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Alcool

Une consommation excessive d’alcool chez les hommes

Quelque 655 000 cas d’hypertension artérielle avant 75 ans « seraient liés à la consommation d’alcool excédant une moyenne de 10 verres par semaine en France métropolitaine », dont 624 000 hommes et 31 000 femmes, estime l’étude parue dans un bulletin épidémiologique hebdomadaire. Faute de données récentes sur la fréquence de l’hypertension Outremer, l’étude est limitée à la métropole.

 L'alcool est un facteur de risque important d'hypertension artérielle. © Salsabila Ariadina, Adobe Stock

 L’ALCOOL EST UN FACTEUR DE RISQUE IMPORTANT D’HYPERTENSION ARTÉRIELLE. © SALSABILA ARIADINA, ADOBE STOCK

La « différence importante » entre hommes et femmes résulte principalement, selon les chercheurs, de consommations d’alcool plus importantes des hommes par rapport aux femmes, mais aussi d’épisodes de binge drinking et d’alcoolisation massive plus fréquents chez les uns que chez les autres.

S’ils reconnaissent certaines limites méthodologiques à leur étude, ses auteurs la voient comme « une estimation a minima des cas d’hypertension artérielle attribuables à la consommation d’alcool qui s’avère très élevée, et fondée sur deux enquêtes robustes et représentatives de la population française, l’enquête avec examen de santé Esteban et le Baromètre de Santé publique France ».

Prévention et prise en charge de l’hypertension

Face à ces résultats, l’agence sanitaire insiste sur l’importance de la prévention de la consommation d’alcool mais aussi de la prise en charge de l’hypertension. L’alcool demeure l’un des premiers facteurs de risque de maladies et de décès en France, avec plus de 40 000 décès attribuables. En plus des risques cardiovasculaires et de cirrhose, la consommation de boissons alcoolisées augmente le risque de certains cancers.

« Si les Français ont réduit leur consommation d’alcool depuis trente ans, les niveaux de consommation restent très élevés (…) tant en population générale que parmi certaines sous-populations, comme les femmes enceintes », rappelle la directrice générale de Santé publique France, Caroline Semaille, dans un éditorial chapeautant ce bulletin épidémiologique.

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Des voeux qui deviennent réalités ?

Source : Le Figaro 29 Mars 2024

JOURNÉE NATIONALE ALCOOL


Afin d’offrir aux organisations membres un cadre pour leurs activités de sensibilisation, le Fachverband Sucht, le GREA, la Croix-Bleue Suisse, Addiction Suisse et Ticino Addiction (consortium du projet) organisent à nouveau une journée d’action sur les problèmes liés à l’alcool pour les années 2024-2026. Celle-ci est prévue chaque année au mois de mai. La prochaine journée aura lieu le 23 mai 2024 et aura pour thème «alcool au travail ».

Pour la mise en œuvre de la journée nationale alcool, le consortium du projet met à disposition différents outils. Il s’agit notamment d’un concept avec des inspirations pour diverses actions pour thématiser l’alcool au travail, un planificateur d’action, un flyer, diverses brochures, un communiqué de presse ainsi que de give-aways et de visuels.

  • Le flyer, les brochures et les give aways (post-it, stylo, quiz alcool) peuvent être  commandés jusqu’à début avril via le site web d’Addiction Suisse. Veuillez indiquer le code promotionnel «AL24» dans le panier afin d’éviter les frais de port.
     
  • Vous pouvez télécharger les visuels (affiches, logo, signature e-mail, images pour les médias sociaux), le concept et le guide et le plan d’action ici. Sur cette page, vous trouverez également le formulaire de commande pour le communiqué de presse.
     
  • Inscrivez également vos activités prévues dans le calendrier.
     
  • Objectifs de la Journée nationale sur les problèmes liés à l’alcool
  • Sensibilise la population, les médias et les décideurs aux souffrances endurées par les personnes concernées par les problèmes d’alcool et leurs proches.
     
  • Ouvre un débat public sur des thèmes tabous.
     
  • Offre une plate-forme pour toutes les institutions actives dans les domaines de la prévention, du conseil et de la thérapie des problèmes liés à l’alcool.
     

