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Il existe une méthode simple pour réduire la consommation d’alcool, affirment les scientifiques, et elle fonctionne

Publié le 15 août 2025

Par Apolline Henry

Apolline Henry Journaliste Pigiste Spécialisée en Santé et Bien-Être Depuis 2013, Apolline Henry évolue en tant que journaliste pigiste, collaborant avec une multitude de magazines réputés tels que Femme Actuelle, Prima, Top Santé, Serengo, Flow, Dr. Good, Les clés de mon énergie, Rose Magazine, et Gazelle Magazine.

Passionnée par la santé et le bien-être, elle excelle dans la vulgarisation scientifique, rendant accessibles des notions complexes pour le grand public. Que ce soit pour expliquer comment lire des résultats de prise de sang ou la différence entre un phlébologue et un angiologue, Apolline s’efforce toujours de transmettre des informations claires et précises.

En plus de sa spécialisation en santé, elle est également à l’aise dans la rédaction de témoignages et la veille d’actualité, rédigeant des news quotidiennes. Au fil des années, elle a acquis une expertise en SEO, utilisant notamment l’outil Semji pour optimiser des articles existants.

Depuis janvier 2015, Apolline est rédactrice web pour Reworld Media, notamment pour Top Santé, où elle prouve son autonomie et sa capacité à rechercher des experts. Parallèlement, elle travaille depuis janvier 2013 en CDI pour Prisma Media, contribuant à des publications comme Femme Actuelle et Prima, tant pour le web que pour le print. Diplômée de l’Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT) avec une licence professionnelle en journalisme, Apolline est une véritable amoureuse de l’écriture.

Pour réussir à boire moins d’alcool au quotidien, il suffirait de mettre en place deux petites astuces toutes simples, affirment des scientifiques australiens

On ne le répétera jamais assez : l’alcool est un véritable poison pour notre corps. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’a écrit noir sur blanc dans un rapport paru en 2023 : aucune boisson alcoolisée n’est sûre pour la santé (même la bière, même le cidre doux), et aucun niveau de consommation n’est sans risque (même « un petit verre de temps en temps »).

Savoir que l’alcool est cancérigène, et prendre conscience de sa consommation d’alcool

En France, où la consommation d’alcool constitue un pilier de l’identité nationale, il reste cependant très compliqué de cesser complètement de boire de la bière, du vin ou du cidre, en particulier lorsqu’on partage un repas avec sa famille ou ses amis. Ainsi, d’après les autorités de santé, 8 % des adultes buvaient au moins un verre d’alcool par jour en 2021.

Des chercheurs australiens ont peut-être trouvé « la » recette pour aider ceux qui hésitent encore à lever le pied sur le vin, la bière, le cidre, etc. D’après leurs travaux (publiés dans la revue spécialisée Addictive Behaviors et conduits auprès de plus de 10 000 adultes), il faudrait cumuler deux choses : primo, rappeler que l’alcool est une boisson cancérigène ; deuzio, encourager les consommateurs à noter combien de verres d’alcool ils boivent chaque semaine.

Depuis 1988, l’alcool est en effet considéré comme une « substance cancérigène avérée pour l’humain » par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). En 2020, 741 000 nouveaux cas de cancers dans le monde étaient directement liés à l’alcool, ce qui signifie que l’alcool était impliqué dans environ 4 % de l’ensemble des cancers.

Il n’est pas nécessaire d’être un « gros buveur » pour augmenter son risque de cancer à cause de l’alcool : en 2020, 13,9 % des cancers liés à l’alcool dans le monde concernaient une consommation inférieure à 2 verres par jour. L’alcool provoque en particulier des cancers de l’œsophage et de la bouche. Et quand l’alcool se cumule au tabac, c’est la catastrophe : une consommation excessive des deux multiplie le risque de cancer de la bouche par 36, et de cancer du larynx par 39 !

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Vague de chaleur : ce cardiologue alerte sur les effets de l’alcool sur notre cœur quand il fait chaud

par Inès GuizaLe 13/08/2025 à 21:00, modifié le 13/08/2025 à 21:00

Vague de chaleur : ce cardiologue alerte sur les effets de l'alcool sur notre cœur quand il fait chaud

© Lomb / Shutterstock

En période de forte chaleur, il est important de connaître les bons gestes à adopter pour rester hydraté. Aussi, il vaut mieux éviter d’autres gestes, comme boire de l’alcool.

