget des cinq premières années du plan décennal sera porté à 1,7 milliard d’euros pour 2021–2025. « Un plan de cette ampleur ne peut que susciter des espoirs dans l’accélération de la lutte contre le cancer », a estimé le Pr Thierry Philip, président du directoire de l’Institut Curie, en saluant cette hausse « conséquente » de 20%.

Dépistages: 10 millions par an en 2025

En matière de prévention, le gouvernement et l’INCa ambitionnent de réduire de 60.000 par an d’ici 2040 le nombre des « cancers évitables », sur un total de 153.000 – on estime que 40% des cas de cancers pourraient être évités, car attribuables à des facteurs de risques modifiables comme le tabac, l’alimentation, l’exposition aux UV ou encore la sédentarité.

Ils souhaitent aussi convaincre davantage de Français de participer aux dépistages organisés pour le cancer du sein, le cancer colorectal et le col de l’utérus. Objectif: « réaliser 1 million de dépistages en plus à l’horizon 2025 », contre neuf millions par an aujourd’hui.

La marge de progression existe principalement pour le dépistage du cancer colorectal, avec seulement 30% de participation, tandis que des « travaux de recherche » sont menés pour envisager des dépistages sur d’autres cancers, comme celui du poumon.

« Une génération sans tabac en 2030 »

« Je souhaite que la génération qui aura 20 ans en 2030 soit la première génération sans tabac de l’histoire récente », a dit Emmanuel Macron. Il a promis d’agir sur « le prix, l’extension des espaces sans tabac, les campagnes d’information sur sa toxicité », et un meilleur accompagnement de ceux qui arrêtent de fumer. Cette mobilisation doit commencer « dès l’école ».

Lutter contre l’alcoolisme

Pour l’alcool, à l’origine d’un cinquième des cancers évitables, « il ne s’agit pas d’aller vers le zéro alcool mais bien de prévenir les excès et de mieux aider ceux qui sont dans une forme de dépendance à en sortir », a souhaité Emmanuel Macron. Il a ainsi promis, sans précision, des repères « plus visibles et plus lisibles aux consommateurs » sur chaque produit. « Contre ces deux principales causes de cancers évitables, nos actions cibleront particulièrement les jeunes », a-t-il ajouté.

Limiter les séquelles

Le plan souhaite par ailleurs limiter à un tiers la proportion de patients souffrant de séquelles cinq ans après leur diagnostic (chirurgies mutilantes, effets secondaires des médicaments, retards de développement chez les enfants…), contre deux tiers à l’heure actuelle.

Améliorer le taux de survie

Le dernier objectif consiste à « améliorer significativement » le taux de survie des cancers à mauvais pronostic, dont le taux de survie à cinq ans est inférieur à 33%, tels que les cancers du pancréas ou du poumon, certains cancers du sein dits « triple négatif » ou encore un cancer rare, le glioblastome du tronc cérébral de l’enfant.

Source

À Besançon, une herbe de cannabis dopée chimiquement fait des ravages

Depuis quelques semaines, vendue comme de l’herbe de cannabis, une substance trafiquée circule à Besançon. Elle comporte une molécule chimique très puissante qui peut mener aux urgences.

Par Fred JIMENEZ 

Vendue comme une herbe classique, il s’agit en fait d’une drogue de synthèse mélangée à un produit inoffensif. Photo d’archives ER /Alexandre MARCHI

Certains se sont fait la frousse de leur vie, d’autres préfèrent relativiser et en rire, mettant cela sur le compte des aléas d’un marché, et pour cause, il est illégal, et donc pas du tout régulé. « Trop peu de revendeurs connaissent leurs produits » voire « n’ont jamais consommé de leur vie » se plaint un consommateur pourtant averti. Hé oui, dealer n’est encore pas tout à fait un métier référencé et le gain prime sur la qualité du produit comme on va le voir.A lire aussi

Drogue de synthèse : les conséquences d’un marché asséché en raison du confinement

Pinaca, un joli nom pour une substance douteuse

« Dès la première latte ! »

Depuis la période des fêtes de fin d’année, beaucoup de consommateurs d’herbe de cannabis se fournissant à Besançon ont eu une grosse surprise en tirant sur leur joint. « Dès la première latte, j’ai eu un coup de chaud, les mains vraiment très très moites et puis le cœur s’est emballé dans une belle crise de tachycardie, bien à 120 ou 150 battements par minute ! » analyse Achille*, un consommateur occasionnel qui participait à une soirée pétard et jeux vidéo.

