Dès le 1er juillet, les Canadiens seront tenus de consommer de la marijuana récréative uniquement chez eux. Crédits photo: De Tunatura
Alors que la loi sur sa consommation va se durcir dès cet été, trois étudiants en ingénierie au Canada ont mis au point un boîtier capable de détecter la principale molécule présente dans le cannabis.
Ils risquent de ne pas être adorés par tous leurs camarades de l’université. Bryce Stewart, Robert Smith et Mason Boerthen, trois étudiants en quatrième année de l’université de l’Ile-du-Prince-Édouard au Canada, viennent de mettre au point un petit boîtier permettant de détecter la principale molécule présente dans le cannabis. En moins d’une minute, leur engin pourra donc donner un verdict clair, dans un pays où la législation sur le cannabis va se durcir dès cet été.
Ils ont travaillé pendant deux mois pour mettre en place le système électrique, la programmation ou l’assemblage de leur prototype. Tous trois âgés de 22 ans, les étudiants en quatrième année d’ingénierie, aidés par leurs professeurs, ont finalement pu construire un cube noir, plus petit qu’une boîte de chaussure, qui permettra de dire si oui ou non, une personne a consommé de la marijuana. En déposant simplement un échantillon de salive collecté sur un morceau de coton, l’engin peut détecter une consommation illicite très rapidement. «L’appareil donne sa réponse en 20 à 30 secondes», confirme Bryce Stewart au site radio-canada.
Le jeune homme s’est d’ailleurs félicité de son invention auprès du média canadien, jugeant qu’il était «important de prendre rapidement des mesures de précaution et de sécurité en vue de la prochaine législation.»
Le boîtier est déjà au point
Cette législation, justement, ne va pas tarder à arriver. Sur l’île-du-Prince-Edouard, située à quelques encablures au nord est des États-Unis, la loi votée au Canada visant les consommateurs de cannabis entrera effectivement en vigueur en juillet prochain. Celle-ci interdit la consommation de marijuana récréative en dehors de la sphère privée, mais les forces de police elles-mêmes n’ont pas été fournies en matériel pour contrôler la population. Une situation qui provoque d’ailleurs des émois sur l’île puisque précisément, dans les logements privés, ce sont les propriétaires qui décident pour les locataires s’ils sont autorisés à fumer chez eux ou non (même pour la cigarette). Ils pourraient donc être maintenant capables de forcer leurs locataires à ne plus fumer du tout de cannabis.
Le boîtier des trois jeunes étudiants est déjà au point et devrait être mis en place au moment de la nouvelle législation, l’été prochain. Entre-temps, ils cherchent déjà les améliorations possibles sur leur projet, et même sur les conditions de commercialisation de celui-ci. Quoiqu’il arrive, Bryce, Robert et Mason ont pour l’instant décidé de se concentrer sur leurs études. Et de son côté, le chef de la police de la ville de Charlottetown a par ailleurs déclaré qu’il attendait avec impatience les directives fédérales et provinciales sur la question des contrôles routiers.
Crack dans le métro parisien : certaines stations ne sont plus desservies
Des conducteurs de métro décident volontairement de ne pas marquer l’arrêt à certaines stations du nord de Paris, pour assurer la sécurité des voyageurs.
L’association «SOS Usagers» et le syndicat Unsa RATP fustigent les agressions liées au trafic de drogue dans le métro parisien. Certains conducteurs reconnaissent même parfois ne plus s’arrêter à certaines stations. Un mouvement de grève est prévu sur la ligne 12 ce vendredi afin de protester contre l’insécurité.
Les conducteurs du métro parisien et certains usagers tirent le signal d’alarme. Un mouvement de grève est prévu sur la ligne 12 du métro parisien ce vendredi afin de protester contre l’insécurité. «Beaucoup de conducteurs veulent marquer le coup pour que le problème évolue», nous confie une source syndicale, qui estime que 40% des conducteurs participeront à ce mouvement.
