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cannabis = contravention ??

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Vulnérabilité à l’addiction : une mauvaise production des nouveaux neurones en cause

COMMUNIQUÉ | 07 MARS 2018 – PAR INSERM 

©AdobeStock

Les comportements d’addiction aux drogues et la vulnérabilité aux rechutes seraient liés à l’aptitude de notre cerveau à produire de nouveaux neurones. C’est la conclusion de chercheurs de l’Inserm du Neurocentre Magendie de l’Université Bordeaux, obtenue après avoir observé le comportement de souris ayant appris à s’auto-administrer de la cocaïne. Leurs résultats, à paraître dans Molecular Psychiatry, mettent en évidence un lien entre production déficiente de nouveaux neurones dans l’hippocampe et dépendance aux drogues. 

Dans le cerveau, l’hippocampe est l’un des centres de la mémoire. Il comprend le gyrus dentelé, qui présente la particularité de produire de nouveaux neurones (neurogenèse) chez l’adulte. Une neurogenèse anormale est corrélée à de nombreux désordres neuropsychiatriques comme des troubles de la mémoire ou de l’humeur.

Bien qu’une relation entre neurogenèse erratique et addiction à la drogue ait déjà été soupçonnée, jusqu’à aujourd’hui aucune preuve scientifique concrète ne venait étayer cette hypothèse. Les équipes de recherche Inserm de Nora Abrous et de Pier-Vicenzo Piazza, du Neurocentre Magendie (Unité 1215) de l’Université de Bordeaux, se sont penchées sur le rôle de la neurogenèse dans la dépendance à la cocaïne.

Deux groupes de souris ont été comparés : un groupe sain et un groupe génétiquement modifié pour que la neurogenèse au niveau de l’hippocampe soit moindre. Les souris ont été entraînées à s’auto-administrer de la cocaïne en introduisant leur nez dans un trou, déclenchant ainsi la diffusion par voie intraveineuse de cocaïne dans leur sang. Le nombre d’actions à fournir pour obtenir une quantité similaire de drogue a ensuite été progressivement augmenté. Les chercheurs ont constaté que les souris transgéniques montraient une plus grande motivation (mesurée en nombre d’actions dans les trous) à « travailler » pour obtenir de la cocaïne.

Après plusieurs semaines de sevrage, les souris ont été de nouveau exposées à l’environnement dans lequel elles avaient appris à s’auto-administrer de la cocaïne. Les souris transgéniques ont alors montré une plus grande susceptibilité à la rechute en cherchant à nouveau à déclencher l’administration de la drogue.

La transition vers l’addiction est un processus associant l’exposition répétée à des stupéfiants et une vulnérabilité propre à chaque individu : en démontrant que la neurogenèse est un facteur clé dans la vulnérabilité à l’addiction, ces travaux offrent de nouvelles perspectives dans la compréhension de la fragilité individuelle face à la pharmacodépendance.

Ces recherches ouvrent également de nouvelles pistes pour la compréhension des conduites addictives chez les adolescents. « L’adolescence, période d’initiation à la consommation de drogues, est une étape de maturation du cerveau importante, caractérisée en particulier par une production de neurones extrêmement intense dans le gyrus dentelé »  précise Nora Abrous, chercheuse Inserm, qui avait déjà montré en 2002 l’impact négatif de la prise de drogues sur la production et la survie des nouveaux neurones de l’hippocampe. Elle ajoute que « la prise de drogue, en diminuant la production de ces neurones, rendraient les adolescents plus addicts et plus vulnérables à la rechute lors de tentatives de sevrage ».Dans ses prochains travaux, son équipe « cherchera à manipuler les nouveaux neurones à l’aide d’approches de pharmacogénétique, de façon à diminuer la motivation des souris pour la drogue et à bloquer les rechutes au cours du sevrage ».

Bachelot : « Réservez la consommation de vin, aux événements festifs

Bachelot : « Réservez la consommation d’alcool, et donc de vin, aux événements festifs sans jamais dépasser trois verres de vin » (LCI)

L’ORDONNANCE DE BACHELOT – Même si la consommation d’alcool a baissé dans notre pays, elle est à l’origine de problèmes graves chez 10% de la population française.

