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Souvent présentée comme bénéfique pour la santé cardiaque, cette boisson augmente le risque de cancer… dès le premier verre

L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que l’alcool provoque au moins sept types de cancer différents. D’où l’importance de surveiller sa consommation.

Johanna Amselem mar. 21 octobre 2025

L’alcool est responsable chaque année de 28 000 nouveaux cas de cancers (Getty Images)

La France est le 2ème pays consommateur de vin au monde derrière les États-Unis. Ces dernières années, des études scientifiques ont assuré que boire un verre de vin par jour pourrait représenter un bénéfice pour la santé. Mais, l’année dernière, les conclusions d’une étude publiée dans le Journal of Studies on Alcohol and Drugs sont venues contredire cette croyance largement répandue.

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En effet, selon les auteurs, cette idée aurait été formulée sur des recherches scientifiques erronées. Par exemple, les études sont basées sur des personnes âgées et ne prennent pas en compte les habitudes de consommation d’alcool tout au long de la vie.

L’alcool, une substance toxique

Si le pouvoir cardiovasculaire du vin fait débat, sa nocivité concernant l’augmentation du risque de cancer est, elle, bien avérée. Comme l’explique Top Santé, c’est bien la quantité d’alcool pur qui compte et pas le type de boisson. « L’alcool est une substance toxique, psychoactive, qui induit une dépendance et a été classée dans le groupe 1 des agents cancérigènes par le Centre international de recherche sur le cancer il y a plusieurs dizaines d’années« , résume l’Organisation mondiale de la Santé. Dans ce groupe se trouvent également l’amiante, les radiations et le tabac.

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L’OMS rappelle que l’alcool provoque au moins sept types de cancer : le cancer du sein, le cancer du côlon et du rectum, les cancers de la bouche, le cancer du foie, le cancer de l’œsophage et le cancer de l’estomac. « Pour le cancer du sein, le risque augmente dès une consommation de moins d’un verre par jour ; pour celui du foie, le risque apparaît à partir d’une consommation supérieure à 4 verres par jour », rappelle l’Institut national du cancer.

L’éthanol mis en cause

Le coupable ? L’éthanol qui provoque le cancer par des mécanismes physiologiques lorsqu’il se décompose dans l’organisme. Alors, peu importe la quantité, le danger existe, martèle l’OMS : « Cela signifie que toute boisson contenant de l’alcool, quels que soient son prix et sa qualité, présente un risque de cancer« . D’après les chiffres de l’Institut national du cancer, l’alcool représente la deuxième cause évitable de mortalité par cancer et il est responsable chaque année de 28 000 nouveaux cas.

Évidemment, plus la quantité d’alcool consommé augmente et plus le risque de développer un cancer grimpe. Mais l’OMS apporte une nuance à cette corrélation : « Les dernières données disponibles indiquent que la moitié des cancers attribuables à l’alcool dans la Région européenne de l’OMS sont causés par une consommation d’alcool minime ou modérée (moins de 1,5 l de vin ou moins de 3,5 l de bière ou moins de 450 ml de spiritueux par semaine)« . Un verre standard contient 10 grammes d’alcool pur.

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Peu importe l’alcool consommé, les verres standards contiennent la même quantité d’alcool pur. Pour une consommation en toute conscience, il est important de ne pas oublier qu’un verre de vin aura le même effet cancérigène qu’un verre d’alcool fort.

Dernière chose, il n’existe pas de consommation d’alcool sans risque pour la santé. Il est recommandé de ne pas dépasser dix verres par semaine en gardant en tête : « Pour votre santé, maximum deux verres par jour, et pas tous les jours« . Ces repères visent un risque moindre pour la santé… mais pas nul.

[Comparatif] Le taux d’alcool autorisé au volant en Europe

Mis à jour le 21.10.2025 Mis à jour par Florian Chaaban

Le taux d’alcool autorisé au volant en France est de 0,5 g/l et de 0,2 g/l pour les jeunes conducteurs. Les autres pays européens sont-ils plus ou moins sévères ? Tour d’horizon.

