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LES MÉCANISMES DE L’ADDICTION RÉVÉLÉS

Pourquoi certaines personnes deviennent-elles accros aux drogues dures et d’autres pas?

Le Pr Christian Lüscher a élucidé, chez des souris, les processus cérébraux menant à l’addiction. Il vient de recevoir le prix Naegeli pour la recherche médicale, pour l’ensemble de ses travaux.

Que se passe-t-il dans notre cerveau quand nous consommons de la cocaïne, de l’héroïne, de l’alcool ou du tabac? Cela fait vingt ans que Christian Lüscher, professeur au Département des neurosciences fondamentales de l’Université de Genève et neurologue aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), s’intéresse à la question. Ses nombreuses découvertes dans ce domaine lui ont valu de recevoir récemment le prix Naegeli pour la recherche médicale, l’un des plus prestigieux en Suisse dans cette discipline.

Une distinction amplement méritée, tant le professeur genevois a démenti d’idées reçues en matière d’addiction. On pensait notamment que celle-ci entraînait une perte de fonctions. Au contraire, répond-il, «il s’agit d’un gain. Chez certaines personnes, le centre cérébral de la récompense est beaucoup trop stimulé par l’usage de la substance. C’est cela qui les pousse à une consommation excessive, en dépit des conséquences néfastes que ce comportement entraîne».

Au commencement du processus conduisant à l’addiction se trouve la dopamine. On savait que la consommation d’une drogue augmente la concentration de ce neurotransmetteur dans le centre de la récompense. Toutefois, il restait à identifier «les traces qu’elle laisse dans le cerveau bien après que la substance ait été éliminée de l’organisme», précise Christian Lüscher. Son équipe a identifié les mécanismes cellulaires qui sous-tendent l’augmentation de la concentration de dopamine. À cette occasion, elle a découvert que les substances addictives, loin de tuer les neurones comme on le pensait auparavant, modifient en fait la manière dont ils communiquent entre eux.

Un interrupteur de l’addiction

Récemment, le chercheur s’est attaqué à une autre question. «Comment expliquer que seule une fraction des consommateurs de substances – 25 à 30 % pour la cocaïne par exemple – devient accro, alors que les autres peuvent en faire un usage récréatif sans jamais perdre le contrôle?»

En travaillant avec des souris, le neuroscientifique et ses collègues ont trouvé, dans le cortex orbito-frontal, un circuit de neurones important pour la prise de décision. Une sorte d’interrupteur de l’addiction. «Lorsqu’on renforce artificiellement la connectivité des neurones dans cette zone, on rend l’animal compulsif. Et si, au contraire, on la diminue, il cesse de l’être.»

Ces recherches pourraient avoir des implications cliniques. Certes, elles ne sont pas directement applicables à l’être humain, car elles font intervenir le génie génétique. Toutefois, «maintenant que l’on connaît les mécanismes impliqués dans l’addiction, on pourrait tenter de leur faire faire marche arrière à l’aide de la stimulation cérébrale profonde (lire encadré) ou de produits pharmacologiques, dont certains sont déjà utilisés en oncologie », explique le chercheur. Tout en soulignant qu’il s’agit là « d’un travail de longue haleine».

Utiliser de l’électricité ?

Pour mettre fin à l’addiction, une piste serait d’avoir recours à la stimulation cérébrale profonde. Elle consiste à activer des structures situées à l’intérieur du cerveau à l’aide d’impulsions électriques à haute fréquence, délivrées par des électrodes. Cette technique a déjà fait ses preuves dans le traitement de la maladie de Parkinson mais, «dans sa forme actuelle, elle est encore trop imprécise pour cibler les circuits neuronaux impliqués dans l’addiction», constate le Pr Christian Lüscher, neurologue aux HUG.

Tout espoir n’est pas perdu, car son équipe cherche à développer de nouveaux moyens pour pouvoir l’utiliser à cette fin.

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AG 2020 : Le point sur ce blog

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Communiqué de l’Académie de Pharmacie 24/11/2020

USAGE MÉDICAL DU CANNABIS


L’Académie de Pharmacie s’inquiète du manque de rigueur de l’expérimentation en cours


L’Académie exprime les plus grandes réserves concernant les conditions de la mise en œuvre par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) de l’expérimentation en cours relative à
l’usage médical du cannabis sous la forme de médicament


UNE PROCEDURE D’EXCEPTION INJUSTIFIEE
Le décret relatif à l’expérimentation de l’usage médical du cannabis instaure une procédure dérogatoire pour l’obtention de l’AMM qui contrevient sans raison aux exigences réglementaires, sécuritaires et éthiques en matière de médicament.

