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Seine-et-Marne. « La première cause de mortalité sur les routes » : ils combattent l’alcool pour sauver des vies

L’association de la prévention routière a mis en place un atelier prévention pour lutter contre l’alcool au volant à la base de loisirs de Bois-le-Roi.

Lutte contre l'alcool au volant à Bois-le-Roi
L’atelier de lutte contre l’alcool au volant à Bois-le-Roi ©EDS/RSM77

Par Eléonore De Sousa Publié le 25 juil. 2025

L’été s’accompagne souvent de fêtes, avec des moments festifs parfois alcoolisés. « L’alcool est l’une des premières causes de mortalité sur la route. En 2024, cela représentait 29 % des accidents mortels », déplore Honorine Guilet, directrice régionale d’Île-de-France de l’association de la prévention routière.

Assurer sa sécurité et celle des autres

Le collectif s’est rendu près de la base de loisirs de Bois-le-Roi afin de sensibiliser adultes et enfants sur les dangers liés à la consommation d’alcool au volant.

« Il y a différentes manières d’assurer sa sécurité lors d’une soirée, raconte Xavier Momon, bénévole en Seine-et-Marne. Les fêtards peuvent dormir sur place, souffler dans l’éthylotest s’ils décident de conduire, prendre les transports en commun ou bien désigner un Sam. »

Le Sam est celui qui ne boit pas d’alcool et qui ramène les autres en toute sécurité. « Conduire sous l’empire de l’alcool met en péril sa propre sécurité et celle des autres », explique Laurence Colas, une bénévole de la prévention régionale d’Île-de-France.

Une stricte réglementation

Pas de cadeau en matière de consommation d’alcool au volant pour les automobilistes. En France, il est interdit de conduire un véhicule avec une alcoolémie égale ou supérieure à 0,5 gramme par litre de sang. « Être au volant, c’est une grande responsabilité, confie la directrice. Cet atelier, c’est aussi passer un message : celui du bon sens, de la citoyenneté et de protéger sa vie et celle d’autrui. Pour cela, tout le monde est bienvenu pour échanger. »

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Cannabis et cancer du poumon : une étude française alerte sur les risques chez les jeunes consommateurs

En France, on estime qu’à 17 ans, une personne sur cinq a déjà consommé du cannabis, principalement sous forme inhalée, souvent mélangé à du tabac • ©DR

L’étude d’une pneumologue de l’hôpital Lannelongue (Hauts-de-Seine) met en lumière un lien préoccupant entre consommation de cannabis inhalé et cancer du poumon, en particulier chez les adolescents. Des chiffres récents renforcent les soupçons d’un impact sanitaire jusque-là sous-estimé.

Pascal Petrine • Publié le 24 juillet 2025

Si les effets neuropsychiques du cannabis chez les consommateurs sont désormais bien documentés, ses conséquences sur la santé pulmonaire restent moins connues. C’est sur cet angle encore peu exploré qu’a travaillé une pneumologue de l’hôpital Lannelongue, dans les Hauts-de-Seine, en étudiant les liens entre la toxicité du cannabis et le cancer du poumon, notamment chez les jeunes.

Multiplication par deux du risque de cancer du poumon

En France, on estime qu’à 17 ans, une personne sur cinq a déjà consommé du cannabis, principalement sous forme inhalée, souvent mélangé à du tabac. Cette pratique pose des questions majeures de santé publique, d’autant que les effets du cannabis sur les poumons ont longtemps été minimisés, voire présentés comme neutres ou bénéfiques dans un usage thérapeutique.

Les résultats de cette étude, couplés à d’autres travaux, montrent une multiplication par deux du risque de cancer du poumon chez les adolescents ayant consommé plus de 50 joints. Sur un échantillon d’une centaine de patients opérés pour ce type de cancer, 4 sur 10 étaient des consommateurs chroniques de cannabis.

Prévalence de consommation de cannabis

Une étude prospective affine ces résultats, en distinguant les effets du tabac, du cannabis, et de leur usage combiné. Les premiers chiffres, portant sur 150 patients de moins de 60 ans atteints d’un cancer du poumon, indiquent une prévalence de consommation de cannabis de 38 %. Un taux que les scientifiques jugent élevé et préoccupant.