Vendredi dernier, l’association «SOS Usagers» et le syndicat Unsa RATP avaient dénoncé les trafics de drogue dans le métro dans un communiqué commun. «Depuis des années, le métro est envahi par des groupes de dealers qui attirent des toxicomanes souvent agressifs et dangereux. Après avoir séjourné sur la ligne 4, actuellement en travaux, ces groupes d’individus se sont déplacés en masse sur la ligne 12 et ses environs», indiquaient les deux organisations. «Le nombre d’agressions sur les voyageurs et sur le personnel RATP est en constante augmentation et prend des proportions de plus en plus dramatiques», était-il aussi précisé.
«SOS Usagers» et Unsa RATP avaient également interpellé par courrier le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la maire de Paris Anne Hidalgo, ainsi que la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse.
Bagarres, agressions et traversée des voies
Damien Villette, 29 ans, est conducteur de métro sur la ligne 12 et délégué syndical FO. Contacté par Le Figaro, il évoque la présence d’une «quarantaine de SDF toxicomanes essentiellement installés aux stations Marx Dormoy, Marcadet-Poissonniers et porte de la Chapelle», au nord de Paris. Ces toxicomanes sont «très mobiles» car ils vont régulièrement se «ravitailler» auprès de dealers de crack et «font de nombreux allers-retours», nous précise un policier de la brigade des réseaux franciliens (BRF). Ces dealers, que ce policier qualifie de «modous» (un mot d’origine sénégalaise, NLDR), sont très présents aux stations Saint-Lazare, Strasbourg Saint-Denis, gare du Nord et gare de l’Est.
Mais que se passe-t-il concrètement au quotidien sur la ligne 12? «Les toxicomanes se piquent avec des seringues et fument du crack sur le quai ou dans les rames», explique Damien Villette. Le conducteur évoque également des bagarres sur les quais entre eux, des agressions verbales ou physiques envers les passagers, des malaises nécessitant l’intervention des secours ou encore la traversée intempestive des voies, ce qui oblige les machinistes à «couper le courant» et provoque de nombreux retards sur la ligne.
«Lorsqu’il y a 15 ou 20 toxicomanes sur le quai, il arrive qu’on ne s’arrête pas» Damien Villette (conducteur de métro sur la ligne 12)
Ce n’est pas tout. Parfois, les conducteurs de métro ne marquent même plus l’arrêt à certaines stations. «Lorsqu’il y a 15 ou 20 toxicomanes sur le quai, il arrive qu’on ne s’arrête pas», poursuit Damien Villette. Avant de préciser: «Le collègue précédent nous informe de la situation et on dit aux passagers que la station suivante ne sera pas desservie: ça se fait de plus en plus, notamment en journée». L’objectif est de «préserver l’intégrité physique des voyageurs».
Quant aux usagers que nous avons rencontrés au nord de la ligne 12, ils ne sont pas avares en anecdotes. Il y a tout d’abord Cécile, une mère de famille de 36 ans, qui vit dans le quartier de Château Rouge depuis 2015. «J’évite la ligne 12 au maximum, notamment avec mes enfants», nous confie-t-elle. Avant d’enchaîner sur un ton fataliste: «Je suis dégoûtée car l’an dernier j’étais avec ma fille de 4 ans et nous avons vu un mec avec une seringue dans le bras à la station Marcadet-Poissonniers». C’était à 16h, en plein après-midi. Elle évoque aussi ce trajet ubuesque – toujours sur la ligne 12 – au cours duquel elle a vu «un mec préparer tranquillement sa pipe à crack juste à côté de moi sur son strapontin». Cécile se dit aujourd’hui «choquée»: «Cela fait des mois que les usagers sont face à ce problème et que personne ne réagit», s’indigne-t-elle. Il y a aussi Emma, 23 ans, qui habite près de la station Jules Joffrin et «prend la 12 tous les matins». Si elle estime que «les toxicomanes ne sont pas méchants», elle raconte tout de même avoir dû un jour tirer le signal d’alarme du métro car l’un d’entre eux «était en train de faire une overdose dans la rame».