A Flourish map

La Commission européenne n’a plus actualisé ses recommandations sur le taux d’alcool autorisé au volant depuis le début des années 2000. Elle recommande un taux d’alcoolémie inférieur ou égal à 0,5 g/l de sang et un taux d’alcoolémie de 0,2 g/l de sang pour « certaines catégories de conducteurs et de véhicules » comme les apprentis-conducteurs, les motocyclistes ou encore les conducteurs de gros véhicules.

Aujourd’hui, la plupart des pays européens appliquent ces recommandations pour les conducteurs réguliers. En France, le taux maximal autorisé est ainsi fixé à 0,5 g/l de sang pour les conducteurs expérimentés. Certains pays adoptent des seuils plus stricts, comme la Lituanie (0,4 g/l pour le taux de base autorisé), ou encore la Pologne, la Norvège et la Suède, où la limite est de 0,2 g/l pour l’ensemble des conducteurs.

La présence d’alcool dans le sang chez les conducteurs est interdite dans quatre pays. Ainsi la République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie, et la Roumanie ne tolèrent aucune présence d’alcool dans le sang au volant. D’autres pays ont une législation légèrement plus permissive : en Estonie, en Suède et en Pologne, le taux ne doit pas excéder 0,2 g/l.

Certains pays ont également instauré un taux d’alcoolémie inférieur pour les conducteurs qui ont peu d’expérience sur les routes (généralement moins de cinq ans). Parmi eux, l’Espagne limite le taux d’alcoolémie à 0,3 g/l pour les jeunes conducteurs. La Grèce, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la France ont fixé ce seuil à 0,2 g/l. Ce taux est fixé à 0,1 g/l en Autriche.

En Croatie, en Allemagne, en Italie, en Slovénie et en Lituanie, si l’alcool est habituellement toléré jusqu’à 0,5 g/l (0,4 g/l en Lituanie), il est formellement interdit pour les jeunes conducteurs. À l’inverse, la Finlande, le Danemark, la Bulgarie et la Belgique ont fait le choix d’appliquer la même limite aux conducteurs novices qu’aux autres (0,5 g/l de sang).

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Cocaïne, cannabis, crack, la grande banalisation en région Sud

Selon le dernier rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), la région Provence-Alpes-Côte d’azur se distingue par des niveaux d’usage de cannabis, de cocaïne et de crack parmi les plus élevés de France, tant chez les adultes que chez les jeunes.

En effet, 54,5 % des habitants de la région (18-64 ans) ont déjà expérimenté le cannabis (contre 50,4 % en France), 13 % en ont consommé dans le mois (vs 10,8 %), et 4,3 % en font un usage régulier (vs 3,4 %).
L’expérimentation de cocaïne y atteint 14,6 % des adultes, contre 9,4 % au niveau national — un écart de plus de 5 points. La consommation de crack, plus marginale, concerne 1,9 % des adultes de la région Sud contre 1,4 % en moyenne française.
Ces données placent la région parmi les plus consommatrices de produits psychoactifs, toutes catégories confondues.

Consommation très élevée chez les jeunes

Les jeunes de 17 ans affichent des taux de consommation particulièrement élevés : 37,4 % ont déjà expérimenté le cannabis, contre 29,9 % au niveau national ; 18,3 % en ont consommé dans le mois (vs 13,9 %) ; et 4,5 % présentent un usage régulier (vs 3,8 %). La cocaïne est également plus expérimentée que la moyenne (2,3 % contre 1,4 %).
« La consommation de drogues ne menace pas seulement la vie immédiate des consommateurs : elle ouvre aussi la porte à de nombreuses infections comme le VIH, les hépatites, l’herpès. Il est important de mener des actions de prévention sur le terrain, au plus proche des consommateurs. Chez Terpan, nous permettons à chacun de se protéger en accompagnant les associations et les professionnels de terrain dans leur mission de prévention » explique Alexandra Guérin, responsable qualité produit chez Terpan.

