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Un livret pour aider les pré-adolescents à dire « non aux addictions »

En partenariat avec les éditions Bayard, le gouvernement publie un livret illustré pour aider les pré-adolescents à dire « non », à « l’âge des expérimentations et des premiers excès ».

75 % des élèves en 3e ont déjà expérimenté l’alcool. Pour aider les pré-adolescents à dire « non », le gouvernement publie un livret illustré, en partenariat avec les éditions Bayard (Photo d’illustration).
75 % des élèves en 3e ont déjà expérimenté l’alcool. Pour aider les pré-adolescents à dire « non », le gouvernement publie un livret illustré, en partenariat avec les éditions Bayard (Photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Tabac, alcool, usage problématique des jeux vidéo… Pour aider les pré-adolescents à dire non, à l’âge des expérimentations et des premiers excès, le gouvernement publie un livret illustré, en partenariat avec les éditions Bayard.

Destiné aux 10-13 ans et à leurs parents, ce petit livret de 16 pages sera distribué à 1,5 million de lecteurs d’Images Doc et J’aime Lire, précisent la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) et l’éditeur Bayard Jeunesse, dans un communiqué.

Des illustrations et des conseils

Pour chaque substance ou comportement addictif, une courte bande dessinée illustre une situation d’incitation à consommer à laquelle l’enfant peut se trouver confronté (par exemple, un membre de sa famille lui propose une petite coupe de champagne pour son anniversaire).

Puis le livret lui propose de réfléchir aux réactions possibles dans un tel cas (accepter le verre ? s’en débarrasser discrètement ? exprimer son refus ?) et lui propose des conseils s’ils se trouvent dans la même situation.

Ce livret propose également des conseils aux parents pour aborder le sujet avec leurs enfants et les aider à fixer des limites par exemple, ou à résister aux incitations présentes dans leur environnement, ajoutent Bayard et la Mildeca, qui anime et coordonne l’action du gouvernement en matière de lutte contre les drogues et la toxicomanie.

Le contenu du livret a été réalisé par des journalistes jeunesse, avec les conseils de psychologues et d’addictologues.

« Débanaliser des produits neurotoxiques »

Sans diaboliser ces usages, il s’agit de débanaliser des produits dont les effets neurotoxiques sont particulièrement délétères sur le cerveau en maturation des adolescents, de retarder les premières expérimentations et réduire les risques d’usages problématiques, résume Nicolas Prisse, président de la Mildeca.

Les messages de prévention les plus efficaces sont ceux qui permettent le renforcement des compétences psychosociales (cultiver l’estime de soi, apprendre à dire non, développer l’esprit critique…), souligne Nathalie Becht, directrice de Bayard Jeunesse.

44 % des élèves de 6e ont déjà expérimenté l’alcool (75 % en 3e), près de 10 % des collégiens déclarent avoir déjà connu un épisode d’ivresse et un quart (26,1 %) des élèves de 4e ont expérimenté la cigarette (contre seulement 14 % en 5e), selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Et sur un panel de 2 000 élèves de la région parisienne, 1 sur 8 avait un usage problématique des jeux vidéo, selon une enquête OFDT publiée en 2014.

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Lendemain de veille: voici ce qui se passe dans votre cerveau

Je suis chercheur en neurosciences et je m’intéresse aux effets de l’alcool et de la nourriture sur le fonctionnement du cerveau. Voici comment la consommation d’alcool peut provoquer de l’anxiété après l’effet euphorisant.

De la téquila aux endorphines et la dopamine

Les boissons alcoolisées – vin, bière ou spiritueux – perturbent l’équilibre des neurotransmetteurs dans le cerveau. L’effet peut en être agréable sur le moment, mais beaucoup moins le lendemain.

Cet effet agréable est dû au fait que l’alcool stimule la production d’endorphines, ces opioïdes naturels fabriqués par le cerveau.

Il augmente aussi la production de dopamine, activant le système de récompense du cerveau – qu’on appelle aussi le système mésolimbique. La production de dopamine renforce les comportements qui ont mené à cette euphorie, si bien que ce petit coup de téquila nous donne envie d’en prendre un autre !