D’autres se montrent un peu moins alarmistes. C’est le cas de Robert, 70 ans, qui sort tout juste du métro Marcadet-Poissonniers et évoque «un quartier calme». Le retraité, qui vit là depuis 35 ans, concède toutefois un «afflux de gens en provenance de la Chapelle» et explique qu’il ne «passe plus par le tunnel souterrain qui relie la ligne 4 à la ligne 12 le soir». Ce tunnel – devenu un véritable terrain de jeu pour les dealers -, beaucoup nous diront le craindre. Quant à Yvonne, 65 ans, elle nous explique que «le quartier a toujours été un peu ‘craignos’ mais qu’elle n’a rien vu de particulier dans le métro concernant les dealers». Ce qui la préoccupe davantage, ce sont les «vols de portable».
«Toi, je vais te tuer», Un toxicomane s’adressant à un voyageur (station «Grands Boulevards»)
Lors de nos déplacements sur la ligne 12, nous n’avons pas pu constater la non-desserte de certaines stations par les conducteurs de métro. En revanche, nous avons observé la présence de nombreux toxicomanes, en particulier à la station Marcadet-Poissonniers. Une dizaine d’individus – les yeux injectés de sang – occupent le quai. Certains sont assis tandis que d’autres arpentent les lieux en fouillant dans les poubelles ou en demandant de l’argent aux voyageurs. Plus ou moins agressifs – certains se mettent parfois à hurler sans raison -, ils ont tous une pipe à crack à la main. Ces toxicomanes sont également présents à d’autres stations. Nous avons notamment pu en apercevoir une petite dizaine sur le quai de la ligne 9, à la station Grands Boulevards (en direction de Pont de Sèvres). Lors de notre passage, l’un d’eux a hurlé – sans motif apparent – «Toi, je vais te tuer» en s’adressant à un usager qui attendait son métro. Plus loin, une agent de la RATP nous confiait: «Ça craint ici, ça fait un moment. Pourtant, on fait remonter les informations».
La RATP «partage l’inquiétude de ses agents»
De son côté, la direction de la RATP semble pleinement consciente de la présence de toxicomanes sur certains quais du métro. «On partage l’inquiétude de nos agents et on se mobilise depuis plusieurs mois», explique au Figaro Stéphane Gouaud, directeur de la sécurité à la RATP. «On a un axe répressif avec la présence accrue du GPSR (groupe de protection et de sécurisation des réseaux, NLDR) aux stations les plus sensibles, en lien avec la préfecture de police», détaille-t-il. Au total, la RATP compte 1.000 agents de sûreté pour tout le réseau.
Quant à l’aspect préventif, «la RATP a signé une convention en décembre 2017 avec la préfecture d’Île-de-France pour une meilleure prise en charge des toxicomanes». Le dispositif prévoit notamment des maraudes dans les stations avec des acteurs associatifs. De son côté, la préfecture de police explique au Figaro que «la question de la consommation et du trafic de stupéfiants dans le métropolitain est une préoccupation constante (…) et tout particulièrement sur les lignes 4 et 12». «Celles-ci font l’objet d’un plan d’action spécifique axé principalement sur l’interpellation des vendeurs par des policiers en civil et en tenue de la brigade des réseaux franciliens (BRF), avec l’appui d’un patrouilleur vidéo», poursuit la préfecture de Police. Selon elle, du 14 janvier 2016 au 15 décembre 2017, 283 vendeurs et 406 consommateurs ont été interpellés. La préfecture de police indique enfin une accentuation, actuellement en cours, de la présence des effectifs de la préfecture de police et du GPSR (groupe de protection et de sécurisation des réseaux de la RATP) sur ces lignes afin de sécuriser les usagers mais également les conducteurs des lignes concernées.
Afin de répondre aux inquiétudes grandissantes des agents de la RATP et des usagers, une table ronde aura lieu ce vendredi avec les syndicats, la direction et la police pour «avancer des pistes».
