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cnpert

Les effets de l’Alcool

Un seul verre d’alcool suffit à augmenter le risque de démence, révèlent des chercheurs d’Oxford et Harvard

Publié le 24 Sep 2025  Antoine Ducarre

Il n’existe donc pas de niveau «sûr» lorsqu’il s’agit de consommer de l’alcool.

Un p’tit verre ça n’a jamais fait de mal”.

Cette phrase vous l’avez sûrement déjà entendu ou alors, vous l’avez dite vous-même et vous ne pensiez certainement pas à mal. Cependant, petit ou grand, seul ou accompagné, le danger que présente l’alcool pour le cerveau apparaît dès le premier verre.

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Vente illicite d’alcool : Lidl définitivement condamné après le décès d’un mineur

Par Le Figaro avec AFP

Décès d'un mineur alcoolisé: l'enseigne Lidl condamnée pour vente d'alcool illicite

Le discounter s’est vu infliger une amende de 5000 euros pour avoir vendu de l’alcool à un mineur, décédé en 2021 dans les Pyrénées-Atlantiques après un accident de scooter.

La Cour de cassation a condamné définitivement ce mardi le discounter Lidl à une amende de 5000 euros pour avoir vendu de l’alcool à un mineur, décédé en 2021 dans les Pyrénées-Atlantiques après un accident de scooter. Avant de se pourvoir en cassation, Lidl avait été condamné en appel en juillet 2024 pour avoir vendu de la vodka à Kilian, 16 ans.

Cet adolescent s’était tué en 2021 à Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) en heurtant un pylône à scooter après avoir été percuté par un ami circulant, lui aussi alcoolisé, sur son scooter. «Deux mineurs ont pu acheter de l’alcool dans le magasin géré par la société, dans des conditions établissant que le représentant de cette dernière n’avait pas adopté les mesures nécessaires» pour exiger des clients qu’ils prouvent leur majorité, justifie la Cour dans son arrêt.

Cela caractérise «la violation, en connaissance de cause», de la loi prohibant la vente d’alcool aux mineurs, selon la Cour. «L’employé se trouvant en caisse au moment du passage des deux mineurs n’avait pas reçu la consigne de systématiquement réaliser» la vérification de l’âge réel des acheteurs de boissons alcooliques, est-il notamment rappelé. Lidl a également été condamné à verser 2500 euros à l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, partie civile dans cette affaire, au titre des frais de justice.

Sollicité, le sixième distributeur français en parts de marché n’avait pas répondu dans l’immédiat. Le 8 mai 2021, à 18h15, la victime, qui présentait un taux d’alcool de 0,56 g par litre de sang selon l’autopsie, avait trouvé la mort dans un choc avec un pylône à Urrugne, près d’Hendaye, après avoir été percutée par un ami.

Jugé devant un tribunal pour enfants, ce dernier avait été reconnu coupable d’homicide involontaire. Deux bouteilles de vodka avaient été achetées par les deux jeunes, peu après 13 heures le jour des faits, selon l’accusation.

La mère de l’adolescent décédé avait porté plainte contre l’enseigne «non pas pour faire un exemple qui ne lui servira à rien, mais pour que le décès de son fils ne soit pas vain», avait indiqué son avocat, Antoine Tugas, lors du procès en première instance. Près de neuf supermarchés sur dix enfreignent la loi en vendant de l’alcool aux mineurs, avait dénoncé en juillet l’association Addictions France, réclamant des «sanctions réellement dissuasives» et des contrôles fréquents par l’État.

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Cannabis : la consommation avant 16 ans double le risque de chômage

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Alcool : pourquoi les jeunes consomment de moins en moins de vin ?

Les moins de 35 ans consomment moins de vin que leurs aînés, selon le cabinet NielsenIQ. Plusieurs raisons expliquent cette désaffection comme le marketing ou encore le prix.

Des bouteilles de vin dans un magasin Intermarché à Paris le 5 septembre 2025. (Illustration)

Crédit : Telmo Pinto / NurPhoto / NurPhoto via AFP

 Pourquoi les jeunes se détournent-ils du vin ?

La France est toujours sur le podium mondial des principaux producteurs de vin avec l’Espagne et l’Italie. Le restera-t-elle encore longtemps ? On peut se poser la question tant la consommation de vin ne cesse de reculer. C’est le cas en 2025 : moins 7% par rapport à 2023, selon la société d’études NielsenIQ.