L’Académie rappelle qu’il importe non seulement de vérifier qu’une substance est efficace, mais aussi que ses avantages l’emportent sur ses effets indésirables, en tenant compte de la gravité de la maladie cible.
L’Académie de Pharmacie rappelle que certaines spécialités pharmaceutiques à base de tétrahydrocannabinol (THC) et/ou de cannabidiol (CBD), voire de cannabinoïdes, peuvent présenter un intérêt médical dans des indications thérapeutiques précises, lorsqu’elles sont validées par des essais cliniques randomisés en double insu.

A l’issue de ces études, il convient également de prendre en compte le service médical rendu évalué par la Commission de transparence
de la Haute Autorité de santé (HAS) en fonction de l’efficacité et de l’utilité des médicaments.

Or, au regard de l’arrêté du 16 octobre 2020 qui fixe « les spécifications des médicaments à base de cannabis », ceux-ci seraient dispensés de passer
par un essai clinique randomisé seul à même d’évaluer leur rapport bénéfice/risque, comme l’a rappelé un récent communiqué tri-académique (2) : « En période de pandémie aussi bien qu’en situation ordinaire, les règles de l’évaluation critique des méthodes et des résultats doivent s’appliquer ».


UN MANQUE DE RIGUEUR SCIENTIFIQUE
La plante Cannabis sativa L et ses extraits utilisés pour l’expérimentation ne sont pas des produits purs, mais des mélanges de plus de deux cents substances, dont les quantités et les proportions varient en fonction des modalités de culture, de récolte et de conservation.

En l’absence de concentrations cibles de leurs principaux principes actifs THC et CBD, ces mélanges végétaux ne peuvent en aucun cas garantir la qualité et la sécurité exigées pour un médicament.

En effet, seuls sont mentionnés des ratios, qui ne sont même plus fixés comme initialement, mais donnés uniquement à titre indicatif sous le libellé « concentrations supérieures à… » ou « inférieures à… », sans aucune limite supérieure au regard des effets indésirables des composants.

Pour mémoire, en 1953, la plante aux effets pharmacologiques pourtant faibles à l’époque, mais déjà reconnue pour ses principaux méfaits, avait été retirée de la pharmacopée française.


UNE NECESSITE DE TRANSPARENCE DANS L’EVALUATION ET LE SUIVI
Le décret et les arrêtés précisent que les informations recueillies par les médecins prescripteurs et les pharmaciens au cours du suivi des 3000 patients prévus dans l’expérimentation seront rapportés dans un registre dont l’analyse sera confiée au directeur de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).

Comment sera menée et contrôlée cette analyse ? les centres de pharmacovigilance et d’addictovigilance seront-ils associés ?


L’Académie nationale de Pharmacie
• Considère que l’expérimentation ne peut être soumise à une pression médiatique ou politique mais doit reposer exclusivement sur des critères scientifiques reconnus garantissant la santé publique.
• Estime indispensable d’évaluer le rapport bénéfice/risque pour chacun des cinq groupes de pathologies prévues dans l’expérimentation, en tenant compte des doses de THC et CBD des différentes préparations (formes orales, sublinguales, ou à inhaler).
• Recommande que les centres régionaux de pharmacovigilance et d’addictovigilance soient associés à la fois à la collecte d’informations et à l’évaluation précise des risques éventuels.


1.Décret n°2020-1230 du 7 octobre 2020 relatif à l’expérimentation de l’usage médical du cannabis – Arrêté du 16 octobre 2020 fixant les
spécifications des médicaments à base de cannabis utilisés pendant l’expérimentation prévue à l’article 43 de la loi no 2019-1446 du 24
décembre 2019 – Arrêté du 29 octobre 2020 fixant les modalités et conditions techniques du registre national électronique prévu à l’article
4 du décret no 2020-1230 du 7 octobre 2020 relatif à l’expérimentation de l’usage médical du cannabis.
2.Avis de l’Académie Nationale de Médecine, de l’Académie Nationale de Pharmacie, de l’Académie des Sciences « Essais cliniques au
cours de la pandémie Covid-19 : Cibles thérapeutiques, exigences méthodologiques, impératifs éthiques » (29 mai 2020)

Alcoolisme passif, quel est ce problème qui concerne 1 personne sur 5 ?