Louis Pasteur disait : « Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ». Et selon le Dr Bertillon : « L’alcoolisme est tenu en échec par la consommation de vin ».

A 17 ans, 60 % des jeunes ont déjà été ivres alors que l’alcool est un facteur responsable ou aggravant de plus de 200 maladies. A noter que les ennuis de santé surgissent dès la consommation de treize grammes d’alcool, soit 1,3 verre de vin, par jour. Que faut-il donc faire pour préserver notre santé ?

Ce mardi 6 mars 2018, Roselyne Bachelot, dans sa chronique « L’ordonnance de Bachelot », nous parle de la consommation d’alcool.

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Le rapport annuel de l’OICS appelle les pays à traiter la toxicomanie comme une maladie

 HuffPost Maroc  |  Par Yasmine Bidar

Publication: 
DRUG ADDICT

DROGUES – À quelques semaines de la tenue de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies sur le problème mondial de la drogue, l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) publie son rapport annuel qui examine la situation en matière de contrôle des drogues dans le monde. Cette année, l’OICS exhorte les États à davantage investir dans les services de traitement de la toxicomanie et de manière urgente.

Présenté ce jeudi 1er mars à Rabat par le professeur Jallal Toufiq, membre de l’OICS, le rapport attire l’attention sur le fait que les besoins de réadaptation dépassent largement la disponibilité des services correspondants. L’Organe, sous l’égide des Nations unies, dresse le constat suivant: dans le monde, seule une personne sur six nécessitant une prise en charge a accès à un programme de traitement de la toxicomanie. Et lorsque le traitement est disponible, il est souvent « de piètre qualité et ne peut-être dispensé conformément aux normes internationales », alerte l’OICS.

Lutter contre la discrimination des toxicomanes

Jallal Toufiq rappelle à cet égard, qu’il est primordial que le traitement de la toxicomanie soit considéré comme un droit à la santé, et souligne que la lutte contre l’abus de drogues ne sera efficace que par les deux approches suivantes: la prévention d’une part, et un investissement important dans les services de traitement de la toxicomanie et la réadaptation d’autre part.

Le professeur s’attarde également sur la stigmatisation et le rejet dont peuvent être victimes les personnes qui se droguent, partout dans le monde. Discriminer ces personnes compromet gravement leur chance d’accéder à des soins et traitements et influe sur leurs perspectives de réinsertion sociale. « Prenons l’exemple d’un jeune de Takkadoum à Rabat, qui se fait arrêter avec 2 grammes de cannabis dans la poche. Il va finir en prison, où il découvrira un univers nuisible, se radicalisera peut-être ou bien deviendra un délinquant à sa sortie et aura du mal à se réinsérer socialement », explique le professeur. « On va le punir au lieu de considérer son addiction comme une maladie et l’aider à s’en sortir en lui fournissant un accès à un traitement. On continue de croire que le problème de dépendance n’est pas une maladie mais un problème de déviance », poursuit-il avant d’ajouter qu’en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, l’absence de soins envers les personnes dépendantes présente une « situation très inquiétante ».

Une prise en charge à géographie variable

Des disparités se font en effet sentir entre pays à revenu faible et intermédiaire et pays développés, provoquant ainsi un déséquilibre mondial qu’il convient rééquilibrer en supprimant les obstacles juridiques et politiques qui empêchent d’accéder à des médicaments.

L’OICS rappelle ainsi aux États qu’ils ont l’obligation d’offrir des services de traitement aux personnes souffrant de troubles liés à l’usage de drogues et réaffirme que la légalisation du cannabis à usage non médical est incompatible avec les obligations incombant aux Etats, en vertu des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues. Ainsi pour Werner Sipp, président de l’OICS, « il s’agit non pas d’obliger le monde à choisir entre une action antidrogue ‘militarisée’ et la légalisation de l’usage de drogues à des fins non thérapeutiques, mais plutôt de mettre la santé physique et morale au cœur d’une politique équilibrée en matière de drogues ».

L’Organe présente dans son rapport une série de recommandations pour aider les Etats à prendre des mesures efficaces face aux problématiques liées à la drogue, dans le plein respect des règles et des normes internationales relatives aux droits de l’Homme pour répondre aux objectifs de développement durable de l’ONU d’ici 2030.

