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Attentats de l’Aude : Radouane Lakdim était positif au cannabis

Selon les premières expertises toxicologiques réalisées sur le corps de Radouane Lakdim, le terroriste aurait consommé une importante dose de cannabis peu avant ses attaques, révèle M6info.

Radouane Lakdim, le terroriste qui a tué quatre personnes dans plusieurs attaques dans l’Aude vendredi 23 mars, était positif au cannabis, selon les premières expertises toxicologiques effectuées sur son corps, révèle M6info, citant une source judiciaire.

Les expertises toxicologiques réalisées sur la dépouille de Radouane Lakdim auraient démontré qu’il avait consommé une importante dose de cannabis, quelques heures avant ses attaques terroristes.

Radouane Lakdim a été abattu lors de l’assaut des forces de l’ordre dans le Super U de Trèbes, où il retenait le gendarme Arnaud Beltrame en otage. Quatre personnes ont perdu la vie dans ces attaques. Après l’hommage national rendu mercredi 28 mars à Arnaud Beltrame aux Invalides à Paris, les obsèques de Jean Mazières, Christian Medves et Hervé Sosna ont eu lieu jeudi 29 mars.

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Les cinq substances les plus addictives pour le cerveau

Quelles sont les substances qui rendent notre cerveau accro ?

Voici les cinq substances les plus addictives. Certaines sont en vente libre.

Le classement des substances les plus addictives peut varier en fonction des différents critères utilisés pour les classer. En 2007, David Nutt et son équipe de chercheurs ont interrogé différents experts en addictologie pour tenter d’élaborer le classement le plus objectif possible.

L’héroïne

L’héroïne est la drogue la plus addictive, selon l’étude de David Nutt. Elle augmente le taux de dopamine (système de récompense du cerveau) de 200 %, ce qui la rend hautement addictive. De plus, la dose létale est seulement cinq fois supérieure à la dose nécessaire pour obtenir l’effet escompté.

La cocaïne

La cocaïne empêche les neurones d’éteindre le signal de la dopamine, ce qui provoque une activité anormale du système de récompense du cerveau. Environ 21 % des personnes qui essaient la cocaïne en deviennent dépendants une fois dans leur vie.

La nicotine

Il s’agit du principal ingrédient addictif du tabac. La nicotine est rapidement absorbée par les poumons et envoyée vers le cerveau. Les chercheurs prévoient que le tabac tuera 8 millions de personnes chaque année d’ici 2030. Il s’agit de la drogue la plus addictive accessible en vente libre.

Les barbituriques

Ce sont les plus anciens somnifères. Ils étaient initialement utilisés comme médicament pour traiter l’anxiété et les troubles du sommeil. À de faibles doses, ils causent une certaine euphorie, mais à des doses plus élevées ils peuvent être mortels, car ils inhibent les réflexes de respiration. Ils sont aujourd’hui beaucoup moins répandus, car ils ont été remplacés par les benzodiazépines (Xanax, Valium, etc.).

L’alcool

Autre substance très addictive en vente libre : l’alcool. Il a pour effet principal d’augmenter les niveaux de dopamine dans le système de récompense du cerveau de 40 à 360 %. Quelque 22 % de ceux qui ont « bu un verre » développent une dépendance à l’alcool à un moment de leur vie. L’alcool a également été classé comme la substance la plus dangereuse au monde par d’autres experts.

Cannabis et déclenchement de schizophrénie :

La bombe à retardement de la Super Skunk

Alors que depuis l’arrivée des catégories de cannabis, skunk ou superskunk à la fin des années 90, plusieurs études avaient pu montrer les risques de maladies mentales liées à la consommation de ces nouvelles variétés, des psychiatres britanniques mettent aujourd’hui en cause ces produits pour des cas de psychose, de délires paranoïaques et de schizophrénie. Comment expliquer de tels effets ?

