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Explosion des cas de schizophrénie chez les jeunes adultes au Canada : le lien troublant avec la légalisation du cannabis

13/02/2025

Une étude canadienne menée sur 16 ans et portant sur 13,5 millions de personnes vient de révéler une augmentation alarmante des cas de psychose et de schizophrénie chez les jeunes consommateurs de cannabis. Le nombre de diagnostics liés à la consommation de cette substance a pratiquement triplé entre 2006 et 2022, avec une augmentation particulièrement marquée chez les hommes âgés de 19 à 24 ans.

Ces chiffres accréditent les inquiétudes croissantes autour des effets du cannabis sur la santé mentale, alors que plusieurs pays, dont le Canada, laissent la place à une marchandisation accrue de cette drogue, souvent sous-estimée dans ses risques psychotropes.

Un risque accru de schizophrénie chez les jeunes consommateurs

L’étude, publiée dans la revue JAMA Network Open, a analysé les dossiers médicaux de millions de patients en Ontario afin d’évaluer le lien entre l’usage du cannabis et le développement de troubles psychotiques.

🔹 Le nombre de cas de schizophrénie liés au cannabis est passé de 3,7 % en 2006 à 10,3 % en 2022.
🔹 Chez les hommes âgés de 19 à 24 ans, la hausse est encore plus marquée : 18,9 % des nouveaux cas de schizophrénie dans cette tranche d’âge seraient désormais liés à une consommation excessive de cannabis.
🔹 Les femmes sont aussi concernées, bien que dans une moindre mesure, avec une augmentation de 1,8 % des cas liés au cannabis dans cette même tranche d’âge.

Le tétrahydrocannabinol (THC), le principal principe actif du cannabis, interfère avec la libération et la transmission de la dopamine, un neurotransmetteur essentiel dans le fonctionnement du cerveau. Des études ont déjà démontré que des niveaux anormaux de dopamine sont directement impliqués dans l’apparition de symptômes psychotiquesCette étude apporte des preuves supplémentaires du lien entre la consommation intensive de cannabis et l’augmentation du risque de psychose et de schizophrénie, expliquent les chercheurs.

La légalisation du cannabis : un tournant dans l’augmentation des cas

L’augmentation des troubles psychiatriques liés au cannabis coïncide avec la libéralisation progressive du marché du cannabis au Canada. En 2018, le gouvernement canadien a autorisé l’usage récréatif de cette drogue, suivant une première vague de déréglementation concernant le cannabis médical.

Les auteurs de l’étude soulignent que la prolifération des produits contenant des taux élevés de THC pourrait être une explication plausible à cette explosion des cas psychiatriques. Contrairement au cannabis d’antan, les produits actuellement disponibles sur le marché présentent des concentrations bien plus élevées en THC, augmentant considérablement le risque d’effets secondaires graves.« Les politiques publiques ont un impact majeur lorsqu’il s’agit de l’exposition à des produits de cannabis très concentrés », explique Jodi M. Gilman, professeur de psychiatrie à la Harvard Medical School.

Selon elle, les dangers du cannabis sur la santé mentale sont largement sous-estimés et l’on assiste aujourd’hui à un véritable “test en conditions réelles” sur des millions de consommateurs, qui sont exposés à des produits plus puissants que jamais.

Trois obstacles majeurs à une prise de conscience collective

Les chercheurs de l’étude identifient trois défis majeurs qui empêchent une reconnaissance claire des effets du cannabis sur la santé mentale :

1️⃣ Le délai d’apparition des troubles : Les effets négatifs du cannabis sur le cerveau ne sont pas toujours immédiats. Il peut falloir plusieurs années avant qu’un trouble psychotique ne se développe, rendant difficile l’établissement d’un lien direct avec la consommation.

2️⃣ La difficulté de retracer une consommation passée : Une grande partie des patients atteints de schizophrénie liée au cannabis ne sont pas diagnostiqués immédiatement. Retracer précisément leur consommation passée est donc un défi, ce qui limite la capacité à établir des statistiques précises.

