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Cannabis et cannabinoïdes : ce qu’il faut savoir, ce qu’il faut faire

Publié le 8 avril 2025

Le réseau de prévention des addictions (RESPAAD) annonce la publication du « Vadémécum Cannabis et cannabinoïdes – Ce qu’il faut savoir, ce qu’il faut faire » à destination des professionnels de la relation d’aide et du secteur médico-social.

Rédigé dans le cadre du projet Cannabinoscope, financé par l’Institut national du Cancer (INCa) et l’Institut pour la Recherche en Santé Publique (IReSP) et coordonné conjointement avec la Faculté de pharmacie de Paris-Saclay et le laboratoire de recherche SESSTIM de l’université Aix-Marseille, cet ouvrage « Vadémécum cannabis et cannabinoïdes » a bénéficié du soutien d’un groupe de travail constitué d’experts.

Structuré autour de plusieurs chapitres regroupant des informations épidémiologiques, historiques, biologiques, médicales ou encore pharmacologiques, cet ouvrage, aussi riche qu’unique, s’adresse aux professionnels de santé et de la relation d’aide, aux professionnels du secteur médico-social et à toute personne intéressée par le sujet. Le guide est dès à présent disponible à la commande depuis votre espace adhérent ou, sur demande, à l’adresse commande@respadd.org

La direction des douanes de Marseille a dressé le bilan de l’année 2024, …..

……notamment en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants, tabacs, contrefaçons et protection d’espèces animales protégées, qui constituent les priorités de ses actions dans la deuxième ville de France

Les douaniers de Marseille ont dévoilé ce vendredi 4 avril les résultats des opérations menées en 2024 en termes de lutte contre les trafics illicites et la criminalité organisée. Produits stupéfiants, tabacs de contrebande, produits de contrefaçon, trafic d’espèces animales protégées, France 3 Provence-Alpes vous détaille les chiffres clés à retenir de ce bilan. 

Plus de 9 tonnes de stupéfiants saisis

En 2024, 3 132 infractions liées aux trafics stupéfiants, tabac, et armes ont été relevées par la douane de Marseille.
En 2024, 3 132 infractions liées aux trafics stupéfiants, tabac, et armes ont été relevées par la douane de Marseille. • © Douane Française

En 2024, la douane de Marseille a saisi 137 kg de cocaïne, soit une progression de 39 % par rapport à 2023, 274 kg de cannabis et 8,9 tonnes de produits précurseurs, entrant dans la composition de drogues de synthèse produites sur le territoire européen.

La valeur marchande de ces 9,3 tonnes de produits stupéfiants divers saisis représente plus de 6 millions d’euros. La douane rapporte notamment la saisie effectuée fin août, début septembre, grâce à un travail du centre de ciblage conteneurs, qui ont permis de découvrir près de 100 kg de cocaïne, dans le compartiment moteur de conteneurs réfrigérés transportant des bananes.

Quelques mois plus tôt, en avril, le contrôle d’un navire de croisière a permis de découvrir 23 kg de cocaïne dans le faux plafond d’une cabine. La drogue était destinée au Danemark.

Près de 11 tonnes de tabacs de contrebande saisis

La douane de Marseille est particulièrement engagée contre le trafic de tabac, très florissant dans le sud de la France.  Ce sont 10,8 tonnes de tabacs qui ont ainsi été saisis en 2024, soit une hausse de 58 % par rapport à l’année précédente.

Près de 1 500 infractions ont été relevées, pointe la douane dans son communiqué. « Les saisies sont essentiellement liées à des importations frauduleuses par des passagers sur le port et l’aéroport et au contrôle d’établissements de revente illicite dans l’agglomération (alimentations, bars à chicha, etc.) », précise-t-elle.  Au total, 146 établissements de ce type ont été contrôlés et 49 fermetures administratives ont été sollicitées auprès de la préfecture suite à des contrôles positifs.

Le 15 novembre dernier, 6252 cartouches de cigarettes de contrebande ont été saisies sur le port, dissimulées sous des paquets de pâtes alimentaires, des chips et des galettes, en provenance de Turquie. 

248 740 articles de contrefaçons rétirés du marché

La direction de Marseille a saisi plus de 248 700 articles de contrefaçon en 2024.
La direction de Marseille a saisi plus de 248 700 articles de contrefaçon en 2024. • © Douane Française

En lien avec le plan national 2024-2026, la direction de Marseille a saisi 248 740 articles de contrefaçon, qui ont été retirés du marché, au travers de 412 affaires. Cela représente une hausse de 25 % par rapport à 2023.