« Je me suis concentré sur l’écran et c’est retombé mais je n’y ai plus retouché. Par contre, un copain qui fanfaronnait s’est trouvé vraiment mal. Il ne sentait plus ses jambes. Il a fallu l’aider à se coucher. Il était oppressé et manquait d’air », ajoute-t-il

« Je voyais mes meubles grandir et rapetisser »

Aldo, lui, est plus expérimenté : « J’avais fait une soirée où cette beuh avait mis la plupart de mes potes très défoncés alors qu’ils sont autant habitués que moi au THC. Prudent, j’ai décidé de ne pas en fumer de la soirée mais de l’essayer tout seul, chez moi. » Et de fait, « au bout de vingt minutes, j’ai commencé à avoir de grosses distorsions visuelles. Mon champ de vision a commencé à se déformer et je voyais mes meubles grandir et rapetisser au rythme de ma respiration. Étant consommateur de drogues psychédéliques, ces effets ne m’étaient pas du tout inconnus. J’ai pu avoir des effets similaires en consommant des champignons mais jamais avec de l’herbe. Pour en avoir discuté avec mes amis, nous sommes quasi sûrs que ça peut-être soit de la beuh de synthèse ou coupée avec d’autres produits stupéfiants mais c’est impossible qu’il s’agisse juste d’herbe. »

Syncope et agressivité incontrôlable

Parmi les « victimes » consentantes de cette herbe de cannabis, certaines, plus paniquées et mal en point que d’autres, ont achevé leur nuit aux urgences. D’autres ont dû foncer aux toilettes les boyaux tordus. On rapporte également des états de surexcitation et d’agressivité incontrôlables et même « de perte de connaissance momentanée avec chute de tension et palpitations », rapporte Samuel qui, depuis qu’il s’est fait avoir une fois, dose beaucoup moins ses pétards « par précaution. »

L’autre constante de cette herbe aux effets carabinés, dopée à la chimie (lire par ailleurs), est en effet qu’elle n’est pas vendue comme telle mais « comme une beuh classique ». Et même si le dosage en tétrahydrocannabinol (THC), le principe actif du cannabis, tend à croître en fonction de son mode de culture, la puissance des qualités les plus sélectives actuellement sur le marché demeure malgré tout très en deçà de ce produit de synthèse, bricolé par des dealers en mal d’approvisionnement mais toujours avides d’amplifier leur marge.

Car c’est peut-être là l’un des avantages principaux de la substance distribuée généreusement sur de nombreux points de deal bisontins, elle revient nettement moins cher que le produit qu’elle supplante. Doit-on dire frauduleusement ?

Source

Comment la consommation d’alcool a évolué en France pendant le confinement ?

Par Catherine Muller -02/02/2021

« L’alcool est la substance psychoactive la plus ancienne, la plus universelle et la plus massivement utilisée par l’homme », écrit  dans son ouvrage de référence, « Addictologie en 47 leçons », le psychiatreJean-Michel Delile, et ce « compagnonnage humain/alcool » a pu jouerun rôle important dans l’invention de l’agriculture par l’homo sapiens, et l’essor de la civilisation. Rien d’étonnant donc à ce qu’on considère que le consommation d’alcool est un indicateur significatif des bouleversements d’une société, et que, tout particulièrement pendant le confinement strict du printemps dernier, elle ait analysée avec une grande précision.