3️⃣ La diversité des produits consommés : Le cannabis d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui d’il y a 20 ans. Les formes ultra-concentrées, comme les huiles, les résines ou les e-liquides, présentent des niveaux de THC extrêmement élevés. Or, ces différences ne sont pas toujours prises en compte dans les études.

Un avertissement pour la France et l’Europe

Alors que plusieurs voix s’élèvent en France pour revendiquer une légalisation du cannabis, l’exemple canadien est un signal d’alarme. Loin d’être une simple « drogue douce », le cannabis moderne augmente clairement le risque de maladies psychiatriques chez les jeunes.

Cette étude met en lumière un enjeu majeur de santé publique, souvent éclipsé par les discours favorables à la légalisation. Loin de réduire les risques, une ouverture incontrôlée du marché du cannabis pourrait exposer des millions de jeunes à des troubles mentaux graves.

Face à ces constats, plusieurs questions restent en suspens :
➡️ Les défenseurs de la légalisation du cannabis prendront-ils en compte ces données ?
➡️ Les gouvernements adapteront-ils leurs politiques en fonction de ces nouvelles preuves scientifiques ?
➡️ Faut-il durcir la prévention contre les dangers du cannabis auprès des jeunes ?

Alors que le Canada semble aujourd’hui pris au piège de sa propre politique de libéralisation, la France ferait bien de ne pas suivre le même chemin sans une évaluation rigoureuse des risques réels pour la santé mentale de sa jeunesse.

Vapotage de cannabis de synthèse : des pratiques “plus risquées qu’on ne le pense »

Deux adolescents vapotent

Publié le 07 févr. 2025 par Hélène Bour

Suite à de nouveaux signalements, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) alerte quant à la dangerosité de la consommation de substances psychoactives via la cigarette électronique.À lire plus tardPartager

Buddha blues, PTC pour “Pète ton crâne”. La presse évoque régulièrement ces produits à base de cannabis de synthèse, et dont la consommation augmente chez les jeunes.

Ce jeudi 6 février, c’est l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui a tenu à tirer la sonnette d’alarme. Indiquant avoir reçu de nouveaux signalements de cas d’effets indésirables graves après consommation de substances psychoactives par vapotage (e-cigarette ou cigarette électronique), l’agence assure qu’il s’agit de pratiques “plus risquées qu’on ne le pense”.

Le mode de consommation par vapotage ne réduit pas les risques liés à l’usage de ces produits illicites. Il peut au contraire les augmenter, l’action des produits étant plus rapide”, avertit l’agence dans son point d’actualité (Source 1), ajoutant que les adolescents sont particulièrement concernés par ces pratiques.

Et l’agence de lister les risques graves pour la santé que présentent ces cannabinoïdes de synthèse (PTC ou Buddha Blue) : “troubles psychiatriques (épisodes délirants, hallucinations, idées suicidaires, attaque de panique), troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales), troubles cardiovasculaires (tachycardie, douleur thoracique), problèmes rénaux, addiction sévère avec syndrome de sevrage mais aussi malaises, amnésies, pertes de connaissance, voire convulsions”.

Une enquête qui se poursuit

L’ANSM indique avoir mobilisé les centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A) dès 2019, pour mener une enquête sur le vapotage de substances psychoactives (hors nicotine), enquête qui est toujours en cours.

“Sur les années 2021-2022, les résultats montrent une augmentation des signalements d’effets indésirables consécutifs à la consommation de substances psychoactives par cigarette électronique, notamment chez des mineurs. En 2024, de nouveaux cas d’intoxications au PTC ont été signalés chez des adolescents qui ont dû être hospitalisés après avoir vapé du PTC”, précise encore l’ANSM.

Mélanges et produits “fait maison” encore plus délétère

L’Agence avertit également quant à la dangerosité des mélanges, car les cannabinoïdes de synthèse, déjà dangereux en soi, sont parfois associés à d’autres substances, telles que des benzodiazépines de synthèse, ce qui augmente les risques d’intoxications et d’effets indésirables graves. “Attention aussi aux mélanges DIY (do-it-yourself). Il s’agit de la fabrication de compositions « maison » à partir du mélange d’e-liquides et composants. Ces mélanges sont dangereux car ils entraînent un risque plus élevé de surdosage de cannabinoïdes et d’interaction entre les substances”, prévient l’instance.

