Ces derniers jours ont été festifs. Vous vous êtes peut-être réunis en famille ou entre amis, avez partagé un bon repas et bu un peu beaucoup d’alcool, avant d’éventuellement prolonger la nuit ailleurs.

Néanmoins, avant d’enchaîner les verres, il est important de bien comprendre ce qui se passe réellement dans notre corps lorsque nous buvons de l’alcool. De quoi éviter les pièges pour ne pas vous mettre en danger inutilement.

L’alcool agresse le corps

Peu importe le type d’alcool, les effets sont fondamentalement les mêmes si l’on ingère les mêmes quantités. La boisson pénètre dans l’estomac avant d’intégrer l’intestin grêle. Il sera alors absorbé dans la circulation sanguine. Comptez environ une heure pour que votre corps puisse métaboliser 10 g.

Les molécules d’éthanol vont ensuite se répandre via la circulation sanguine pour finalement atteindre le cerveau. S’en suivront des troubles de la vigilance, de la coordination ou de la parole. Ces derniers sont dus à l’impact de l’alcool sur le cervelet qui coordonne ces capacités à partir des signaux qu’il reçoit de systèmes sensoriels comme l’ouïe, la vision ou la moelle épinière.

Ces signaux de sortie sont en effet véhiculé par des neurones s’appuyant sur un neurotransmetteur appelé GABA. Tout ce système est inhibé par l’alcool, d’où les troubles moteurs.

Les molécules d’éthanol sont également si petites qu’elles arrivent à pénétrer dans l’oreille interne.

L’alcool va agir principalement sur les canaux semi-circulaires qui renseignent le système nerveux sur les mouvements de rotation de la tête. Ces canaux sont remplis d’un fluide appelé endolymphe et disposent de cellules ciliées enchâssées dans une cupule. Les densités de l’endolymphe et de la cupule sont similaires. Il y a donc un équilibre qui n’est pas soumis à la gravité.

En revanche, l’alcool apporté par la circulation sanguine va se diffuser plus rapidement dans la cupule que dans l’endolymphe. Il y a alors un déséquilibre. La cupule va pouvoir se déplacer plus librement et deviendra plus sensible aux déplacements de la tête. Autrement dit, vous allez avoir “la tête qui tourne”.

Lendemains compliqués

L’alcool est connu pour être un diurétique. Autrement dit, vous allez uriner souvent, ce qui peut entraîner une déshydratation. À cause du manque d’eau dans votre corps, votre circulation sanguine sera alors beaucoup moins fluide (donc plus épaisse).

Il faut savoir que c’est le sang qui apporte les molécules d’oxygène à votre cerveau. Si le sang est plus épais, il sera donc moins mobile et votre cerveau sera du coup moins oxygéné. Ces sensations de “mal de crâne”,  de somnolence ou d’étourdissement, c’est en réalité votre cerveau qui les commande pour vous demander de l’eau.

Par ailleurs, l’alcool peut irriter la muqueuse de l’estomac , provoquant alors des vomissements et de la diarrhée. On observe également un déséquilibre électrolytique (manque de minéraux) et une baisse de la glycémie. C’est pourquoi vous vous sentez également faible et nauséeux.

Il n’y a aucun moyen de dégriser rapidement. Votre seul allié, c’est le temps. Votre corps a en effet besoin de temps pour éliminer l’alcool de votre corps. La caféine ou l’eau peuvent éventuellement vous aider à vous sentir un peu moins ivre, mais ces liquides n’ont aucun impact sur la concentration d’alcool dans votre sang.

Articles liés :

États-Unis : Bientôt un système anti-alcoolisme dans tous les véhicules ?

C’est officiel : les Français boivent plus d’alcool que les Russes

Les futurs pères devraient éviter l’alcool six mois avant la conception

Source