Drunken monkey : le singe ivre

Le docteur Robert Dudley,  de l’université de Californie,  fait l’hypothèse que nous aurions hérité de nos ancêtres primates une attirance  prononcée pour les fruits mûrs forts en goût, contenant de  l’éthanol, dont ils auraient fait une partie importante de leur alimentation. C’est même ce qui aurait poussé les premiers hominiens à descendre des arbres pour les ramasser sur le sol où ils étaient plus abondants ;  et puis, leurs besoins de consommation ne faisant que croître, ils ont cherché à en maîtriser l’approvisionnement, pour ne pas avoir à se passer d’une nourriture qui faisait leurs délices. Ainsi, si les hommes du néolithique ont développé des techniques de culture, ce serait plus pour fabriquer de la bière que du pain !

Comme l’alcool, riche en sucre, est énergisant et que, de plus, il a des propriété médicinales, il peut tout aussi bien  nourrir que  guérir. Ceux qui, le reconnaissant à son odeur très particulière, savaient où le trouver, ont ainsi eu un net avantage sur les autres dans la course à la sélection naturelle. Consommer de l’alcool est alors apparu comme le privilège des individus dominants, ceux qui avaient le pouvoir d’échapper au monde trivial du commun des mortels et et de parler avec les dieux. Ce rôle sacré de l’alcool est très présent dans l’Antiquité autour de grandes cérémonies religieuses, comme les fêtes de Bacchus, dieu du vin,  à Rome, mais qui tournèrent à la débauche totale et finirent par être interdites. C’est ainsi que l’alcool perdit son statut mystique de « nectar des dieux » pour devenir  l’objet d’une réprobation morale et religieuse.

Du magique au pathologique

C’est le médecin suédois Magnus Huss qui, au milieu du XIXème siècle, va parler de l’alcoolisme comme d’une maladie, et non plus comme d’une tare. Mais, à cette époque, l’accent est mis sur le produit lui-même, qui est diabolisé, et ceux qui le consomment sont culpabilisés. A l’heure actuelle, ce n’est plus l’alcool lui-même qui est au centre des préoccupations cliniques, mais plutôt l’usage qui en est fait, en essayant d’évaluer s’il y a ou non « trouble de l’usage », selon un modèle « biopsychosocial » qui intègre les facteurs, non seulement de quantité ingérée et de fréquence, mais aussi de difficultés familiales et professionnelles et de déni des risques encourus.

Dans la mesure où, selon Jean-Pierre Couteron, spécialiste des conduites addictives, le recours à l’alcool, au-delà de la recherche de sensations qu’il implique, est un comportement à dimension sociale dont la fonction est de nous adapter à notre environnement, il aurait été assez logique que la consommation d’alcool des Français ait nettement augmenté pendant le confinement, période où les bases notre vie quotidienne ont été modifiées du tout au tout. Selon ce clinicien, on aurait pu penser que la promiscuité provoquerait « une sorte de surchauffe mentale »,et que « les interactions familiales portées à incandescence  auraient pu déclencher une alcoolisation comme stratégie d’évitement, voire d’oubli, ou de prise de distance avec la réalité ».

Mais ce n’est pas ce que disent les statistiques résultant de l’étude très approfondie menée par l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies, et publié dans sa revue « Tendances » de septembre 2020.

L’heure de l’apéro

De fait, la consommation d’alcool n’a augmenté que de 11% pendant le confinement, et, majoritairement, pour 65% des sujets de l’étude, elle est restée stable ; la seule différence peut s’expliquer en partie par l’absence de frontière entre vie privée et vie professionnelle générée par le télétravail. Ainsi,  ceux qui n’ont pas consommé plus l’ont fait différemment, ils ont commencé plus tôt dans l’après-midi, fixant l’heure de l’apéro non à dix-huit heures, mais à… seize heures !

On peut y voir aussi une donnée socioculturelle : au cinéma comme  à la télévision, seuls les patrons d’entreprise et les hommes politiques ont un meuble bar dans leur bureau, car ils sont les seuls à avoir le droit de travailler  un verre à la main ou posé à côté d’eux. Les imiter c’était peut-être réaliser un fantasme de toute-puissance, en se donnant l’illusion qu’on était un « guerrier » et qu’on allait gagner !