Les consommateurs d’e-liquides sont invités à la vigilance lors de l’achat de ces produits, et à éviter les mélanges “fait maison”. En cas de symptômes de type nausées, vomissements, malaise, amnésie, perte de connaissance, épisode délirant ou encore hallucinations après avoir vapoté, il faut contacter immédiatement les secours (15, 18 ou 112).

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Comment l’être humain a apprivoisé l’alcool : voyage depuis la préhistoire

Les premières traces d’une production d’alcool remontent à 13 000 ans. Elle était probablement liée à des rituels. Identifié comme un fléau social, surtout à partir du XIXe siècle, l’alcool est combattu par les sociétés de tempérance. Mais les récits d’ivresse accompagnent la mémoire des hommes.

La grande bacchanale avec une femme jouant du luth : un tableau de 1628 du peintre français Nicolas Poussin.
La grande bacchanale avec une femme jouant du luth : un tableau de 1628 du peintre français Nicolas Poussin. | PHOTO12 VIA AFP

Ouest-FrancePhilippe RICHARD. Publié le 31/01/2025 

Nul ne sait vraiment quand l’Homme a découvert l’alcool, ni comment il a commencé à en produire. La confrontation a dû être précoce, soulignent les spécialistes du Muséum d’Histoire naturelle. Certains grands singes consomment des fruits fermentés naturellement, et recherchent cette sensation d’ivresse.

Des pépins de raisin vieux de 500 000 ans ont été trouvés sur des sites archéologiques, notamment français, mais rien n’atteste qu’ils ont servi à réaliser des boissons fermentées. Et la domestication de la vigne (comme des céréales) a eu lieu bien plus tard, entre -10 000 et -5 000 ans, dans le Croissant fertile (Proche et Moyen-Orient).

Une bière de riz

En Chine, des traces de bière de riz ont été identifiées dans des céramiques vieilles de 10 000 ans, sur le site archéologique de Shangsan. Selon les chercheurs américains de l’Institut de Stanford, à qui l’on doit cette découverte toute récente – décembre 2024 -, cette boisson fermentée devait jouer un rôle notable dans les cérémonies, et cette fonction psychoactive pourrait avoir joué un rôle dans le développement de la culture du riz dans la Chine ancienne.

Quelques années plus tôt, en 2018, un groupe d’archéologues, toujours menés par une équipe de Stanford, avait identifié les plus anciennes traces de brassage au monde, dans une grotte israélienne utilisée pour des rites funéraires il y a 13 000 ans. Cette découverte d’usage précoce de céréales fermentées contredisait la théorie, alors majoritaire, de l’apparition de la bière comme produit secondaire de la production de pain, il y a environ 5 000 ans.

Avant d’être un produit de consommation festive et séculière, il est probable que l’alcool, comme les autres produits psychotropes, ait été utilisé dans un cadre rituel. Ce qui n’exclut pas toujours la dimension festive. Déchiffré sur une tablette mésopotamienne découverte en Syrie, l’Hymne à Ninkasi, déesse suméro-akkadienne de la bière, suivi d’une véritable « chanson à boire », est ainsi un texte littéraire décrivant les étapes techniques du brassage. Il date d’il y a 4 000 ans mais pourrait être une reproduction de tablettes sumériennes plus anciennes.

Et si la modération était professée par de grands penseurs grecs antiques, comme Platon, la consommation immodérée de vin était au cœur des excès des fêtes dionysiaques (chez les Grecs) et des bacchanales (romaines, en l’honneur de Bacchus).

