Recherche

Auteur

cnpert

Selon l’OMS, les géants du tabac, alcool et alimentation bloquent les politiques de santé

Une personne éteint sa cigarette.

Tous droits réservés Canva

Par Gabriela Galvin Publié le 18/09/2025

Cette déclaration intervient quelques jours avant une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies qui sera consacrée aux maladies chroniques.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accusé les fabricants de tabac, d’alcool et d’aliments ultra-transformés de se livrer à un « lobbying intense » pour empêcher les pays de mettre en œuvre des politiques visant à améliorer la santé de la population.

Dans un communiqué (en anglais) publié jeudi, l’OMS a déclaré que ces « puissantes industries » tentent régulièrement de « bloquer, d’affaiblir ou de retarder » les augmentations de taxes, les restrictions sur le marketing ciblant les jeunes et d’autres réformes sanitaires « salvatrices ».

« Il est inacceptable que des intérêts commerciaux profitent de l’augmentation des décès et des maladies« , a déclaré le Dr Etienne Krug, directeur du département des déterminants de la santé, de la promotion et de la prévention de l’OMS, dans un communiqué.

« Les gouvernements doivent faire passer les gens avant les profits et veiller à ce que les politiques fondées sur des données probantes ne soient pas entravées par la pression des entreprises« , a ajouté M. Krug.

Cette déclaration intervient quelques jours avant une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies qui sera consacrée aux maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, le diabète, le cancer et l’asthme, entre autres.

SOURCE

Cinq fois moins de fumeurs quotidiens, trois fois moins ayant testé le cannabis… les bons résultats d’une étude sur la consommation des ados

Société • Drogue

Une étude européenne sur la consommation des jeunes de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies pointe que les jeunes Français de 16 ans sont cinq fois moins fumeurs quotidiens et ont trois fois moins expérimenté le cannabis entre 2015 et 2024.

Par  Le Nouvel Obs avec AFP Publié le 17 septembre 2025

Un seul shot en 12 jours, bu « par politesse » : le bilan des vacances à Malte entre amis de Martin, 18 ans, pour la fin du lycée, semble représentatif de la consommation de plus en plus d’adolescents français. Sans drogues, ni tabac, et presque sans alcool.

A lire aussiReportage  Ce centre reçoit des proches de personnes alcooliques : « Il n’y a que quand mon fils dort que je respire un peu »Abonné

Seuls 20 % des Français de 16 ans déclaraient en 2024 avoir déjà consommé du tabac et 8,4 % du cannabis, selon une étude européenne sur la consommation des jeunes, relayée début septembre par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Par rapport à 2015, on trouve ainsi cinq fois moins de fumeurs quotidiens et trois fois moins de jeunes ayant expérimenté le cannabis, pointe l’étude.

Tendance a la baisse

Si Martin n’a jamais touché à une cigarette, il a déjà « testé » l’alcool et le cannabis, à la fin du collège. « Les premières fois où tu consommes, c’est soit sous la pression sociale, soit pour faire le grand », estime l’étudiant tout juste entré en première année de droit à Paris.

Depuis le lycée, il prône cependant la sobriété, avec pour motifs sa foi chrétienne, sa pratique sportive ou encore tout simplement sa capacité à s’amuser avec ses amis sans recours à une substance psychoactive.

Cela semble aller dans le sens d’une tendance générale, celle d’« une prise de conscience dans la société (…) des effets délétères de ces comportements », juge Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Une vaste enquête menée en 2022 par l’OFDT sur 23 000 Français de 17 ans pointait déjà une tendance à la baisse de leur consommation de substances psychoactives, démontrant selon le médecin de santé publique que « la bataille de la dénormalisation » est en passe d’être gagnée.

« Ça coûte super cher »

Au premier plan, le tabac : Charlotte, 16 ans, boit de temps en temps en soirée ou en boîte, mais pas question de « tomber » dans « la dépendance à la nicotine ». Sa mère, elle-même fumeuse, le lui a d’ailleurs interdit. « Elle y est tombée hyperjeune et maintenant, c’est vraiment une addiction », déplore la lycéenne scolarisée en banlieue toulousaine, soulignant que « ça coûte super cher ».

Et en effet, l’augmentation constante du prix, le paquet neutre, l’interdiction de vente aux mineurs, constituent un « arsenal de régulation » pouvant expliquer que la consommation de tabac ne soit « plus populaire chez les jeunes », entraînant avec elle celle du cannabis, autre « produit à fumer », selon Nicolas Prisse.