Ces saisies concernent principalement des produits textiles, chaussures, parfums de luxe contrefaits, mais également des articles pouvant constituer un danger pour les consommateurs comme des pièces automobiles dont 38 000 exemplaires ont été saisis sur l’année.

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Le cannabis, une drogue douce mais pas pour le cœur !

Dr Yohann Bohbot | 01 Avril 2025

La consommation de cannabis augmente partout dans le monde, portée par une légalisation de plus en plus répandue et une acceptation sociale grandissante. Souvent perçu comme une substance récréative ou ayant des bienfaits thérapeutiques, ses effets sur le cœur restent encore mal connus. Une étude récente, présentée au congrès de l’American College of Cardiology 2025 et publiée dans JACC: Advances, apporte un nouvel éclairage en montrant un lien clair entre l’usage du cannabis et un risque accru d’infarctus du myocarde, en particulier chez les jeunes adultes en bonne santé (1).

Une étude rétrospective à partir des données du TriNeTx

Cette étude a analysé les données de plus de 4,6 millions de sujets de moins de 50 ans disponibles sur un réseau mondial de données de recherche en santé, afin de comparer les consommateurs de cannabis à des non-utilisateurs, tous exempts de comorbidités significatives à l’inclusion. Grâce à une méthodologie d’appariement par score de propension, les auteurs ont limité les biais potentiels liés aux facteurs de risque cardiovasculaires classiques tels que l’hypertension, le diabète ou le tabagisme. 

Les résultats sont sans appel : les consommateurs de cannabis présentent un risque d’infarctus du myocarde multiplié par six par rapport aux non-utilisateurs. De plus, la consommation de cannabis est associée à des taux plus élevés d’événements cardiovasculaires majeurs, d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques et d’insuffisance cardiaque, avec une mortalité globale également accrue (risque relatif multiplié par 7 !).

Un lien fort entre cannabis et maladies cardiovasculaires

L’étude suggère ainsi un lien fort entre consommation de cannabis et atteintes cardiovasculaires. Elle rejoint d’autres travaux (2, 3) qui ont montré que le cannabis peut entrainer un stress oxydatif, favoriser l’inflammation vasculaire et la dysfonction endothéliale, autant de mécanismes pouvant précipiter un événement coronarien aigu. 

La principale limite de l’étude réside dans le manque de précisions sur la quantité consommée, la fréquence et le mode de consommation du cannabis. De plus, les données étant issues de dossiers médicaux électroniques, il existe un risque d’erreurs de classification entre consommateurs et non-consommateurs, ce qui pourrait influencer les résultats.

Avec la légalisation qui progresse dans de nombreux pays, il devient essentiel d’informer les consommateurs sur les dangers notamment au niveau cardiovasculaire. Des études supplémentaires seront indispensables pour mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués et évaluer l’impact des différentes formes de cannabis, qu’il soit naturel ou synthétique.

En attendant, cette étude rappelle une réalité : même une substance d’origine naturelle peut avoir des effets graves sur la santé, et sa consommation ne devrait pas être banalisée !

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Des gendarmes déguisés en « tenues en bois » interpellent un homme qui cultivait du cannabis dans une forêt

Matthieu Heyman

Un officier de police, en janvier 2025 (image d'illustration).
Un officier de police, en janvier 2025 (image d’illustration). – BFM DICI

Un homme a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir cultivé du cannabis au milieu de la forêt domaniale de Vierzon. Pour l’interpeller, les gendarmes se sont déguisés et se sont « cachés dans les buissons ».

C’est une mission d’infiltration rarement menée par les forces de l’ordre. Des gendarmes se sont déguisés pour interpeller un homme qui cultivait du cannabis au milieu de la forêt domaniale de Vierzon sur la commune de Saint-Laurent dans le Cher.

Pour cela, le quadragénaire a été condamné ce mercredi 26 mars à un an de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende. Le fruit d’une enquête de plusieurs mois, débutée à l’été 2023.

Des agents de l’Office national des forêts mènent alors des contrôles dans la forêt lorsqu’il découvre « une plantation clandestine », comme l’explique Alexis Hachette, responsable de l’unité territoriale de Vierzon, à France 3. « Il avait coupé une vingtaine de chênes pour que ses pieds de cannabis profitent mieux du soleil », se souvient-il, déplorant que l’individu « a détruit 30 ans d’investissement ».