Rituel ou interdit

Un prêtre catholique célèbre la messe. | WIDEONET – STOCK.ADOBE.COM

L’usage du vin reste central dans la célébration catholique. Selon la Bible, lors de la Cène, Jésus aurait annoncé à ses apôtres que la nouvelle alliance avec Dieu serait consacrée par le sacrifice de son corps et par le sang versé. La Cène est rejouée lors de la célébration de l’Eucharistie. Sans remettre en cause l’usage du vin de messe, la Réforme rejette le principe de la transsubstantiation (que le vin consacré devienne vraiment le sang du Christ). Le vin est intégré dans de nombreux rituels de la religion juive et sa consommation elle-même ritualisée. L’alcool est, par contre, explicitement prohibé dans des sourates du Coran. Quant au bouddhisme, l’un de ses cinq principes, est, au-delà de l’alcool, de ne pas prendre de substance altérant l’esprit…

En Occident, les mouvements anti-alcooliques prolifèrent au XIXe siècle, avec une médicalisation et une psychiatrisation de l’alcoolisme (et l’apparition du mot : on parlait jusqu’alors d’ivrognerie). Mais aussi, à la même période, le développement d’un discours œnologique.

Dans un livre assez étonnant, L’ivresse de la Révolution, publié en 2021, le psychiatre et alcoologue Michel Craplet avait pointé le rôle de l’alcool dans les moments les plus extrêmes de la Révolution française. L’ivresse comme source de dérèglement social, sans qu’il atteigne les sphères révolutionnaires, est une des raisons de la création de sociétés de tempérance.

Société de tempérance

Une affiche de l’Union des Françaises contre l’alcool,
créée en 1916 et dissoute en 1940.
UNION DES FRANÇAISES CONTRE L’ALCOOL

Les premières apparaissent au XVIe siècle dans le Palatinat (un État de l’ouest de l’actuelle Allemagne). Elles se développent dans ce qui était encore les colonies britanniques d’Outre-Atlantique puis dans les nouveaux États américains, où un discours sur la Prohibition se développe à partir des années 1830.

En France, rappelle l’alcoologue Mickaël Naassila dans un ouvrage sorti début janvier (J’arrête de boire sans devenir chiant) : « La première association de tempérance antialcoolique de France a vu le jour à Amiens en 1835, fondée par le pasteur protestant Robert Wodrow.

Cette initiative marqua le début d’un mouvement social important, visant à lutter contre le fléau grandissant de l’alcoolisme, qui sévissait particulièrement parmi les classes populaires. À partir de cette première initiative, d’autres associations de tempérance se développèrent rapidement à travers le pays, notamment sous l’impulsion des Églises protestantes et de certains mouvements laïques. »

Mais le vin gardera longtemps en France (l’a-t-il perdu ?) une dimension symbolique, identitaire. La ration de « pinard » est versée quotidiennement aux Poilus de la Première Guerre mondiale. Elle est aussi promue par Vichy comme un élément de l’identité française. Et ce n’est qu’en 1956 que le président du Conseil, Pierre Mendès-France, interdit la distribution d’alcool aux enfants, dans les cantines des collèges.

Récits d’ivresse

L’imaginaire de l’alcool et de l’ivresse reste particulièrement riche. L’anthropologue Véronique Nahoum-Grappe, qui a sorti plusieurs ouvrages sur l’ivresse, a basé tout son travail sur les récits : « Les récits d’ivresse émaillent de façon récurrente et secondaire, en tant que contexte événementiel banal et aléatoire, les romans, mémoires, témoignages judiciaires, descriptions cliniques, articles de presse et autres écrits. »

Elle constate dans un entretien de 2016 : « Le plus souvent, un même rapport au temps se dégage, comme une même phrase musicale : l’ivresse collective commence doucement, elle métamorphose le paysage sonore qui enfle et toute l’atmosphère du moment, elle monte en intensité jusqu’à une acmé qui souvent voit s’accroître les mobilités et les performances burlesques, parfois dangereuses, surtout lors des nuits festives de la jeunesse. Et tout retombe dans le sommeil de l’ivresse, plus profond que le sommeil ordinaire, qui fait « rouler sous la table » et tomber dans le fossé le buveur trop « gris » ou complètement « noir »». Au réveil, constate-t-elle, il est tentant pour le buveur d’attribuer ses actions en état d’ivresse à cet autre que soi qu’est le buveur ivre. Dans son Dico de la cuite, sorti en 2021, le journaliste nantais Stéphane Pajot, égrène lui aussi les termes imagés qui accompagnent le trop-boire.