Pour le docteur Tony Romuald, médecin chef du service d’addictologie au CHU de la Guadeloupe, ces résultats confirment des hypothèses déjà posées par les professionnels de santé. Il rappelle cependant qu’il est essentiel de distinguer le cannabis fumé du cannabis utilisé à des fins thérapeutiques, ce dernier ne présentant pas les mêmes risques.

Ces nouvelles données relancent le débat sur la consommation de cannabis chez les jeunes et ses conséquences à long terme, au-delà des seuls troubles psychiques déjà bien identifiés.

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Les géants de l’alcool préparent leur riposte face à l’essor des boissons au cannabis

Publié le 23/07/2025

Reuters – Traduit par Zonebourse  – Voir l’original

Les géants de l'alcool préparent leur riposte face à l'essor des boissons au cannabis

Les principaux acteurs du secteur de l’alcool sont restés en retrait face à la montée en puissance des boissons à base de cannabis, observant des marques telles que Cann et Wynk conclure des accords avec des distributeurs de bière et de spiritueux, tout en s’assurant une place de choix dans les rayons des magasins d’alcool.

Aujourd’hui, alors que leurs ventes ralentissent, certaines entreprises du secteur de l’alcool commencent à préparer le terrain pour une éventuelle incursion dans ce marché aussi lucratif que risqué, selon une douzaine de fondateurs de marques de cannabis, de fournisseurs d’ingrédients et de fabricants de boissons interrogés par Reuters.

Les boissons contenant du THC, la substance psychoactive du cannabis, sont limitées aux dispensaires agréés dans 24 États américains où l’usage récréatif du cannabis est légal. Cependant, de petites quantités de THC peuvent également être extraites du chanvre, une plante apparentée au cannabis mais légale au niveau fédéral. Les boissons contenant du THC issu du chanvre peuvent ainsi être vendues dans de nombreux magasins d’alcool, supérettes et supermarchés.

C’est là que les géants de l’alcool voient une opportunité, malgré des expériences passées parfois décevantes dans le secteur du cannabis.

Le brasseur de Corona, Constellation Brands, mène actuellement des recherches internes sur les boissons au cannabis à base de chanvre afin d’évaluer ses prochaines étapes, selon une source proche du dossier.

Le groupe Pernod Ricard, distillateur de la vodka Absolut, a rencontré le mois dernier Brez, fabricant de boissons au THC issu du chanvre, pour discuter d’un éventuel investissement, a indiqué Aaron Nosbisch, fondateur de Brez.

« Ils n’ont pas investi pour l’instant mais restent à l’affût », a déclaré Nosbisch.

Pernod Ricard a refusé de commenter la rencontre, tandis que Constellation Brands a indiqué ne pas commenter les rumeurs et spéculations.

Les fabricants d’alcool subissent encore le contrecoup de la frénésie de consommation observée pendant la pandémie aux États-Unis, lorsque les ventes ont explosé alors que les consommateurs, disposant de liquidités, se sont rués sur les bouteilles haut de gamme pour la maison, avant de retrouver massivement les bars à la levée des restrictions. Depuis, les ventes d’alcool sont en baisse, sur fond d’inflation, de hausse des taux d’intérêt et de budgets serrés.

Le secteur fait également face à des avertissements croissants des autorités sanitaires, qui rappellent qu’une consommation même modérée d’alcool est associée à au moins sept types de cancer.

Aux États-Unis, le volume global de bière a chuté de près de 6 % jusqu’en mai cette année, selon le Beer Institute. Les volumes de spiritueux et de vin ont respectivement reculé de 5,6 % et 9 % sur la même période, d’après la Wine & Spirits Wholesalers of America.

Preuve du tumulte que traverse l’industrie, le PDG du leader mondial Diageo a démissionné la semaine dernière alors que l’entreprise peine à relancer sa croissance.