Alcoolisme passif, quel est ce problème qui concerne 1 personne sur 5 ?© GettyImages

Si on connaît bien le tabagisme passif, l’alcoolisme passif est au contraire plutôt méconnu. Pourtant, il concernerait 1 personne sur 5 et peut avoir un impact dramatique.

Une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Journal of Studies on Alcohol and Drugs revèle qu’un adulte sur cinq serait concerné par l’alcoolisme passif. Selon les chercheurs, ce phénomène est « un problème de santé publique ». « Une chose est à réaliser avec le chiffre une personne sur cinq, c’est qu’il est limité à un an dans le temps. Donc, il y a probablement plus de gens qui ont été touchés par la consommation de boissons alcoolisées de leur entourage », a déclaré Katherine Karriker-Jaffe, auteure de l’étude et scientifique senior à l’Alcohol Research Group au Public Health Institute, à CNN.

Qu’est-ce que l’alcoolisme passif ?

L’alcoolisme passif est tout simplement le fait de subir des troubles liés à l’état d’ivresse d’une autre personne.

Une personne sur cinq assure avoir été victime d’un préjudice attribuable à la consommation d’alcool d’une autre personne au cours de la dernière année que ce soit des dommages matériels ou des blessures physiques. « Il pourrait donc s’agir d’une sous-estimation des effets négatifs de l’alcool sur les personnes autres que le buveur. », a expliqué Katherine Karriker-Jaffe.

Les différents types de préjudice comprenaient le harcèlement, se sentir menacé ou effrayé, la détérioration ou le vandalisme de biens, être poussé, frappé ou agressé, être physiquement blessé, être victime d’un accident de la circulation, être passager d’un véhicule avec un conducteur ivre, avoir des problèmes familiaux ou conjugaux et avoir des problèmes financiers.

Les chercheurs ont constaté que 21% des femmes et 23% des hommes révèlent avoir subi au moins un de ces préjudices au cours de la dernière année. Selon les données, le préjudice le plus répandu est le harcèlement. Pour les femmes, on retrouve ensuite « les problèmes familiaux et conjugaux ou des problèmes financiers dus à l’alcool de quelqu’un d’autre et […] des préjudices liés à la conduite – donc rouler avec un conducteur ivre ou avoir un accident causé par quelqu’un qui avait bu », a précisé l’auteure de l’étude. Quant aux hommes, ils seraient plutôt confrontés au vandalisme.

Les jeunes adultes seraient les plus susceptibles de faire l’expérience de l’alcoolisme passif. « Nous savons maintenant que les personnes âgées de 18 à 25 ans affichent les taux d’alcoolisme les plus élevés« , a rappelé Aesoon Park, professeur agrégé de psychologie à l’Université Syracuse de New York. « Ce qui est intéressant dans cette étude, c’est que non seulement il s’agit de troubles liés à la consommation d’alcool, mais aussi de la façon dont l’effet secondaire de l’alcool affecte également ce même groupe d’âge. La deuxième partie intéressante est l’inégalité entre les sexes.« , a-t-elle expliqué en ajoutant que les hommes sont plus susceptibles que les femmes de boire excessivement.

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Le risque de la « réduction des risques

Face aux problèmes de toxicomanie, la tendance dominante est à la « réduction des risques », une approche de santé publique qui accepte la consommation de drogue à grande échelle et essaye d’en atténuer les conséquences négatives. La « réduction des risques » a commencé avec l’échange de seringues et les cliniques de méthadone et se poursuit aujourd’hui avec des sites dits « d’injection supervisée » où les toxicomanes peuvent prendre des drogues sous la supervision de professionnels de la santé.

C’est, par exemple, la politique suivie par la ville de Paris, qui prévoit d’ouvrir une deuxième « salle de consommation à moindre risque » prochainement.

La ville de Vancouver, au Canada, est souvent citée comme étant la référence en matière de « réduction des risques ». Au cours des 30 dernières années, Vancouver a mis en œuvre l’intégralité des stratégies de « réduction des risques ».