Si la consommation de grandes quantités d’alcool est essentiellement profane, en France comme dans le monde, l’ivresse à fins rituelle existe encore. Dans un livre lui aussi publié en 2021, Boire avec les morts, l’anthropologue Céline Geffroy a étudié l’ivresse rituelle et collective de populations paysannes andines pour entrer en contact avec les morts : « C’est à travers la boisson alcoolisée que les hommes font entendre leurs requêtes auprès de ces entités non-humaines, car ce n’est qu’en état d’ébriété avancée que l’on peut dialoguer avec elles, qu’elles nous apparaissent en alter ego »…

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Drogue: Les Consultations jeunes consommateurs (CJC), une aide aux jeunes et à leur entourage

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L’objectif de ces consultations est d’accueillir des jeunes consommateurs en questionnement sur leur consommation, ainsi que leur entourage. Le principe est de faire le point, éventuellement de proposer une aide, avant que la consommation ne devienne problématique.

Toutes les problématiques d’addiction peuvent être abordées dans ces lieux : l’usage d’alcool, de cannabis, la pratique de jeux vidéo ou de l’utilisation d’Internet.

Des lieux ouverts et confidentiels

Présentes dans la quasi-totalité des départements français, ces consultations proposent un accueil gratuit et confidentiel. Elles se déroulent au sein des Centres spécialisés d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou dans des lieux spécialisés dans l’accueil des jeunes (Maisons des adolescents et Points accueil écoute jeunes).

Les jeunes peuvent s’y rendre seuls ou accompagnés de leur parent ou d’un proche. Les parents peuvent également être reçus avec ou sans le jeune concerné.

Reportage CJC


Une prise en charge sur mesure pour les jeunes…

Bien que s’adressant principalement à des jeunes entre 12 et 25 ans, selon leur problématique, des personnes plus âgées peuvent également être accueillies dans ce cadre.

Le premier entretien est généralement consacré à l’évaluation de la situation du jeune et au bilan de sa consommation. Au-delà du regard porté sur la problématique de consommation, la situation du jeune est évoquée dans sa globalité. Peuvent être abordés la scolarité, les liens familiaux et amicaux, le mal-être éventuel, la santé, etc.

Suite à cette étape d’évaluation de la situation, le professionnel et le jeune s’orientent de façon conjointe vers la prise en charge la mieux adaptée. L’arrêt de la consommation ou la réduction de celle-ci pourront être envisagés. Si d’autres difficultés émergent au cours des entretiens, une prise en charge complémentaire pourra être proposée.

L’accompagnement peut se poursuivre durant une période plus ou moins longue selon la situation du jeune.

… et pour leur entourage

L’entourage est reçu au sein de ces lieux comme un acteur à part entière. Il y trouvera un soutien, une écoute attentive et bienveillante ainsi que des informations précises sur les produits et sur les addictions.

En fonction de la problématique et de la relation avec le jeune concerné, l’accompagnement pourra se mettre en place avec l’entourage seul ou avec le jeune. La prise en charge peut prendre la forme d’une aide éducative, d’un soutien individuel ou d’une approche de groupe. Dans cette approche groupale, les parents confrontés à des difficultés similaires peuvent s’épauler en s’apportant leur expérience respective.

Pour trouver une adresse près de votre domicile, vous pouvez consulter la liste des consultations jeunes consommateurs : Cliquez ici

Le PTC ou Pète ton crâne, des cannabinoïdes inquiétants

Depuis l’hospitalisation de deux adolescents suite à la prise de PTC, on entend beaucoup parler de cette drogue. On fait le point :

Le PTC qu’est-ce que c’est ?

Difficile de dire précisément ce qui est vendu sous l’appellation PTC (Pète ton Crâne) mais il s’agit généralement d’un cannabinoïde de synthèse (ou cannabis de synthèse). Le PTC peut se présenter sous la forme de liquide pour vapoteuse ou être pulvérisé sur des mélanges de plantes séchées (appelés blend) que l’on fume. Parfois on le trouve aussi sous forme de poudre.