Le geste primordial à adopter en cas de forte chaleur est bien évidemment l’hydratation. Et même s’il n’est pas toujours aisé de boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour, le corps possède des besoins d’hydratation accrus lors de ces périodes durant lesquelles nous consommons plus d’énergie.

Nul besoin de paniquer, si vous n’êtes franchement pas fan de l’eau. Il existe de nombreuses autres boissons à privilégier en cas de forte chaleur pour rester hydraté sans peine. En revanche, il est fortement déconseillé de boire de l’alcool lorsque la température grimpe trop haut.

L’alcool est à proscrire en période de canicule

« L’alcool a un pouvoir de déshydratation, donc d’accélération de la fréquence cardiaque », explique le médecin. Ainsi, boire de l’alcool quand il fait chaud peut déstabiliser l’équilibre cardiaque, voire engendrer des irrégularités au niveau des battements du cœur.

D’autres symptômes peuvent être associés à une mauvaise assimilation de l’alcool en période de forte chaleur : des sensations de vertiges, des palpitations et un malaise. De plus, « l’alcool favorise l’apparition d’épisodes temporaires de fibrillation auriculaire », poursuit le Dr Salomon.

Comment s’hydrater en cas de forte chaleur ?

Fort de ce constat, le médecin recommande une consommation d’alcool modérée quand il fait très chaud. « La règle que je donne, c’est d’accompagner son verre d’alcool d’un verre d’eau », poursuit le cardiologue.

Il est donc important d’inscrire sa consommation d’alcool « dans un schéma de modération, mais pas d’interdit, il faut essayer de prendre du plaisir, car ça fait partie de la vie », conclut le médecin.

Mais si vous préférez vous abstenir totalement d’alcool durant un épisode caniculaire, sachez que vous pourrez vous hydrater convenablement avec de nombreuses boissons. En effet, la consommation de thé ou d’eau agrémentée de morceaux de fruits est sans risque pour votre santé.

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Crack, opiacés, nouvelles drogues de synthèse… quelles prises en charge des addictions dans les Pyrénées-Orientales ?

Drogue | Les prix du crack à Perpignan attirent les consommateurs de toute la France

En mai 2025, la préfecture, l’Agence Régionale de Santé (ARS) et le parquet de Perpignan ont signé un nouveau plan de prévention et de lutte contre les pratiques addictives, toujours plus préoccupantes. Made in Perpignan a rencontré les praticiens du CSAPA* Aline Vinot de Perpignan. Médecins, psychologues, infirmiers et psychiatres du centre prennent en charge toujours plus de patients souffrant d’addictions.

« Notre département connaît des fragilités nombreuses qui le rendent particulièrement vulnérable au développement des comportements addictifs » communique le préfet des Pyrénées-Orientales Thierry Bonnier. Les trafics depuis l’Espagne et l’Andorre et les difficultés sociales forment un cocktail favorable aux comportements addictifs. La préfecture relève également l’important nombre d’évènements festifs où circulent des ………..

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Cancer de la bouche : l’addiction au cannabis multiplie le risque par trois

Par Destination Santé (en partenariat avec La Provence)

Publié le 10/08/25

None avec Destination Santé - image d’illustration

Source : Destination Santé

Les conséquences à long terme de la consommation de cannabis sont mal connues. Les études portent souvent sur le cannabis et le risque pour la santé mentale, plus rarement sur la santé physique. Une étude publiée dans la revue Preventive Medicine Reports , s’est intéressée aux liens entre le cancer de la bouche et l’addiction au cannabis. Ce travail a été mené aux Etats-Unis, où quelque 17,7 millions de personnes déclaraient consommer quotidiennement ou quasiment quotidiennement du cannabis en 2022….

Les conséquences à long terme de la consommation de cannabis sont mal connues. Les études portent souvent sur le cannabis et le risque pour la santé mentale, plus rarement sur la santé physique. Une étude publiée dans la revue Preventive Medicine Reports, s’est intéressée aux liens entre le cancer de la bouche et l’addiction au cannabis.

Ce travail a été mené aux Etats-Unis, où quelque 17,7 millions de personnes déclaraient consommer quotidiennement ou quasiment quotidiennement du cannabis en 2022. L’auteur de l’étude, le Pr. Raphael Cuomo, de la faculté de médecine de San Diego, a épluché les dossiers cliniques de l’Université de Californie, incluant plus de 45 000 adultes entre janvier 2012 et décembre 2019, sans diagnostic de cancer de la bouche. Tous ont été suivis durant 5 ans afin d’estimer l’incidence du cancer de la bouche chez les consommateurs réguliers de cannabis.