Le projet est soutenu par le Fonds de prévention des problèmes liés à l’alcool.
La Journée d’action sur les problèmes liés à l’alcool complète le Dry January (responsabilité principale de la Croix-Bleue Suisse) en termes de groupe cible, de thème et de canaux.

Campagnes nationales alcool: situation actuelle
Les campagnes de prévention sur l’alcool sont actuellement dans une période de bouleversements. La fin de la Semaine alcool en mai 2021 pour la Suisse romande a été l’occasion pour le consortium composé du GREA, du Fachverband Sucht, de la Croix-Bleue Suisse et d’Addiction Suisse de se mobiliser auprès des autorités fédérales pour trouver des solutions à cette situation. Le résultat est décevant dans la mesure où le financement à moyen et long terme des campagnes de prévention n’existe pas.

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Sécurité routière : le double dépistage alcool-stupéfiants renforcé lors des contrôles

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin souhaite renforcer les contrôles routiers.Dans une note envoyée aux préfets, il a demandé de réaliser plus systématiquement un double dépistage à l’alcool et aux stupéfiants.

Contrôles bientôt renforcés sur les routes. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a demandé aux préfets de renforcer le double dépistage d’alcoolémie et de stupéfiants au volant lors des contrôles routiers, afin de lutter contre la « polyconsommation », selon une note consultée ce vendredi par l’AFP.

« 2 conducteurs sur 7 impliqués dans un accident mortel présentent une double positivité »

En 2022, quelque « 1004 personnes » ont été tuées dans un accident de la route dans lequel était impliqué « au moins un conducteur » ayant consommé de l’alcool ou des stupéfiants, écrit le ministre dans cette note datée de jeudi 4 avril et également adressée aux directeurs généraux de la police nationale (DGPN) et de la gendarmerie (DGGN).

Les forces de l’ordre ont « doublé » le nombre de dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants en 2022, détaille Gérald Darmanin. Cette même année, les constatations de conduite sous l’emprise d’alcool ont augmenté de 14% par rapport à 2021, de 12% pour usage de stupéfiants et de 18% pour les deux causes cumulées. Mais le délit spécifique de conduite sous la double emprise de l’alcool et des stupéfiants « demeure sous-constaté », poursuit le ministre, qui précise que « 2 conducteurs sur 7 impliqués dans un accident mortel présentent une double positivité à l’alcool et aux stupéfiants ».

Gérald Darmanin appelle donc les préfets et forces de l’ordre à « procéder au dépistage plus systématique du taux d’alcool dans l’air expiré » lorsqu’un conducteur présente un dépistage salivaire « positif à la consommation de stupéfiants ». Et inversement, de « procéder au dépistage plus systématique de l’usage de stupéfiants en cas de dépistage d’alcoolémie positif ».

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VIDEO. Histoire de Béa, ancienne alcoolique :

comment traiter les maux, combattre l’addiction à l’alcool et ses préjugés ?

S’appuyant sur le journal intime de sa soeur, le réalisateur Julien Selleron raconte son histoire. À travers elle, il questionne la manière dont la société traite les maux et combat l’addiction et ses préjugés en filmant le corps médical d’un centre d’addictologie de Catelnau-le-Lez dans l’Hérault. •

Écrit par Marie-France Guiseppin

Le réalisateur Julien Selleron nous emmène en voyage sur un continent gris : celui de l’alcool. Sa soeur Béa est une ancienne alcoolique. Son journal intime nous raconte son histoire. À travers elle et avec la participation du pôle addictologie de Castelnau-le-Lez dans l’Hérault, le film questionne la manière dont la société traite les maux et combat l’addiction et ses préjugés.

« Alcool, voyage sur un continent gris »  : un film de Julien Selleron à voir le jeudi 4 avril 2024, à 22h50. Une coproduction France Télévisions / Les Films d’Ici Méditerranée / Les Films d’Ici.

Le documentaire raconte le fléau de la maladie de l’alcool à travers l’histoire de Béa, une ancienne alcoolique qui en réalité, est la sœur du réalisateur du film. S’appuyant sur son journal intime, Julien Selleron nous raconte la dépendance de sa sœur et son combat pour s’en sortir. 

Le film "Alcool...voyage sur un continent gris" raconte l’histoire de la maladie de l’alcool en s’appuyant sur la trajectoire de Béa tombée dans cette addiction.