Mais l’alcool ne fait pas qu’activer notre système de récompense. Il perturbe aussi l’activité des neurotransmetteurs qui contrôlent le fonctionnement du cerveau. L’imagerie cérébrale prouve que l’alcool diminue l’activité du cortex préfrontal et du lobe temporal, des centres qui régissent la prise de décision, le contrôle de soi et la mémoire.

Anxiété, malaise et stress

L’alcool augmente l’activité inhibitrice des récepteurs GABA (acide gamma-aminobutyrique). Les récepteurs GABA réduisent les activités des neurones et l’alcool exagère cet effet. Un taux élevé de GABA favorise les sentiments de relaxation et de calme, qui nous rendent plus sociables et moins stressés.

Consommé en grande quantité, l’alcool bloque aussi le système glutamique. Le glutamate est le principal neurotransmetteur d’excitation du cerveau, et il joue un rôle important dans la constitution des souvenirs et des émotions.

L’équilibre entre le GABA et le glutamate est indispensable pour permettre à notre cerveau de fonctionner de façon optimale. L’alcool rompt cet équilibre. L’alcool est un agent dépressif pour le système nerveux central, car il augmente le caractère inhibitif du GABA tout en diminuant le caractère d’excitation du glutamate.

Quand notre cerveau perçoit un haut niveau d’acide gamma-aminobutyrique en conjonction avec un faible taux de glutamate, il réagit rapidement afin de compenser ce déséquilibre. C’est cette réaction compensatoire, menant à une baisse du taux de GABA et à une augmentation du taux de glutamate, qui provoque le sentiment d’anxiété, d’inconfort et de stress qui se produit le lendemain.

Oh non… J’ai pas fait ça ?

Après plusieurs boissons alcoolisées, la transmission de glutamate est ralentie dans le lobe temporal médian, la région du cerveau qui contrôle la mémoire.

Les trous de mémoire provoqués par l’alcool sont causés par l’augmentation rapide du taux d’alcool dans le sang, résultat fréquent d’une cuite, qui se définit par l’absorption de quatre boissons alcoolisées pour une femme, et cinq pour un homme, dans un délai de deux heures.

Lorsque l’on est sobre, les souvenirs se constituent dans le cerveau après que l’information ait été transmise de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme. Ce processus s’intitule consolidation de la mémoire. C’est ainsi que les souvenirs sont récupérés et mémorisés.

L’alcool entrave cette fonction, ce qui mène à un état de confusion et de doute le lendemain d’une cuite. Le souvenir confus de la soirée précédente (C’est pas vrai, j’ai vraiment fait ça ?) peut provoquer une forte anxiété.

L’alcool a également un impact énorme sur la qualité du sommeil, car il réduit la phase de sommeil paradoxal, celle où se produisent les rêves. Cette phase est indispensable à l’inscription des souvenirs à long terme. Donc une mauvaise nuit de sommeil à la suite d’une beuverie risque de « fragmenter » les souvenirs.

Les timides souffrent davantage

Ce n’est pas tout le monde qui souffre de l’angoisse de la gueule de bois, mais certains en sont plus affectés que d’autres. Selon une récente étude, l’intensité de l’expérience varie en fonction des traits de personnalité. Les timides seraient plus anxieux après une cuite que les gens moins inhibés.

Comment éviter l’angoisse post-cuite

La seule façon de s’assurer de ne pas subir cette expérience est de ne pas consommer d’alcool.

Par contre, en limitant sa consommant d’alcool, on peut réduire les effets de l’angoisse post-cuite. Espacez le boissons en buvant de l’eau, et vous éviterez l’augmentation rapide du taux d’alcool dans le sang, qui affecte votre mémoire. De plus, vous resterez hydraté, ce qui vous évitera le mal de tête du lendemain.

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Bonne année

 Les animateurs du blog sont heureux d’offrir à leurs lecteurs et à leurs lectrices leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année. Ils remercient vivement toutes celles et ceux qui consultent souvent nos messages d’actualité, qui les évaluent (il y a beaucoup de mention « très intéressant ») et qui nous adressent leurs propres observations.

L’année qui commence sera probablement décisive et  le soutien de tous dans le combat que mène le Centre est  indispensable

 Bonne année 2020

 Jean-Paul Tillement , Jean-Pierre Goullé , Guy Millant

Surprenant !!