Les perspectives sont très inquiétantes pour la filière viticole. La désaffection vient des jeunes qui boudent le vin. L’écart de consommation entre générations est spectaculaire. Le cabinet NielsenIQ a scindé la population en 4 groupes : les moins de 35 ans, les 35 à 49 ans, les 50 à 64 ans et les plus de 65 ans.

Pour chaque groupe, on a suivi la consommation de vin sur une année. Les plus de 65 ans ont acheté l’équivalent de 29 bouteilles par personne. Les moins de 35 ans ont acheté seulement neuf bouteilles. C’est-à-dire trois fois moins. Entre les plus jeunes et les plus âgés, c’est parfaitement étagé : 14 bouteilles pour les 35/49 ans et 21 bouteilles pour les 50/64 ans.

La bière : la meilleure ennemie du vin ?

Il y a clairement un problème entre les jeunes et le vin. Cela inquiète la filière viticole. Il est démontré qu’en vieillissant, on conserve une grande part de ses habitudes de consommation. Il faut donc s’attendre à une baisse régulière de la consommation de vin. 

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Ils ont arrêté l’alcool, pourtant leur foie ne guérit plus… la science a enfin compris pourquoi

Publié le 21 Sep 2025

L’impuissance du foie à se réparer, observée chez certains anciens grands buveurs, ne s’explique pas uniquement par la sévérité des lésions. Les cellules, encore vivantes, restent bloquées à l’entrée du processus de renouvellement, comme si une commande interne refusait de s’enclencher.

Le foie n’a pas son pareil pour réparer les dégâts infligés par le temps ou les excès. Cet organe discret peut, dans certains cas, se régénérer presque intégralement. Pourtant, chez de nombreux anciens buveurs, cette capacité s’interrompt brutalement. Malgré l’arrêt de l’alcool, les cellules cessent de se reconstruire, comme si un mécanisme essentiel avait été désactivé. Des chercheurs pensent désormais avoir identifié ce qui entrave en silence la régénération du foie.

Le foie, champion méconnu de la régénération cellulaire

Peu d’organes rivalisent avec le foie en matière de régénération. Après une ablation partielle ou un traumatisme sévère, il peut reconstituer jusqu’à 70% de sa masse fonctionnelle. Cette prouesse repose sur la capacité des cellules hépatiques à réactiver un programme génétique proche de celui observé pendant la phase fœtale, leur permettant de se multiplier avant de retrouver leur maturité.

Mais cette plasticité a ses limites. Dans les formes sévères d’hépatite alcoolique ou de cirrhose, la régénération s’enraye. Les malades, même après avoir arrêté l’alcool, voient leur foie s’effondrer, jusqu’à parfois nécessiter une transplantation. Une situation longtemps considérée comme sans solution, faute de comprendre ce qui bloque précisément ce processus de réparation

Quand le processus dérape : inflammation, épissage et dérèglement génétique

Une étude menée par l’université de l’Illinois, en collaboration avec Duke University et le Chan Zuckerberg Biohub Chicago, lève le voile sur ce dysfonctionnement. Le cœur du problème ne se situe pas dans la destruction cellulaire elle-même, mais dans la manière dont les cellules endommagées produisent leurs protéines. Plus exactement, dans l’étape d’assemblage des ARN messagers, appelée épissage.

Ce processus, qui consiste à retirer certaines séquences d’un ARN pour le transformer en plan de construction d’une protéine, dysfonctionne massivement chez les patients atteints de maladies hépatiques liées à l’alcool. Des milliers de gènes subissent un mauvais épissage, produisant des protéines incomplètes ou mal localisées, incapables de jouer leur rôle dans la régénération tissulaire. Le facteur ESRP2, essentiel à ce mécanisme, se trouve particulièrement diminué dans les cellules hépatiques malades.

Les chercheurs ont observé que cette carence en ESRP2 empêche certaines protéines clés, comme TCF4 et SLK, de pénétrer dans le noyau des cellules où elles sont censées activer des voies de signalisation indispensables à la réparation. En réponse, les cellules restent bloquées dans un état intermédiaire. Elles ne fonctionnent plus normalement, mais ne parviennent pas non plus à se multiplier pour régénérer le tissu. Un piège moléculaire aux conséquences fatales.