Le film « Alcool…voyage sur un continent gris » raconte l’histoire de la maladie de l’alcool en s’appuyant sur la trajectoire de Béa tombée dans cette addiction. • © Julien Selleron

L’histoire de Béa nous plonge dans sa maladie et expose la manière dont la société et le corps médical traitent aujourd’hui les maux et combattent l’addiction, y compris les préjugés. L’unité de soins en addictologie de la clinique du Parc, à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier, nous fait découvrir le travail des équipes soignantes et le combat quotidien des malades. 

Le docteur Pascal Possoz, médecin, pédiatre, gastro-entérologue et addictologue, très engagé dans la lutte contre la maladie, est le seul en France à avoir mis en place une unité de soins d’addictologie proposant également un sevrage en hospitalisation de jour et un suivi pluridisciplinaire. 

Dans le film, à travers son intervention et celle des équipes soignantes, nous tentons de comprendre les tenants et les aboutissants de ce processus de dépendance à l’alcool. 

En France, Au moins 10% de la population a un problème majeur avec l’alcool. Or, seulement 7% d’entre eux arrivent à se faire soigner.

On parle toujours de la mortalité avec l’alcool, mais jamais de la morbidité. On compte aujourd’hui pas moins de deux cent maladies liées à la consommation abusive de l’alcool.Pascal Possoz, docteur et addictologue

Suivre Béa dans son parcours revient à suivre toutes ces femmes et ces hommes qui, touchés par l’addiction, décident d’emprunter la voie de la guérison, luttant au quotidien pour retrouver une vie digne et pouvoir à nouveau se projeter dans l’avenir

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Les premières recommandations du gouvernement japonais sur la consommation d’alcool

SantéGastronomie 30/03/2024

Pour la première fois, le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a publié ses recommandations sur la consommation de boissons alcoolisées, alertant sur leurs risques pour la santé. Voyons ces directives en détail.

Au mois de février, le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a publié des recommandations afin de faire de la prévention sur les risques de la consommation d’alcool. Il y est question de la quantité pure consommée, plutôt que la teneur en alcool ou le nombre de verres, afin de calculer les risques pour chaque maladie.

Les valeurs de référence citées pour la quantité d’alcool pur consommé à partir de laquelle les risques d’apparition des maladies liées au mode de vie augmentent étaient « 20 grammes ou plus pour les femmes et 40 grammes ou plus pour les hommes ».

La quantité d’alcool pur peut être calculée comme suit : Quantité d’alcool consommée (millilitres) × concentration en alcool (% ABV) × 0,8 (densité de l’alcool). Pour le dire simplement, 20 grammes d’alcool pur équivalent à une canette (350 ml) de chûhai (cocktail à base de shôchû) ou à une grande canette (500 ml) de bière. Si l’on n’est pas prudent, il est facile de dépasser cette quantité.

Daily Amount of Pure Alcohol That Increases Lifestyle-Related Diseases

Combien de verres pour 20 grammes d’alcool ?

  • Bière (5 %) : une grande canette (500 ml)
  • Vin (12 %) : un peu moins de 2 verres (un seul s’il s’agit d’un grand verre à la maison)
  • Chûhai (7 %) : une canette
  • Saké : un  (180 ml)
  • Whisky (43 %) : un double shot
  • Highball : 2 verres (contenant un seul shot de whisky)

Même une petite quantité peut augmenter les risques de développer une augmentation de la pression sanguine, de cancer de l’estomac ou de l’œsophage (particulièrement chez les hommes) et d’AVC hémorragique (pour les femmes).

Le ministère recommande aux gens de « décider la quantité d’alcool qu’ils boiront à l’avance », de manger « avant ou pendant la consommation d’alcool », « de boire de l’eau plate ou gazeuse entre les verres » et de « planifier des journées sans alcool ».

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Interdire la pub pour l’alcool : quel serait le manque à gagner ?

Jupiler Belgique
© D.R.

Frederic Brebant

Le Conseil Supérieur de la Santé préconise une interdiction pure et simple de la publicité pour les marques de bières, de vins, de champagnes et autres spiritueux. Si une telle loi était adoptée en Belgique, quel serait le manque à gagner pour les éditeurs de presse, les chaînes de télé et les autres médias qui vivent de la publicité, notamment pour les boissons alcoolisées ?