Mais les boissons à base de chanvre progressent rapidement. Selon le cabinet d’études Euromonitor, le marché des boissons infusées au THC issu du chanvre devrait dépasser le milliard de dollars de ventes cette année, et franchir la barre des 4 milliards en 2028.

Gavin Hattersley, PDG de Molson Coors, a reconnu en janvier auprès de Reuters qu’il serait naïf de penser que les boissons au THC n’ont aucun impact, « au moins à petite échelle ».

Tilray Brands, quatrième brasseur artisanal américain avec des marques comme Montauk et Shock Top, commercialise ses nouveaux seltzers au THC dérivé du chanvre via ses distributeurs de bière, tels qu’United Distributors en Géorgie, ont confié des dirigeants à Reuters. Les boissons au THC de l’entreprise sont disponibles dans 13 États.

« Aucun acteur ne s’est encore imposé comme leader sur ce marché, et c’est ce que nous visons », a déclaré Irwin Simon, PDG de Tilray, plus tôt cette année.

D’autres, comme Lagunitas (Heineken) et Pabst Blue Ribbon, cinquième brasseur américain, ont apposé leur nom sur des seltzers au THC vendus dans des dispensaires en Californie. Lagunitas envisage d’étendre la distribution de son seltzer au THC, potentiellement à base de chanvre, à d’autres États, selon Cannacraft, son fournisseur d’ingrédients.

Un porte-parole de Lagunitas indique qu’aucune expansion immédiate n’est prévue, mais que l’entreprise suit l’évolution du marché et reste à l’affût d’opportunités alors que les goûts des consommateurs et la réglementation évoluent.

Boston Beer, fabricant de la Sam Adams, est l’un des brasseurs les mieux placés pour pénétrer le marché américain des boissons au cannabis, même s’il n’a pas précisé de calendrier. L’entreprise vend déjà sa marque Teapot, un thé infusé au THC, au Canada où le cannabis est légal, et a testé l’an dernier une version américaine à base de THC issu du chanvre.

Pour évaluer la nouvelle formule, un panel d’experts sensoriels a goûté Teapot, qu’il contienne du THC issu du chanvre ou du cannabis, sans pouvoir faire la différence, a confié Paul Weaver, responsable du pôle cannabis de l’entreprise.

« C’est clairement un relais de croissance pour notre organisation », affirme Weaver.

AVANCÉES PRUDENTES

Les grands groupes de l’alcool avancent prudemment sur le marché des boissons au cannabis, car la réglementation étatique et fédérale reste mouvante et susceptible d’évoluer, expliquent cinq dirigeants de fournisseurs d’ingrédients et de marques de boissons au THC.

La Californie, pourtant État pionnier du cannabis, a interdit l’an dernier les boissons à base de chanvre pour éviter que les enfants n’en consomment. D’autres États ont instauré des taxes spécifiques ou restreint les ventes, une incertitude qui freine l’entrée des alcooliers sur ce marché.

Le sénateur Mitch McConnell, qui avait oeuvré à la légalisation du chanvre en 2018 pour soutenir les agriculteurs du Kentucky, a introduit en juillet un amendement à un projet de loi de finances fédéral visant à interdire les produits intoxicants issus du chanvre.

Dans une tribune publiée le 17 juillet dans le Louisville Courier Journal, McConnell précise que ses efforts visent à empêcher que des bonbons au THC, ressemblant à des sucreries classiques, ne tombent entre les mains des enfants.

Le sénateur n’a pas souhaité faire d’autres commentaires.

Les grands brasseurs ont déjà connu des déconvenues avec le cannabis. En 2022, Anheuser-Busch inBev, premier brasseur américain, a mis fin à un partenariat avec Tilray portant sur la recherche de boissons au cannabis au Canada. La même année, Molson Coors a fermé sa filiale américaine de boissons infusées au CBD, un composé non psychoactif du cannabis et du chanvre, en raison d’un contexte réglementaire incertain.

Constellation Brands a réorganisé son investissement dans le producteur canadien Canopy Growth l’an dernier, après des ventes décevantes.