Épernay : la capitale du champagne s’oppose au « mois sans alcool »

Une trentaine d’associations propose un « mois sans alcool » en janvier sur le modèle d’une opération anglaise menée depuis 2013. Dans la capitale du champagne, Épernay, le conseil municipal a voté un vœu pour manifester son opposition à l’initiative.
Le 16 décembre, le conseil municipal d'Epernay a adopté un vœu pour marquer son opposition au "Défi de janvier"
Le 16 décembre, le conseil municipal d’Epernay a adopté un vœu pour marquer son opposition au « Défi de janvier » © Maxppp – Paul Zinken
 Épernay, France

Êtes-vous capable d’arrêter l’alcool, ou au moins de réduire votre consommation, pendant un mois ? C’est le « Dry january », le défi de janvier : un mois sans alcool que propose à partir de ce mercredi 1er janvier une trentaine d’associations. Cette année l’opération n’est pas soutenue par l’État.

Selon les associations organisatrices, cela devait être le cas mais elles accusent Emmanuel Macron d’avoir renoncé après sa venue à Épernay le 14 novembre dernier et une rencontre avec les professionnels du champagne. « C’est une excellente chose que le mois sans alcool ne soit pas soutenu par le gouvernement » réagit Franck Leroy, le maire d’Épernay qui poursuit : « Parce que la France est un grand pays de vin. C’est dans les terroirs de France que naissent les plus grands vins du monde et c’est un poids considérable dans l’économie nationale. Cela fait vivre des milliers de personnes sur notre territoire. »

« Nous sommes favorable à une politique d’éducation autour du vin plutôt qu’à une politique de prohibition » Franck Leroy, maire d’Epernay

Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addiction, l’une des associations organisatrices, se défend de vouloir interdire l’alcool: « L’objectif n’est pas l’arrêt total : il s’agit de faire une pause, de regarder les moments où on ne consomme pas par plaisir mais par incitation. »

Il n’y a pas de culture de l’alcool en France mais une culture du vin ce qui n’a rien à voir » – Franck Leroy, maire d’Epernay

Mais pour Franck Leroy, le maire d’Epernay il n’y a pas de culture de l’alcool en France mais bien « une culture du vin, ce qui n’a rien à voir ». L’élu propose plutôt un mois contre la malbouffe : « Pourquoi ne pas créer un mois sans fast-food par exemple qui serait beaucoup plus sain pour des millions de personnes plutôt qu’un mois sans vin ! Encore une fois il n’a jamais été démontré qu’un verre de vin de temps à autre posait le moindre problème de santé. »

« Le lobby du champagne ne m’a rien demandé. »

Pour le maire d’Épernay, il ne faut pas faire « d’amalgame » et distinguer la consommation festive de l’alcoolisme. Le 16 décembre, le conseil municipal d’Épernay a même adopté un vœu pour marquer son opposition au « Défi de janvier ». « On est plutôt favorable chez nous à une politique d’éducation autour du vin plutôt qu’à une politique de prohibition, » précise le maire de la ville.

Le vœu du conseil municipal est pour lui une manière d’alerter le gouvernement. Selon lui, ce mois sans alcool aurait des conséquences désastreuses pour les région« Cela voudrait dire qu’un mois sur douze, les producteurs de vins ne vendent plus de vin, dans les restaurants on ne consommerait plus d’alcool et cela aurait évidemment des conséquences économiques considérables. Alors que l’on cherche à s’exporter, la France donnerait alors un très mauvais exemple en s’associant à une campagne comme celle-ci qui consisterait ni plus ni moins à culpabiliser les amoureux du vin que nous sommes. »

La consommation d’alcool est à l’origine de nombreuses maladies (cancers, maladies vasculaires, etc.) et est responsable de 41.000 morts par an, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac (75.000), selon l’agence sanitaire Santé publique France.

Source France Bleu

Ce qui se passe dans votre corps lorsque vous buvez trop d’alcool

Ces derniers jours ont été festifs. Vous vous êtes peut-être réunis en famille ou entre amis, avez partagé un bon repas et bu un peu beaucoup d’alcool, avant d’éventuellement prolonger la nuit ailleurs.

Néanmoins, avant d’enchaîner les verres, il est important de bien comprendre ce qui se passe réellement dans notre corps lorsque nous buvons de l’alcool. De quoi éviter les pièges pour ne pas vous mettre en danger inutilement.

