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les jeunes face aux addictions et aux mythes sur la drogue

27 octobre 2025

Le jeudi 13 novembre à 22h50, France 3 Bourgogne-Franche-Comté propose une soirée spéciale consacrée à la prévention des addictions et aux représentations autour des drogues. Une émission ancrée dans la réalité du terrain, portée par des jeunes engagés et des acteurs de la prévention, dans la continuité du concours « STOP aux Mythos », initié par la Préfecture de région et la Préfecture de la Côte-d’Or.

Des jeunes réalisateurs pour déconstruire les clichés

Pendant plusieurs mois, 48 jeunes de l’agglomération dijonnaise se sont mobilisés autour d’un projet à la fois citoyen, éducatif et artistique. Encadrés par des maisons d’éducation populaire, des centres socioculturels et des associations locales, ils ont conçu et tourné des courts-métrages percutants pour déconstruire les idées reçues sur la consommation et le trafic de stupéfiants.

Ces œuvres originales seront diffusées au cours de la soirée, parmi lesquelles :

  • « Une histoire fictive mais pas loin de la réalité » – Espace Pierre Desproges de Quetigny
    Ce film suit en parallèle les trajectoires de clients et de vendeurs de drogue, révélant les illusions et les conséquences tragiques de leurs choix. Tout commence par un simple « bon plan » trouvé sur TikTok… mais la quête d’argent facile mène vite à une spirale dangereuse.
  • « La prise » – Médiation & Prévention, Dijon Métropole
    Un adolescent bascule peu à peu, de l’innocence à l’embrigadement. Le film montre comment la curiosité ou l’envie d’appartenance peuvent conduire à la dépendance et à la prise de risques.
  • « C’est l’histoire de Medhi » – Acodège, Dijon
    Medhi, 17 ans, passe de la consommation occasionnelle à la perte de contrôle. Une plongée sensible dans le quotidien d’un jeune qui se laisse happer par « le côté sombre » des stupéfiants.

Chacun de ces films propose un regard lucide, sans moralisme, mais profondément humain sur la réalité de la jeunesse et les pièges de la drogue.

Un débat pour comprendre, prévenir et agir

La soirée, animée par Elsa Bezin, sera ponctuée d’un débat en plateau réunissant des experts du monde associatif, éducatif et institutionnel :

  • Paul Mourier, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, préfet de la Côte-d’Or
  • Joséphine Micali, directrice générale de la SEDAP
  • Chérif Riabi, responsable accueil jeunes à Quetigny
  • Ayoub Souguir et Mohammed-Amine Bouanani, deux jeunes réalisateurs du court-métrage primé

Ces intervenants reviendront sur les nouveaux usages, les actions de prévention menées sur le terrain, et surtout sur l’engagement des jeunes comme levier de changement. L’émission donnera la parole à celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent pour prévenir, accompagner et sensibiliser les adolescents face aux risques liés aux drogues.

« Plus belle la boxe » : la résilience par le sport

La soirée se poursuivra avec la diffusion du documentaire “Plus belle la boxe”, produit par France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur. Tourné au cœur des quartiers nord de Marseille, ce film retrace le parcours de jeunes boxeuses et boxeurs qui trouvent dans le sport une voie d’expression, de reconstruction et d’émancipation.

Autour du club Le Noble Art 15, fondé par Claude Faur, ces jeunes apprennent discipline, respect et solidarité. Le club, devenu une référence régionale, incarne une alternative concrète à la violence et aux trafics.

Une soirée d’utilité publique et d’espoir

En valorisant la créativité et l’engagement des jeunes, cette émission illustre comment l’art, l’éducation et le dialogue peuvent changer les regards et ouvrir des perspectives positives. Entre courts-métrages poignants, échanges sincères et documentaire inspirant, la soirée promet d’être à la fois émouvante, instructive et porteuse d’espoir.


Rendez-vous jeudi 13 novembre à 22h50 sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté pour une soirée exceptionnelle autour de la prévention des addictions et de la jeunesse engagée.