Cependant, ce qui se passe à Vancouver peut difficilement être considéré comme une réussite. Si la « réduction des risques » a apporté certains avantages, comme la diminution de la transmission du VIH, elle a également aggravé les problèmes de toxicomanie, multiplié le nombre des sans-abris et augmenté la délinquance et les incivilités.

Le problème de la toxicomanie exige une réponse, mais l’expérience montre que la « réduction des risques » n’en est pas une.

Accédez à l’étude en suivant ce lien : https://bit.ly/3foJ6aM

Covid-19 : isolement et conditions de travail favorisent les conduites addictives

Flash info19/11/2020
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Depuis le premier confinement instauré en mars dernier, l’isolement au travail, l’augmentation des objectifs en matière de performance ainsi que la charge de travail ont joué un rôle dans l’augmentation des consommations de substances psychoactives. C’est ce que montre l’enquête publiée ce jour par la MILDECA et ses partenaires
Pour documenter l’évolution des consommations de substances psychoactives et les conditions de travail en période d’épidémie de Covid-19, la MILDECA et ses partenaires – ANSES, Anact, INRS, OFDT, Santé Publique France et le COCT * – ont commandité une enquête réalisée par Ipsos en septembre 2020 auprès d’environ 4 000 salariés et agents publics sur la période écoulée depuis le 1er confinement. Il éclaire sur l’évolution des conditions de travail, des consommations de substances psychoactives (tabac, cigarette électronique, alcool, cannabis, médicaments psychotropes) des travailleurs et permet d’envisager les mesures à favoriser pour améliorer la prévention en période de crise épidémique.

Stress, isolement, état de santé
Si plus des trois quarts des travailleurs (à distance ou sur site) portent un regard globalement positif sur la période écoulée, un nombre non négligeable d’entre eux déclare un stress accru, un sentiment d’isolement ou encore une dégradation de leur état de santé :31% des personnes interrogées ont ressenti un sentiment d’isolement par rapport à leurs collègues de travail ;34% ont ainsi vu leur niveau de stress augmenter par rapport à la période précédant le confinement (en particulier les personnes ayant vu leur charge de travail, leurs horaires, ou leurs objectifs de performance augmenter, les personnes souffrant d’isolement au travail) ;13% ont déclaré un état de santé dégradé (en particulier les agents de la fonction publique hospitalière, les travailleurs qui ont ressenti un sentiment d’isolement par rapport à leurs collègues de travail et ceux dont la charge de travail a été plus importante).Être en télétravail ou en travail sur site influe peu sur l’aggravation de l’état de santé ou l’augmentation du stress.

Évolutions contrastées des consommations de substances psychoactivesLa crise sanitaire s’est traduite par des évolutions de consommations de substances psychoactives à la hausse et à la baisse. Parmi les répondants qui déclarent leur consommation de substances psychoactives en hausse, 75% estiment que c’est en raison de leurs conditions de travail.
Les facteurs liés à la baisse de consommation relèvent, eux, majoritairement de la vie privée :Dans les 12 derniers mois (y compris la période de crise sanitaire) l’alcool est de loin la substance la plus consommée, rapportée par 65% des salariés et agents ;Pendant le confinement, la consommation de tabac, de cigarette électronique et de médicaments psychotropes est en hausse : 30% ont augmenté leur consommation de tabac, 30% leur usage de cigarette électronique et 20 % leur consommation de médicaments psychotropes ;La consommation globale d’alcool et de cannabis est en baisse : 18 % des travailleurs ont diminué leur fréquence de consommation ou arrêté l’alcool, 30 % pour le cannabis.
Les facteurs de hausse de consommation les plus cités sont le sentiment d’isolement par rapport aux collègues (31%), les évolutions des conditions d’emploi et de travail (29%) et la charge de travail (26%).Les facteurs de baisse de consommations les plus cités sont la volonté de se maintenir en bonne santé (29%), la qualité du sommeil (28%), le poids (26%), le niveau ou la fréquence de l’activité physique (21%).