Un spray nasal pour enrayer l’envie de jouer chez les joueurs compulsifs grâce à une molécule indiquée dans le traitement d’urgence des overdoses, c’est le projet d’une nouvelle étude finlandaise.
Le jeu pathologique est une addiction compulsive aux jeux et aux paris malgré les conséquences négatives ou le désir d’arrêter.
Une pulvérisation dans les narines et l’envie de jouer disparaît : des chercheurs finlandais ont annoncé lundi 8 janvier 2018 lancer une étude unique en son genre pour mesurer l’efficacité d’un spray nasal contre l’addiction aux jeux de hasard. Le spray contient du naloxone, un traitement d’urgence des overdoses aux opiacés qui permet d’agir sur la production de neuro-transmetteurs liés au plaisir et au besoin, au rôle central dans les addictions.
La naloxone, indiquée depuis juillet 2017 dans le soin d’urgence des overdoses
La naloxone, principe actif du médicament Nalscue, bloque l’action des opiacés sur l’organisme en occupant leur place sur les récepteurs responsables de leurs effets. Titulaire d’une autorisation de mise sur le marché en France depuis juillet 2017 après avoir été sous distribution restreinte pendant un an, le Nalscue est indiqué comme traitement d’urgence en cas d’overdose aux opiacées (héroïne, morphine, opium) par intraveineuse ou spray nasal, le nez étant une zone fortement vascularisée permettant une action rapide du médicament. Objectif : sauver la vie des personnes prises en charge en cours d’overdose, et ce sans nécessiter d’actes médicaux techniques du fait de son mode d’administration. Avec son autorisation définitive de mise sur le marché en France, elle peut aujourd’hui élargir sa distribution aux pharmacies et aux structures d’accueil des toxicomanes.
Le naloxone pour enrayer les comportements addictifs ?
Comme dans le cas des troubles liés à l’usage de drogues, l’addiction au jeu semble dépendre de neurotransmetteurs spécifiques produits par l’activation des récepteurs aux opioïdes : la sérotonine est supposée être liée au contrôle des impulsions, la dopamine aux comportements liés aux récompenses, la norépinéphrine à l’excitation, et les opioïdes endogènes (comme l’endorphine) aux motivations et aux envies, selon une publication américaine. Comme c’est le cas pour les troubles liés à la consommation d’alcool, les bloqueurs des récepteurs opioïdes peuvent ainsi agir en réduisant le besoin de jouer. « Jouer répond à un comportement très impulsif (…). Le besoin de jouer est immédiat, c’est pour cette raison que nous cherchons un médicament à effet rapide (…). Le spray nasal agit en quelques minutes« , a expliqué à l’AFP Hannu Alho, professeur de toxicologie à l’Institut national de la santé et du bien-être de Helsinki.
C’est l’efficacité de la naloxone sur l’envie compulsive de jouer que veulent vérifier les chercheurs dans une nouvelle étude dans laquelle chaque volontaire – M. Ahlo compte en rassembler 130 – pourra utiliser son spray pendant trois mois. La moitié d’entre eux recevra un spray placebo. Selon le chercheur, l’étude est la première en son genre. Des scientifiques avaient auparavant essayé d’utiliser une substance similaire au naloxone sous forme de gélules, mais le traitement n’était pas efficace car au moins une heure s’écoulait avant que le médicament ne fasse effet. Les résultats de l’étude devraient être connus dans un an et demi.
Le NIH (National Institute on Drug Abuse – Institut national sur les toxicomanies, américain) a publié la progression des taux de décès par overdose entre 1999 et 2016. Le moins qu’on puisse en dire est qu’elle est profondément inquiétante. Établie à partir des données du National Center for Health Statistics, des Centers for Disease Control and Prevention et de la base de données du CDC (Center for Disease Control, fédéral), elle concerne aussi bien les drogues licites qu’illicites.