Le PTC contient des substances qui imitent les effets du cannabis. Il ne contient pas de THC, le principe actif à l’origine des effets du cannabis.

PTC Pète ton crâne, Buddha Blue, CEB… tout ça c’est du cannabis de synthèse

Des effets plus forts que le cannabis, des risques plus importants

Le PTC a des effets plus forts que le cannabis et peut être à l’origine d’effets secondaires inattendus comme des hallucinations, un sentiment d’anxiété, une agitation, une irritabilité.

Les intoxications récentes au « PTC » ont montré que ces drogues présentent aussi des risques plus importants :

–          Des troubles psychiatriques : crise de paranoïa, attaque de panique

–          Agressivité contre soi-même pouvant aller jusqu’à des idées suicidaires.

–          Difficulté à bouger, vertiges, perte d’équilibre

–          Tachycardie et autres troubles du rythme cardaiaque

–          Surdose pouvant entraîne le décès.

Les produits vendus sous le nom de PTC peuvent être de compositions sensiblement différentes : certains sont parfois très dosés et présentent des risques élevés d’effets secondaires graves et de surdose.

Le PTC est aussi plus addictif que le cannabis et les usagers qui souhaitent arrêter d’en consommer peuvent être confrontés à des difficultés inattendues. Une aide extérieure peut être nécessaire.

Pour en savoir plus, consulter la fiche du Dico des drogues consacrée aux cannabinoïdes de synthèse

Des adolescents et jeunes adultes consommateurs 

Les intoxications récentes au PTC ont concerné des adolescents de 15 ans. Il semblerait que certaines consommations soient le résultat de défis lancés entre ados ou le résultat d’une pression sociale entre eux. Cependant des usages réguliers de ces substances semblent exister également.

Bien qu’ils soient pour la plupart interdits, les cannabinoïdes de synthèse s’achètent facilement sur internet. Ils sont proposés sous des noms attractifs (PTC, Buddha Blue…) et leur forme liquide qui peut être utilisée dans une vapoteuse passe inaperçue auprès des adultes.

Un mouvement inquiétant qui a déjà été pris en compte par certaines collectivités, à l’image de cette campagne d’information de la communauté d’agglomération de Bar-le-Duc Sud Meuse :

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Le sans alcool n’est plus une niche

11 millions d’alternatives sans alcool vendues en 2024 chez Delhaize

28/01/2025

Kobbeghem, le 28 janvier 2025 – La consommation d’alternatives sans alcool connaît une progression constante en Belgique. Avec 11 millions d’alternatives sans alcool vendues en 2024, Delhaize se positionne à l’avant-garde en répondant à cette demande croissante de ses clients. Grâce à un assortiment impressionnant de plus de 150 références non alcoolisées, dont 25 nouvelles introduites en 2024, Delhaize s’engage à offrir à ses clients des options variées et de qualité.  

Initiatives acclamées : Dry January et Tournée Minérale 

Les deux premiers mois de l’année voit la participation enthousiaste des Belges à deux initiatives majeures : Dry January et Tournée Minérale. Dry January, initié en 2013 par l’organisation britannique Alcohol Change UK, incite les participants à s’abstenir d’alcool durant le mois de janvier pour encourager une meilleure santé et briser des habitudes de consommation problématique.

Quant à Tournée Minérale, lancée en 2017 par la Fondation contre le Cancer en Belgique, elle fixe un défi similaire pour le mois de février et aide les participants à réfléchir à leur consommation d’alcool et à en constater les bienfaits. 

Un engagement constant 

Chez Delhaize, l’assortiment des alternatives sans alcool ne change pas spécifiquement pour cette période, malgré l’augmentation saisonnière de 10% de la demande. En effet, ce large assortiment est disponible toute l’année. Avec plus de 11 millions de bouteilles sans alcool vendues en 2024 grâce à un large choix parmi plus de 150 références non alcoolisées disponibles, Delhaize répond non seulement à la demande mais innove aussi chaque année.

L’enseigne au lion a notamment introduit 25 nouveaux articles en 2024 parmi les spiritueux, les bières et les mousseux. Pour la catégorie des vins sans alcool par exemple, il s’agit d’une augmentation de 16% par rapport à 2023 avec plus d’un million de bouteilles vendues. 