Enseignements pour la deuxième vague de Covid-19 et le reconfinement

L’analyse des résultats de cette enquête ouvre plusieurs champs de réflexion et d’actions tant au niveau des employeurs que des pouvoirs publics et partenaires sociaux, sur l’anticipation de l’organisation du travail, ses conditions de réalisation en temps de pandémie ou en période «normale» ainsi que sur la prévention des conduites addictives :Elle pointe en premier lieu la nécessité d’agir sur les relations professionnelles et l’organisation du travail pour améliorer les conditions de travail. Il s’agit notamment pour les organisations de soutenir et outiller les manageurs pour les aider à adapter la charge de travail et les objectifs aux conditions de réalisation de l’activité ainsi qu’aux situations particulières ;Elle montre aussi que le contexte nécessite de renforcer le dialogue social dans la période actuelle et plus particulièrement le lien direct entre représentants du personnel et salarié.

Les questions de stress et du sentiment d’isolement dans une période anxiogène doivent aussi faire l’objet d’une attention particulière de l’ensemble des acteurs concernés (directions, manageurs, Rh, préventeurs, IRP…) avec l’appui des services de santé ;L’attention doit notamment porter sur les facteurs professionnels (conditions et organisation du travail) qui favorisent l’augmentation des conduites addictives identifiées dans l’enquête, en particulier pendant les périodes de confinement ;Des messages de prévention doivent par ailleurs être diffusés à tous les salariés et agents. Les personnes en difficultés avec leur consommation doivent faire l’objet d’un accompagnement par les services de santé au travail (consultation à distance si nécessaire).Le contexte actuel est propice à l’émergence de solutions innovantes en termes de santé au travail et de qualité de vie au travail sous réserve de ne pas se focaliser uniquement sur les risques les plus apparents liés à l’épidémie.

Une seconde phase d’investigation comprenant une enquête qualitative est en cours pour compléter ces premiers résultats. TRAVAIL ET COVID-19 : DES SITUATIONS HETEROGENES ET DES INEGALITES SOULIGNEES PAR LE SONDAGE–
Le télétravail a concerné 40% des personnes interrogées pendant le confinement (mais 81% des cadres et 7% des ouvriers), puis 27% en période de reprise ;
– Le travail sur site a concerné 46% des salariés et agents (56 % des ouvriers) pendant le confinement et 87% pendant la période qui a suivi ;
– Quant au chômage partiel ou les ASA (autorisations spéciales d’absence) dans la fonction publique, il a concerné 40% des actifs (et 54% des ouvriers) pendant le confinement puis, à l’issue, 19% dans le secteur privé et 8% dans la fonction publique ;
– 37% des ouvriers ont connu une baisse de rémunération contre 18% des cadres ;
– Pendant le confinement, la charge de travail a augmenté pour 36 % des cadres et a diminué pour 51 % des ouvriers. Les horaires de travail ont augmenté pour 24 % des cadres, mais n’ont pas évolué pour 46 % des ouvriers.

La chasse au cannabis

Cliquez sur la photo pour aller sur la vidéo de TF1.

Le sujet commence à 19′ 52″

Pourquoi l’alcool et le cannabis sont mauvais pour le sommeil

Par Dr Claire Lewandowski

Si l’alcool et le cannabis peuvent faire somnoler, ils ne permettent pas un sommeil de bonne qualité.

Pourquoi l'alcool et le cannabis sont mauvais pour le sommeilSARAH PENDER/ISTOCK



L’alcool et le cannabis sont des faux amis en matière de sommeil. Nombreux sont ceux ayant expérimenté une « gueule de bois » avec une fatigue le lendemain d’une soirée arrosée. S’ils ont tendance à détruire complètement les cycles du sommeil, ils peuvent aussi altérer l’horloge biologique.

Une action sur le sommeil profond

Autant le cannabis que l’alcool ont tendance à provoquer une somnolence du fait de leur activité dites « dépressive du système nerveux central », c’est-à-dire qu’ils ralentissent les fonctions du cerveau. Cependant, au cours du sommeil, ils réduisent le temps passé en sommeil profond, entraînant davantage de réveils et un sommeil de mauvaise qualité.

Au final, il est normal de se sentir fatigué et de manquer de concentration le lendemain d’une consommation, en particulier si elle est régulière, et même avec une petite quantité.