L’alcool agresse le corps

Peu importe le type d’alcool, les effets sont fondamentalement les mêmes si l’on ingère les mêmes quantités. La boisson pénètre dans l’estomac avant d’intégrer l’intestin grêle. Il sera alors absorbé dans la circulation sanguine. Comptez environ une heure pour que votre corps puisse métaboliser 10 g.

Les molécules d’éthanol vont ensuite se répandre via la circulation sanguine pour finalement atteindre le cerveau. S’en suivront des troubles de la vigilance, de la coordination ou de la parole. Ces derniers sont dus à l’impact de l’alcool sur le cervelet qui coordonne ces capacités à partir des signaux qu’il reçoit de systèmes sensoriels comme l’ouïe, la vision ou la moelle épinière.

Ces signaux de sortie sont en effet véhiculé par des neurones s’appuyant sur un neurotransmetteur appelé GABA. Tout ce système est inhibé par l’alcool, d’où les troubles moteurs.

Les molécules d’éthanol sont également si petites qu’elles arrivent à pénétrer dans l’oreille interne.

L’alcool va agir principalement sur les canaux semi-circulaires qui renseignent le système nerveux sur les mouvements de rotation de la tête. Ces canaux sont remplis d’un fluide appelé endolymphe et disposent de cellules ciliées enchâssées dans une cupule. Les densités de l’endolymphe et de la cupule sont similaires. Il y a donc un équilibre qui n’est pas soumis à la gravité.

En revanche, l’alcool apporté par la circulation sanguine va se diffuser plus rapidement dans la cupule que dans l’endolymphe. Il y a alors un déséquilibre. La cupule va pouvoir se déplacer plus librement et deviendra plus sensible aux déplacements de la tête. Autrement dit, vous allez avoir “la tête qui tourne”.

Lendemains compliqués

L’alcool est connu pour être un diurétique. Autrement dit, vous allez uriner souvent, ce qui peut entraîner une déshydratation. À cause du manque d’eau dans votre corps, votre circulation sanguine sera alors beaucoup moins fluide (donc plus épaisse).

Il faut savoir que c’est le sang qui apporte les molécules d’oxygène à votre cerveau. Si le sang est plus épais, il sera donc moins mobile et votre cerveau sera du coup moins oxygéné. Ces sensations de “mal de crâne”,  de somnolence ou d’étourdissement, c’est en réalité votre cerveau qui les commande pour vous demander de l’eau.

Par ailleurs, l’alcool peut irriter la muqueuse de l’estomac , provoquant alors des vomissements et de la diarrhée. On observe également un déséquilibre électrolytique (manque de minéraux) et une baisse de la glycémie. C’est pourquoi vous vous sentez également faible et nauséeux.

Il n’y a aucun moyen de dégriser rapidement. Votre seul allié, c’est le temps. Votre corps a en effet besoin de temps pour éliminer l’alcool de votre corps. La caféine ou l’eau peuvent éventuellement vous aider à vous sentir un peu moins ivre, mais ces liquides n’ont aucun impact sur la concentration d’alcool dans votre sang.

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Alcool: un mois pour lever le pied au lieu de lever le coude

Par AFP ,
Le "Défi de janvier" propose en janvier d'arrêter ou de réduire sa consommation de vin

Le « Défi de janvier » propose en janvier d’arrêter ou de réduire sa consommation de vin  afp.com/JEAN-PIERRE MULLER

Paris – Êtes-vous capable d’arrêter l’alcool, ou au moins de réduire votre consommation, pendant un mois? C’est le « Défi de janvier » que propose à partir de mercredi une trentaine d’associations sur le modèle d’une opération anglaise, au grand dam du lobby du vin.

« C’est une campagne mobilisatrice, ludique, pour s’essayer individuellement et collectivement à une pause pendant un mois, après la période des fêtes« , explique à l’AFP Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addiction, l’une des associations organisatrices.

« Etape après étape, (il s’agit) d’arriver à l’interdiction de consommation, c’est ça qui est derrière« , juge de son côté Bernard Farges, président de la CNAOC, confédération qui regroupe les 17 principales régions viticoles françaises à appellation, soit 70% des viticulteurs du pays.