Face à un contexte particulièrement préoccupant, le parcours de soins et d’accompagnement dans la Réduction des Risques liés à la consommation de drogues est crucial.
Ainsi, Terpan œuvre depuis plus de 10 ans aux côtés des professionnels de santé, de 600 associations et structures de prévention (CAARUD, CSAPA…) sur tout le territoire français, afin de limiter les risques sanitaires liés à la consommation de drogues.

« La réduction des risques n’est pas une incitation à consommer, c’est une politique de santé publique essentielle. Au travers de nos dispositifs, notre mission est de garantir à chaque usager un accès à des outils adaptés, afin de protéger sa santé et de limiter les risques liés à la consommation de drogues tels que la transmission d’infections par le sang » conclut Alexandra Guérin.

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Addiction aux drogues : quand New York et San Francisco font machine arrière

CONTRÔLE. Les États-Unis ont pris un tournant majeur en matière de lutte contre la consommation de stupéfiants. La France ferait bien de s’en inspirer, selon François Diot*.

François Diot 21/10/2025

Consommation de drogues à ciel ouvert, San Francisco
Consommation de drogues à ciel ouvert, San Francisco. © POLARIS / STARFACE

Pendant trente ans, la réduction des risques a guidé les politiques de drogues : seringues stériles, naloxone, salles de consommation, traitements de substitution. Elle a sauvé des vies, limité les contaminations, mais abandonné l’idée du soin véritable. L’addiction a été accompagnée, parfois normalisée, mais rarement traitée comme une pathologie dont on peut sortir.

La suite après cette publicitéLa crise américaine a tout changé : plus de 100 000 morts par overdose chaque année, des quartiers dévastés par le fentanyl, des scènes d’errance et de consommation à ciel ouvert à San Francisco et New York. Face à ce chaos, la réduction des risques apparaît comme une simple gestion de l’inacceptable. Elle dit : « Vous êtes libres de vous détruire, nous limiterons seulement les dégâts. » Mais la société n’en veut plus.

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Deux minutes pour tout savoir sur les drogues

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSEAnouk Mahiout, script éditrice et productrice de la série de capsules Hallucinant !

Informer sans sermonner, avec autant de rigueur que d’humour, c’est le pari audacieux que s’est donné Savoir média avec Hallucinant !, une série de 12 capsules éducatives sur l’alcool, le cannabis et d’autres drogues variées.

Silvia GalipeauLa Presse

Narrées avec rythme par Mikhaïl Ahooja (Joachim Dufour dans Indéfendable), illustrées, animées et réalisées par Maylee Keo, les 12 capsules grand public – qu’on vous encourage vivement à regarder avec vos ados – s’attaquent avec brio à déboulonner (ou confirmer) certains des plus grands mythes entourant les drogues, leurs origines et leurs effets sur le corps humain : est-ce que vapoter est vraiment moins dangereux que fumer, est-ce qu’on performe mieux sous l’influence de stimulants, et est-ce que le cannabis d’aujourd’hui est si différent de celui d’avant ?

Attention, vous pourriez être surpris !

Certes, on ratisse ici très large, en s’attaquant à quantité de substances (alcool, cannabis, GHB, champignons magiques, etc.). Sauf qu’en ciblant un angle, une question précise, pointue, de facto plus pratico-pratique, les capsules réussissent à cerner clairement – en 120 secondes, faut-il le rappeler – leur sujet. Informations scientifiques, contextes concrets et blagues à l’appui. Oui, c’est concis, mais c’est très réussi.

Un exemple : « Cannabis-alcool, ou alcool-cannabis, est-ce que ça change quelque chose, l’ordre dans lequel on les consomme ? » Ainsi débute la deuxième capsule. Vous saurez tout. « C’est le genre d’information intéressante, mais qu’on ne trouve pas facilement, qu’on avait envie d’offrir », explique Anouk Mahiout, script éditrice et productrice, à qui l’on doit les Minutes du sexe, une série de capsules dans le même esprit, à la fois informatives, ludiques et concises, lancées l’an dernier.