Les produits de combustion en cause

Au total, 949 personnes (2,1 %) se sont vu diagnostiquer une addiction au cannabis. Parmi elles, 0,7 % ont été dépistées d’un cancer de la bouche, contre 0,2 % chez les personnes qui n’étaient pas dépendantes. Le risque de développer un cancer de la bouche chez les personnes dépendantes est ainsi plus de 3 fois supérieur que dans la population générale. Le risque est multiplié par 6 chez les fumeurs de tabac. « La fumée de cannabis contient de nombreux composés cancérigènes présents dans la fumée de tabac, dont les effets néfastes sur le tissu épithélial tapissant la bouche sont connus, a déclaré le Pr Raphael Cuomo dans un communiquéCes résultats s’ajoutent à un nombre croissant de preuves suggérant qu’une consommation chronique ou problématique de cannabis pourrait contribuer au risque de cancer des tissus exposés aux produits de combustion. »

Il fait en outre l’hypothèse que les effets immunodépresseurs du tétrahydrocannabinol présent dans le cannabis pourraient constituer un facteur de risque. « Ces résultats soulignent la nécessité d’évaluer les risques oncologiques à long terme liés à la consommation problématique de cannabis », conclut-il.

A noter : en 2022, la France comptait quelque 900 000 usagers quotidien de cannabis (11-75 ans) selon les chiffres de la Mission interministérielle de luttre contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

 

Source : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet

« Ils ne se cachent même pas », cocaïne, cannabis, héroïne, comment le narcotrafic s’implante dans les villes moyennes

Un trafic au pied des immeubles à Dinan (22).

Écrit par Romuald Bonnant

Publié le 05/08/2025

Bretagne

Plus aucun territoire n’est à l’abri du narcotrafic. En Bretagne, les points de deal se multiplient dans les villes moyennes. Comme à Dinan, où les forces de l’ordre et les élus tentent de combattre le fléau.

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Le cannabis à haute puissance lié à une plus grande utilisation et au risque chez nous les jeunes américains

par Ma Clinique

 2 août 2025

dans Actualités médicales

Temps de lecture : 2 min

Les chercheurs de Salk créent un atlas génétique détaillé du cannabis à ce jour

Une nouvelle étude publiée aujourd’hui dans la revue scientifique Dépendance a découvert que les jeunes adultes aux États-Unis ne «titres pas» lorsqu’ils utilisent un fort cannabis. En d’autres termes, ils n’utilisent pas moins de cannabis pour compenser la puissance la plus forte. En fait, c’est le contraire: les jeunes adultes qui signalent l’utilisation de cannabis solide l’utilisent également plus fréquemment et en quantités plus élevées que les jeunes adultes qui utilisent des formes plus faibles du médicament.

Cette étude a interrogé plus de 400 jeunes adultes en Californie aux États-Unis qui avaient consommé du cannabis au cours du dernier mois. On leur a demandé de décrire la force de leur produit de cannabis typique en utilisant une échelle de puissance THC de 0 (pas de THC) à 5 (concentration THC très élevée). Le THC, ou tétrahydrocannabinol delta-9, est le principal composé psychoactif du cannabis qui fait que ceux qui l’utilisent pour vivre un «haut». Près de la moitié de ces 400 participants (195) ont déclaré qu’ils utilisaient régulièrement des fleurs de cannabis de puissance élevée ou très élevée.

Les participants ont révélé à quelle fréquence ils avaient consommé des fleurs de cannabis au cours du mois dernier, à quelle fréquence ils consomment généralement en une seule journée et à quelle quantité de cannabis ils consomment généralement par jour. Les participants qui consommaient généralement un cannabis de puissance plus forte fumé plus fréquemment du cannabis et en plus élevés que les participants qui utilisaient généralement du cannabis à faible ou modéré. Chaque étape sur l’échelle de puissance du THC était associée à 3,33 jours supplémentaires d’utilisation du cannabis par mois et à 0,13 plus de grammes de fleur de cannabis utilisés par jour.