Le chanvre indien ou Cannabis indica est une plante herbacée annuelle à tige droite, proche du chanvre commun ou Cannabis sativa, qui est quant à lui utilisé pour fabriquer la fibre textile de chanvre. Car le premier est riche en tétrahydrocannabinol (THC), alors que le second n’en renferme que des traces. Les principaux synonymes du chanvre indien ou « cannabis » sont le haschisch (mot d’origine arabe), l’herbe, la marijuana (mot d’origine espagnole), la marie-jeanne ou encore le shit. En réalité, ces synonymes ne sont pas strictement équivalents, car chacun d’eux est fréquemment associé à un mode de préparation particulier, réalisé à partir de la plante brute.
C’est ainsi que les termes d’herbe, de marijuana et de marie-jeanne sont plutôt employés pour désigner l’herbe séchée, alors que ceux de haschisch et de shit le sont plutôt pour désigner la résine (plus concentrée en THC) qui est extraite de l’herbe.
En raison de sa richesse en tétrahydrocannabinol (THC), son principal principe actif, le cannabis est un produit stupéfiant, classiquement considéré comme une « drogue douce », ce qui est de moins en moins vrai eu égard aux procédés actuels de fabrication de dérivés concentrés en THC qui sont de plus en plus souvent consommés. Comme presque tous les stupéfiants, il a un effet antalgique ou antidouleur, qui est parfois utilisé en thérapeutique.
Ce sont les feuilles, les fleurs et les tiges du chanvre indien femelle ou « cannabis » qui sont consommées, après avoir été séchées et hachées : il s’agit alors du cannabis naturel ou « herbe ». Ce cannabis naturel peut être mâché ou fumé. Le kif est en principe du cannabis naturel qui est mélangé à du tabac pour être fumé. Mais c’est de plus en plus souvent de la résine qui est mélangée à du tabac, pour être fumée dans des « joints » roulés ou dans des pipes à eau inspirées du narguilé.
Si la notion de « drogue douce » pouvait à la rigueur se justifier avec la consommation de cannabis naturel (herbe séchée), elle n’est plus adaptée aux formes concentrées que sont l’huile et surtout la résine, réellement dangereuses. Il faut préciser que la forte tendance actuelle à l’augmentation de la concentration en THC des dérivés du cannabis est particulièrement le fait d’une sélection génétique d’herbes concentrées et qui plus est de souches de cannabis produites par manipulations génétiques. Ces formes concentrées de cannabis sont cultivées notamment aux Pays-Bas et appelées Misty, Ice blue, Nederweet, Amnesia, Sinsemilla, Skunk ou encore super Skunk. Ainsi, non seulement la résine est plus concentrée que l’herbe en THC, mais de surcroît on est parvenu à obtenir de nouvelles formes de cannabis qui sont naturellement enrichies en THC. Les résines de cannabis les plus concentrées ont ainsi un taux de THC qui dépasse très largement 20 %, alors que le taux initial du Cannabis naturel était très inférieur à 10 %.
Le THC a une affinité exceptionnelle et une réelle toxicité pour le cerveau.
Ce produit a des effets enivrant et sédatif, qui peuvent être recherchés par les consommateurs. Mais il perturbe la mémoire à court terme et la fixation mnésique durable ; il entraîne également des troubles de l’équilibre et de la coordination.
Le THC a aussi des effets désinhibiteurs, pouvant se manifester par une agressivité dirigée contre soi ou contre les autres, par des comportements dangereux (sources d’accidents de la voie publique, d’autant plus que ce produit perturbe l’équilibre et la coordination), ainsi que par une désinhibition sexuelle (relations non consenties ou non protégées). Il a également un effet anxiolytique très apprécié et recherché par les sujets inquiets. Mais cette action anxiolytique s’atténue avec le temps (c’est la tolérance, à ne pas confondre avec la dépendance) : après plusieurs mois ou années d’un abus de cannabis, l’anxiété réapparaît et de façon bien plus intense qu’elle ne l’était auparavant. Ce produit a encore un effet antidépresseur. C’est ainsi que les sujets dépressifs peuvent devenir des consommateurs réguliers de cannabis. Mais là encore, une tolérance s’installe avec les mois et surtout les années. Comme avec l’anxiété, la dépression finit par réapparaître et de façon bien plus grave qu’auparavant, avec dès lors un risque de suicide. En effet, l’augmentation du taux de suicides chez les jeunes serait en partie liée à leur fréquente consommation de cannabis.
Mais ce qui est encore plus préoccupant, c’est la relation bien établie entre la consommation de cannabis et la survenue ou l’aggravation de la schizophrénie. La schizophrénie est une psychose chronique se traduisant par des délires (typiquement, des délires paranoïdes, ainsi appelés parce que moins structurés que les délires paranoïaques), des hallucinations, un comportement aberrant et parfois d’allure automatique, un langage pauvre et parfois incompréhensible, une perte de contact avec la réalité, un repli sur soi (repli autistique) et souvent une régression intellectuelle et mnésique.

Quels sont les risques de long terme de consommation de tels produits skunk ou superskunk ?

La schizophrénie évoluée aboutit à un handicap mental et social majeur. Le risque de schizophrénie (maladie appelée communément « la folie ») est d’autant plus élevé que la consommation est précoce et importante. Plusieurs études sont particulièrement alarmantes à ce sujet.