Aujourd’hui, cependant, les boissons au THC issu du chanvre sont largement commercialisées. Outre la baisse des ventes de bière, les brasseurs subissent la pression des droits de douane, qui menacent d’augmenter le prix des boissons importées, et d’une clientèle hispanique qui fréquente moins les bars par crainte des contrôles migratoires.

FORTES MARGES

Les magasins d’alcool s’emparent de ces boissons en vogue pour doper leurs marges, car elles se vendent généralement plus cher qu’un pack de six bières et commencent à dépasser d’autres types d’alcool en volume.

Jon Halper, PDG de la chaîne Top Ten Liquors dans le Minnesota, a déclaré à Reuters en juin que les boissons au THC représentent désormais 15 % de son chiffre d’affaires, deux ans après leur introduction. D’ici l’an prochain, elles pourraient rivaliser avec le vin, qui représente actuellement un peu plus de 20 % de ses ventes.

Ces boissons prennent principalement la place de la bière dans les réfrigérateurs, explique Halper. Les marges sur les boissons au cannabis sont supérieures à celles de la bière et des spiritueux, ce qui aide son entreprise à compenser la baisse des ventes d’alcool.

À Charleston, en Caroline du Sud, Southern Horizon Logistics, société soeur du distributeur Budweiser Southern Crown Partners, vend désormais plus de boissons à base de chanvre que de vin ou de spiritueux, selon Justin Ashby, directeur administratif.

Ryan Moses, PDG du distributeur Best Brands à Nashville, Tennessee, souligne que la croissance des boissons au THC a permis de compenser la stagnation ou la baisse des ventes d’alcool. Au lieu de procéder à des licenciements, Moses a pu réaffecter des employés à cette nouvelle catégorie.

« D’ici cinq à dix ans, cela pourrait être aussi important que les autres catégories », estime-t-il.

Les consommateurs, à l’image de Josh Goldberg, 39 ans, de Lindenhurst (New York), troquent aussi la bière et la tequila contre des seltzers au THC. Goldberg a opéré ce changement il y a près de deux ans et n’a pas bu d’alcool depuis.

« Cela remplace le geste de boire par autre chose », explique-t-il.

Halper, le propriétaire des magasins du Minnesota, précise que les clients achetant des boissons infusées au THC sont majoritairement des femmes de plus de 35 ans.

« Les mères de famille ont vraiment adopté cette catégorie », conclut-il.

Trois jeunes femmes ont été condamnées par le tribunal de Grasse pour avoir participé à un trafic de drogue….

Jean Stierlé Publié le 23/07/2025

Déjà condamnées pour avoir incendié la voiture d’une rivale (nos éditions de lundi), deux jeunes femmes ont comparu à nouveau devant le tribunal judiciaire de Grasse. Elles participaient à un trafic de stupéfiants mené depuis l’intérieur de la prison de Draguignan.

Le cerveau présumé de l’opération est Nidhal C., un Tunisien de 24 ans qui purge une peine de six ans de prison dans une autre affaire. Depuis sa cellule, il orchestrait un réseau de livraison de cannabis et de téléphones à destination d’autres détenus, à l’aide de drones.

Le stratagème était bien rôdé: deux femmes, Najla C., une Tunisienne de 20 ans et Laura P., une Grassoise de 27 ans, épaulées par Sarah O., 24 ans, une Tropézienne agissant pour son compagnon détenu, confectionnaient de petits colis surnommés « chaussettes », composés de téléphones « indétectables » et de barrettes de cannabis. Chaque paquet ne devait pas dépasser 350 grammes. Ils étaient ensuite déposés dans une maison isolée « qui fait peur » où un « droneur » inconnu qui agissait sur commande les récupérait.

Ce dernier, qui n’a pas été identifié, utilisait des drones commerciaux pour survoler la prison et larguer les colis de nuit. Jusqu’à dix rotations nocturnes pouvaient avoir lieu, avec un tarif oscillant entre 350 et 500 euros par vol. Plusieurs drones ont été d’ailleurs retrouvés, accidentés, sur les toits de la prison.