Chaque participant a également répondu à un questionnaire Cudit-R (test d’identification des troubles de la consommation de cannabis – révisé), qui identifie les symptômes du trouble de la consommation de cannabis. Les scores des participants ont augmenté en moyenne de 1,21 avec chaque niveau de puissance THC, de sorte que les participants qui ont déclaré généralement utiliser des produits avec un contenu THC élevé ou très élevé avaient un score moyen de 11,2, par rapport au score moyen de 7,0 pour les participants qui utilisaient généralement des produits avec un THC très faible. Un score de 8 ou plus sur l’enquête Cudit-R indique une consommation de cannabis potentiellement problématique; Un score de 13 ou plus indique un éventuel trouble de consommation de cannabis. Cette étude transversale n’a pas pu déterminer si l’utilisation des THC plus fortes a augmenté les risques d’un trouble de la consommation de cannabis ou si ceux qui souffraient d’un trouble de cannabis ont préféré utiliser du cannabis plus fort.

Sur les marchés américains, la puissance moyenne des fleurs de cannabis a augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières décennies. Notre étude montre que les jeunes adultes qui recherchent du cannabis de puissance plus élevée utilisent également plus de cannabis et présentent de plus grands symptômes de trouble de la consommation de cannabis.

À mesure que le marché du cannabis de puissance plus élevé se développe, nous devons nous assurer que les jeunes adultes comprennent à quel point il est important de connaître la force du cannabis qu’ils utilisent et les risques associés à la consommation de cannabis. « 

Dr Michael Dunbar, auteur principal, Rand

Cette étude a été financée par l’Institut national sur l’abus d’alcool et l’alcoolisme (NIAAA).

L’article très intéressant de l’équipe du Dr Dunbar et coll. appelle les commentaires suivants :

-Le cannabis utilisé par ces jeunes américains est de plus en plus concentré en THC, il est
donc de plus en plus actif. Ce constat est aussi de l’UE.
-Malgré cela, les usagers n’ont pas limité les quantités utilisées, ils n’ont pas « titré »leurs
prises, ce qui était prévisible. Ils sont devenus toxicomanes, le premier signe en est la
tolérance acquise

  • Rappelons la définition de la tolérance acquise :
    C’est la diminution progressive des effets d’une même dose par répétition de celle- ci et en
    conséquence, la nécessité d’augmenter progressivement les doses pour obtenir le même effet,
    les fournisseurs de drogue s’en chargent

  • -Les auteurs ont bien choisi leur journal : «  Dependance ». Ce mot est traduit en français par
    subordination, asservissement..

  • -Les effets indésirables, ici troubles de consommation, ne sont pas soumis au phénomène
    dépendance, ils rendent la toxicomanie difficile voire impossible à vivre
  • La traduction automatique( ?) du mot « drug » par médicament n’est pas exacte. Pour le
    cannabis, le terme utilisé est « drug of abuse », en français substance toxicomanogène
  • La conclusion des auteurs est aussi la nôtre, il est important, majeur, d’informer les usagers
    des risques qu’ils courent

« Un accident mortel sur trois est lié à l’alcool, en 2025, dans le 44 » : à la plage, on parle prévention

L’alcool, une des premières causes de mortalité sur les routes. Une campagne estivale de sensibilisation aux risques a fait une halte à Piriac. Ce qu’il faut en retenir.

La sous-préfete
La sous-préfète, Marie Argouarc’h s’est prêtée au jeu de rapidité sur les buzzers lumineux, avec des lunettes simulant l’effet d’ivresse ©Patricia BIGOT

Par Patricia Bigot Publié le 1 août 2025

Quand on boit trop, on ne conduit plus…

Un principe de base qui parfois, surtout l’été, période plus festive, s’évapore au soleil. Et c’est pour cela que l’association Prévention Routière mobilise ses bénévoles pour sensibiliser les estivants et les locaux aux risques de l’alcool au volant, « mais aussi dans toute forme de mobilité », comme le précise Méryl Magnet, la directrice régionale Pays de la Loire.

Prévention routière « paie » sa tournée d’été

Mercredi 30 juillet, la tournée d’été était en place près des plages de Piriac-sur-Mer (Loire-Atlantique).

Familles, jeunes et moins jeunes, sont passés par les stands le temps de tester leurs réflexes avec des lunettes simulant l’ivresse (parcours, chamboule-tout, jenga, jeu de rapidité sur buzzer…), de rappeler les précautions à prendre en cas de consommation d’alcool et tordre le cou à certaines croyances.