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Une nouvelle campagne sur les dangers du cannabis au volant

 

Le spot sera visible à la télévision et au cinéma, rappelant au passage que la consommation de cannabis est interdite en France.

En matière de prévention, la Sécurité Routière va avoir du pain sur la planche avec les 80 km/h. On peut déjà voir une campagne sur ce sujet dans la presse papier et, à n’en pas douter, un spot ne va pas tarder à être diffusé sur les écrans.

La Sécurité Routière n’en oublie pas pour autant les autres causes d’accidents. Elle donne ce week-end le coup d’envoi d’une campagne pour lutter contre la consommation de produits stupéfiants, avec le slogan « Fumer du cannabis est illégal, sur la route ça peut être fatal ».

Bien que la possession et la consommation de cannabis soient interdites, selon l’Office français des drogues et de la Toxicomanie (OFDT), ce produit est consommé en France par plus de cinq millions de personnes, au moins une fois dans l’année. Pour près de 700 000, c’est même de manière quotidienne.

Sous l’emprise du cannabis, un conducteur n’a pas conscience de la diminution de ses capacités : mauvaise évaluation des distances, perte de vigilance et de contrôle, diminution de la concentration… 22 % des personnes tuées sur la route en 2016 l’ont été dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise de stupéfiant.

Un nouveau spot de sensibilisation sera donc diffusé à partir du 25 mars à la télévision et du 28 mars au cinéma. La vidéo montre l’enterrement d’un jeune, mort dans un accident de la route après avoir fumé du cannabis.

 

La réponse de Trump à l’épidémie de drogue: un vaccin contre la dépendance

Donald Trump veut financer la recherche sur un vaccin contre la toxicomanie. Avec l’introduction de la peine de mort pour les trafiquants et la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique, c’est sa méthode singulière pour lutter contre la pire épidémie de drogue que les États-Unis aient jamais connue.

Dans un discours au New Hampshire, Trump a rassuré les Américains: « Je vous dis que le fléau de la toxicomanie s’arrêtera en Amérique », a déclaré Trump dans la ville de Manchester.

Les États-Unis traversent actuellement la pire épidémie de drogue que le pays ait jamais connue. (Lire: Les États-Unis des toxicos: toutes les 8 minutes, un Américain meurt d’une overdose). Le président a été fort critiqué pour avoir réclamé un « état d’urgence pour la santé publique » il y a six mois sans avoir depuis établi de plan d’action concret ni d’avoir réuni de fonds pour financer cela. Au New Hampshire, un état où le problème de l’addiction est encore plus grand qu’ailleurs, Trump est enfin arrivé avec un plan (un peu) plus concret.

Des points importants de son approche avaient déjà été divulgués. Par exemple, Trump pense que les trafiquants d’analgésiques illégaux (tels que l’héroïne) devraient recevoir la peine de mort. Il a fait référence aux pays qui pratiquaient la « tolérance zéro » envers les trafiquants de drogue, sans nommer ces pays, et a déclaré qu’ils n’avaient plus de problème de drogue.

La peine de mort ne fonctionne pas

Ce qui est un non-sens total. Il n’y a aucune donnée qui appuient les déclarations de Trump. Singapour, l’un de ces pays auquel Trump fait parfois référence, ne publie pas de chiffres fiables, mais ses rapports de police montrent qu’ils n’ont pas confisqué moins de drogues ces dernières années. Au contraire, ils en ont confisqué plus.

Les États-Unis rejoindraient de la sorte la fameuse liste des pays où la peine de mort est encore appliquée pour des faits de drogue: l’Iran, l’Arabie saoudite, la Chine, Singapour et l’Indonésie.

Trump a reconnu que la peine de mort pour trafic de drogue n’était peut-être pas applicable: « Peut-être que notre pays n’est pas prêt pour cela. » Il veut également faire tout ce qu’il peut pour empêcher les drogues d’entrer aux États-Unis. Sa solution est de construire un mur à la frontière avec le Mexique. Il est convaincu qu’au final, même les Démocrates voudront de son mur le long de la frontière avec le Mexique,

On estime que 2,6 millions d’Américains sont dépendants des analgésiques lourds. Et comme les opiacés sont chers, de nombreux consommateurs lui préfèrent l’héroïne, moins chère mais illégale. Pour inverser cette tendance, Trump veut améliorer l’éducation et limiter le comportement prescripteur des médecins. Dans trois ans, le nombre de prescriptions doit avoir diminué d’un tiers, souhaite le président.

Vaccin

De nombreuses vies ont déjà été sauvées avec du Naloxone ou du Narcan, un remède qui contrecarre l’effet d’une overdose d’analgésiques. Du coup, Trump estime que ce remède devrait être disponible partout.