« Et un jour, il est arrivé »

L’ONF alerte alors la gendarmerie. Ces derniers installent alors des pièges photographiques. Mais les premiers éléments ne permettent pas d’identifier immédiatement le suspect. Ce n’est qu’au printemps dernier que l’enquête reprend.

« C’est à cette période que les plants commencent à pousser, donc on a rouvert le dossier et remis des pièges photo », raconte un enquêteur.

Les gendarmes réussissent alors à l’identifier et pour l’interpeller, ils décident de le surprendre sur le vif.

Le cannabis augmente significativement le risque de crise cardiaque

Les plaquettes patrouillent dans les vaisseaux sanguins Les plaquettes (en rouge) se déplacent dans les vaisseaux sanguins et interagissent avec les cellules.

Même chez des adultes jeunes et en bonne santé, la consommation de cannabis pourrait fortement augmenter le risque d’infarctus du myocarde. C’est ce que viennent de mettre en évidence deux études à paraître prochainement.


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Plaisant, convivial, naturel… mais visiblement très mauvais pour le cœur ! Autorisé dans de nombreux pays, mais encore interdit en France, le cannabis vient de faire l’objet de deux études d’envergure.

Un risque d’infarctus augmenté de 50 à 600 %

La première est une étude rétrospective qui a analysé les dossiers médicaux de près 4,6 millions de personnes suivies en moyenne pendant trois ans. Ses résultats, qui seront prochainement publiés dans la revue JACC Advances, révèlent que les usagers de cannabis avaient six fois plus de risques d’infarctus du myocarde (crise cardiaque) que les personnes qui n’en consommaient pas. Elles avaient également quatre fois plus d’accident vasculaire cérébral (AVC) et deux fois plus d’insuffisance cardiaque. Pourtant, tous les participants à l’étude étaient âgés de moins de 50 ans et avaient une tension artérielle et un taux de cholestérol LDL (le « mauvais » cholestérol) normaux.

La seconde est une méta-analyse qui a compilé les résultats de 12 études publiées antérieurement impliquant un total de 75 millions de personnes âgées de 41 ans en moyenne. Ses résultats, qui seront présentés le 29 mars 2025 lors de la session scientifique annuelle de l’American College of Cardiology, montrent cette fois que les usagers de cannabis ont un risque d’infarctus augmenté de 50 % par rapport aux autres. Cette seconde étude est la plus grande menée à ce jour sur ce sujet.

Comment expliquer l’effet toxique du cannabis ?

Si les deux études ne donnent pas les mêmes résultats, c’est principalement en raison de méthodologies différentes, notamment au type d’échantillonnage, au recueil de données et à l’hétérogénéité des études intégrées dans la méta-analyse. Quoi qu’il en soit, elles confirment les résultats de précédents travaux suggérant un lien entre usage récréatif de cannabis et maladies cardio-vasculaires.

À l’heure actuelle, les mécanismes par lesquels la marijuana impacte le cœur et les vaisseaux ne sont pas connus. Il semble cependant qu’elle affecte la régulation du rythme cardiaque, augmente la demande en oxygène du cœur et contribue au dysfonctionnement des vaisseaux sanguins.

Morale de l’histoire : chez le médecin, mieux vaut être transparent sur sa consommation de cannabis. Celle-ci n’apparaîtra pas sur les bilans sanguins habituellement prescrits pour surveiller la santé cardio-vasculaire. Or, c’est une information capitale pour une prise en charge médicale adéquate.

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Consommation de cannabis : un risque accru d’infarctus et d’insuffisance cardiaque

Alors que la consommation de cannabis se banalise dans plusieurs pays occidentaux, notamment avec sa légalisation progressive dans certains pays, une nouvelle étude remet en question l’innocuité de cette substance sur le plan cardiovasculaire.

Selon une analyse publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (JACC) et relayée le 17 mars par l’American College of Cardiology, les consommateurs réguliers de cannabis sont nettement plus exposés aux risques d’infarctus du myocarde et d’insuffisance cardiaque que les non-consommateurs.

L’étude, qui repose à la fois sur une recherche rétrospective et une méta-analyse de 12 études précédentes, révèle que les utilisateurs de cannabis de moins de 50 ans ont six fois plus de chances de subir une crise cardiaque que les non-consommateurs. De plus, la méta-analyse, portant sur plus de 93 000 consommateurs de cannabis et 4,5 millions de non-utilisateurs, montre un risque accru de 50 % de développer une insuffisance cardiaque chez les consommateurs.