Pourquoi la régénération du foie échoue malgré l’arrêt de l’alcool

Ce dérèglement ne provient pas uniquement des cellules hépatiques elles-mêmes. L’environnement inflammatoire qui règne dans un foie abîmé par l’alcool joue un rôle déclencheur. En analysant des échantillons humains et des modèles murins, l’étude publiée dans Nature Communications révèle que l’inflammation chronique stimule la production de cytokines, notamment le TGF-β, qui inhibent directement l’expression d’ESRP2. Ainsi, même en l’absence d’alcool, le tissu hépatique continue à baigner dans un climat biochimique défavorable à sa réparation.

Les chercheurs, relayés par SciTechDaily, sont allés plus loin en testant un inhibiteur de la voie TGF-β sur des cellules hépatiques cultivées. Résultat, le niveau d’ESRP2 est remonté, l’épissage est redevenu fonctionnel, et les protéines ont retrouvé leur localisation nucléaire. Cette correction expérimentale offre une piste prometteuse pour restaurer la capacité de régénération du foie, sans passer par une greffe.

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Cannabis et fertilité : une étude révèle des risques accrus pour la qualité des ovocytes et des embryons

Une étude scientifique publiée dans Nature Communications vient d’apporter la première preuve directe que la consommation de cannabis peut altérer la qualité des ovocytes humains et augmenter les anomalies chromosomiques chez les embryons. Des résultats qui inquiètent les spécialistes de la fertilité, alors que l’usage du cannabis progresse chez les femmes en âge de procréer.

Des anomalies chromosomiques plus fréquentes

L’équipe de la chercheuse Cyntia Duval, embryologiste au CReATe Fertility Centre de Toronto, a mené deux études distinctes. La première consistait à exposer des ovocytes humains immatures à du THC, le principal composant psychoactif du cannabis. En 24 heures, les chercheurs ont constaté une augmentation de 9 % des anomalies chromosomiques et des dysfonctionnements des fuseaux cellulaires, structures essentielles à la division cellulaire.

La seconde étude s’est appuyée sur plus de 1 000 femmes suivant un traitement de fécondation in vitro (FIV). Parmi elles, une soixantaine présentaient des traces de THC. Résultat : seuls 60 % des embryons issus de ces patientes affichaient un nombre normal de chromosomes, contre 67 % dans le groupe sans THC. Ces erreurs, appelées aneuploïdies, sont connues pour réduire les chances d’implantation et augmenter le risque de fausse couche.

Le cannabis peut donc réduire la qualité des ovocytes, allonger le délai de conception et diminuer les chances de réussite d’une FIV.

Si l’étude ne mesurait pas directement les issues de grossesse, les chercheurs estiment que ces anomalies génétiques pourraient avoir un impact majeur sur les chances de mener une grossesse à terme. Ils soulignent toutefois certaines limites : la fréquence et la quantité de cannabis consommées par les patientes n’ont pas été évaluées, et l’âge des femmes – un facteur clé pour la qualité des ovocytes – n’a pas été pris en compte.

Une tendance inquiétante

Aux États-Unis, l’usage du cannabis pendant la grossesse a triplé entre 2002 et 2020. Chez les 19-30 ans, les femmes consomment désormais davantage que les hommes. Cette évolution survient dans un contexte de baisse généralisée des taux de natalité dans les pays développés.

La littérature scientifique associait déjà la consommation de cannabis pendant la grossesse à un risque accru d’autisme, de faible poids de naissance, de prématurité et même de mort-né. Du côté masculin, des travaux ont montré une baisse de 28 % du nombre et de la concentration de spermatozoïdes chez les consommateurs réguliers.

Au final Le cannabis interfère avec l’ovulation, l’équilibre hormonal et la préparation de l’utérus. Les femmes qui en consomment peuvent mettre plus de temps à concevoir.

Les conseils médicaux sont donc clairs :  éviter le cannabis lorsqu’on souhaite une grossesse, pendant la gestation et l’allaitement. Même une consommation occasionnelle pourrait réduire les chances de conception par cycle

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Boire son premier verre trop tôt n’est pas sans danger.