Par ailleurs, les observations faites sur le terrain montrent que près d’un quart des sondés ont limité leur consommation pendant le confinement, comme s’ils avaient voulu faire de ce temps de pause obligatoire un temps de purification. Il faut toutefois tenir compte d’un possible déplacement de l’alcool vers les benzodiazépines et les anxiolytiques, auxquels les Français ont fait largement appel, en en prenant   presque deux fois plus que d’habitude.

Boire de l’alcool et socialiser étant en effet intimement liés, la fermeture des bars et des restaurants a surtout affecté les jeunes et les consommateurs « festifs », qui avaient l’habitude de s’y rencontrer surtout le week-end. Ils ont alors dû s’adapter, créant la mode des « apéros Zoom », et autres apéros virtuels ! Selon un sondage réalisé par l’Ifop du 12 au15 juin 2020, un Français sur trois a participé à un ou plusieurs de ces apéros pendant le confinement et parmi eux, un tiers a l’intention de poursuivre cette pratique. Il y a fort à parier que cette coutume restera comme la grande innovation du printemps du coronavirus !

« Dry January » : janvier, mois de la  sobriété

“Dry January” est une campagne de santé publique née en 2013 au Royaume-Uni à l’initiative de l’association « Alcohol Change UK», dont le but est de compenser les excès du Nouvel An par un mois complet de sobriété, où chacun pourra réfléchir à sa consommation, et, éventuellement, la réguler. Les résultats en sont prometteurs ; les trois-quarts des participants ont renoncé durablement aux usages nocifs de l’alcool. 

En 2020, une campagne similaire est lancée en France par la Fédération addiction, et, pour sa Déléguée générale, Nathalie Latour,  les résultats sont d’ores et déjà là, notamment à travers le succès de l’application « Try Dry », téléchargée plus de cent mille fois. Elle  permet à chacun d’évaluer son éventuelle dépendance à l’alcool, ce que 68% des Français, selon un sondage publié par l’Institut YouGov France ce 29 janvier, trouvent être « une bonne chose ».

De plus, cette application donne de nombreux conseils pour retrouver la forme, améliorer son sommeil et perdre du poids, ce que souhaitent aussi ses utilisateurs. Souvent, ils vont préférer relever le « défi de janvier » entre amis, optimisant ainsi leurs chances de le réussir, tout en continuant à éprouver le plaisir de partager, non une « bonne bouteille », mais de « bons moments » !

Dr Catherine Muller
Membre du comité scientifique de SOS Addictions
Docteur en psychologie
Member of the World Council of Psychotherapy
Member of the American Psychological Association

Consultation citoyenne sur le cannabis « récréatif »

Jean Costentin

Contribution supplémentaire à sa banalisation croissante dans l’opinion, les citoyens sont à nouveau interrogés, du 13 janvier au 28 février, sur la légalisation du cannabis « récréatif », mais cette fois, c’est par une mission parlementaire.

Après l’UDI, dont le président, Jean-Christophe Lagarde, faisait savoir qu’à titre personnel, il était favorable à cette légalisation, c’est au tour du parti des Républicains (LR) de se fissurer sur ce point ; après les maires LR de Reims et de Charleville-Mézières, prêts à l’expérimenter dans leurs villes, et un député LR de l’Essonne, Robin Reda, pour présider cette mission parlementaire. LREM n’apparaît qu’en seconde position.

Le vice-président de cette commission est Jean-Baptiste Moreau, porte-parole de la REM (évitez l’anagramme), agriculteur dans la Creuse. Sans « creuser », on constate qu’un lien d’intérêt est patent, puisqu’il veut faire de son département celui de la culture du cannabis.

Même si l’urgence est ailleurs, à l’ombre du Covid-19, d’aucuns poussent leurs pions et pressent le pas, sachant que si les informations que taisent les médias venaient à être connues du public, elles mettraient un coup d’arrêt à leurs manœuvres.

Selon un schéma bien rodé ailleurs pour familiariser le chaland avec l’inconcevable, on fait miroiter des propriétés thérapeutiques au cannabis. Ce fut la tâche (mettons un accent circonflexe) précédente de cette mission d’auditer sur le cannabis qu’elle a qualifié d’emblée de « thérapeutique » pour mettre en place des essais devant tester cette hypothèse (la charrue avant les bœufs). Les médias ont joué simultanément de l’argument du « partout ailleurs » ; ainsi la France, qui donnait des leçons au monde entier, devrait emboîter le pas à de plus imprudents qu’elle.