À la barre, Nidhal C., visiblement en manque et sans avocat, a reconnu les faits tout en cherchant à minimiser l’affaire: « C’était un petit trafic de confort, pour détendre un peu l’ambiance, pas plus de sept ou huit fois. » Najla C. a nié connaître le contenu des paquets. Laura P. a évoqué un moment d’égarement: « Je veux juste retrouver ma fille », et Sarah O. a confié avoir été dépassée: « On avait toutes nos instructions, avec un point GPS pour chaque livraison… Mais je n’arrivais plus à suivre. »

Le procureur a dénoncé un trafic qui « alimente la violence en détention » et a requis des peines lourdes: quatre ans pour le commanditaire et trois ans pour chacune des jeunes femmes.

Le tribunal a finalement condamné Nidhal C. à trois ans de prison ferme, Laura P. et Sarah O. à deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire pendant deux ans, Najla C. à 30 mois de prison, dont 18 avec sursis probatoire pendant deux ans. Tous ont écopé d’amendes et restent incarcérés.

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Voici combien vous allez pouvoir économiser si vous arrêtez l’alcool pendant un mois

Faire une pause d’alcool pendant un mois, c’est bon pour la santé, mais aussi pour le portefeuille, à condition de changer vraiment ses habitudes. Voici ce que vous pourriez économiser en un mois de sobriété.

Vous êtes de plus en plus nombreux à faire des pauses avec l’alcool de temps à autre. À court terme, les bienfaits sur la santé sont nombreux, comme un sommeil de meilleure qualité, un regain d’énergie, une digestion facilitée, et une peau plus nette.

Et les économies réalisées sont également loin d’être négligeables.

Pour les calculer, encore faut-il savoir combien on dépense réellement en boissons alcoolisées.

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L’ASS alerte contre les risques « bien réels » et souvent « sous-estimés » de la consommation de cannabis

  • Crée le 22.07.2025
  • Au-delà des effets sur le cerveau, la consommation régulière de cannabis affecte la santé cardio-respiratoire, alerte l’Agence sanitaire et sociale. Photo Archives LNC / Anthony TejeroFace à la consommation de cannabis, qui augmente en Nouvelle-Calédonie, l’Agence sanitaire et sociale lance, du mardi 22 juillet au 5 août, une campagne de prévention pour alerter sur les risques qui y sont liés, notamment sur le cerveau en développement des adolescents et jeunes adultes et la santé mentale.
  • Plus de la moitié des jeunes âgés de 16 à 18 ans ont déjà consommé du cannabis en Nouvelle-Calédonie et près d’un tiers déclare avoir fumé au cours du dernier mois. Ces données révèlent « une consommation préoccupante« , note l’Agence sanitaire et sociale (ASS-NC). Qui n’est pas sans conséquence. Parmi ces jeunes, 1 sur 3 indique avoir des problèmes à cause de cela.
  • D’autant que l’expérimentation commencerait très tôt, avec un premier essai en moyenne à l’âge de 14 ans. L’usage de cette drogue augmente également chez les adultes : 15 % des Calédoniens tirent régulièrement sur un joint et plus de 16 000 sont des fumeurs quotidiens.Une drogue banaliséePour toutes ces raisons, l’ASS-NC s’empare du sujet et lance une campagne de prévention pour alerter sur les risques qui sont liés à cette pratique, du 22 juillet jusqu’au 5 août.
  • L’agence cible trois publics différents mais complémentaires. Les adolescents et les jeunes adultes de 15 à 30 ans, les parents et les familles, ainsi que les professionnels de santé, du social et de l’éducation.
  • L’idée n’est pas de « culpabiliser« , insiste l’ASS-NC, mais « d’encourager à la parole » et, surtout, de rappeler les risques qui sont « bien réels » et souvent « sous-estimés » sur le développement du cerveau, la santé mentale, la motivation, la scolarité, les relations sociales et, plus globalement, la trajectoire de vie, afin d’inciter à réduire puis arrêter sa consommation, alors que le cannabis est une drogue largement banalisée.
  • « La fumée contient davantage de goudron que celle du tabac »D’autant que la plante produite localement présente une spécificité. Le THC, principe actif, atteint des teneurs particulièrement élevées en Nouvelle-Calédonie, « ce qui augmente les risques de troubles cognitifs« , souligne l’Agence sanitaire et sociale, (c’est-à-dire la diminution de la mémoire, de la concentration, de la motivation), mais aussi « psychiques » (troubles de l’estime de soi, perte de confiance, anxiété), « d’échec scolaire et de perte de repères« .
  • Au-delà de ces effets sur le cerveau, explique la structure, la consommation régulière de cannabis affecte la santé cardio-respiratoire : « la fumée, hautement toxique, contient davantage de goudron que celle du tabac et peut favoriser le développement de pathologies respiratoires chroniques ou de cancers« .L’ASS propose ainsi son dispositif d’accompagnement en addictologie, le Draa et Déclic.
  • Le premier, basé en province Nord, assure des accompagnements socio-éducatifs gratuits pour toute personne à partir de 16 ans (74 87 86 et 78 46 55).
  • Le deuxième, gratuit, anonyme et confidentiel, accueille et soutient les jeunes de moins de 25 ans et leur famille face aux consommations (cannabis, mais aussi tabac, drogue, alcool, écran, etc.). Des consultations sont proposées sur les principales communes du territoire, les quatre de l’agglomération, La Foa, Païta, Bourail, Houaïlou, Poindimié, Koné et Koumac.