Selon les spécialistes, une consommation avant 13 ans augmente de 47 % le risque de développer une dépendance plus tard. La prévention passe par le dialogue plutôt que par l’interdiction.

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Une nouvelle étude révèle une augmentation de 25 ans de la mortalité induite par l’alcool

par Ma Clinique  18 septembre 2025

La majorité des Américains ne reconnaissent pas le rôle de l'alcool dans le risque de cancer

Dans une analyse par race, sexe, âge et géographie, les taux de mortalité induits par l’alcool en 2024 sont près du double de ceux en 1999, avec une forte augmentation au début de la pandémie Covid-19. Bien que les taux soient plus élevés pour les hommes, la plus forte augmentation des décès induits par l’alcool au cours de la période complète de 25 ans s’est produite chez les femmes âgées de 25 à 34 ans, selon une étude publiée le 17 septembre par le Dr Tony Wong et ses collègues de l’UCLA dans la revue à accès Open-Access PLOS Global Public Health.

Les décès induits par l’alcool ont augmenté au cours des deux dernières décennies. Les augmentations de 2019 et 2021 sont particulièrement condamnées, lorsque la population était soumise à un stress significatif de l’isolement en raison de la pandémie Covid-19, et les personnes atteintes de troubles de la consommation d’alcool étaient moins en mesure d’accéder au traitement. Il est essentiel de quantifier les tendances de la mortalité et de déterminer si les décès induits par l’alcool sont revenus à des niveaux pré-pandemiques pour comprendre les modèles temporels à long terme et la dynamique. Pour examiner ces tendances, les auteurs de cette étude ont analysé les données du système national des statistiques cistriques des Centers for Disease and Prevention, en se concentrant sur 14 causes de décès induites par l’alcool spécifiques.

Wong et al. ont constaté que les taux de décès induits par l’alcool aux États-Unis ont presque doublé entre 1999 et 2024, atteignant leur niveau le plus élevé en 2021. La plupart des décès sont dus à une maladie du foie alcoolique et, dans une moindre mesure, des troubles mentaux et comportementaux liés à l’alcool. La plus forte augmentation globale de la mortalité induite par l’alcool dans tous les groupes de race, de sexe, d’âge s’est produit en 2021 lorsque les décès ont culminé à 54 258 décès dans l’ensemble. D’ici 2024, les décès avaient diminué, mais le taux de mortalité moyen induit par l’alcool dans les comtés américains est resté environ 25% plus élevé qu’en 2019.

Les populations indigènes de l’Indien d’Amérique / l’Alaska (AIAN) restent les plus touchées, les taux masculins de la mortalité induite par l’alcool trois fois plus élevés que ceux des mâles blancs, et les taux de mortalité Aian féminin quatre fois plus élevés que ceux des femmes blanches, sur toute la période d’enquête.

La plus forte augmentation de la démographie a été chez les femmes âgées de 25 à 34 ans, qui est passée de 0,9 décès par 100 000 en 1999 à 3,2 pour 100 000 en 2024 – une augmentation de 255%. La deuxième augmentation la plus importante a été chez les hommes âgés de 25 à 34 ans, contre 2,3 décès par 100 000 en 1999 à 6,5 en 2024 – une augmentation de 188%. Comme les décès causés par les maladies chroniques liés à la consommation d’alcool, tels que certains cancers ou événements cardiovasculaires, n’ont pas été inclus dans cette étude, le nombre global de décès peut être sous-estimé. Ces résultats soulignent le besoin critique de politiques ciblées afin de réduire la consommation excessive d’alcool et d’améliorer l’accès au traitement pour ceux qui en ont le plus besoin.

La montée rapide des décès induites par l’alcool chez les femmes est particulièrement préoccupante. Bien que les hommes meurent toujours à des taux plus élevés, l’écart entre les sexes semble se fermer. Notamment, pour la population âgée de 25 à 34 ans, le ratio de mortalité masculin-féminin est passé de trois à un en 1999 à deux à un en 2024.

Maria R d’Orsogna, Département de mathématiques, California State University à Northridge

Les auteurs concluent: « L’augmentation de la mortalité induite par l’alcool est répandue et affecte l’ensemble du pays, avec des surtensions particulièrement importantes survenant pendant la pandémie Covid-19. 30% en un mois. « 

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