Dans cette consultation citoyenne, plusieurs arguments majeurs devraient être adressés par de nombreux citoyens contre le cannabis dit « récréatif ».

On sait déjà qu’avec sa légalisation, « la récré » se terminera mal, à l’instar de la légalisation du tabac et de l’alcool, responsables, en France, de respectivement 75.000 et 41.000 décès annuels avec, en outre, de multiples handicaps qui obèrent nos comptes sociaux. Prenant en charge les coûts inhérents aux maladies, notre nation ne doit pas faciliter leur expansion, puisqu’elle peine, même souvent à crédit, à secourir toutes les affections (congénitales ou acquises) qui sont, elles, inévitables.

Le cannabis est plus toxique pour l’appareil respiratoire que le tabac, en engendrant 6 fois plus de goudrons cancérigènes, de substances irritantes et d’oxyde de carbone. Sa toxicité cardio-vasculaire en fait la 3e cause de déclenchement d’infarctus du myocarde ; il est responsable d’artérites et d’accidents vasculaires cérébraux.

Il perturbe le déroulement de la grossesse ; il l’abrège ; il est tératogène ; l’enfant qui naît d’une maman consommatrice de cannabis comporte un risque accru : de mort subite, d’hyperactivité avec déficit de l’attention, de retard du développement psychomoteur, de plus grande vulnérabilité aux toxicomanies à l’adolescence.

Les individus en âge de procréer qui exposent leurs gamètes au tétrahydrocannabinol du cannabis, transmettent à leur enfant, par un mécanisme épigénétique : une vulnérabilité aux toxicomanies, des anomalies de leur développement cérébral, une sensibilité accrue aux troubles du spectre de l’autisme, à la schizophrénie, à des perturbations de leurs capacités cognitives (capacité d’apprendre) ou encore de leur système immunitaire. Ajoutons ses effets accidentogènes sur la route ou au travail, ses effets désinhibiteurs avec prise de risques, l’induction de dépressions avec leurs risques de suicide, l’induction d’autres toxicomanies. C’est la drogue de « la crétinisation », qui nous relègue au 27e rang du classement PISA.

Alors que nous n’avons pas su enrayer le développement pandémique de sa consommation, faisant des Français ses tout premiers consommateurs européens, avec 1.400.000 « usagers régulier », sa légalisation fera exploser le nombre de ses consommateurs, qui tendra au moins vers les 5 millions d’alcoolo-dépendants et même les treize millions de tabagiques.

Les études qui se multiplient sur les effets épigénétiques du cannabis révèlent de nouvelles incriminations de son THC.

Il est impératif que le législateur, en dépit des pressions mercantiles qu’il subit, ou de tentations démagogiques préélectorales, intègre ces informations et mesure leur portée avant de hasarder notre nation dans la légalisation de cette drogue dont tous les éléments connus assurent que ses conséquences seraient funestes.

Source

Le sport et les drogues « récréatives »


L’agence mondiale antidopage (l’AMA) renonce

Pr. Jean Costentin

Le sport a longtemps contribué à détourner l’Homme de ses tentations toxicophiles, toujours en embuscade. Il s’est particulièrement développé dans notre pays à une époque où l’alcool y faisait des ravages.

Le village de mon enfance, pour 1800 habitants, comptait 20 « bistrots » qui intoxiquaient une fraction significative de la population masculine.

Chaque village avait son terrain de football, « son club de foot », ses entraînements pluri hebdomadaires, ses matchs, ses moniteurs dévoués, ses supporters qui ne loupaient aucun match.

D’autres activités apparurent et l’alcool a reculé, passant en 40 ans d’une consommation annuelle par français de 22 à 11 litres d’alcool pur.

Les bistrots ont fermé, il n’en reste qu’un qui vend : journaux, café, tabac, bières, peu de vins, davantage de spiritueux, et des tickets de jeux de hasard…
Cette heureuse évolution s’essouffle ; le lobby alcoolier, avec la compromission de politiques de tous bords, détricotent la salutaire loi Evin.