Informer… sans diaboliser

Le but : ni normaliser ni diaboliser, mais bien informer. « L’idée, c’est d’avoir une consommation éclairée, résume Anouk Mahiout. On est dans la prévention de la consommation nocive. Mais pas dans la répression. »

Certes, la ligne est mince entre normalisation et diabolisation. Mais les capsules naviguent effectivement habilement entre les deux.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Anouk Mahiout, script éditrice et productrice de la série de capsules Hallucinant !

C’est ça, le mandat de Savoir média : donner de l’information scientifique. Nommer les faits. On finit tout le temps en disant que ce n’est pas sans risque, mais on n’est pas dans une volonté moralisatrice.

 Anouk Mahiout, script éditrice et productrice de la série

À noter que l’information ici vulgarisée a en prime été validée par l’organisme Substances (anciennement Jeunesse sans drogue Canada), partenaire du projet. Les capsules sont d’ailleurs également offertes en anglais.

« Bien sûr qu’il y a des raccourcis. On trie, on prend ce qui est le plus pertinent, le plus parlant, pour résumer, sans être erroné. Et c’est pour cela qu’il était important d’avoir une validation scientifique. »

L’humour est d’ailleurs la clé, et cela saute aux yeux dès la toute première image. « C’est aussi comme ça qu’on avait approché les Minutes du sexe, rappelle-t-elle. C’est important de ne pas être dramatique quand on parle de sujets plus sérieux, c’est une belle façon d’entrer dans le sujet. Mais ça ne vient pas banaliser quoi que ce soit. »

Anouk Mahiout ne cache pas en avoir appris un rayon sur le sujet, des faits scientifiques qu’elle était loin de soupçonner. Entre autres : « Je ne savais pas que la drogue du viol venait du monde des culturistes, que le carfentanyl était donné aux gros animaux, illustre-t-elle, ni que les adolescents qui consomment sont 11 fois plus à risque que les adolescents qui ne consomment pas de faire une psychose… » Vous, le saviez-vous ?

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Alcool au volant : « Si vous comparaissez à nouveau, boulot, pas boulot, ce sera de la prison

Un homme de 28 ans a été jugé pour la troisième fois par la justice pour avoir conduit alcoolisé. Il était face au tribunal de La Roche-sur-Yon jeudi 16 octobre 2025.Justice

Le tribunal de La Roche-sur-Yon a condamné à huit mois de prison, dont quatre ferme, un homme de 34 ans pour des violences envers des réfugiés syriens.
Le prévenu avait bu trois bières de 33 cl et deux whiskies avant de prendre le volant.  ©Journal du Pays yonnais

Par Milène SILVERT Publié le 18 oct. 2025 à 16h20

Dans les rues de La Roche-sur-Yon, non loin de la place Napoléon, des policiers remarquent dans l’obscurité un véhicule circulant tout feu éteint, à 23 h 15. Lorsqu’il est contrôlé, le chauffeur, Guillaume*, explique aux forces de l’ordre qu’il n’a pas allumé ses phares, car il connaît mal cette voiture. Il s’agit d’une voiturette sans permis fournie par son employeur. Son taux d’alcool s’élève à 0,88 milligramme par litre d’air expiré, 0,92 milligramme au second souffle. 

Si Guillaume était au volant d’un véhicule sans permis, c’est parce que celui-ci lui avait été retiré un mois auparavant, le 19 décembre 2024, après une décision du tribunal de La Rochelle. Il avait alors déjà été surpris au volant de son véhicule sous l’influence de l’alcool, et ce n’était pas la première fois. En 2022, au volant, alcoolisé, il avait été contrôlé, son permis avait été suspendu.