Un accompagnement socio-judiciaire proposé à des toxicomanes

Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur cet accompagnement peu connu mais fort utile de personnes en difficulté, proposé par des magistrats du siège et du parquet à des personnes en difficulté, mis en oeuvre par l’Association  Agir pour l’insertion (ARILE). Celle ci a différents volets d’activité, c’est l‘accompagnement justice qui est proposé.

Il consiste en « des prises en charge individuelles d’accompagnement socio- judiciaires et collectives (…. dans le but ) d’éclairer le juge dans sa prise de décision à venir, de favoriser le sens et l’efficacité de la peine et de lutter contre la récidive »

Au civil, les missions visent à aider le juge à prendre la meilleure décision dans l’intérêt de l’enfant. Elles sont réalisées par des enquêtes et auditions des différentes parties prenantes, père, mère, enfant après un mandat du juge des affaires familiales.

Au pénal, les accompagnements contribuent à la prise de conscience par le justiciable du sens de la peine et à la lutte contre la récidive.

Actuellement, ces accompagnements sont proposés par les tribunaux de grande instance de Meaux, Créteil, Bobigny et de Soissons relevant des cours d’Appel de Paris et d’Amiens. On ne peut que souhaiter que ces accompagnements soient étendus à l’ensemble du territoire national.

Information fournie par le docteur Luc Valy, addictologue

CNPERT Dr Luc VALY 2025-05-15                                                                               Jean- Paul Tillement

Consommation de drogue : Addiction Kush

byLequotidien 19 juillet 2025 

Le dernier rapport de l’Onudc, publié ce 25 juin, est venu confirmer la consommation de mélanges et de concoctions de drogues, comme le kush, qui s’est rapidement répandue en Afrique de l’Ouest, notamment au Liberia, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau et au Sénégal. Ce qui constitue une menace croissante pour la santé publique dans le pays. Et pour corroborer cette crainte, la police a procédé à deux importantes saisies de kush dans la banlieue dakaroise.