Au passage, disons-le, « non, le café fort ne fait pas dessaouler plus vite ».

Nous ne disons pas ne consommez pas d’alcool, mais si vous le faites, ne mettez pas les autres ou vous-même en danger. Préférez rester sur place, utiliser les transports en commun, ou désignez un Sam qui conduira à votre placeMéryl Magnet, directrice régionale Pays de la Loire de l’association Prévention routière

10 décès en juillet en Loire-Atlantique

Un discours qui va dans le sens des campagnes de sensibilisation soutenue financièrement par la préfecture de Loire-Atlantique, représentée, pour cette opération par la sous-préfète, Marie Argouarc’h.

  • L’occasion pour elle de donner quelques chiffres sur la mortalité sur les routes depuis le début de l’année.

1 500 suspensions de permis en 6 mois

Sur le volet répressif, sur les 67 000 dépistages réalisés en 2024 en Loire-Atlantique en zone gendarmerie, 1 500 étaient positifs.

Depuis le début de l’année, sur les 1 500 suspensions de permis, plus de la moitié était liée à l’alcool et 300 aux stupéfiants.Marie Argouarc’h

Alors la prévention, la Préfecture l’encourage à l’année avec notamment les IDSR, intervenants départementaux de la sécurité routière, des bénévoles (toujours en recherche) qui mènent le même type d’actions que l’association Prévention routière.

sur un stand
Sur ce stand, dose bar, dose maison, le public se rend compte du réel dosage d’alcool que l’on sert chez soi, afin de boire en tout état de cause ©Patricia BIGOT

Et pour cette tournée d’été, le succès est au rendez-vous, avec en moyenne 250 visiteurs par journée d’action (1) et plus de 400 éthylotests distribués.

Lutte contre la drogue : l’État n’a que la répression comme solution

Lutte contre la drogue : l’État n’a que la répression comme solution

Loin de toute stratégie de santé publique, l’État tunisien s’apprête à importer massivement des tests salivaires pour traquer les consommateurs de drogue sur les routes. Pendant que les réseaux d’importation prospèrent en toute impunité, le pouvoir choisit la solution la plus simple : réprimer les jeunes, au lieu de prévenir, soigner ou intercepter. Une politique de gadgets et de peur, présentée comme un progrès.

L’État n’a pas d’argent pour recruter des enseignants ou améliorer les conditions dans les hôpitaux, mais il en trouve pour acheter, en devises, des milliers de tests salivaires de dépistage de drogues. Ces tests rapides, à large spectre, permettront de détecter différentes substances comme le cannabis, la cocaïne ou la morphine.

Selon le colonel-major Chamseddine Adouani, chef du bureau de communication de l’Observatoire national de la sécurité routière, interrogé sur Mosaïque FM, « l’Observatoire a pu constater que plus de 30 % des jeunes conducteurs ont conduit sous l’emprise de l’alcool, notamment sur certains axes routiers menant aux plages ou lors d’événements comme les festivals. »

Un constat jugé préoccupant, qui justifierait un dispositif de contrôle plus rigoureux, à la fois dissuasif et préventif. Les autorités entendent ainsi accentuer la pression sur les comportements à risque, en misant sur une approche alliant répression, technologie et responsabilisation. D’après le colonel-major, l’Observatoire souhaite responsabiliser les citoyens tout en exploitant les nouvelles technologies, mais il estime que la prévention seule ne suffit pas.

Une répression sans sensibilisation

Le discours de M. Adouani n’est cependant pas partagé par son collègue du ministère de l’Intérieur, Sami Saoudi, porte-parole du même Observatoire.

Toujours sur Mosaïque FM, il affirme que la mise en place de ces tests salivaires se fera sans campagne de sensibilisation. Autrement dit, les automobilistes seront pris de court par des mesures répressives soudaines pouvant mener directement à la prison. Comme le rappelle Chamseddine Adouani, « un test positif à la drogue implique désormais d’en informer le parquet ».

Une politique fondée sur des chiffres invérifiables

Le discours de ces deux responsables de l’Observatoire de la circulation est inquiétant à plus d’un titre. Il s’agit peut-être de simples ballons d’essai lancés par l’État, mais l’intention répressive est bel et bien présente.

Ce qui frappe dans ces déclarations, c’est leur approximation et leur déconnexion de la réalité.

Y a-t-il eu une étude réalisée par un organisme sérieux sur l’usage des drogues au volant ? Aucun des deux responsables n’en mentionne, et jamais une telle étude n’a été médiatisée.