Des députés de la REM «en remettent une chope », souhaitant voir autorisée à nouveau la vente des boissons
alcooliques dans les buvettes des stades. Arrêtons là pour l’alcool.


Le sport professionnel s’est développé, drainant des crédits extravagants comme le sont les revenus de joueurs déïfiés et choyés. Ce sport spectacle, avec d’énormes enjeux matériels, incite ses athlètes, pour gagner, à s’adresser aux tricheries du dopage.
L’envolée de Mitterrand au congrès d’Epinay :« l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ! », n’a pris aucune ride et même bénéficié du botox.

L’agence mondiale antidopage (AMA) qui veille sur le « sport propre » siège à Montréal, au Canada qui vient de légaliser le cannabis.
L’AMA, constatant la multiplication des contrôles positifs à des drogues dites « récréatives » telles  le cannabis/THC, l’ecstasy, l’héroïne, décide de réduire considérablement les sanctions pouvant être infligées aux sportifs qui présenteraient ces drogues dans leurs urines ; les faisant passer de 4 ans de suspension à 4 semaines seulement. Loin de résister à l’affaiblissement des mœurs, l’AMA accompagne ce mouvement !

Le sport comme moyen de refreiner les appétits toxicomaniaques devient un fabliau. Le sportif donné en exemple à une jeunesse de plus en plus vulnérable aux toxicomanies, c’était « le monde d’avant ». Cette tendance vient de loin ; pour le cannabis, il y a trois ans, l’AMA avait déjà relevé de 50 à 150 ng de THC/mL d’urine son seuil répréhensible. Aujourd’hui elle diminue la sanction. Les errements de la vie privée
peuvent désormais, sans grand dommage, empiéter sur la vie sportive et même sur ses compétitions.


Ces nouvelles dispositions feignent d’ignorer les interférences de ces drogues sur les performances sportives et, partant, l’équité entre compétiteurs. L’ecstasy est stimulante comme l’est l’amphétamine. Le THC du cannabis, par ses effets désinhibiteurs, peut rendre plus agressif dans des sports de combat ; par son effet anti
trémulant plus précis dans le tir à l’arc ou à la carabine ; par ses effets analgésiques, à l’instar de l’héroïne, aider dans les sports où la douleur limite les performances…

Par ces nouvelles dispositions l’AMA renonce aux effets de prévention qu’exerçait le sport sur les toxicomanies ; elle renonce à l’exemplarité dont il était porteur pour la jeunesse ; elle en prend même à son aise avec certains aspects du dopage en ouvrant de nouveaux espaces pour la tricherie.

l’AMA transgresse ce faisant les grands principes à l’origine de sa création en 1999, qu’elle avait jusqu’à maintenant défendus. Sa liste des substances interdites, régulièrement actualisée, s’appuie sur des règles visant non seulement à maintenir l’équité entre sportifs, mais aussi à garantir l’intégrité de leur santé.

Un médecin responsable des équipes de l’ex RDA avait déclaré que pour chaque médaille olympique
obtenue, les sportifs avaient payé un tribut qu’il estimait à 700 « invalides ».
Une substance est interdite quand elle coche au moins 2 des 3 critères suivants :
-Susceptible d’améliorer les performances ;
-présenter un risque potentiel pour la santé du sportif ;
-contrevenir à l’esprit sportif, notamment : à l’éthique, à l’honnêteté ; à la santé ; à
l’épanouissement de la personnalité ; au respect des règles et des lois ; au courage, à
l’esprit de groupe et à la solidarité.


« Paroles, paroles, paroles » ; l’âme a ses défaillances comme l’A.M.A. les siennes
vis à vis des drogues.