D’autre part, on apprend dans le rapport que l’usage et la consommation de drogues ne cesse d’augmenter en Afrique, un continent qui demeure une région de transit essentielle pour le trafic mondial, notamment de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud et à destination de l’Europe essentiellement.

Le Maroc, par ailleurs, conserve son statut de plus gros pays producteur de cannabis, drogue la plus consommée dans le pays et à l’échelle africaine.

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Certaines drogues peuvent donner un AVC

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Des lunettes pour simuler les effets du cannabis

QUÉBEC – Pour accompagner sa campagne de sensibilisation sur les risques du cannabis au volant, CAA-Québec va présenter des lunettes qui simuleront les effets du pot aux élèves du secondaire.

«Vingt minutes au volant, mais j’me souviens juste d’être embarquée dans mon auto pis de m’être stationnée.»

«Passé 20 minutes à chercher mon cell dans l’char… En m’éclairant avec mon cell!»

Voilà deux extraits de la campagne publicitaire qui sera présentée sur les médias sociaux par CAA-Québec. L’objectif: montrer les comportements ridicules au volant après avoir consommé du pot et faire réfléchir sur les risques de la consommation.

«On peut rire tant qu’on veut, mais au volant, ce n’est plus drôle», a précisé Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec.

L’organisme entend marteler ce message sur toutes les tribunes au cours des prochains mois afin de détruire le mythe que le cannabis n’affecte pas la capacité à conduire.

En effet, selon un sondage de la CAA datant de septembre 2016, plus d’un jeune sur quatre au Canada croit que le cannabis n’affecte pas la conduite, ou même l’améliore.

«Des lunettes de poteux»

Dès le mois prochain, CAA-Québec se rendra dans des écoles secondaires pour sensibiliser les étudiants de 5e secondaire avec des «lunettes de poteux» qui donneront une idée des effets du cannabis à celui qui les porte.

«Notre but, c’est que les consommateurs réalisent que le cannabis allonge le temps de réaction et diminue l’attention, et qu’au volant, ça multiplie les risques de collisions», a expliqué M. Harrison.

Les effets sur la conduite

La drogue peut notamment altérer :

  • -la coordination,
  • -le temps de réaction,
  • -l’attention,
  • -l’aptitude à prendre des décisions,
  • -la capacité à évaluer les distances

Portail d’information sur le cannabis et la conduite

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ALAIN DE BENOIST : LA DROGUE, PHÉNOMÈNE DE MASSE

UNE SOCIÉTÉ DE DROGUÉS, C’EST DÉJÀ PRESQUE UNE SOCIÉTÉ DE ZOMBIES  Alain de Benoist  Intellectuel, philosophe et politologue

L’éternel serpent de mer revient avec le débat sur une possible légalisation du cannabis. Certaines régions des États-Unis viennent, d’ailleurs, d’en autoriser la vente à « usage récréatif ». En France, le gouvernement annonce un aménagement des sanctions frappant ses utilisateurs. On se souvient que les Américains n’ont jamais autant bu que sous la prohibition. Le combat est-il perdu d’avance ?

Précisons, d’abord, que la légalisation et la dépénalisation ne sont pas la même chose et qu’en France, les autorités ne s’orientent, pour l’instant, ni vers l’une ni vers l’autre. Selon la législation actuelle, les fumeurs de joints sont, en principe, passibles d’une peine d’un an de prison. Comme on compte environ 700.000 fumeurs quotidiens, si l’on appliquait la loi, il faudrait transformer des villes ou des régions entières en prisons. C’est donc une loi inapplicable – et il n’y a rien de tel, pour discréditer la loi, que de la rendre inapplicable. En rendant l’usage du cannabis justiciable d’une simple contravention, on rend au moins la loi applicable. C’est donc le contraire d’une dépénalisation. (Vous remarquerez que, dans l’immédiat, rien n’est prévu pour les drogués au Nutella®.)

Les stupéfiants sont aussi vieux que l’humanité. Il en était fait, autrefois, un usage religieux, chamanique ou divinatoire. Freud était cocaïnomane, Nabokov morphinomane, Rimbaud et Pierre Loti fumeurs d’opium, Antonin Artaud a eu recours à toutes les drogues, Ernst Jünger a essayé le LSD.