Le cannabis, aussi nocif que le tabac ?

Face à ces résultats, le chercheur Ibrahim Kamel de l’Université de Boston, co-auteur de l’étude, estime que la consommation de cannabis devrait être prise en compte dans l’évaluation des risques cardiovasculaires des patients, au même titre que le tabagisme. « Interroger les patients sur leur usage du cannabis devrait faire partie du diagnostic clinique, comme on le fait déjà avec la cigarette », souligne-t-il.

Il appelle également à une meilleure information du public, estimant que beaucoup de consommateurs ne sont pas conscients des dangers cardiovasculaires liés à cette substance.

Pour réaliser cette recherche, les scientifiques ont exploité les données de la base de santé mondiale TriNetX, analysant des participants de moins de 50 ans sans antécédents cardiovasculaires : Pas d’hypertension,Pas d’antécédents de maladie coronarienne, Aucun usage de tabac, Cholestérol normal.

Les résultats obtenus ont ensuite été croisés avec 12 autres études internationales menées aux États-Unis, au Canada et en Inde, rassemblant plus de 4,5 millions de personnes, dont 93 000 consommateurs de cannabis.

Après regroupement des données, il apparaît que les consommateurs actifs de cannabis ont un risque 1,5 fois plus élevé de subir un infarctus par rapport aux non-utilisateurs.

Un effet sous-estimé, aggravé par la combustion

Bien que les auteurs de l’étude reconnaissent que d’autres facteurs de consommation, comme l’usage concomitant de substances illicites (cocaïne, drogues de synthèse), puissent influencer ces résultats, les preuves d’un impact direct du cannabis sur la santé cardiaque s’accumulent.

Une autre étude, publiée en 2024 dans le Journal of the American Heart Associationavait déjà mis en évidence un lien entre l’usage de marijuana et les maladies cardiovasculaires, notamment une augmentation du risque de coronaropathie, un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC), et une prévalence plus élevée d’infarctus du myocarde.

Les chercheurs ont souligné que la combustion du cannabis, méthode de consommation la plus répandue, expose les fumeurs aux mêmes risques que le tabac, notamment à cause des particules inhalées. « L’usage fréquent du cannabis est associé à des complications cardiovasculaires, et plus la consommation est importante, plus ces risques augmentent », ont conclu les auteurs.

Le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) rappelle que le cannabis augmente immédiatement la fréquence cardiaque et la pression artérielle, ce qui pourrait expliquer les effets néfastes observés.

Cependant, les experts soulignent qu’il est encore nécessaire de poursuivre les recherches pour mieux comprendre les mécanismes précis par lesquels le cannabis affecte le système cardiovasculaire.

Une perception erronée du cannabis « inoffensif »

Cette étude vient bousculer un discours largement répandu selon lequel le cannabis serait moins nocif que le tabac et sans danger pour la santé.

Avec la montée en puissance des législations favorables à la dépénalisation et la promotion d’un usage récréatif « responsable », de nombreux consommateurs ignorent ou sous-estiment les risques réels associés à cette drogue.

Or, les faits sont clairs : fumer du cannabis, loin d’être anodin, peut avoir des répercussions sérieuses sur le cœur et les vaisseaux sanguins.

Alors que certains pays européens continuent d’assouplir leur législation sur cette substance, ces résultats devraient encourager une meilleure information et un suivi médical plus strict des usagers réguliers.

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Cannabis : attention au risque de crise cardiaque !

Par

 Marie Briel

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25 mars 2025 à 12h39

Un jeune couple qui partage un joint de cannabis et met leur santé cardiovasculaire en péril.
Les dangers bien connus du cannabis sont une fois de plus confirmés par les autorités de santé. © Adobe Stock

Une récente étude scientifique de l’American College of Cardiology (ACC) vient de mettre en évidence que la consommation régulière de cannabis pourrait considérablement augmenter le risque de crise cardiaque. En particulier chez les jeunes adultes de moins de 50 ans. Alors, quels sont précisément ces risques ? Et comment s’en prémunir ? Éléments de réponse. 

On connaissait déjà les effets relaxants ou apaisants du cannabis, apprécié par certains pour ses vertus thérapeutiques. Mais aujourd’hui, une étude de l’American College of Cardiology (ACC) tire la sonnette d’alarme : le cannabis serait loin d’être inoffensif pour notre cœur.