Tendance de ventes et impact 

Les périodes de vente les plus élevées pour les boissons sans alcool chez Delhaize sont évidemment les mois de janvier et février avec les initiatives Dry January et Tournée Minérale mais aussi la période des fêtes de fin d’année, entre la mi-novembre et la fin du mois de décembre. Plus surprenant, la période estivale entre mai et août rencontre également un pic important. 

Au cours des dernières années, Delhaize a su accompagner ses clients dans cette évolution de la consommation, en offrant à ses clients toujours plus d’alternatives savoureuses et innovantes sans alcool tout au long de l’année. 

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Drogues: le marché de la cocaïne en passe de dépasser celui du cannabis en France

Des lots de cocaïne, aux douanes de Lille (ILLUSTRATION)
Des lots de cocaïne, aux douanes de Lille (ILLUSTRATION) – Jody Amiet – AFP

Selon le dernier rapport de l’Observatoire des drogues et des tendances addictives (OFDT) paru ce lundi 27 janvier, plus d’un million de Français ont pris au moins une fois de la cocaïne en 2023, un chiffre en hausse

La poudre blanche toujours en hausse. Le marché de la cocaïne continue de s’étendre dans l’Hexagone, au point d’être en passe de devenir le plus gros marché de drogue illicites en termes de valeur, dépassant ainsi le cannabis, selon un nouveau rapport de l’Observatoire des drogues et des tendances addictives (OFDT) sur la consommation en 2023, paru ce lundi 27 janvier.

« En 2023, 1,1 million de Français ont pris au moins une fois (de la cocaïne) dans l’année contre 600.000 en 2017 », rapporte l’OFDT.

L’Observatoire des drogues évoque une « croissance rapide » de ce marché, dans un contexte plus global « d’augmentation significative des niveaux de production mondiale ».

L’Hexagone comme zone importante de transit

Selon l’OFDT, cette croissance survient dans un « contexte d’explosion de la production mondiale grâce aux gains de productivité et l’optimisation du trafic ».

« La position géographique de la France la rend particulièrement vulnérable à cette variation de production », estime l’OFDT.

Ce dernier souligne notamment que « les frontières terrestres de l’Hexagone font d’elle une zone de transit pour la cocaïne en provenance d’autres ports ».

Elle met par ailleurs en avant le fait que la France possède « le deuxième domaine maritime mondial avec plus de 20.000 kilomètres de frontières maritimes avec 30 États ». Le pays possède également des territoires d’Outre-mer « proches des grandes zones de production ».

Malgré cette hausse, l’OFDT indique qu’à la fois le trafic de cocaïne et le nombre de volumes saisis ont baissé dans le port du Havre en 2023, après le renforcement des mesures de sécurité. Cette diminution est loin d’être anodine, puisqu’elle a permis une baisse de 16% des saisies de cocaïne entre 2022 et 2023.

Près de 130 tonnes de cannabis saisies en 2022

Le cannabis représente malgré tout toujours le plus gros marché de drogues illicites dans l’Hexagone, avec jusqu’à 128,6 tonnes interceptées en 2022, un record, et 5 millions de consommations annuels.

Parmi les saisies réalisées, celles de cannabis sous forme d’herbe sont notamment en croissance, puisqu’elles passent de 6% en 2013 à 30% en 2023.

L’observatoire des drogues note par ailleurs une augmentation de la teneur moyenne en THC, la principale molécule active du cannabis, dans les lots saisis, que ce soit lors des ventes faites de façon physique ou en ligne. Des variétés de cannabis au THC très concentré, et donc aux effets plus importants sur les consommateurs, ont fait leur apparition.

Une sophistication des trafics

Le marché de la MDMA, appelée ecstasy lorsqu’elle est consommée sous forme de comprimés, se situe loin derrière le cannabis et la cocaïne, mais connaît une nette augmentation elle aussi.