 » Vous êtes donc plus fort que toutes les statistiques »

« Ça commence à faire beaucoup », constate Isabelle Jubineau, la présidente du tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon, le 16 octobre 2025. « C’est de la malchance », tente le prévenu aux deux contrôles positifs en l’espace de trois mois, à la barre. « J’ai envie de dire que c’est une chance que vous avez été arrêté. Vous étiez sûr de rentrer en vie ce soir-là ? » Guillaume répond à l’affirmative et provoque les foudres d’Isabelle Jubineau : « Vous êtes donc plus fort que toutes les statistiques. »

La substitut du procureur souligne : « Les policiers disent que vous avez été véhément et discourtois avec eux. » « Je ne me souviens pas avoir été désagréable », affirme le prévenu. « Peut-être qu’avec presque un gramme dans le sang, on n’est pas totalement dans le contrôle », pointe du doigt la présidente avec sarcasme.

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Guillaume affirme ne pas avoir de problème avec l’alcool. « Votre patron tient à vous pour vous avoir gardé alors que votre permis vous avait été retiré », constate Isabelle Jubineau. Guillaume travaille en tant que commercial. Pour l’audience du 16 octobre, son patron avait fourni un document au tribunal affirmant que si la justice l’empêchait de conduire tout véhicule terrestre, Guillaume perdrait son emploi.

Aux Etats-Unis, les boissons au THC font leur entrée dans la grande distribution

Publié le 18 octobre 2025 par Aurélien BERNARD 

Boissons THC chez Target
  • Le géant de la distribution Target a discrètement lancé la vente de boissons au THC dans certains de ses magasins du Minnesota, une initiative sans précédent qui témoigne de l’acceptation croissante des cannabinoïdes dérivés du chanvre dans le commerce traditionnel.

Une initiative historique pour l’industrie des boissons au THC

Selon plusieurs sources du secteur, Target a introduit une douzaine de marques de boissons au THC dans dix de ses magasins du Minnesota. Parmi les marques proposées, on trouve BirdieCannGigliHi SeltzerIndeedSeñoritaStigmaSurlyTrail MagicWonderWyld et Wynk.

« Compte tenu de tout ce qui se passe autour du chanvre et des débats sur la réglementation par opposition à la prohibition, l’entrée en scène de Target est monumentale », a déclaré Jason Dayton, cofondateur de Trail Magic, l’une des marques participant au lancement. « Et c’est un moment qui montre que la réglementation fonctionne. »

M. Dayton a expliqué que l’objectif n’était pas la déréglementation, mais la mise en place d’un cadre responsable garantissant des tests, des restrictions d’âge et des règles claires en matière de distribution, une structure qui a contribué à faire de l’alcool une industrie de 250 milliards de dollars aux États-Unis

« Nous voulons plus de réglementation, pas moins », a-t-il déclaré.

Cette nouvelle a suscité l’enthousiasme sur le marché des boissons à base de THC, même parmi les entreprises qui ne participent pas au lancement. « C’est encore ÉNORME pour la catégorie et un grand bravo à ceux qui en font partie », a déclaré Adam Terry, PDG de Cantrip.

Un test avec des implications nationales

L’entrée de Target dans le segment des boissons au cannabis intervient à un moment politique complexe. À Washington, le Congrès débat d’un éventuel retour en arrière sur la légalisation du chanvre, qui pourrait restreindre la vente de produits dérivés du chanvre contenant des traces de THC.

La loi agricole de 2018, signée par Donald Trump, a légalisé le chanvre et ses dérivés au niveau fédéral, à condition que les produits contiennent moins de 0,3% de THC. Cependant, certains législateurs souhaitent désormais revenir sur cette règle, face aux inquiétudes croissantes concernant la propagation des substances intoxicantes dérivées du chanvre.

Le Minnesota constitue un point de départ particulièrement symbolique pour la phase de test de Target. L’État a légalisé le cannabis à usage adulte en 2023, mais avant même cela, il était déjà devenu une plaque tournante pour les boissons à base de chanvre. En 2022, le gouverneur Tim Walz a signé une loi autorisant la vente de cannabinoïdes dérivés du chanvre, tels que le CBD et le THC, dans les aliments et les boissons, à condition qu’ils respectent les limites de dosage fixées par l’État, à savoir 5 mg de THC par portion et 50 mg par emballage.