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L’addiction à l’alcool

Les précurseurs chimiques de drogues : enjeux et défis de régulation d’un marché en essor

Comment les « précurseurs chimiques » contribuent-ils à augmenter et à diversifier l’offre de drogues ? L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publie un état des lieux des connaissances sur les précurseurs chimiques de drogues, en croisant différentes sources. Il souligne les défis de régulation de ce phénomène en plein essor.Start of main content

Drogues

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La production de drogues de synthèse (MDMA, méthamphétamine, cathinones, cannabinoïdes et opioïdes de synthèse, etc.) et semi-synthétiques (cocaïne et héroïne) connaît une forte hausse en France et en Europe. La production de ces drogues nécessite le recours à des « précurseurs », substances chimiques dont une majorité est légalement utilisée dans l’industrie (parfumerie, chimie, pharmacie, agroalimentaire) mais dont une partie est détournée à des fins illicites. Dans ce contexte, la régulation des précurseurs constitue un sujet primordial dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Face à l’essor du phénomène, l’enjeu d’un contrôle des précurseurs, transcrit relativement récemment dans le droit français, prend la forme d’actions centrées sur la surveillance des flux légaux de produits chimiques potentiellement utilisés comme précurseurs. Ce Théma décrit les contours et les enjeux du phénomène des précurseurs chimiques de drogues (51 substances classifiées aujourd’hui au niveau international), détaille la réglementation en vigueur et pointe les défis de régulation de ces substances autorisées mais sous contrôle 

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Un vaste rapport s’intéresse à la « chimique » et à ses consommateurs à Mayotte

La chimique est un cannabis de synthèse mélangé à du tabac
La chimique est un cannabis de synthèse mélangé à du tabac. • ©Mayotte la 1ère

L’ARS de Mayotte et l’Observatoire français des drogues, avec différents partenaires tels que la POPAM et le CHM viennent de rendre un rapport sur l’usage de la « chimique » sur l’île. Il s’intéresse aux molécules impliquées, à qui sont les personnes qui les consomment, et avec quels effets.

Johanne Chung To Sang • Publié le 27 octobre 2025

C’est un rapport d’ampleur que viennent de dévoiler l’Agence régionale de Santé (ARS) de Mayotte et l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, autour de la drogue de synthèse communément appelée la « chimique » sur l’île. Une drogue qui a fait bien des ravages depuis son apparition à Mayotte, dans les années 2010, avec un pic de consommation vers 2014-2015, notamment auprès des adolescents. De nombreuses hospitalisations liées à la chimique avaient été observées au CHM à cette période.

Depuis, l’usage de ces cannabinoïdes de synthèse semblent …..

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Alcool : il réduirait la fécondité masculine

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Drogues, alcool et tabac : des consommations supérieures à la moyenne nationale chez les jeunes en Nouvelle-Aquitaine

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Pourquoi les jeunes de Nouvelle-Aquitaine consomment-ils plus de drogues que la moyenne nationale ? © Maxppp – Presse Océan-Nathalie Bourreau

Mathilde Ansquer

Publié le vendredi 24 octobre 2025

D’après une enquête de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et Tendances addictives), les adolescents de Nouvelle-Aquitaine consomment davantage de drogues, d’alcool et de tabac que leurs camarades des autres régions. ICI fait le point ce vendredi.

Alcool, tabac, cannabis, poppers, MDMA, héroïne… D’après l’Observatoire Français des Drogues et Tendances addictives (OFDT), les jeunes de 17 ans Nouvelle-Aquitaine consomment davantage de drogues et de produits psychoactifs que les adolescents des autres régions. ICI fait le point ce vendredi sur ces consommations à risques.

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Consommation de drogues licites et illicites en France – par le Professeur Jean-Pierre Goullé

Cannabis : où est-il dépénalisé en Europe ?

Ça m’intéresse 24 octobre 2025

Cannabis : où est-il dépénalisé en Europe ?

Si la consommation de cannabis reste largement interdite en Europe, de plus en plus d’États optent pour une approche plus souple, privilégiant dépénalisation ou encadrement. Tour d’horizon des pays européens qui ont assoupli leur législation sur cette substance.

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Le débat autour de la légalisation ou de la dépénalisation du cannabis prend une ampleur croissante en Europe. Tandis que certains pays franchissent le pas vers la légalisation, d’autres choisissent une voie médiane : la dépénalisation, qui consiste à ne plus sanctionner pénalement la détention ou la consommation de faibles quantités, tout en maintenant leur interdiction légale. Quels pays ont déjà dépénalisé le cannabis ? Et sous quelles conditions cette tolérance s’applique-t-elle ? Voici les principales réponses.