Quant à l’alcool, Chamseddine Adouani affirme que 30 % des jeunes ont conduit en état d’ébriété. Où est cette étude ? Quand et comment a-t-elle été menée ? Il ne le précise pas. Ce chiffre paraît difficilement crédible : même dans les pays où l’alcool est culturellement omniprésent, on n’atteint pas de tels taux. Il est donc invraisemblable qu’un jeune sur trois boive de l’alcool au volant en Tunisie. Cela se remarquerait à l’œil nu et ne correspond pas à nos réalités culturelles.

À la rigueur, on pourrait admettre qu’un contrôle policier sur trois aboutisse à un constat d’alcoolémie. Mais de là à affirmer qu’un jeune conducteur sur trois est en état d’ébriété, il y a un gouffre.

Une technologie dévoyée de son objectif initial

Concernant les tests salivaires que l’État entend introduire, il est bon de rappeler que ces outils existent depuis des lustres dans les pays développés.

Ils sont utilisés sur les routes, certes, mais surtout dans les aéroports.

Il s’agit de languettes que l’on passe sur les doigts des voyageurs, leurs valises ou leurs vêtements – et non dans la bouche – permettant de détecter en quelques secondes un éventuel contact avec des substances illicites.

Or, à en croire MM. Adouani et Saoudi, les tests salivaires de dépistage de drogues seront exclusivement déployés sur les routes, et non aux points frontaliers d’où la drogue est effectivement introduite en Tunisie.

C’est là que le bât blesse. Les autorités choisissent de s’attaquer au consommateur final, maillon le plus faible de la chaîne, tandis que les passeurs et les dealers sont complètement absents du discours des deux responsables.

Or, l’évidence saute aux yeux : ce sont les trafiquants qu’il faudrait identifier et interpeller en premier, pas le petit jeune inconscient qui cherche juste un moment d’euphorie.

Une légalité floue, un débat évité

Autre point fondamental dans la communication des deux représentants : le cadre législatif de ces nouveaux tests de dépistage.

Si M. Saoudi ne dit pas un mot de l’aspect juridique, comme s’il était secondaire, M. Adouani admet à demi-mot que l’instauration de cette procédure exige un cadre légal adapté.

Or, c’est précisément ce cadre juridique qui devrait être discuté en priorité, avant même d’importer les tests salivaires ou d’en faire la promotion médiatique.

Le juge Afif Jaïdi soulève d’ailleurs ce point essentiel :

« Loin de toute propagande médiatique sur les réalisations, il est juridiquement impossible d’utiliser la technologie évoquée sans un cadre législatif qui l’autorise.

Il est également interdit d’élargir son usage à d’autres personnes que les conducteurs de véhicules, sauf dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Dans tous les cas, et même après l’adoption de la législation nécessaire, il faudra respecter le droit de toute personne soumise au test de le refuser.

Il incombera alors à l’agent chargé de l’opération d’informer la personne concernée de ce droit, ainsi que des conséquences légales prévues en cas de refus (dans l’hypothèse où un texte de loi viendrait à criminaliser le refus de se soumettre à l’analyse pour les conducteurs).

En résumé, “bientôt” ne signifie rien d’autre que le fait que des équipements ont été importés sans aucune préparation à leur utilisation, et que leur usage reste illégal à ce jour. »

Prévention absente, prisons pleines

Le dernier point préoccupant dans cette communication concerne la politique de prévention.

L’État tunisien cherche-t-il à protéger ses citoyens ou à les jeter en prison ? Quelle est sa réelle priorité ?

Alors que tous les secteurs souffrent d’un manque cruel de moyens – éducation, santé, justice, transports, culture, sports, jeunesse – voilà que l’on découvre qu’il a préféré importer des languettes pour poursuivre les jeunes consommateurs.

Mais qu’a fait l’État pour prévenir ces jeunes contre la drogue ?

À ce jour, aucune campagne de prévention digne de ce nom n’a été menée.

L’Observatoire cherche à copier les pays développés sur le plan technologique, mais oublie de les copier lorsqu’il s’agit de mener des campagnes de sensibilisation dans les lycées, les universités ou les médias.

Ce même État ne fait rien, non plus, pour soigner les accros ou accompagner les toxicomanes. L’addiction à la drogue est une maladie reconnue et un fléau mondial.