En 2016, le nombre total de décès par overdose s’est élevé à 42.249. Il s’élèverait à plus de 64.000 pour 2017. Il a presque doublé en dix ans. Les états les plus concernés sont ceux de l’Est, du Middle West et du Sud.
Plus de 20.000 de ces décès sont corrélés à l’usage d’opiacés, licites ou non. Leur nombre s’est accru de 2,8 fois entre 2002 et 2015. Cette augmentation est due essentiellement aux opioïdes illégaux, y compris le fentanyl fabriqué clandestinement : le nombre de décès a augmenté de 5,9 entre 2002 et 2015. Parmi ces produits illégaux, le principal responsable est l’héroïne, associée à une augmentation de 6,2 fois de la mortalité par overdose. Cependant, la progression des décès associés à une prescription d’analgésiques opiacés est également préoccupante, puisqu’elle a été de 1,9 fois entre 2002 et 2011. Le nombre de ces décès est resté relativement stable depuis.
La mortalité associée à la cocaïne a augmenté de 1,6 fois entre 2010 et 2015 (un peu moins de 7.000 morts cette année). Cependant, la progression n’est que de 9% quand la cocaïne est utilisée seule, alors qu’elle fait plus que doubler quand elle implique aussi un opiacé. La mortalité associée aux benzodiazépines a été multipliée par un peu moins de 5 entre 2002 et 2015 quand elles sont utilisées avec un opiacé. Au total, elle a été multipliée par 4,3 pendant la même période.
Hymne raisonné à cette bouée tendue aux victimes du tabac
La gravité du drame tabagique, en France, tient en quelques chiffres : treize millions de fumeurs ; le tabagisme débutant dès le collège ; 79.000 morts par an, soit 230 chaque jour (20 fois plus que par les accidents de la route) ; de multiples estropiés d’artérites, de séquelles d’accidents vasculaires cérébraux, d’infarctus du myocarde, de bronchites chroniques asphyxiantes, d’accidents de la grossesse et de troubles chez l’enfant qui en naîtra…
Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT).Les aspects sanitaires de la légalisation sont totalement occultés.
Radio Classique, mardi 2 janvier, 7 h 50.
À l’heure où le thé trop chaud doit être bu trop vite pour arriver à l’heure nous était infligée « l’information » rapportée ici, comme il m’en souvient :
« Le cannabis vient d’être légalisé en Californie, non seulement à l’usage thérapeutique, mais aussi récréatif. On pourra y fumer des pétards… Les conditions climatiques, dans cet État de quarante millions d’habitants, vont faire de lui un très gros producteur de cannabis. Avec des taxes de 40 %, cela va lui rapporter de l’ordre d’un milliard de dollars chaque année (petite larme écologique) mais cette culture est grande consommatrice d’eau, ce qui pourrait aggraver les problèmes de disponibilité hydrique. »
Et c’est tout !
Les aspects sanitaires de cette légalisation sont totalement occultés : la dépendance à cette drogue ; sa toxicité physique (immunodépression, toxicité cardio-vasculaire, cancérogénèse, conséquences gravidiques et sur l’enfant à naître…) ; sa toxicité psychique ; ses méfaits psychiatriques (anxiété, dépression, schizophrénie, incitation au passage à d’autres drogues, crétinisation de ses jeunes consommateurs…).
Occultées, également, ses conséquences sociales : aboulie, syndrome amotivationnel, accidentalité routière et professionnelle, désinhibition rendant l’individu dangereux pour lui-même et pour autrui… « Passez muscade », « il n’y a rien à voir », « sonnez hautbois, résonnez musettes ».
Voilà comment « l’information » nous a été servie en ce début d’année. Ce journaliste eût présenté l’explosion nucléaire d’Hiroshima en disant qu’un impressionnant champignon blanc s’était élevé dans le ciel et qu’un Ginkgo biloba, arbre multiséculaire, y avait survécu…
Cela est confondant et je suis impatient que ce type de journalisme soit très vite fondu…
Un syndrome de plus en plus rapporté chez les consommateurs chroniques de cannabis commence à prendre des proportions épidémiques, rapportent des pharmacologues réunis au sein du réseau français d’addictovigilance. Le syndrome d’hyperémèse cannabique, caractérisé par des épisodes répétés de nausées et vomissements, fait l’objet d’une étude à paraître le 1er janvier 2018 dans la revue Drug and Alcool Dependance.