L’étau se resserre autour de la publicité pour l’alcool en Belgique. Il y a quelques jours, la Chambre a approuvé, en séance plénière, un projet de loi du ministre de la Santé instaurant de nouvelles limitations sur la vente de vin, de bière et autres spiritueux. Le texte de Frank Vandenbroucke prévoit ainsi l’interdiction de la vente d’alcool « fort » aux mineurs de moins de 18 ans (sauf pour la bière et le vin), ainsi que de la vente d’alcool via des distributeurs automatiques, dans les stations-services le long des voies rapides entre 22h et 7h, et dans les hôpitaux.

Mais le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) considère aujourd’hui que ce texte de loi ne va pas assez loin. Pour combattre les dommages liés à la consommation d’alcool, le CSS préconise en effet une interdiction pure et simple du marketing et de la publicité pour toutes les marques de bières, de vins, de champagnes et autres spiritueux en Belgique.

Si, aujourd’hui, la loi belge interdit déjà la publicité pour l’alcool à la radio et à la télévision « cinq minutes avant et cinq minutes après les programmes visant un public mineur d’âge », ainsi que dans les journaux, périodiques et les supports digitaux spécifiquement destinés aux jeunes, il reste toutefois encore beaucoup de marge aux marques de bières, de vins et de spiritueux pour vanter leurs produits dans la presse écrite, à la télé, au cinéma ou via l’affichage en rue.

Le poids de l’alcool

Mais combien pèse exactement le secteur de l’alcool dans le marché publicitaire belge ? Finalement pas grand-chose, si l’on en croit les derniers chiffres disponibles. En 2023, les investissements bruts mesurés par Nielsen (hors remises d’usage et qui incluent une partie des dépenses dans le digital à l’exception des GAFAM) s’élèvent, tous secteurs confondus, à quasi 5 milliards d’euros en Belgique.

Parmi les différents annonceurs, le secteur de l’alimentation (qui comprend aussi les marques de l’alcool) ne représente « que » 10,8% de ces investissements bruts, soit 540 millions d’euros. Le secteur des « loisirs, tourisme, culture et sport » est loin devant avec 1,22 milliard de dépenses publicitaires brutes en 2023, tout comme le secteur de la distribution sur la deuxième marche du podium avec 1,15 milliard.

Si l’on s’intéresse maintenant d’un peu plus près au secteur de l’alimentation, on constate que le rayon alcool ne pèse pas bien lourd en termes publicitaires. Ensemble, les marques de bières, vins, champagnes et autres spiritueux ne représentent « que » 69 millions de dépenses brutes effectuées par les annonceurs en Belgique, soit 12,7% des investissements dans cette catégorie alimentation.

Mais si l’on prend encore un peu plus de hauteur et que l’on considère cette fois la totalité des investissements bruts sur tous les supports publicitaires en Belgique (à l’exception des GAFAM), soit 5 milliards d’euros en 2023, le rayon alcool ne représente au final qu’un « petit » 1,4% de toute l’enveloppe.

Des dépenses brutes (69 millions) qui sont très majoritairement captées par la télévision et l’affichage, au coude-à-coude dans les préférences des annonceurs sur le terrain des boissons alcoolisées et qui seraient donc les grands perdants d’une éventuelle interdiction publicitaire.

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Dépendance à l’alcool : 5 signes qui doivent alerter

Dépendance à l’alcool : 5 signes qui doivent alerter
Pormezz/Shutterstock.com © Crédit photo : destinationsante.com

Existe-t-il des manifestations de l’alcoolisme ? Dans son autobiographie « Tout te dire », la chanteuse et comédienne Camille Lellouche évoque le lent processus qui l’a conduite à la dépendance à l’alcool. Elle parle même d’un « alcoolisme sans symptômes ».

En effet, si de nombreux signes sont reconnaissables (comme le fait d’être souvent ivre…), d’autres peuvent être plus difficiles à identifier.

De l’envie au besoin…

En réalité, les raisons de la dépendance à l’alcool sont multiples. Elles peuvent être génétiques, liées à un traumatisme ou bien encore comportementales : on boit pour faire la fête, on prend l’habitude des apéritifs entre collègues après le travail…

Et c’est précisément à ce moment qu’intervient toute la fourberie de l’alcool. Dans un premier temps, les effets euphorisants et relaxants de l’alcool sont agréables. La personne qui boit finit par les rechercher sans nécessairement en avoir conscience. Puis l’alcool prend le dessus. Il aide à relâcher la pression après la journée de travail, à oublier le stress… et devient ainsi « LA » solution.