La tendance « nolo » : le peu ou pas d’alcool fait des émules

Pour l'apéro, nombreuses sont les marques à miser sur la tendance sans alcool. Comme Gimber, une boisson à base de gingembre.Pour l’apéro, nombreuses sont les marques à miser sur la tendance sans alcool. Comme Gimber, une boisson à base de gingembre. Courtesy of Gimber

Alors que le « dry january » touche à sa fin, la tendance nolo (pas ou peu d’alcool), séduit de plus en plus de consommateurs. Nombreux sont les « sober curious » avides de découvrir des breuvages alternatifs tout aussi festifs, mais sans alcool. Qu’est-ce que ça donne ?

Vous reprendrez bien un petit verre… sans alcool ? Face aux spiritueux, les boissons « nolo » (« no alcohol » ou « low alcohol ») connaissent un franc succès. Le cabinet IWSR, spécialisé dans l’analyse du marché des boissons alcoolisées, s’est intéressé à cette tendance sans alcool. Selon les chiffres, les ventes boissons peu ou pas alcoolisées ont connu une progression de 20% en France entre 2017 et 2018 et de 30,5% entre 2018 et 2019. Et tout laisse à penser que ce marché ne va cesser de croître.

Le nolo, une tendance subversive ?

Le mouvement de sobriété joyeuse débute aux Etats-Unis où l’ouvrage de Ruby Warrington, « Sober Curious », fait des émules chez les millenials, soucieux de leur bien-être et de leur santé. En France, la récente sortie de l’ouvrage de Claire Touzard, « Sans Alcool », s’inscrit dans la même veine. L’auteure n’hésite pas à qualifier le choix du zéro alcool de « subversif ». Dans un pays où partager et célébrer est souvent synonyme de – beaucoup – boire, choisir la sobriété est un acte de « rébellion ». Car la consommation des Français, bien qu’en baisse, reste l’une des plus élevées au monde, selon l’Insee. Et l’Hexagone se situe au 8ème rang de l’Europe.

Plantes, cocktails et #soberlife

Alors que les jeunes délaissent l’alcool, de nombreuses marques choisissent de s’adapter aux nouveaux besoins de consommation. Parmi les nouveaux entrants on trouve des marques aux packagings léchés qui reprennent des alcools classiques. Mais côté saveur, elles jouent sur l’alliance d’herbes et fruits savamment équilibrée. C’est le cas des gins sans alcool Ceder’s de Pernod Ricard, ou Atopia, extraits de plantes et d’arômes naturels. Dans la même veine, on trouve JNPR au bouquet floral ou encore Gimber, un concentré de gingembre pour l’apéro.

Côté bière, nombreux sont les brasseurs à proposer des alternatives. Interrogé par Europe 1, Maxime Costilhes, délégué général des Brasseurs de France, explique que « depuis 4-5 ans, les industriels ont développé des techniques de refroidissement, de désalcoolisation et d’interruption de la fermentation qui permettent de ne pas altérer le goût de la bière ». Une tendance suivie de près, donc, par les quelque 2.000 brasseries artisanales françaises, mais aussi par les grands industriels, comme Heineken avec sa bière 0.0.

Pour les fans de vins de table, de nombreuses alternatives existent. Parmi elles, le Français Petit Bérêt, dont le cofondateur Dominique Laporte est meilleur sommelier de France, commercialise des vins rouges, blancs ou rosés façonnés à partir de sélection de cépages et d’assemblages, comme un grand cru classique.

Bar sans alcool

Et la tendance ne s’arrête pas là. Outre les nouvelles marques de breuvage nolo, des « dry bars » se sont adaptés et proposent des cartes sans alcool. C’est le cas du Listen Bar à New York, du Virgin Mary à Dublin. En France, Gueule de Joie avait ouvert à Nantes. Si le bar est fermé pour cause de Covid, il n’en propose pas moins une sélection de boissons à se faire livrer pour buller sans éthanol. 

Alcool, gare aux excès

Sous ses airs pop, la tendance « nolo » représente aussi un fort enjeu de santé publique.
Selon Santé Publique France, la consommation d’alcool « fait partie des trois premières causes de mortalité évitable avec 41.000 décès en 2015 ». Pour rappel, elle ne doit pas dépasser 10 verres d’alcool maximum par semaine ou 2 verres d’alcool maximum par jour, et pas tous les jours.

Une bonne raison de se rabattre sur un bon mocktail.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