Il croit également que plus de recherche devrait être réalisée dans la création de nouveaux remèdes. En décembre, il a été annoncé que les scientifiques avaient mis au point un vaccin qui contrecarre la dépendance à l’héroïne chez les souris et les rats. Les anticorps dans le vaccin empêchent la production d’un effet euphorique.

Trump souhaite que le vaccin soit également mis à la disposition des gens, bien que, selon les experts, cela devrait prendre un certain temps. Combien d’argent le président veut investir dans l’enquête? On ne le sait pas encore.

Le vaccin auquel Trump fait référence a été présenté en décembre par des chercheurs du Walter Reed Army Institute of Research. La question est de savoir si cela fonctionne sur les gens. Le problème est qu’en principe, le vaccin ne fonctionne qu’à court terme et nécessite des doses répétées.

En passant, un tel vaccin serait volontaire de toute façon. Trump est fortement opposé à la vaccination obligatoire. (Lire: De pire en pire: Trump veut que Robert F. Kennedy Jr, un dangereux anti-vaccin, préside une commission sur la sûreté des vaccins)

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Une émission de télé bien préparée !!

Quand, à partir d’un téléfilm ( « Prêtes à tout »), FR2 engage un « débat »  sur le thème  « Drogue : Un échec français ? ».

 Professeur Jean Costentin (Président du CNPERT)

 Peut-être avez-vous regardé (mercredi 14 mars, sur FR2, à 21h) le téléfilm « Prêtes à tout », remarquablement interprété par Anne Charrier et Alika del Sol, jouant le rôle de deux mères de famille, découvrant que leurs fils s’adonnaient au cannabis puis à la cocaïne, et étaient devenus dealers pour financer leurs consommations. Ils entraient alors en compétition avec un caïd de cité qui, avec ses sbires sans foi ni loi, après des contraintes et des menaces leur firent violence. Ces deux mamans désemparées, s’appliquaient à protéger leurs fils. Puis vint l’épilogue où ces mamans, visées avec un revolver par le caïd, le renversèrent avec leur voiture et le tuèrent. Ce film, traité avec beaucoup de subtilité, restitue bien le cheminement des deux ados, la psychologie des mamans, l’atmosphère glauque de la cité et le milieu du deal…

Le débat qui suivit  ( visible en cliquant ici jusqu’au 21/03/2018) fut, je ne dirais pas modéré, mais orienté par Julian Bugier (que je découvrais en la circonstance). Il avait constitué deux plateaux successifs comportant près d’une dizaine d’invités, dont deux seulement pour exprimer leur opposition à la légalisation du cannabis.

L’un d’eux était une mère de famille venue avec son grand fils qu’elle avait arraché à l’enfer du cannabis. Elle se réjouissait, on la comprend, que son gentil jeune homme, après avoir perdu beaucoup de temps dans son cursus dans l’enseignement secondaire, ait accédé enfin à la sixième année des études médicales.

L’autre invité donna à ce débat (hélas trop brièvement) la hauteur qui lui faisait défaut ; pourtant l’animateur s’appliqua, par ses petits coups de pattes, à tenter d’en relativiser la portée. Il s’agissait du docteur Philippe Juvin, chef de service des urgences de l’Hôpital européen Georges Pompidou et, de surcroît, maire de La Garenne-Colombes (92). A partir de son expérience de Maire, de sa culture et de sa pratique médicales, il justifia l’interdiction du cannabis, à partir de considérations sanitaires, enfin évoquées dans cette émission, soulignant la dangerosité du cannabis et les multiples dégâts qui lui sont imputables.

Dans la séquence précédente, le président de la Fédération française des addictions = FFA, (un psychologue, Couteron), n’avait fait qu’effleurer cet aspect, pour néanmoins décocher, en quittant le plateau, telle flèche du Parthe, « qu’il fallait bien sûre légaliser cette drogue »….

Le docteur Juvin aurait pu attirer l’attention (ce que par tact il n’a pas fait) sur le comportement bizarre d’un invité, présentant différentes manifestations de l’intoxication cannabique : yeux rouges (conjonctives injectées), chute des paupières (ptosis palpébral), regard dans le vague, gestuelle inappropriée, stéréotypies verbales…

Débattre d’un tel sujet est sûrement opportun, mais avec l’organisation honnête,  qu’on est en droit d’exiger d’une chaîne publique. Cela requiert : un nombre équivalent de défenseurs d’opinions contraires ; un équilibre de leurs temps de parole, corrigé au mieux en fonction de l’importance des éléments qu’ils ont à exposer ; une application à ne pas noyer les idées majeures dans des broutilles ou des anecdotes (ce qui signifie un nombre restreint d’intervenants). Enfin, et surtout, le modérateur ne doit donner l’impression d’appartenir à un camp et moins encore de s’ingénier à le faire gagner. Ce type de controverses requiert un arbitre, dont on aimerait qu’il connaisse bien le sujet ; bref tout ce qui manquait à ce débat, qui en l’occurrence ne mérite pas ce nom.