Le problème ne commence vraiment que lorsque la drogue devient un phénomène de masse : une société de drogués, c’est déjà presque une société de zombies. Quant aux États-Unis, qu’on y légalise maintenant le cannabis (la coke et le crack s’y consommant déjà à la tonne) alors que fumer une cigarette dans la rue suffit presque à vous faire considérer comme un terroriste, disons qu’ils nous surprendront toujours…

C’est en grande partie grâce à l’interdiction des stupéfiants, et donc à leur trafic, que nos « cités sensibles » demeurent relativement « tranquilles ». Si ces substances venaient à se retrouver en vente libre, les mêmes « banlieues » exploseraient pour de bon. Le prix à payer pour cette paix sociale vous paraît-il trop élevé ?

Le principe du racket mafieux, c’est : Tu payes pour ta « protection » ou on casse tout ! La « loi des banlieues », c’est la même chose : Tu laisses faire le trafic ou ce sera l’émeute ! Cela n’a rien à voir avec une éventuelle légalisation du cannabis. Si celle-ci se produisait, les bandits et les voyous se reconvertiraient instantanément dans un autre trafic juteux, et la situation serait la même. Faire reposer la « paix sociale » sur des concessions faites à la pègre, cela revient à reconnaître que c’est elle qui a le pouvoir de décision.

L’INSEE annonce qu’à partir du mois de mai, à la demande de l’Institut européen des statistiques, il va intégrer le trafic de drogue dans le calcul du produit intérieur brut (PIB). Faites-vous partie de ceux qui s’en indignent au motif qu’il est « immoral » de considérer que la drogue fasse partie de la richesse nationale ?

Ceux qui s’en indignent sont des naïfs : ils croient encore que l’économie a quelque chose à voir avec la morale ! Mais ce sont surtout des gens qui n’ont absolument pas compris ce qu’est le PIB. Le PIB ne mesure pas la richesse mais la croissance qui résulte de l’activité économique, sans s’interroger sur les causes de cette croissance ni sur la nature de cette activité.

Le PIB ne mesure nullement le bien-être, mais seulement la valeur ajoutée des produits et des services ayant fait l’objet d’une transaction commerciale, quelle que soit la source, positive ou négative, de ces échanges. C’est la raison pour laquelle il comptabilise positivement l’activité économique qui résulte des accidents de la route, des catastrophes naturelles, de certaines pollutions, etc.

La tempête de décembre 1999, par exemple, a été comptabilisée comme ayant contribué à une hausse de la croissance de l’ordre de 1,2 %. Le PIB, d’autre part, ne tient aucun compte de la dégradation de l’environnement ni de l’épuisement des ressources naturelles. Ce qui est stupéfiant, ce n’est donc pas qu’il intègre le trafic de drogue ou la prostitution dans ses statistiques, mais qu’il y ait encore des gens pour être en extase devant la croissance mesurée par le PIB.

À l’instar de tous les autres commerces, celui de la drogue est désormais mondialisé. Le criminologue Xavier Raufer se désole que cette « économie grise », représentant près de 15 % du PNB mondial, intéresse assez peu les économistes et les politiques. Qu’est-ce que cela nous dit sur celui de nos sociétés ?

Cela nous dit qu’à l’échelle mondiale, la part de l’illicite ne cesse de croître par rapport à celle des activités licites. Mais cela nous dit surtout, et c’est beaucoup plus grave, que les deux domaines deviennent de plus en plus indiscernables. Il y a belle lurette, en effet, que les profits faramineux des narcotrafiquants sont allés s’investir dans des sociétés industrielles et financières tout à fait légales, ce qui a encore renforcé leur pouvoir.

Dérégulation aidant, pratiquement toutes les banques utilisent de l’argent sale, et très peu sont condamnées. Système capitaliste et crime organisé ont, ainsi, peu à peu fusionné. Entre le narcotrafic, le crime, la corruption, la spéculation à haute fréquence (à la vitesse de la nanoseconde), les contrefaçons et les pratiques frauduleuses, ce sont des centaines de milliards de dollars qui se promènent ainsi dans le monde. Lisez, à ce propos, le livre de Jean-François Gayraud sur « Le Nouveau Capitalisme criminel » (Odile Jacob, 2014). Il est éclairant.

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