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Alcool

Propositions du CNPERT : Prologue et Synopsis

            IPrologue

Notre Nation est minée de longue date par les ravages physiques du tabac (75.000 décès annuels avec souvent, au préalable, de nombreux handicaps affectant la qualité de vie des tabagiques) et par les ravages physiques et psychiques de l’alcool (41.000 décès annuels, avec de nombreux handicaps et de grandes détresses psychiques et sociales, dont nombre d’actes de violence, sur les femmes et dans les familles). Tous ces drames sont la rançon du caractère licite de ces drogues et l’expression d’appétits capitalistes insatiables qui tirent de ces intoxications de masse, de somptueux bénéfices, que sans cesse  ils s’appliquent à faire croître.

L’attrait commun des humains pour les drogues est redoublé par d’éventuelles perturbations familiales, environnementales, relationnelles, éducatives… Cet ensemble est exacerbé par un appât du gain qui s’exprime à toutes les étapes du parcours des drogues. En regard de ces différents facteurs les considérations humanistes, morales et sanitaires ne pèsent pas lourd. C’est ainsi que l’on aboutit au désastre des toxicomanies, qui affecte particulièrement notre Nation ; puisqu’elle apparait en Europe aux premiers rangs des consommateurs de nombreuses drogues.

Le CNPERT affiche dans son intitulé les objectifs qu’il s’assigne : réunir les informations épidémiologiques et toxicologiques les plus pertinentes sur les drogues en circulation ; analyser l’importance de leur consommation et de leurs méfaits ; suggérer les moyens à mettre en œuvre pour contenir et mieux encore faire reculer leurs consommations.

            Pour les lecteurs pressés, sont synthétisées  en  trois pages les actions de prévention que nous suggérons,  et pour tous les autres lecteurs sont présentés  sur une vingtaine de pages les attendus et les modalités de mise en œuvre de ces suggestions.

Ces propositions s’adressent à tous les citoyens français, avec l’espoir qu’ils insuffleront à leurs élus leurs préoccupations et leurs requêtes. Le CNPERT vous prie donc d’en assurer la plus large diffusion et vous en remercie.

II – Synopsis des propositions du CNPERT

       visant à faire régresser les drogues et toxicomanies

            Tabac – Alcool

-Enseigner dès l’école primaire les méfaits de ces deux drogues.

-Mettre en œuvre dès maintenant toutes les dispositions permettant d’atteindre en 2030 l’ambition d’une génération sans tabac, exprimée par le Président de la République.

-Accroître les prix du tabac et de l’alcool.

-Faire respecter l’interdiction de leurs ventes aux mineurs.

-Généraliser les facultés et les hôpitaux « sans tabac ».

-Multiplier les messages de prévention.

-Interdire toutes les formes de leur publicité.

-Utiliser le nouveau service national pour faire des jeunes appelés des éducateurs dénonçant les méfaits de toutes les drogues.

-Réduire la production d’alcool, le degré alcoolique des vins, le volume des flacons de bière.

-Multiplier les contrôles routiers et professionnels de l’alcoolémie.

-Interdire les « happy hours » ; interdire les dons d’alcool par les alcooliers aux soirées festives comme incitation à la consommation.

-Lier la restitution d’un permis suspendu après constat d’une alcoolisation routière à une  vérification de l’abstinence attestée par la mesure dans les cheveux de l’éthylglucuronide.

-Encourager le développement d’une gastronomie pouvant se marier avec des boissons non alcooliques. 

-Supprimer les boissons alcooliques dans les « pots » d’entreprises et les réunions professionnelles.

-Interdire la vente et la consommation d’alcool lors des manifestations sportives.

-Responsabiliser les personnels des bars dans la prévention des ivresses.

-Rappeler que le fœtus ne supporte pas l’alcool ; qu’il est menacé par le syndrome d’alcoolisation fœtale ; les pictogrammes apposés sur les boissons alcooliques doivent être parfaitement lisibles.

Cannabis

-Enseigner dès l’école primaire les méfaits de cette drogue.

-Lutter contre les lobbies au service de la diffusion du cannabis ; dénoncer les médias qui sont leurs relais.

-Empêcher le détournement des e-cigarettes par des recharges « d’huile de cannabis » et des divers produits à base de cannabis ou de cannabinoïdes de synthèse.

-Interdire la vente aux mineurs des pipes à eau.

-Interdire la vente des feuilles de papier à cigarette « grand format », qui ne servent qu’à la confection de « pétards ».

-Signaler publiquement et au conseil de l’ordre, les comportements de certains addictologues qui banalisent cette drogue, en font l’apologie et militent pour sa légalisation.  