Pourtant, le gouvernement préfère remplir des prisons déjà surpeuplées plutôt que de construire des centres de désintoxication ou des structures de traitement des addictions.

Une politique de terreur sous couvert de progrès

Tout l’argent en devises mobilisé pour l’achat de ces languettes de dépistage ne servira, au final, qu’à instaurer un climat de peur, une atmosphère de suspicion permanente sur les routes, dans les véhicules, dans les quartiers. Un sentiment de traque, ciblant en priorité les jeunes issus des classes populaires, les plus vulnérables, les moins armés pour faire face à la machine judiciaire.

Pourtant, cet argent aurait pu être investi ailleurs. Il aurait pu servir à former des agents spécialisés, à construire des centres de désintoxication, à accompagner les familles démunies, à éduquer, à prévenir. Il aurait pu surtout renforcer les postes frontaliers, moderniser les équipements de la douane, et permettre l’identification des circuits d’importation de drogue, car il ne faut pas se mentir : la Tunisie n’est pas un pays producteur de drogues.

100 % de la drogue qui circule dans le pays est importée. Elle franchit nos ports, nos aéroports, nos frontières terrestres. Et pourtant, ce ne sont ni les passeurs ni les barons de la drogue que l’on traque. Ce sont les consommateurs, les petits, les anonymes.

L’État, qui prétend s’inspirer des pratiques des pays développés, en oublie l’essentiel : ces pays investissent massivement dans la prévention, les soins et la lutte contre les réseaux structurés. Chez nous, on singe la technologie, on importe les gadgets, mais on refuse d’en adopter l’esprit. On fait mine d’agir, alors qu’on ne fait que punir.

Une fois de plus, le pouvoir choisit la voie la plus courte, la moins exigeante, la plus brutale : la répression pure et simple. Pas de réflexion globale, pas de stratégie nationale de santé publique, pas de politique sociale. Seulement des tests, des fourgons de police, des prisons. Et derrière ce décor sécuritaire, un pays qui s’effrite socialement, une jeunesse qu’on humilie, et une drogue qu’on laisse passer tant qu’elle ne dérange pas les puissants.

Voilà ce qu’il faut bien nommer : une politique de terreur, déguisée en progrès technologique. Et, au fond, le même vieux réflexe autoritaire : frapper d’abord, penser ensuite.

Raouf Ben Héd

Seine-et-Marne. « La première cause de mortalité sur les routes » : ils combattent l’alcool pour sauver des vies

L’association de la prévention routière a mis en place un atelier prévention pour lutter contre l’alcool au volant à la base de loisirs de Bois-le-Roi.

Lutte contre l'alcool au volant à Bois-le-Roi
L’atelier de lutte contre l’alcool au volant à Bois-le-Roi ©EDS/RSM77

Par Eléonore De Sousa Publié le 25 juil. 2025

L’été s’accompagne souvent de fêtes, avec des moments festifs parfois alcoolisés. « L’alcool est l’une des premières causes de mortalité sur la route. En 2024, cela représentait 29 % des accidents mortels », déplore Honorine Guilet, directrice régionale d’Île-de-France de l’association de la prévention routière.

Assurer sa sécurité et celle des autres

Le collectif s’est rendu près de la base de loisirs de Bois-le-Roi afin de sensibiliser adultes et enfants sur les dangers liés à la consommation d’alcool au volant.

« Il y a différentes manières d’assurer sa sécurité lors d’une soirée, raconte Xavier Momon, bénévole en Seine-et-Marne. Les fêtards peuvent dormir sur place, souffler dans l’éthylotest s’ils décident de conduire, prendre les transports en commun ou bien désigner un Sam. »

Le Sam est celui qui ne boit pas d’alcool et qui ramène les autres en toute sécurité. « Conduire sous l’empire de l’alcool met en péril sa propre sécurité et celle des autres », explique Laurence Colas, une bénévole de la prévention régionale d’Île-de-France.

Une stricte réglementation

Pas de cadeau en matière de consommation d’alcool au volant pour les automobilistes. En France, il est interdit de conduire un véhicule avec une alcoolémie égale ou supérieure à 0,5 gramme par litre de sang. « Être au volant, c’est une grande responsabilité, confie la directrice. Cet atelier, c’est aussi passer un message : celui du bon sens, de la citoyenneté et de protéger sa vie et celle d’autrui. Pour cela, tout le monde est bienvenu pour échanger. »

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