Dès lors, la personne s’habitue et développe une tolérance. Autrement dit, les quantités ingurgitées doivent être plus importantes afin de continuer à ressentir les mêmes effets. Puis arrive le moment où l’on boit par nécessité, pour éviter le manque…

Des signes évocateurs ?

La dépendance est sournoise et peut mettre des années à s’installer, en passant quasi inaperçue. Pour autant, certains comportements peuvent désigner une consommation d’alcool problématique :

1.Vous consommez de plus en plus souvent…

Si boire après chaque journée de travail est devenu une habitude ou bien si vous ne pouvez pas envisager de voir des amis ou de participer à une soirée sans consommer de l’alcool, peut-être êtes-vous exposé à un risque de dépendance. Boire de plus en plus tôt dans la journée peut aussi être un signe.

2.et de plus grandes quantités

On le sait, aucun niveau d’alcool n’est sans danger. Pour autant, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fixé un seuil de 3 verres par jour pour les hommes et 2 pour les femmes (avec un jour de la semaine sans en consommer). Si vous avez pris l’habitude de dépasser cet indicateur, là encore, le risque d’addiction est réel.

3.Votre comportement a changé

La conséquence directe d’une consommation d’alcool plus fréquente et importante sont des modifications du comportement, telles que les sautes d’humeur et l’irritabilité. De l’anxiété et des difficultés à assurer vos journées peuvent également apparaître. Votre entourage vous en a d’ailleurs peut-être fait part.

4.Vos rapports sociaux se sont détériorés

Autres conséquences possibles, vos relations sociales se sont dégradées. Si vous vous disputez en famille, entre amis, si vous n’avez plus aucune patience avec vos enfants… Cela peut être le signe qu’il faut s’inquiéter au sujet de votre consommation d’alcool. Par ailleurs, l’absentéisme au travail ou une tendance à l’isolement sont autant de critères à prendre en compte.

5.Vous présentez des symptômes physiques et psychologiques du manque

Lorsque vous ne buvez pas, les symptômes de manque peuvent se manifester par des tremblements, des suées, des nausées, des insomnies, des cauchemars…

Comment savoir si je suis à risque ?

Il n’est pas toujours facile d’admettre que l’on affronte des difficultés avec l’alcool. Plusieurs questionnaires peuvent être utilisés pour dépister une consommation excessive Le questionnaire DETA (pour Diminuer, Entourage, Trop, Alcool) est le plus simple. Il comprend quatre questions :

Avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer votre consommation de boissons alcoolisées ?Votre entourage vous a-t-il fait des remarques au sujet de votre consommation ?Avez-vous déjà eu l’impression que vous buviez trop ?Avez-vous déjà eu besoin d’alcool le matin pour vous sentir en forme ?

A noter :

Une consommation excessive d’alcool est un facteur de risque majeur pour certains cancers : bouche, gorge, œsophage, côlon-rectum, sein…

Par ailleurs, elle favorise certaines maladies chroniques : maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardiovasculaires, hypertension artérielle, maladies du système nerveux, troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement), démence précoce…

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Quels sont les effets de l’alcool sur notre intestin?

C’est un fait scientifiquement prouvé: la consommation excessive d’alcool est mauvaise pour notre santé. Mais quels sont les effets de cette substance sur notre flore intestinale? Dans les colonnes de HLN, le professeur Jeroen Raes, du Flemish Intestinal Flora Project, nous explique comment l’alcool peut affecter notre intestin. “Selon une récente étude, un intestin en mauvaise santé pourrait contribuer à l’état de manque ou à l’envie d’alcool.”

Inge Stiers, Elise Lucca 05-03-24

Les études scientifiques s’accordent depuis bien longtemps sur les méfaits de l’excès d’alcool. Les personnes qui boivent plus que le maximum recommandé de dix verres par semaine courent un risque accru de contracter plus de 200 maladies et problèmes de santé. Selon des études récentes, cette substance nocive affecte également notre intestin. Et cela n’est pas sans conséquences, car un microbiome sain est essentiel pour une bonne digestion, une bonne immunité et une bonne santé intestinale.