Ce débat s’intitulait : « Drogue – un échec français ? » ; titre en l’occurrence  inapproprié. Il y a échec quand, ayant déployé de grands efforts, ils n’aboutissent pas. Quels efforts d’informations sur les drogues et toxicomanies ont été effectués par les pouvoirs publics auprès des jeunes français? L’observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) vient de tancer la France pour ses carences majeures en cette matière ; aspect qui a, évidemment, été complètement éludé.

 

Cannabis : un nouveau syndrome inquiète les médecins

Consommé quotidiennement, le cannabis provoque un désordre aigu et un nouveau syndrome qui demeure mystérieux pour la communauté médicale. Le « syndrome d’hyperémie cannabinoïde », ou CHS, devient surtout de plus en plus fréquent.

Cannabis : un nouveau syndrome inquiète les médecinsOPENRANGE/ISTOCK

 

De fortes nausées, des vomissements sévères et des douleurs abdominales épigastriques ou périombilicales, tels sont les symptômes du « syndrome d’hyperémie cannabinoïde » auquel des chercheurs américains se sont intéressé.

Les effets du cannabis sont paradoxaux : son usage médical vise à lutter contre les nausées et vomissements chez les cancéreux mais, consommé quotidiennement, il provoque un désordre aigu qui demeure mystérieux pour la communauté médicale.Une des problématiques réside dans le fait que les personnes ignorent totalement que ce syndrome peut survenir suite à une consommation quotidienne de cannabis.Il s’agit d’un syndrome aigu et récurrent qui semble de plus en plus fréquent. Les résultats de leur étude sont publiés dans la revue Basic and Clinical Pharmacology and Toxicology.

Le paradoxe de la marijuana

C’est en 2004 qu’on nomme pour la première fois ce syndrome aigu, dans le journal médical Gut, un journal officiel de la British Society of Gastroenterology. Les personnes qui en souffrent tentent de faire passer ces symptômes en prenant des douches ou des bains chauds.

Dans leur étude, les chercheurs ont observé 155 personnes qui se sont présentées aux urgences à New York et à qui on a diagnostiqué un CHS. Les résultats globaux de l’étude suggèrent qu’un tiers des personnes qui signale une forte consommation de marijuana souffre de symptômes du CHS. Cet état serait, par ailleurs, plus fréquent chez les 18-29 ans.

En extrapolant au nombre de consommateurs quotidiens de marijuana, les chercheurs estiment que 2 millions d’adultes américains pourraient être touchés par le syndrome : en 2014 aux Etats-Unis le nombre de personnes ayant souffert de symptômes du CHS serait estimé entre 2 130 000 et 3 380 000.

Quel traitement ?

En pratique, les chercheurs ont ensuite demandé aux malades d’évaluer onze méthodes permettant de soulager ces nausées / vomissements aigus, à l’aide de l’échelle de Likert (en 10 points : de « pas du tout utile » à « le plus utile ».  Ces méthodes comprenaient : douches chaudes, douches froides, air frais, médicaments antiémétiques, fumer de la marijuana, s’abstenir d’en fumer, augmenter la température ambiante, manger, boire de l’eau, fumer des cigarettes et dormir.

Cinquante et une personnes ont indiqué que les douches chaudes procuraient un soulagement efficace, soit 32,9%. La seule méthode réellement efficace à 100% est d’arrêter de fumer de la marijuana. Il n’y avait pas de différence selon le sexe, l’âge…

Une 2e étude est prévue

Les chercheurs précisent tout de même les nombreuses limites inhérentes à l’étude : on ne peut pas être sûr à 100% que les personnes interrogées au cours d’un questionnaire médical soient totalement honnêtes quant à leur consommation de cannabis.

Par ailleurs on ignore parfois leurs antécédents médicamenteux et toxicologiques, et donc les possibles médicaments auxquels pourraient être imputés les symptômes ou les possibles interaction avec l’alcool et d’autres toxiques.

Les chercheurs travaillent désormais sur une seconde étude visant à identifier des médicaments éventuellement responsables, car pour le moment seul l’arrêt ou la réduction de la consommation de cannabis parvient à faire disparaître les symptômes.

Source

cannabis = contravention ??

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