Après le 12 juillet, la police a encore saisi, le 15 juillet, une grosse quantité de kush. «Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul-Comico a procédé, le 15 juillet 2025, à l’interpellation de deux (2) individus dont un de nationalité sénégalaise et l’autre de nationalité étrangère, pour détention et trafic de kush. L’interpellation des suspects fait suite à un renseignement anonyme digne de foi de ce qu’un individu à bord d’une moto Jakarta aurait détenu de la drogue qu’il s’apprêterait à livrer à un client domicilié à Mbed Fass. C’est sur ces entrefaites que le premier nommé a été interpellé avec huit plaquettes de kush soigneusement dissimulées. Un deuxième individu a été appréhendé au Rond-Point Mame Diarra avec un sachet, contenant, après vérification, 125 grammes de kush en vrac. Les mis en cause ont été gardés à vue pour le motif précité. L’ensemble de la drogue ainsi que les motos Jakarta saisis ont été consignés provisoirement aux fins de mise sous scellés», explique la Police nationale.
Aujourd’hui, le kush est en train devenir une habitude de consommation de drogue au Sénégal. Le 12 juillet, c’est le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul qui a procédé, vers 16h, à l’interpellation d’un individu de nationalité étrangère, surpris en plein ensachage de drogue kush à la route des Rarines. Cette arrestation fait suite à un renseignement. Après cela, «une descente sur les lieux a permis la découverte de 174 képas de kush soigneusement emballés dans une chambre». En attendant, il a été placé en garde à vue et est poursuivi pour offre et cession de produits stupéfiants.

L’alerte de l’Onudc
C’est quoi le kush ?
Si sa teneur est incertaine, un rapport de The Global Initiative against transnational organized crime (Gi-Toc), un réseau d’experts de la lutte contre le crime organisé, paru en février 2025, révèle que cette drogue est faite à base de deux psychoactifs très puissants, addictifs et mortels : il contient des nitazènes, des opioïdes de synthèse jusqu’à vingt-cinq fois plus forts que le fentanyl, soit du Mdmb-4en-Pinaca, un cannabinoïde synthétique neuf fois plus puissant que le Thc. «Selon les tests, les deux substances ne sont que rarement mélangées», précise le rapport. En plus de ces psychoactifs, il y a une composition issue des feuilles de guimauve (léger psychoactif), de l’acétone, de la formaline (produit utilisé pour embaumer les morts) et parfois du tramadol.
D’où vient le kush ? Ses premières doses ont été découvertes à Freetown, en Sierra Leone. Finalement, cette drogue a inondé tous les marchés de l’Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal où les saisies se multiplient à cause de son prix abordable. Un paquet ne «coûterait que 15 mille F Cfa»… Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, l’Afrique de l’Ouest et du Centre est confrontée à un paysage de la drogue en rapide évolution, marqué par une consommation locale croissante, l’émergence de nouvelles substances nocives et le développement de réseaux criminels qui profitent de l’instabilité mondiale.
D’après l’Onduc, l’usage préexistant et émergent de mélanges et de concoctions de drogues, comme le kush, constitue une menace croissante pour la santé publique en Afrique de l’Ouest et du Centre.
«Le kush est une drogue apparue en Sierra Leone ces dernières années, mais qui s’est rapidement répandue dans la région, notamment au Liberia, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau et au Sénégal. Des preuves limitées montrent que le kush contient des substances nocives, notamment de puissants opioïdes du groupe des nitazènes et des cannabinoïdes synthétiques», note l’Onduc dans son rapport 2025.

Et sa consommation a de graves conséquences : «La crise sanitaire provoquée par cette drogue a conduit le Liberia et la Sierra Leone à la déclarer état d’urgence nationale. En Sierra Leone, le kush a été identifié comme la substance à l’origine du plus grand nombre de personnes suivant un traitement et une prise en charge pour troubles liés à la consommation de drogues. En Guinée, une enquête scolaire a conclu que près d’1% des élèves âgés de 15 à 18 ans consommait du kush, qui est la troisième drogue la plus consommée après le cannabis et les substances inhalées.»

Alors que jusqu’ici la consommation de cannabis reste répandue en Afrique australe, occidentale et centrale, avec une prévalence de consommation au cours de l’année écoulée d’environ 10% de la population âgée de 15 à 64 ans en 2023, l’Afrique connaît une évolution alarmante des marchés dominés par le cannabis vers des écosystèmes de drogues plus diversifiés et plus dangereux. «Dans son rapport, l’Onduc assure que les saisies de cocaïne liées à l’Afrique ont augmenté de 48% par rapport à l’année précédente, et les données de traitement suggèrent que la consommation de cocaïne est généralement en hausse, illustrant comment les niveaux de production record poussent les trafiquants vers de nouveaux marchés et alimentent la consommation de cocaïne sur tout le continent.»