Selon cette recherche publiée récemment, fumer du cannabis pourrait augmenter fortement le risque de crise cardiaque, notamment chez les personnes de moins de 50 ans.

Cannabis et crise cardiaque : ce que révèle l’étude

Réalisée sur une période de trois ans auprès de 75 millions de participants répartis aux États-Unis, au Canada et en Inde, l’étude américaine révèle des chiffres inquiétants. Les consommateurs réguliers de cannabis âgés de moins de 50 ans seraient :

Ces chiffres ne sortent pas de nulle part. Ils ont été présentés officiellement lors d’un récent congrès médical et relayés par plusieurs médias internationaux, dont USA Today et Medscape.

Pourquoi le cannabis augmente-t-il ce risque ?

les risques cardiovasculaires : le THC en cause

La raison principale est liée à l’action du THC (tétrahydrocannabinol), principal composant psychoactif du cannabis. Le THC augmente le rythme cardiaque, élève la tension artérielle, et pourrait favoriser l’inflammation des vaisseaux sanguins. Autrement dit, il crée un stress supplémentaire sur le système cardiovasculaire.

Ce stress pourrait devenir critique chez les jeunes adultes, surtout ceux ayant déjà une fragilité cardiaque ou d’autres facteurs de risque, comme le tabacl’obésité ou un mode de vie peu actif.

Faut-il s’inquiéter si vous consommez du cannabis occasionnellement ?

Pas forcément. L’étude n’indique pas précisément le seuil à partir duquel le risque de crise cardiaque augmente significativement. En revanche, elle appelle clairement à la prudence : si vous consommez régulièrement ou avez déjà des problèmes cardiovasculaires, mieux vaut en parler à votre médecin.

Les chercheurs recommandent ainsi aux professionnels de santé de systématiquement demander à leurs patients s’ils consomment du cannabis afin d’évaluer au mieux leur risque cardiovasculaire.

Comment réduire les risques ?

Si vous consommez du cannabis :

  • limitez votre consommation, surtout si vous avez d’autres facteurs de risque (tabac, surpoids, antécédents cardiaques familiaux).
  • Évitez la consommation en cas de symptômes inhabituels (douleurs thoraciques, essoufflement, vertiges).
  • Privilégiez les formes non fumées, car fumer accentue les risques cardiovasculaires.

Alors, le message est clair : le cannabis n’est pas une substance anodine, et ses effets sur le cœur doivent être pris au sérieux. Pour autant, inutile de céder à la panique si vous êtes consommateur occasionnel sans autres facteurs de risque. Mais, si vous avez un doute ou souhaitez réduire les risques, n’hésitez pas à consulter votre médecin, qui saura vous conseiller au mieux selon votre situation personnelle.

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La cour des comptes étrille les politiques de santé contre l’addiction des jeunes

Par RCI Web et Naïza Rippon 21/03/2025

    La cour des comptes étrille les politiques de santé contre l'addiction des jeunes

230 000 jeunes sont touchés par les addictions au cannabis. Les 12 à 15 ans sont particulièrement exposés aux risque d’addiction. Un jeune sur 10 s’estime dépendant aux drogues illicites ou à l’alcool.

Des chiffres inquiétants mais qui sont certainement bien plus élevés. Face à cette réalité, la cour des comptes qui a scruté les politiques publiques en la matière conclut que la stratégie sanitaire et médico-sociale est insuffisante

 Elle identifie deux raisons à cette insuffisance :

  • le manque de volontarisme
  • l’absence de dispositif adapté aux jeunes  

Autre constat cinglant de la cour des comptes : l’accompagnement et le soin des personnes souffrant d’addiction sont inadaptés. Les places disponibles dans les établissement de soin par exemple ne sont pas suffisantes.

L’instance relève également que l’évaluation chiffré du seul dispositif de consultation pour les jeunes consommateurs n’est pas assez soutenue. 

Un constat alarmant alors que de nouvelles substances psychoactives inondent régulièrement le territoire.

Quelles recommandations ?

La cour des comptes somme donc l’Etat d’actualiser sa stratégie globale de prévention et d’accompagnement de lutte contre les drogues. Elle recommande aux pouvoirs publics de déployer sur l’ensemble du territoire le dispositif « consultations jeunes consommateurs »

Il s’agit aussi de fixer des objectifs chiffre du suivi  du dispositif. Le lancement d’une grande campagne de communication d’ampleur pour prévenir la consommation de drogue et d’alcool fait également partie des suggestions des magistrats.