Ce syndrome a été initialement décrit en Australie en 2004. En France, les premiers cas n’ont été rapportés qu’en 2013. Le nombre de cas a régulièrement augmenté depuis 2015, jusqu’à atteindre aujourd’hui 29 notifications, indiquent les membres du réseau français d’addictovigilance.
Le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC), également appelé syndrome cannabinoïde, progresse en trois phases. La première débute par des signes avant-coureurs, comportant des nausées matinales, une peur de vomir et un inconfort abdominal. Ces symptômes cycliques évoluent pendant plusieurs semaines ou mois.
La deuxième phase est caractérisée par des épisodes de vomissements incoercibles, accompagnés de nausées intenses, persistantes, invalidantes, ainsi que de fortes douleurs abdominales. Dans certains cas, les vomissements incontrôlables peuvent entraîner une déshydratation sévère. Ces crises douloureuses durent généralement moins d’une semaine.
Prise compulsive de douches chaudes
Les symptômes ont l’étonnante particularité d’être temporairement soulagés par la prise compulsive de douches chaudes ou de bains chauds, voire très chauds. Cet effet bénéfique est un élément clé du diagnostic de SHC.
Grâce à des tests réalisés sur des souris, les chercheurs ont réussi à identifier la partie du cerveau où la dépendance à la nicotine pourrait être enrayée
Des chercheurs spécialisés dans l’étude du système cérébral de l’Université Rockefeller, aux Etats-Unis, ont réussi à localiser chez des souris la partie du cerveau où l’addiction à la nicotine pourrait être bloquée.
Les scientifiques ont réussi à identifier des cellules nerveuses particulièrement réceptives à la substance. En sollicitant ces neurones dans le cerveau de souris, les scientifiques ont été capables d’endiguer l’addiction à la nicotine de ces animaux.
Des cellules baptisées Amigo1
L’étude s’est principalement concentrée sur deux petites régions interconnectées du cerveau, l’habenula et l’interpeduncular nucleus (IPN), connues pour être impliquées dans l’addiction aux drogues.
Quand l’hanebula reçoit une dose de nicotine, elle répond en envoyant un signal à l’IPN. Celui-ci réduit les effets de la drogue, limitant finalement l’envie de fumer. Cependant, après une exposition chronique à la nicotine, un groupe de neurones, surnommé Amigo1 par les chercheurs, altère cet effet de freinage. En d’autres termes, le message d’arrêt de fumer n’est pas délivré.
Pour voir si ces neurones Amigo1 sont vraiment des facteurs de dépendance, l’équipe a exposé un groupe de souris-test à la nicotine pendant six semaines. Sur une partie d’entre elles, les chercheurs ont modifié un gène récepteur de la substance dans ces cellules Amigo 1. Toutes ont été placées dans une chambre «pure», juste à côté d’une autre où elles avaient précédemment reçu une eau traitée avec de la nicotine
Des résultats visibles uniquement chez la souris
Dans les faits, les souris dont les neurones Amigo1 ont été réduits au silence n’ont pas montré une préférence pour la nicotine, tandis que leurs pairs dépendants ont continué à revenir dans la chambre exposée pour en recevoir plus.
Si jusqu’à présent, ces résultats n’ont été visibles que chez la souris, le cerveau humain partage des caractéristiques similaires avec ces animaux.
Les chercheurs sont ainsi convaincus que cette découverte peut nous apprendre beaucoup sur la dépendance humaine et donner des pistes pour de futurs traitements.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, le tabagisme tue plus de 6 millions de fumeurs chaque année. Près de 8 millions de décès devraient être causés par le tabac chaque année dès 2030.