Quels sont les pays européens ayant dépénalisé le cannabis ?

Aujourd’hui, plusieurs pays de l’Union européenne ont choisi de dépénaliser partiellement ou totalement la consommation de cannabis. Cette dépénalisation ne signifie pas que la substance est légale, mais plutôt que sa possession pour usage personnel n’est plus passible de sanctions pénales dans certaines conditions. Ainsi, le Portugal a été pionnier en la matière dès 2001. Le pays a dépénalisé la possession personnelle de toutes les drogues, y compris le cannabis, à condition que les quantités détenues soient raisonnables.

En cas de contrôle, une amende ou une sanction administrative peut être infligée, mais aucune poursuite pénale n’est engagée. La République tchèque a également opté pour une approche plus tolérante : la possession de petites quantités de cannabis peut entraîner une amende administrative, sans peine de prison, sauf en cas de quantités importantes.

Aux Pays-Bas, la possession de cannabis reste théoriquement illégale, mais elle est tolérée jusqu’à 30 grammes pour usage personnel. En pratique, aucune poursuite n’est engagée, et les coffee shops sont autorisés à vendre sous conditions, bien que leur approvisionnement demeure juridiquement ambigu.

Depuis décembre 2023, les villes de Bréda et Tilbourg testent une légalisation encadrée de la production et de l’approvisionnement pour ces établissements. Enfin, d’autres pays comme la Suissele Danemark ou encore la Belgique ont mis en place des politiques de dépénalisation partielle, où la possession personnelle de cannabis entraîne généralement des amendes administratives ou des avertissements, sans poursuite pénale, tant que la consommation reste discrète et non problématique.

Quelle est la différence entre dépénalisation et légalisation ?

La distinction entre dépénalisation et légalisation est essentielle pour comprendre les politiques nationales. La dépénalisation ne rend pas une pratique légale, mais elle retire les sanctions pénales liées à un comportement jusqu’alors illégal. Cela signifie que le cannabis reste interdit, mais que la possession de petites quantités pour usage personnel n’est plus passible d’emprisonnement dans les pays concernés. Elle peut donner lieu à une amende, un rappel à la loi, ou être tout simplement ignorée, selon les contextes.

En revanche, la légalisation implique un changement de la loi elle-même, qui rend la consommation et la détention de cannabis légalement autorisées sous certaines conditions. C’est le cas de l’Allemagne, de Malte et du Luxembourg, les trois seuls pays européens à avoir franchi ce cap à ce jour. Ces pays ont mis en place des cadres stricts encadrant la possession, la culture ou la distribution du cannabis à des adultes majeurs. À noter que même dans ces États, la vente commerciale reste interdite, et la consommation est souvent limitée à la sphère privée ou à des clubs associatifs.

Quels pays pourraient suivre cette tendance à la dépénalisation ?

Plusieurs pays européens s’interrogent sur l’efficacité de leurs politiques répressives et envisagent d’adopter une approche plus pragmatique. La République tchèque, le Danemark et la Suisse sont actuellement en phase d’expérimentation législative, avec des projets de lois visant à encadrer la production, la distribution et la consommation de cannabis dans un cadre strictement contrôlé.

Dans des pays comme l’Espagne, l’Italie ou la Belgique, on observe une tolérance accrue dans les faits, notamment à travers les cannabis social clubs en Espagne ou la politique de non-poursuite en Belgique. Toutefois, aucune réforme formelle de dépénalisation ou de légalisation n’a encore été adoptée dans ces pays, ce qui crée une situation floue où la consommation est socialement tolérée, mais légalement interdite.

Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement global en Europe où l’on cherche à réduire les effets négatifs de la prohibition : surcharge des systèmes judiciaires, inefficacité de la lutte contre le marché noir, ou encore stigmatisation des usagers.