Une flore intestinale en bonne santé

Pour bien comprendre l’impact de la consommation d’alcool sur notre intestin, il faut d’abord savoir à quoi ressemble une flore intestinale saine. “Dans le cadre d’un projet scientifique, nous avons analysé la flore intestinale de quelque 5.000 Flamands afin d’en savoir plus sur la nature, la fonction et le fonctionnement des milliards de bactéries qui vivent dans nos intestins”, explique le professeur Jeroen Raes à HLN.

“Nos recherches montrent qu’il est très difficile de définir une flore intestinale saine, car il existe des variations importantes entre les individus. De nombreux facteurs influencent également la composition de cette flore intestinale, tels que l’alimentation, la prise de médicaments ou le temps de passage des aliments dans le système digestif.”

“En revanche, nous pouvons plus facilement voir à quoi ressemble une flore intestinale en mauvaise santé et quand elle est perturbée. Une flore intestinale malsaine présente une faible biodiversité, et donc peu de types de bactéries différents. En outre, on y trouve davantage de bactéries liées à l’inflammation et moins de bactéries bénignes. Les personnes dont la flore intestinale est perturbée ont également moins de bactéries par gramme de selles. En résumé, elles ont moins de bactéries, moins de types différents de bactéries et plus de mauvaises que de bonnes.”

L’effet de l’alcool sur l’intestin

“Dans le cadre de cette étude, nous avons également examiné très spécifiquement l’effet de l’alcool sur la flore intestinale, ce qui a montré que la différence entre un buveur et un non-buveur dans le cas d’une consommation modérée d’alcool était presque négligeable”, détaille le professeur. “On observe des effets majeurs sur l’intestin seulement en cas de consommation excessive d’alcool.”

Les réactions inflamma­toi­res peuvent conduire au cancer du côlon, par exemple

“Certaines études ont révélé que les personnes aux prises avec un problème d’alcool présentent souvent un déséquilibre entre les bonnes et les mauvaises bactéries intestinales. C’est ce qu’on appelle la ‘dysbiose’. Les buveurs excessifs souffrant de dysbiose présentent également un risque accru de fuite intestinale.

Dans ce cas, les cellules de la paroi intestinale ne s’emboîtent plus correctement, ce qui crée des ouvertures microscopiques. Cela permet aux toxines et aux bactéries de pénétrer dans la paroi intestinale et de s’infiltrer dans les tissus sous-jacents et dans le reste du corps. Cela peut provoquer une inflammation.”

Selon Jeroen Raes, il ne faut pas prendre cette situation à la légère. “Les réactions inflammatoires peuvent conduire au cancer du côlon, par exemple. On peut donc voir clairement qu’il existe des liens entre la flore intestinale et l’inflammation, entre l’inflammation et le cancer du côlon et entre l’inflammation et l’alcool. Mais nous n’avons pas encore suffisamment de connaissances sur l’ordre exact de tout ceci.”

Effet sur le comportement addictif?

Autre découverte étonnante: un intestin en mauvaise santé pourrait contribuer à l’état de manque ou à l’envie d’alcool. Dans une étude récente datant de 2023, des scientifiques ont examiné la flore intestinale de 71 personnes âgées de 18 à 25 ans. Les résultats, publiés dans la revue scientifique “The Lancet”, ont montré que les personnes qui s’adonnent plus fréquemment à la consommation excessive d’alcool présentaient des modifications du microbiome liées à une plus grande appétence pour l’alcool.

“Il ne s’agit que d’une seule étude, donc je ne peux pas me prononcer davantage. Mais les résultats sont intéressants”, commente Jeroen Raes. “Nous avons également découvert qu’il existe un lien entre la composition de la flore intestinale et la dépression.

Les bactéries intestinales produisent de nombreuses substances, les neurotransmetteurs. Ceux-ci ont un effet sur le fonctionnement de notre cerveau et de nos nerfs. Cela pourrait expliquer le lien avec le comportement addictif. Mais il faudra encore de nombreuses années de recherche pour découvrir exactement comment cela fonctionne.”

Il faut bien comprendre qu’il s’agit ici d’une consommati­on modérée d’alcool. Dès que l’on commence à en abuser, ces effets positifs sont annulés – Le professeur Jeroen Raes

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