Une action sur l’horloge biologique

Le cannabis empêche la sécrétion de mélatonine, l’hormone produite le soir, en particulier dans la pénombre, qui permet de favoriser l’endormissement et le maintien du sommeil. Le consommateur décale ainsi progressivement son rythme du sommeil, surtout en cas de consommation fréquente.

Finalement, l’usage régulier de cannabis provoque des problèmes d’insomnie, allant à l’encontre des effets recherchés par les consommateurs et le poussent parfois à augmenter les doses consommées.

L’altération de la qualité du sommeil lorsque l’on consomme de l’alcool et/ou du cannabis joue un rôle fondamental à long terme sur la qualité de vie et le risque potentiel d’addiction.

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Cannabis : quand augmentation de la consommation rime avec légalisation

Une étude sur la consommation de produits stupéfiants chez les jeunes réveille les ardeurs des promoteurs de la légalisation du cannabis. Un combat qui se situe principalement chez les forces de gauche et d’extrême gauche, avec en tête d’affiche des personnalités telles que Benoît Hamon et Éric Cocquerel.

Publié ce jeudi par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, en collaboration avec l’Union européenne, le rapport établit un constat alarmant pour la population française des 15-16 ans. Il relève une augmentation de 50 % de fumeurs entre 1995 et 2019.
De fait, 16 % des jeunes de cet âge disent avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie, contre 11 % en 1995. Au niveau de l’usage fréquent (une fois par mois), les jeunes Français culminent à la deuxième place avec un niveau quasiment deux fois supérieur à la moyenne européenne (12 % vs 7 %).

La stratégie prohibitionniste française de la lutte contre la consommation de stupéfiants se retrouve donc sous le feu des critiques. C’est l’occasion pour une partie de la gauche et de certains maires de droite de remettre sur la table la question de la légalisation du cannabis récréatif. À ce titre, Boris Ravignon, maire LR de Charleville-Mézières, se positionne en faveur de « la légalisation de la consommation récréative de cannabis ». En Bretagne, Laurent Loas, maire de la commune morbihanaise de Ploemeur, juge que « la politique répressive n’a plus aucune efficacité », dans les colonnes de Libération. Chez les écologistes, même refrain. Julien Bayou, candidat EELV aux élections régionales, milite pour « une question de santé publique ». « Il faut avancer sur le cannabis thérapeutique et même expérimenter la légalisation du cannabis », martèle-t-il sur le plateau de BFM Paris, en septembre dernier.

Les arguments n’en restent pas moins bancals. Tout d’abord, il faudrait légaliser car la répression montre beaucoup de failles. Sophisme pur, car cela fonctionne de la même manière pour la cocaïne, les champignons hallucinogènes ou le LSD, et pourtant il n’est pas question de légaliser les drogues dites dures. Aussi, demain, devra-t-on légaliser le vol de vélo, puisque la police a tant de mal à l’endiguer ? L’autre argument tout aussi pernicieux est de faire la comparaison avec l’alcool. Tout le monde s’accorde pour dire que sa consommation outrancière est mauvaise pour la santé et développe de nombreux cancers. Mais le mettre sur le même pied d’égalité que le cannabis est un mensonge. L’effet recherché par la consommation occasionnelle de cannabis n’a rien à voir avec celui engendré par l’absorption d’un verre de vin à table ! Et ce qui diffère est bien évidemment l’effet recherché.

Plusieurs sont déjà tombés dans le panneau. Jean-Michel Aphatie, dont l’honnêteté n’a d’égale que sa profondeur d’esprit, se moque des opposants à la légalisation du cannabis : « La drogue est un poison qu’il faut combattre, écrivent ces élus Les Républicains opposés à la légalisation du cannabis. Les apéritifs, les digestifs, les vins rouges, blancs, rosés, sont aussi des poisons, de nombreux cancers en témoignent. Quand est-ce qu’on les interdit ? »

De plus, comme chacun sait, une “avancée sociale” en entraîne toujours une autre. À partir de la légalisation du cannabis thérapeutique, la gauche et les écolos demandent la légalisation du cannabis récréatif… Pour la prochaine étape, pourquoi pas les champignons hallucinogènes, comme dans certains États nord-américains ? Parler de “question de santé publique” quand on milite pour la légalisation du cannabis, c’est comme parler d’“ordre public” tout en voulant désarmer les policiers municipaux.

Source : Valeurs actuelles

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