Adaptation de l’opération « Dry january » (littéralement « Janvier sec« ) lancée en 2013 en Angleterre, le « Défi de janvier » est depuis des mois dans le collimateur du secteur de l’alcool, et en particulier du monde du vin.

Selon les associations organisatrices, le projet, inédit en France, aurait initialement dû être porté par l’Etat. Mais elles l’accusent d’avoir renoncé mi-novembre après une rencontre entre Emmanuel Macron et les producteurs de champagne.

Le 16 décembre, le conseil municipal d’Epernay, haut lieu du prestigieux vin pétillant, a même adopté un vœu pour marquer son opposition au « Défi de janvier« , assimilé à de la « prohibition« . 

« Il n’y a aucune volonté de prohibition ni d’abstinence totale, ce n’est pas du tout une campagne moralisatrice ni hygiéniste« , se défend Nathalie Latour.

« Ces produits ont une place importante dans la culture française. Mais il faut équilibrer les enjeux économiques, sociaux et de santé« , assure-t-elle.

« Contrairement au Mois sans tabac (organisé par les pouvoirs publics en novembre, ndlr), l’objectif n’est pas l’arrêt total: il s’agit de faire une pause, de regarder les moments où on ne consomme pas par plaisir mais par incitation« , poursuit-elle. « C’est le verre automatique, quand on sort et qu’on nous dit +Pourquoi tu bois pas ce soir? T’es malade? T’es pas drôle+. »

– Dépendance – 

Le « Défi de janvier » s’appuie sur un site internet (http://dryjanuary.fr) où l’on peut s’inscrire et trouver des dépliants et des posters. « Les restaurants, les collectivités qui le souhaitent peuvent les imprimer et les afficher« , selon Nathalie Latour.

On peut également y télécharger une application en anglais baptisée Try Dry. Créée par l’association Alcohol Change, à l’origine du « Dry january » anglais, elle permet d’aider à atteindre ses objectifs lorsqu’on diminue ou arrête sa consommation d’alcool.

Pour cette première édition, Mme Latour espère « atteindre les mêmes chiffres qu’en Angleterre en 2013« , soit 4.000 inscrits sur le site (en sachant qu’on peut participer au défi même sans être inscrit).

Selon elle, ce type de campagne existe dans 14 pays, dont la Belgique (où elle s’appelle « Tournée minérale« ).

« Les résultats sont intéressants, à court et moyen/long terme: les personnes qui ont participé arrivent ensuite à mieux réguler leur consommation d’alcool« , assure Mme Latour.

Parmi les organisateurs du « Défi de janvier« , on trouve des associations d’addictologues ou dédiées à la santé (comme la Ligue contre le cancer), mais aussi des mutuelles et des groupements de jeunesse.

La consommation d’alcool est à l’origine de nombreuses maladies (cancers, maladies vasculaires, etc.) et est responsable de 41.000 morts par an, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac (75.000), selon l’agence sanitaire Santé publique France.

En outre, selon les addictologues, 80% de l’alcool vendu en France est consommé par seulement 20% de la population.

« Le +Défi de janvier+ s’adresse à la population générale et pas aux personnes dépendantes, qui ne peuvent pas s’arrêter comme ça« , souligne Nathalie Latour.

Source L’Express

Canada : un après sa légalisation, le cannabis fait des dégâts

Publié le  par Ludovic Hirtzmann, à Montréal.
Canada : un après sa légalisation, le cannabis fait des dégâts
Le 17 octobre 2018, les Canadiens se pressaient devant les boutiques, ici à Québec, pour acheter de la marijuana fraîchement légalisée.

ARCHIVES ALICE CHICHE/AFP

Plus d’un an après sa légalisation, la marijuana cause des ravages chez les jeunes. Les autorités sanitaires font face à une vague d’hospitalisations, dues à sa consommation

« Entre deux joints tu pourrais faire quelque chose », chantait Robert Charlebois en 1973. Près de 50 ans plus tard, « Le Journal de Montréal » a choisi de faire récemment sa une avec un titre étonnant : « L’ex chef de la police produira du pot (du cannabis en québécois, NDLR) ». Si l’ancien patron de la police de Montréal, Yvan Delorme, devient le PDG d’une entreprise productrice de marijuana, les effets de la consommation…

Si vous n’êtes pas abonné à ce journal, lisez la suite sur 

Voiture et Cannabis (Journal Télévisé de TF1 26/12/2019)