-Appliquer, en l’aménageant, la prohibition du cannabis édictée par la loi de 1970. L’amende de 200 € infligée au possesseur et/ou au consommateur de cannabis devrait être inscrite sur un fichier informatisé, permettant de multiplier son niveau au prorata du nombre de récidives ; avec au delà de 3 récidives, l’obligation de suivre un stage payant d’information sur les méfaits de la drogue ; stage comportant à son issue un contrôle des connaissances acquises (le stage étant réitéré si le niveau est insuffisant), avec mise en place d’un suivi médical comportant des contrôles urinaires périodiques.

-Faire évoluer la loi afin de pouvoir s’assurer que les urines sont exemptes de cannabinoïdes chez les candidats à l’inscription dans les facultés de Santé, aux épreuves du permis de conduire, à l’admission dans la police, la gendarmerie, l’armée, les professions de Santé, la magistrature, l’enseignement, ainsi qu’à des postes de responsabilité (surveillants des centrales nucléaires, conducteurs d’engins, chauffeurs des transports en commun…) ; des contrôles devront également pouvoir être effectués au cours de leurs carrières professionnelles.

-Dans le processus d’accréditation des hôpitaux psychiatriques, une large place doit être accordée à l’appréciation des mesures prises pour  y empêcher l’intrusion des drogues.

-Traquer les dealers et mettre à profit leur incarcération pour les former à des activités professionnelles, dont ils devront ultérieurement justifier de l’exercice.

-Appliquer des contrôles fiscaux pour faire justifier de ressources honnêtes ceux ayant un haut train de vie inexpliqué.

Opioïdes- morphiniques

-Ces analgésiques majeurs, opioïdes ou apparentés (tramadol), ne devront pas être prescrits sans raisons impérieuses ;

-Ne pas être prescrits trop tôt, à de trop fortes doses et trop longtemps.

-Mettre fin au détournement de la buprénorphine à haut dosage, destinée à faire rompre l’héroïnomane avec son comportement injecteur ; cette buprénorphine que s’injectent désormais près de 100.000 de ses « bénéficiaires » ;  son détournement étant facilité par la forme Lyoc récemment commercialisée. Ne devrait être autorisée que la prescription de Suboxone®, qui prévient un détournement par la voie intraveineuse.

-Renforcer la surveillance de la délivrance de la buprénorphine à haut dosage (BHD) commercialisé sous le nom de Subutex®, pour empêcher les multi prescriptions  et multi délivrances qui,  par revente du produit, recrutent aux morphiniques de jeunes toxicophiles, qui vont plonger dans la morphinomanie (mode d’initiation estimé à 30%) .

-Inscrire l’usage des traitements de substitution aux opioïdes, dans un schéma de décroissance visant l’abstinence à plus ou moins long terme.

-Renforcer la prohibition du cannabis qui, par un effet épigénétique, accroit l’appétence pour les morphiniques.

Cocaïne et crack

-Accroître les dispositifs de surveillance et les saisies pour que la rareté des produits en accroisse le prix.

-Traquer les dealers autour des regroupements de crackers.

-Renvoyer dans leurs pays d’origine les crackers dealers en situation irrégulière.

-Traiter en clinique les crackers schizophrènes.

-Traiter en des centres spéciaux (à créer), fermés à tout apport de drogues, ceux dont la dépendance ne résulte pas d’un processus psychotique.

-Renforcer la prohibition du cannabis qui, par un effet épigénétique, accroit l’appétence pour la cocaïne.

Autres propositions

-Remplacer autant que possible les allocations en espèces par des allocations en nature dédiées au logement, à l’habillement, à l’alimentation par des bons ne permettant pas l’achat de boissons alcooliques ou de toute autre drogue.

-Instaurer une éducation civique sanitaire, de l’école à l’université et dans les filières professionnelles, accordant une très large place aux toxicomanies et au dopage.

-Arrêter le versement de subventions à des associations complaisantes avec les drogues et toxicomanies.

-Enseigner à tous ceux qui interviennent auprès des toxicomanes, de ne pas confondre une indispensable empathie avec la moindre collusion.

-Contrôler de façon régulière le fonctionnement qualitatif et quantitatif des structures d’accueil et d’aide pour les personnes malades de la drogue (CAARUD, CSAPA…)

-Former de façon spécifique aux dangers des toxicomanies tous les professionnels qui exercent au contact des jeunes.

-Empêcher l’entrée dans les « rave parties » (pour autant qu’elles soient autorisées) de toutes les drogues illicites, par la fouille à l’entrée des véhicules et des participants ;

-Suppression des comptoirs où certaines associations se livrent à une analyse très sommaire des drogues qui leur sont soumises ; cette pseudo «réduction des risques» faisant croire au caractère légal de l’intoxication et donnant une fausse sécurité sur les produits consommés.