Une mesure choc figure aussi dans le rapport : augmenter le prix des boissons alcoolisés.

Enfin pour mieux évaluer l’ampleur de la consommation d’alcool et de drogue chez les jeunes, la cour des comptes préconise une étude épidémiologique pour mieux adapter l’offre médico-sociale

Pour rappel, la France est  l’un des pays d’Europe les plus concernés par la consommation de drogue et d’alcool. Les derniers chiffres datant de 2021 révélait que 2,6 % des 18-24 ans déclaraient consommer quotidiennement de l’alcool, soit le taux le plus élevé de la zone euro

Pour le cannabis, la tendance est la même. La consommation de drogue en France figure parmi les plus importantes en Europe .

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Le cannabis est-il une drogue dure ?

La cocaïne est-elle plus addictive qu’avant ? Comment lutter contre le chemsex ? Deux spécialistes en addictologie, Raphaël Serreau et Amine Benyamina, alertent sur les dangers des nouvelles formes de consommation et l’évolution des addictions en France.

Cannabis : entre usage médical et consommation problématique

Le débat sur le cannabis est relancé avec l’intervention du docteur Raphaël Serreau, addictologue au CHU d’Orléans, et de Stéphanie, une auditrice du secteur médical. Si le cannabis thérapeutique est autorisé sous strict contrôle pour certaines maladies comme la sclérose en plaques, sa consommation récréative pose un véritable problème de santé publique.

Aujourd’hui, 1,4 million de Français consomment régulièrement du cannabis, et plus d’un adulte sur deux l’a déjà expérimenté. Le docteur Serrault met en garde : les produits actuels sont bien plus concentrés en THC qu’il y a 50 ans, atteignant parfois 60 % de substance active. Cette puissance accrue rend le sevrage difficile et peut favoriser des troubles psychiatriques graves, notamment chez les jeunes consommateurs.

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Le CBD, souvent présenté comme une alternative inoffensive, n’est pas non plus sans risques. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle que cette molécule peut interagir avec certains traitements et provoquer des effets secondaires.

Cocaïne : une explosion de la consommation en France

Si le cannabis reste la drogue la plus consommée, la cocaïne connaît une augmentation fulgurante. Selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), plus d’1,2 million de Français en consomment.

Moins chère et plus accessible, la cocaïne est pourtant extrêmement dangereuse. Le docteur Serrault rappelle que même une seule prise peut multiplier par 29 le risque d’infarctus du myocarde. Son effet addictif est puissant et rapide, provoquant un « craving » (envie irrépressible de consommer) qui piège rapidement les usagers.

Le psychiatre Amine Benyamina, également invité de l’émission, insiste sur l’importance d’une approche équilibrée entre répression et prévention. La seule répression ne suffit pas à enrayer le phénomène : une politique efficace doit inclure un volet éducatif pour sensibiliser les consommateurs aux dangers des substances psychoactives.

Chemsex, ecstasy, alcool, tabac : des addictions sous-estimées

Autre sujet abordé : le chemsex, une pratique qui combine consommation de drogues stimulantes et relations sexuelles prolongées. Popularisé par l’affaire Pierre Palmade, ce phénomène reste encore tabou en France. Le docteur Serreau explique qu’il s’agit d’une consommation spécifique visant à accroître le plaisir et l’endurance, mais qui comporte des risques importants : troubles psychiatriques, dépendance sévère et infections.

Parmi les autres drogues dites « festives », l’ecstasy (MDMA) est également pointée du doigt. Son usage en soirée peut provoquer des dommages neurologiques et cardiovasculaires graves.

Enfin, l’alcool et le tabac, bien que légaux, sont responsables de 110 000 décès par an en France, soit l’écrasante majorité des morts liées aux addictions. Pourtant, ces substances restent largement accessibles.

Comment se sortir de l’addiction ?

Le docteur Serreau rappelle que l’accompagnement des patients repose sur la motivation. 90 % des personnes dépendantes ne consultent jamais, mais pour celles qui franchissent le pas, un suivi personnalisé est mis en place. La prise en charge combine entretiens médicaux, accompagnement psychologique et traitements adaptés, parfois en optant pour une réduction progressive de la consommation plutôt qu’un sevrage brutal.

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