En 2023, plus de 4 millions de comprimés d’ecstasy ont été interceptés par les forces de l’ordre en France. Mais là encore, la situation de la France, en carrefour, joue un rôle primordial sur les chiffres recensés, puisque seulement 30% des comprimés étaient destinés au marché hexagonal, le reste étant en transit avant d’être destinés notamment au Royaume-Uni et à la Turquie.

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L’Observatoire des drogues note globalement que les différents marchés de stupéfiants sont marqués par une « concurrence intense entre les trafiquants », mais aussi un « perfectionnement des pratiques de vente » avec notamment le développement du recours au numérique pour à la fois « promouvoir » les produits, entrer en contact avec des clients ou encore développer un réseau de vente.

Juliette Desmonceaux

« C’est absolument irréversible »: Connaissez-vous ces risques de l’alcool sur votre santé?

Un mois sans alcool pour retrouver santé et bien-être? Avec le Dry January et la Tournée Minérale, les bienfaits se multiplient : meilleur sommeil, énergie accrue, perte de poids, et réduction des risques de maladies graves comme les cancers ou la cirrhose.

Et si vous arrêtiez l’alcool durant un mois entier ? C’est le principe du Dry January, populaire en France et de la Tournée Minérale (en février) chez nous. « C’est merveilleux« , réagit la diététicienne Pascale Robience, sur le plateau du RTL info 13h. La spécialiste liste les bienfaits de l’abstention : « Un meilleur sommeil, plus d’énergie, une sensation de bien-être et en plus une perte de poids« .

Au-delà du fait que l’alcool, après l’euphorie, mène généralement à « un peu de morosité voire un état dépressif« , il y a également des risques de développer certaines maladies, notamment des cancers : « Il a été démontré que le cancer de la bouche, de l’œsophage, de la gorge, du foie, du côlon, du rectum et du sein étaient en lien direct avec une consommation régulière et excessive d’alcool« .

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Comment déterminer si sa consommation accroît le risque de maladie ? « On chiffre surtout le niveau de toxicité par rapport au foie et on sait pertinemment bien que l’alcool est toxique à partir de deux verres, donc 20 grammes d’alcool chez la femme et trois verres (30g d’alcool) chez l’homme par jour », explique Pascale Robience.

La cirrhose peut évoluer vers un cancer du foie et dans ce cas-là, il faut vraiment une abstention totale et absolue de l’alcool

Parmi les maladies du foie, la cirrhose est souvent nommée. « Elle n’est absolument pas réversible« , précise-t-elle. « C’est une pathologie chronique au cours de laquelle les cellules du foie sont complètement détruites et remplacées par du tissu fibreux. Cette cirrhose, elle peut évoluer vers un cancer du foie et dans ce cas-là, il faut vraiment une abstention totale et absolue de l’alcool« .

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« Dry January », comment un mois sans alcool peut améliorer votre santé?

« Par contre, pour les maladies cardiovasculaires, c’est plutôt au-delà de deux verres de vin que l’on augmente le risque« , ajoute la diététicienne. « L’alcool en faible quantité a un effet vasodilatateur, donc qui régule la tension artérielle. C’est plutôt bénéfique, ça a été démontré dans les bienfaits de l’alimentation méditerranéenne. Mais au-delà de ces deux verres d’alcool, il a un effet vasoconstricteur. Ça contracte les vaisseaux, ça augmente la pression dans les tuyaux, donc l’hypertension artérielle, ça augmente également le risque d’hémorragie cérébrale« , complète-t-elle.

L’alcool peut également avoir des effets à long terme sur le cerveau et provoquer des troubles cognitifs. « On a remarqué que ça pouvait influencer de façon défavorable la mémoire, la capacité de concentration, donc attention aussi si on en consomme régulièrement« .

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Et puis, les effets de l’alcool n’impactent pas seulement la santé. Risques d’accidents volants, conséquences sur les relations familiales et relationnelles, … Les raisons de ralentir, voire d’arrêter sont nombreuses. « Du point de vue de la diététicienne que je suis, ne pas oublier que l’alcool fournit une quantité non négligeable d’énergie et que si on en consomme, cela fait grossir« , termine Pascale Robience.

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Apostrophe aux pro-légalisateurs du cannabis

Par le Professeur COSTENTIN

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