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Des effets similaires à ceux « de l’alcool ou du cannabis » :

Vinci autoroutes alerte sur la consommation de protoxyde d’azote au volant

Les moins de 35 ans sont les principaux consommateurs de ce gaz hilarant, qui peut avoir des effets aussi dangereux que ceux de l’alcool ou du cannabis.lire plus tard80 commentairespartager

Article rédigé par franceinfo

Radio France Publié le 23/10/2025

Temps de lecture : 4min

Une bouteille de protoxyde d'azote dans la rue. Photo d'illustration. (ALEXIS CHRISTIAEN / VOIX DU NORD / MAXPPP)
Une bouteille de protoxyde d’azote dans la rue. Photo d’illustration. (ALEXIS CHRISTIAEN / VOIX DU NORD / MAXPPP)

La Fondation Vinci autoroutes lance une campagne de prévention sur la consommation de protoxyde d’azote au volant, rapportent France Inter et franceinfo jeudi 23 octobre. L’observatoire dédié à la lutte contre l’insécurité routière publie une enquête Ipsos sur la consommation de ce gaz hilarant par les jeunes pour un usage récréatif.

À lire aussi: Témoignages « Pas drôle ni extrêmement bien fait » : les campagnes de prévention contre les dangers du protoxyde d’azote ne convainquent pas les jeunes

Après inhalation, il provoque un effet euphorisant pendant environ une minute. 

Les résultats de l’enquête, qui porte sur plus de 2 200 personnes, montrent que les moins de 35 ans sont les principaux consommateurs du protoxyde d’azote. Dans le détail, un jeune de moins de 35 ans sur dix a déjà consommé ce gaz lors d’une soirée entre amis, et parmi eux, un sur deux en a pris en conduisant.

Un danger négligé

On apprend aussi que 7% des moins de 35 ans ont déjà été passagers d’une voiture dont le conducteur avait pris du protoxyde d’azote. 

En parallèle de ces chiffres, la Fondation Vinci autoroutes estime que le nombre d’accidents de la route « imputables au protoxyde d’azote » est en augmentation. S’ajoute à cela le fait qu’une part « non négligeable de Français, et notamment ceux de moins de 25 ans, ne mesure pas la dangerosité d’une conduite » sous l’emprise de ce gaz.

Ainsi, 10% des jeunes de 16 à 24 ans considèrent que prendre du protoxyde d’azote en conduisant n’est pas dangereux (9% pour les moins de 35 ans) et 11% pensent qu’être passager d’une voiture dont le conducteur a pris du protoxyde n’est pas non plus dangereux (11% également des moins de 35 ans).

« On n’est pas surpris, on voit qu’on était très loin du compte, c’est très alarmant », réagit sur franceinfo Guillaume Grzych, le président de l’association Protoside au CHU de Lille. « On voit de plus en plus de patients depuis quatre ou cinq ans dans les services hospitaliers avec des conséquences liées à l’usage chronique de protoxyde d’azote », confirme-t-il. Les « chiffres augmentent depuis des années, on tire des sonnettes d’alarme depuis un moment déjà », affirme le biologiste. 

Des effets similaires à ceux « de l’alcool ou du cannabis »

Le problème, c’est que les effets de ce gaz peuvent être très dangereux. « Pendant une minute, on est euphorique« , détaille Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation Vinci autoroutes, auprès de France Inter. « Le reste des effets semble similaire à ce qu’on peut avoir avec de l’alcool ou du cannabis, mais les consommateurs n’en ont pas du tout conscience. » Elle rappelle que les effets peuvent être très longs après inhalation, et provoquer « des troubles neurologiques graves et des complications vasculaires« .

La consommation de protoxyde d’azote au volant est ce qui a tué le fils d’Amandine, Keny, en 2020. Il était passager d’une voiture dont le conducteur avait inhalé du gaz. Ce dernier « se croyait dans un avion » et a « percuté un arbre« . Elle milite désormais pour que la consommation de protoxyde d’azote au volant soit considérée comme une circonstance aggravante en cas d’accident. « Je suis en colère, je ne comprends pas […] qu’un produit aussi nocif, où on n’est plus du tout maître de son véhicule, puisse être autorisé.« 

Ces bonbonnes de protoxydes d’azote se retrouvent « partout en France, même dans les plus petits villages », constate le président de l’association Protoside. « C’est très difficile à encadrer légalement, donc ils se les procurent sur les réseaux sociaux, donc très facile à se procurer », souligne Guillaume Grzych. Il demande « des moyens scientifiques pour mettre en place des méthodes fiables de détection« . La consommation de protoxyde d’azote n’est en effet pas détectable comme le cannabis ou l’alcool lors d’un test au volant. « Il n’y a pas assez » de prévention, ajoute Guillaume Grzych, qui juge que la prévention « nécessite également des moyens qui ne nous sont pas encore alloués ». 


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