L’Onudc va plus loin : «L’Afrique a représenté 57% de la quantité totale d’opioïdes pharmaceutiques saisis dans le monde entre 2019 et 2023, en grande partie en raison de l’usage non médical de codéine et de tramadol sur le continent. La prévalence estimée de l’usage d’opioïdes en 2023 est d’1, 4% en Afrique, avec un taux particulièrement élevé en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale (2, 35%).» «Sans investissements urgents et soutenus, les conséquences des troubles liés à la consommation de drogues non traitées, notamment les risques sanitaires accrus, les préjudices sociaux et la pression sur les services publics, ne feront que s’aggraver», a déclaré Amado Philip de Andrés, Représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. «Alors que seulement 3, 4% du nombre estimé de personnes souffrant de troubles liés à la consommation de drogues bénéficient d’un traitement en Afrique, le renforcement des interventions fondées sur des données probantes et rentables, fondées sur les principes de santé publique, doit être une priorité», enchaîne-t-il.

France: le tabac et l’alcool perçus comme plus dangereux, contrairement à la cocaïne et au cannabis

RFI

jeu. 17 juillet 2025 à 4:33 PM UTC−5

Un homme brandit un drapeau portant une feuille de cannabis, lors de la « CannaParade », une manifestation en faveur de la légalisation de l’usage du cannabis à Paris, le 29 mai 2021.

L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives a publié, jeudi 17 juillet, une enquête la perception qu’ont les Français de différentes drogues. L’évolution de la perception des drogues sur les 25 dernières années y est analysée. Résultat : les Français voient aujourd’hui plus de risques à consommer du tabac et de l’alcool, tandis que le cannabis et la cocaïne leur semblent moins dangereux qu’auparavant.

Tabac, alcool, cannabis et cocaïne… Quelle image en ont les Français ? En 1999, 54% d’entre eux estimaient le cannabis dangereux dès la première consommation. Un chiffre descendu à 38% en 2023. Une diminution qui s’explique d’abord par l’augmentation du nombre de consommateurs.

Une hausse à laquelle s’ajoute un biais de perception, qu’explique l’un des auteurs de l’enquête, Stanislas Spilka : « Si on a consommé, on a une opinion plus positive que si on n’a pas du tout consommé. Et, entre les deux, le fait même de ne pas avoir consommé, mais de connaître quelqu’un qui a consommé, modifie votre opinion qui est un tout petit peu plus positive que la personne qui ne connaît pas quelqu’un qui a consommé et qui n’a jamais consommé. »

Le tabac considéré comme plus dangereux qu’en 1999

Concernant le tabac et l’alcool, le biais est différent. Il existait, en 1999, une frontière entre les drogues licites et illicites, qui s’est brouillée à force de campagnes de prévention et de politiques publiques. « Cette frontière, qui était encore très forte au début des années 2000, avec l’illicite qui était dangereux, et le licite – c’est-à-dire le tabac et l’alcool – qui ne l’étaient pas, ne fait plus sens aujourd’hui pour une partie de la population qui a bien compris que l’ensemble des produits présente des dangers pour la santé », explique Stanislas Spilka.

D’ailleurs, cela se traduit dans les chiffres du rapport, puisque « le tabac et l’alcool sont désormais plus souvent perçus comme dangereux, y compris à faible dose », précise l’étude qui montre que 27% des sondés jugent le tabac dangereux « dès l’expérimentation », contre 22% en 1999. En revanche, pour l’alcool, la part de ceux qui estiment qu’il ne présente de danger « qu’à partir d’une consommation quotidienne » est passée de 84% à 71% sur la même période.

En 2023, seuls 20% des Français citent la drogue parmi les principales préoccupations sociétales. Une inquiétude stable depuis 25 ans, devancée par des enjeux comme la pollution.

À lire aussiFrance: la prise de drogue régulière fait peser un risque grave sur la santé des consommateurs

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