Une autre explication à cette évolution pourrait être la « dégradation de la santé mentale » observée chez les jeunes, entraînant un « repli sur soi », à l’âge où la consommation est liée à une « conformité sociale du groupe », selon le médecin.

Parmi les amis de Ruben, 17 ans, par exemple, on sort assez peu. Ce lycéen de Toulouse n’a jamais essayé ni tabac, ni cannabis, ni cigarette électronique, pour lesquels il n’a « pas tellement de curiosité ». En revanche, il se voit consommer de l’alcool « plus tard », quand il aura « plus d’occasions d’en boire ».

7 jeunes sur dix ont déjà consommé de l’alcool en 2024

Car l’alcool reste central dans la socialisation des adolescents. Sept sur dix l’avaient déjà essayé en 2024, selon l’étude européenne relayée par l’OFDT, avec une fréquence notable d’« alcoolisations ponctuelles importantes » (binge drinking), soit au moins cinq verres d’alcool lors d’une même occasion.

« Être bourrée, ça me fait un peu peur, parce que j’ai des copines qui ont déjà été pas très bien, au point de devoir appeler l’hôpital », raconte Clara (prénom modifié), 15 ans.

Dans les soirées de cette élève de seconde scolarisée à Saint-Mandé (Val-de-Marne), « il y a de l’alcool » et certains jeunes de son âge « ne savent pas vraiment leurs limites ».

Industriels « très inventifs »

Tout n’est donc pas encore gagné et « il faut rester prudent », estime Nicolas Prisse. « Les industriels – ou d’ailleurs parfois les groupes criminels, quand il s’agit de stupéfiants et de produits interdits – sont très inventifs en termes de tendances et de propositions d’offres sur le marché », ajoute-t-il.

Les « puffs », cigarettes électroniques jetables, en sont un bon exemple. Interdites à la vente depuis février en France mais qui continuent d’être vendues notamment dans les petites épiceries, elles restent une tendance bien réelle chez les adolescents, comme en témoignent les jeunes interrogés par l’AFP.

« C’est aux fruits, ça sent bon », contrairement aux cigarettes, explique Clara. « Ça a pas l’air très dangereux », estime la lycéenne, pourtant consciente de leur nocivité.

Consommation excessive d’alcool : même après arrêt, le foie ne peut pas se régénérer selon cette étude

Ça m’intéresse 16 septembre 2025

Consommation excessive d’alcool : même après arrêt, le foie ne peut pas se régénérer selon cette étude

Le foie est un organe capable de prouesses, notamment de se régénérer après une blessure ou une ablation partielle. Pourtant, chez les personnes atteintes de maladies hépatiques liées à l’alcool, cette capacité remarquable s’éteint peu à peu. Des chercheurs américains ont identifié un mécanisme inédit qui pourrait expliquer pourquoi le foie devient incapable de se réparer dans les cas avancés d’hépatite ou de cirrhose, même lorsque l’alcool est complètement éliminé de l’organisme. L’étude, publiée dans la revue Nature Communications en septembre 2025, ouvre de nouvelles pistes pour comprendre, et peut-être traiter, ces maladies hépatiques graves.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, arrêter de boire ne suffit pas toujours à restaurer la capacité régénératrice du foie. Selon les travaux menés par l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign, l’Université Duke et le Chan Zuckerberg Biohub Chicago, les cellules hépatiques endommagées par l’alcool ne terminent pas leur cycle de régénération. Elles entament bien une reprogrammation génétique censée les ramener à un état progéniteur, mais ne parviennent pas à aller jusqu’au bout du processus. Résultat : elles se retrouvent piégées dans un état intermédiaire, ni pleinement matures ni capables de proliférer pour réparer le tissu. Ce dysfonctionnement cellulaire n’est pas réversible spontanément, même lorsque la consommation d’alcool a cessé. La pression s’accumule alors sur les rares cellules restantes qui fonctionnent encore (…)

(…) Cliquez ici pour voir la suite

Le foie peut-il se régénérer complètement quels que soient les dommages ?
Selon cette étude, les Français ne font pas assez de sport !
Selon cette étude, une consommation occasionnelle de boissons énergisantes pourrait favoriser le risque de suicide
Dangers pendant la grossesse : la consommation d’alcool diminue, mais le tabac persiste selon une enquête
Vaccin : pour plus d’efficacité, mieux vaut ne pas se faire vacciner le même bras

L’automédication avec le cannabis pourrait mener à une aggravation des symptômes

Par Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne 15 septembre 2025,

MONTRÉAL — Les individus qui se tournent vers le cannabis pour soulager leur douleur, leur anxiété ou leur dépression risquent plutôt d’aggraver leur santé mentale, prévient une nouvelle étude britannique.