La clarté de la réglementation a fait du Minnesota l’un des marchés les plus dynamiques pour les boissons à faible teneur en cannabis, avec l’émergence de dizaines de start-ups pour répondre à la demande croissante des consommateurs.

Acceptation par le public et évolution des habitudes de consommation

La généralisation des boissons au THC coïncide avec l’évolution de l’attitude du public à l’égard du cannabis et de l’alcool. Un sondage récent montre que la plupart des Américains considèrent désormais le cannabis comme une « option plus saine » que l’alcool, près de 80 % des consommateurs de boissons au cannabis déclarant avoir réduit leur consommation d’alcool et plus de 20 % affirmant avoir complètement arrêté de boire.

Cette tendance n’est pas passée inaperçue auprès des grandes entreprises. Des entreprises telles qu’Amazon et Home Depot se sont déjà adaptées à l’évolution du paysage juridique, en modifiant leurs politiques de dépistage des drogues ou même en soutenant la réforme fédérale sur le cannabis. Parallèlement, des organisations telles que les Veterans of Foreign Wars (VFW) se sont associées à des marques de boissons à base de THC afin de promouvoir des alternatives à l’alcool dans les locaux des anciens combattants à travers le pays.

Reste à voir si le programme pilote de Target sera étendu à l’ensemble du pays. Mais cette initiative a déjà été décrite par les investisseurs comme un tournant pour cette catégorie. « Nous n’avons pas encore vu de véritable géant de la distribution se lancer. Cela a changé aujourd’hui », a écrit Aaron Edelheit, PDG de Mindset Capital.

Alors que les débats autour de la réglementation du chanvre s’intensifient à Washington, l’expérience de Target pourrait devenir une étude de cas sur la manière dont la grande distribution peut intégrer de manière responsable les produits à base de THC dans les marchés de consommation existants.

En cas de succès, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres chaînes nationales qui suivraient le mouvement, faisant passer les boissons à base de cannabis des magasins spécialisés au cœur des rayons des magasins de tous les jours.

Sécurité routière : vitesse, alcool, stupéfiants… avec 61 décès, l’année 2025 déjà plus meurtrière que 2024 dans ce département

Les routes de l'Hérault ont été particulières meurtrières cette année 2025.

Écrit parSarah Boana et Laurent Beaumel

Publié le17/10/2025

Les accidents de la route dans le département de l’Hérault ont augmenté de presque 30% depuis le début de l’année par rapport à 2024 et il risque de s’alourdir encore d’ici à la fin de l’année. Les raisons : des conduites à risques telles que la vitesse, l’alcool ou les stupéfiants.

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2025 devrait être une année noire sur les routes de l’Hérault. Alors que l’année est loin d’être terminée, le nombre d’accidents mortels dépasse largement celui de l’année précédente. À ce jour, 61 personnes ont perdu la vie tandis qu’en 2024, 43 décès ont été enregistrés sur les routes du département, une augmentation de près de 30%.

L’association 40 millions d’automobilistes, dénonce une politique inefficace. Elle réclame plus de gendarmes et plus de contrôles. « En France, on veut toujours régler la sécurité routière par la pose d’un radar : plus il y a de radar, plus il y a de l’argent investi dans ces radars, plus il y a de morts sur la route. On voit bien que ça ne fonctionne pas. Et pourtant, c’est facile à comprendre », s’indigne Pierre Chasseray, délégué général de l’association.

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Et si demain l’alcool n’existait plus, comment vivrions-nous ?

Par  Marie Briel 17 octobre 2025

Un barman qui sert de l'alcool à ses clients.

Et vous, seriez-vous capable de vivre sans alcool ? © Freepik

Et si demain, plus une seule goutte d’alcool n’existait sur Terre ? Pas de vin à table, pas de bière en terrasse, pas de champagne pour fêter une naissance.

L’idée paraît folle, presque dystopique.

(La dystopie est un genre littéraire ou artistique qui consiste à représenter une société fictive sombre et dangereuse)

Que nous apporterait (ou nous coûterait) un monde sans alcool ?

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