Cliquez sur la photo pour voir  la vidéo  à partir de  15’30 »Triste démonstration 

La toxicomanie n’est plus ce qu’elle était

Paris, le mardi 24 décembre 2019 – L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a publié les derniers chiffres de son dispositif TREND qui analyse les dernières tendances dans le milieu de la drogue. Il conclut à une dégradation des conditions de vie des toxicomanes.
Ceux qui passent par les stations de métro du nord-est parisien le savent bien : il est aujourd’hui fréquent, dans les grandes villes françaises, d’assister à des scènes de consommation de crack ou d’héroïne en public. Les toxicomanes se cachent de moins en moins pour consommer leurs produits, signe d’une dégradation de leur condition de vie, observés par l’OFDT. Grâce à son dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND), l’organisme observe chaque année l’évolution de la consommation de drogue dans les principales villes de métropole.
Selon son dernier rapport, les dernières années ont été marquées par une dégradation des conditions de vie des toxicomanes urbains, qui vivent dans une situation de plus en plus précaire, notamment d’un point de vue sanitaire. L’augmentation des interventions policières à leur encontre, y compris près des centres d’accueil spécialisés (CAARUD) et la fermeture des squats en centre-ville, a conduit les toxicomanes à se réfugier dans des habitats précaires ou dans des abris de fortune insalubres. Les centres d’hébergement d’urgence et notamment ceux adaptés aux usagers de drogue sont saturés.

Des toxicomanes venus du Maghreb et d’Europe de l’Est

Outre celle d’alcool et de cannabis, la consommation des toxicomanes dépend de la disponibilité des produits sur le marché : on consomme du Skenan à Lyon, du crack à Paris, de l’héroïne à Lille. Phénomène nouveau, l’usage récréatif de prégabaline, médicament prescrit notamment contre les douleurs neuropathiques obtenu grâce à des ordonnances falsifiés, est en forte hausse depuis 2017.
Parmi ces toxicomanes urbains, on trouve de nombreux jeunes précaires (entre 15 et 25 ans) marqués par des ruptures familiales, des mineurs isolés (MNA) originaires du Maghreb ainsi que de nombreux hommes originaires d’Europe de l’Est. Chez ces derniers, on observe une grande prévalence de l’hépatite C, une méfiance vis-à-vis des structures de soins et une méconnaissance totale des pratiques de réduction des risques (RdRD). Pour ces usagers de drogue, la précarité est à la fois la cause et la conséquence de leur addiction, la drogue étant pour beaucoup le moyen de supporter leurs conditions de vie et de créer de nouvelles sociabilités.

Vente à domicile et call center

L’OFDT s’est également intéressé à l’évolution de la consommation de drogues dans le milieu de la fête. Le développement d’une scène festive alternative a bouleversé les repaires. Au nom d’une certaines idéologie libertaire, la consommation de drogues (cocaïne, MDMA/ectasy et kétamine essentiellement) est en effet tolérée par les organisateurs de ces soirées d’un genre nouveau, contrairement à ce qu’il en est dans les établissements festifs commerciaux. L’OFDT observe cependant que, grâce à une bonne connaissance en matière de RdRD de la part des fêtards, les incidents liés à des surdoses y sont rares.
L’OFDT observe également que l’évolution de la toxicomanie conduit à une diversification du trafic, qui tente de s’adapter à la demande. Si la classique vente de produits au coin de la rue est encore très présente dans les cités, on observe, notamment auprès des usagers les plus aisés, une augmentation de la vente à domicile. En 2018, la police a ainsi démantelé plusieurs « call-centers » de drogue en Seine-Saint-Denis. Le « darknet » est également devenu un haut lieu d’approvisionnement, notamment pour la MDMA.

Hausse de la consommation de crack

Enfin, l’OFDT tire la sonnette d’alarme sur la hausse de la consommation de crack (cocaïne base) chez les consommateurs de cocaïne, qui concerne autant les personnes en situation précaire que des usagers bien insérés socialement. La part de décès par overdose dans lequel la cocaïne est impliqué est ainsi passé de 10 % en 2010 à 26 % en 2017, soit 109 décès par surdose de cocaïne. On observe également une augmentation de la consommation de kétamine, de GHB/GBL et de protoxyde d’azote.

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