Les chercheurs ont ainsi constaté une différence importante entre les individus qui commencent à utiliser du cannabis pour le plaisir et ceux qui le font en réaction à des problèmes de santé mentale ou physique.

Si les premiers s’en tiraient plutôt bien, les seconds risquaient en revanche de…..

Lire la suite

Ce qui pousse votre cerveau à désirer l’alcool : des chercheurs identifient la zone clé de la dépendance

Actualité > Recherche > Cerveau > Consommation

Par Morgan,  publié le 15 septembre 2025 

alcool bar

Image d’illustration. Alcool barADN

Des chercheurs ont identifié la zone du cerveau impliquée dans la consommation compulsive d’alcool. Cette avancée éclaire les mécanismes cérébraux derrière l’addiction, ouvrant de nouvelles perspectives pour mieux comprendre et traiter ce comportement.

LIRE LA SUITE

Tabac, alcool et cannabis : les jeunes en consomment-ils plus ou moins que leurs aînés ?

Alcool, cannabis, tabac… Une baisse spectaculaire des consommations chez les jeunes Français de 16 ans place désormais l’Hexagone sous la moyenne européenne. Une tendance révélée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

En partenariat avec Destination Santé –

  • 01 / 03La France, souvent vue comme une mauvaise élève européenne en termes de consommation de drogues, connaît un retournement spectaculaire. C’est ce que révèle la dernière enquête European School Survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD), relayée ce 11 septembre par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).Photo Adobe Stock
  • 02 / 03Menée en 2024 auprès de 113 882 jeunes de 16 ans dans 37 pays européens, dont 3 376 en France, cette étude montre une baisse de consommation dans l’Hexagone, et ce quelle que soit la substance étudiée. À commencer par le tabac dont la baisse est particulièrement impressionnante.Photo Adobe Stock
  • 03 / 03Seulement 20 % des jeunes de 16 ans déclarent l’avoir déjà expérimenté, plaçant la France parmi les pays européens où l’initiation est la plus faible. Ainsi, en dix ans, la part des adolescents fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq, passant d’environ 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024.Photo Adobe Stock

La France, souvent vue comme une mauvaise élève européenne en termes de consommation de drogues, connaît un retournement spectaculaire. C’est ce que révèle la dernière enquête European School Survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD), relayée ce 11 septembre par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

Menée en 2024 auprès de 113 882 jeunes de 16 ans dans 37 pays européens, dont 3 376 en France, cette étude montre une baisse de consommation dans l’Hexagone, et ce quelle que soit la substance étudiée. À commencer par le tabac dont la baisse est particulièrement impressionnante.

Seulement 20 % des jeunes de 16 ans déclarent l’avoir déjà expérimenté, plaçant la France parmi les pays européens où l’initiation est la plus faible. Ainsi, en dix ans, la part des adolescents fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq, passant d’environ 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024.

L’alcool : une consommation plus genrée

Concernant l’alcool, sept jeunes Français sur dix (68 %) déclarent en avoir déjà consommé, un chiffre inférieur à la moyenne européenne. Fait notable, les filles (70 %) sont désormais plus nombreuses que les garçons (67 %) à avoir expérimenté l’alcool.

Bien que ces niveaux d’expérimentation soient élevés, de même que la fréquence des alcoolisations ponctuelles importantes (22 % en France et 30 % dans la moitié des pays participants), l’Hexagone figure dans le tiers des pays européens affichant la plus faible consommation de boissons alcoolisées.

Cannabis : une chute spectaculaire

L’usage de cannabis au cours du mois suit la même tendance, passant de 17 % à 4,3 % durant cette période – son niveau le plus bas depuis vingt-cinq ans. La France compte désormais parmi les pays où les jeunes de 16 ans consomment le moins de cannabis.

Source

Le cannabis contribue à hauteur d’un milliard au PIB annuel du Nouveau-Brunswick,

Selon une récente étude de la Chambre de Commerce du Canada commandée par l’entreprise Organigram.

Selon le rapport commandé au Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) de la Chambre de commerce du Canada, le secteur aurait aussi créé plus de 9000 emplois directs et indirects dans la province.

C’est ce qui fait dire à la PDG de l’entreprise Organigram, Beena Goldenberg, qu’il est temps que le secteur soit reconnu comme un moteur économique d’importance, au même titre que l’agriculture, la bière, le vin et les distilleries.

Beena Goldenberg avance que les gens du milieu d’affaires et de la classe politique sont toujours surpris de découvrir les retombées économiques générées par le cannabis.

On me fait toujours cette espèce d’expression de surprise, ils ne réalisent pas l’ampleur de cette industrie, dit-elle.

C’est cette méconnaissance aux réalités économiques du secteur qui a poussé Beena Goldenberg et Organigram à commander cette étude auprès du Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) de la Chambre de commerce du Canada.

Mme Goldenberg a présenté les données du rapport lors d’un événement annuel de réseautage organisé cet été par l’ancien premier ministre Frank McKenna au Fox Harb’r Resort, en Nouvelle-Écosse.

La situation avec les États-Unis et les droits de douane amène son lot d’incertitudes. Parallèlement, le premier ministre proclame l’importance de cibler de nouvelles industries et de nouvelles idées.

Nous, ce qu’on dit c’est qu’on en a une en face des yeux : ça s’appelle l’industrie du cannabis, a-t-elle déclaré. Ce qu’on veut, c’est une opportunité pour rendre tout ça encore plus gros.

SOURCE

Tabac, alcool, cannabis : pourquoi est-il aussi difficile d’arrêter ? Deux experts nous répondent

Mis à jour le 13/09/2025 Lecture 4 min. Louise Ballongue Rédactrice web

Derrière l’addiction se cachent des facteurs invisibles mais puissants : génétiques, psychologiques, environnementaux. Deux experts en santé révèlent pourquoi la volonté ne suffit pas et quelles solutions peuvent réellement aider à s’en libérer.

Sommaire

Arrêter de fumer, de boire ou de consommer du cannabis ne relève pas seulement de la « bonne volonté ». Derrière l’addiction, se dissimule souvent une combinaison de facteurs biologiques, génétiques et psychologiques qui rendent le sevrage particulièrement difficile.

Deux spécialistes, Alice Denoize, coach, tabacologue et créatrice du Déclic Anti Clope, et le Dr Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo, décryptent ce …..

LIRE LA SUITE

Cannabis : pourquoi il faut vraiment arrêter avant une FIV, d’après cette étude

Femme refusant un joint, main levée en signe de refus, en extérieur.

Publié le 12 sept. 2025 par Hélène Bour

Une étude dévoile ce que le THC, principe actif du cannabis, induit au niveau des follicules ovariens et des embryons en cas de fécondation in vitro (FIV).

On s’en doute, avant de suivre un protocole de procréation médicalement assistée, et durant la procédure, il est conseillé d’adopter un mode de vie sain et une alimentation équilibrée. Exit donc alcool, tabac, drogues, malbouffe.

Ce que l’on sait bien moins, c’est comment ces substances peuvent nuire à la fertilité. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Communications (Source 1) dévoile ce que le THC, substance psychoactive du cannabis, engendre sur la fertilité féminine et sur les chances de réussite d’une fécondation in vitro (FIV).

Des chercheurs de Toronto (Canada) rapportent ainsi que le THC, tétrahydrocannabinol, atteint les follicules ovariens, qui expulsent les futurs ovules, et est associé à des taux élevés d’embryons anormaux au niveau chromosomique (relatif à l’ADN).

Des effets sur les ovocytes et les futurs embryons

Les scientifiques ont ici combiné une analyse rétrospective auprès de femmes en parcours de PMA à des expériences in vitro sur des ovocytes prélevés. En tout, l’équipe a passé au crible 1 059 échantillons de liquide folliculaire prélevés chez des patientes suivant une FIV au Centre de fertilité CReATe de Toronto, dont 62 étaient positives au THC (soit 6 %). Et parmi ces patientes positives au THC, 73 % n’avaient pas déclaré cette consommation de cannabis sur les formulaires d’admission.

Les scientifiques ont constaté que l’exposition au THC affecte la maturation des ovocytes et les phénomènes moléculaires qui ont lieu lors de la création d’un embryon, notamment en termes de répartition du matériel génétique (la ségrégation des chromosomes, exactement). La consommation de cannabis pourrait ainsi conduire à des ovocytes de moins bonne qualité et des embryons génétiquement non viables, et nuire aux chances de succès d’une FIV.

SOURCE

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