-Appeler « drogues » les drogues, et « toxicomanes » ceux qui en abusent, sans recourir à des circonvolutions langagières qui en dissimulent la nature et les dangers (telles  « substances », « substances psychoactives », « substances d’abus »..).

-S’attaquer au Cyber marché noir des drogues avec les techniques modernes permettant de l’entraver.

 -Traçage des paiements (dont « dark web ») des substances illicites, suppression des commerces déguisés de drogues sous formes de « sels de bain », « étalons pour laboratoire de chimie » ; effectuer la saisie des flux financiers générés par ces trafics internationaux.

Prochain Article : III -Développements des suggestions  précédentes : A – Introduction le 19 juin

Santé Publique France décrypte la consommation d’alcool en France

En 2017, l’enquête menée par Santé Publique France révélait que 24 % des Français adultes dépassaient les repères de consommation d’alcool. En effet, la consommation moyenne s’élevait à 11,7 litres par an et par adulte. Ainsi, il est nécessaire de prévenir et sensibiliser sur toutes les formes d’alcoolisme.

C’est pourquoi Santé Publique France développe différentes actions de communication et d’information tout au long de l’année. Actuellement, l’institution rediffuse quatre vidéos dévoilant quatre profils différents de consommation d’alcool.

consommation alcool chez les jeunes

Alcool et dépendance à l’alcool

La France reste encore aujourd’hui l’un des pays industrialisés les plus consommateurs d’alcool. Mais, la consommation d’alcool n’est pas uniforme au sein de la population. Il est possible de décrire de multiples modes de consommation, tous dangereux pour la santé. En effetl’alcool est responsable, chaque année en France, de plus de 40 000 décès. Parmi eux, 16 000 sont causés par cancer et 9 900 par maladie cardiovasculaire.

De plus, nombreux sont ceux qui consomment de l’alcool régulièrement, mais ignorent que leur consommation peut être considérée comme une dépendance à l’alcool. L’alcool occupe une place particulière en France.

Cela provoque notamment des modes de consommation liés à l’habitude ou à une certaine forme de pression sociale. Ainsi, près de la moitié des Français estiment qu’offrir de l’alcool ou boire une boisson alcoolisée fait partie du savoir-vivre.

Lire aussi – Du nouveau pour évaluer sa consommation d’alcool !

Décrypter sa consommation d’alcool

L’objectif de Santé Publique France et des acteurs impliqués dans la lutte contre l’addiction à l’alcool est de mieux sensibiliser et informer sur la consommation d’alcool et ses risques pour la santé. Il faut débanaliser la consommation d’alcool. Il est aussi nécessaire que les consommateurs réguliers d’alcool décryptent où ils en sont par rapport à la dépendance alcoolique. Pour parvenir à cet objectif, Santé Publique France s’appuie sur une série de vidéos, destinées à faire changer la perception de l’alcool par les Français.

La première diffusion de ces vidéos a eu lieu en novembre 2021, avec l’appui d’un influenceur Fabien Olicard. Ce printemps 2022, quatre vidéos sont rediffusées, avec plusieurs thématiques :

  • La réaction face à la quantité totale d’alcool qui peut être consommée en une semaine, par exemple par celles et ceux qui boivent un peu tous les jours ;
  • La pression sociale ressentie par certains consommateurs, et par quels moyens ils peuvent décliner cette incitation à la consommation ;
  • L’utilisation de l’alcoomètre pour prendre conscience que l’alcool est parfois consommé de manière automati

Des repères de consommation et Alcool-Info-Service

Parallèlement à ces vidéos, Santé Publique France poursuit l’information et la communication sur les repères de consommation, de véritables outils pour mesurer et évaluer sa consommation d’alcool. Le message de la campagne d’information « l’alcool c’est maximum deux verres par jour et pas tous les jours » a justement pour objectif de repréciser ses repères :

  • Maximum 10 verres par semaine ;
  • Maximum 2 verres par jour ;
  • Des jours de la semaine sans consommation.

L’alcool est nocif pour la santé dès le premier verre, mais le respect de ces repères permet d’adopter une consommation d’alcool avec des risques moindres pour la santé. Et pour celles et ceux qui en ont besoin le service Alcool-info-service est à leur disposition. Un site, une ligne téléphonique et un chat animé par des professionnels qualifiés pour informer et accompagner toutes les personnes pour lesquelles l’alcool est devenu un problème.

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Boire une bière après le sport, est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

La bière permet-elle vraiment d’étancher la soif, après un effort physique ? Quelles conséquences pour l’organisme, si l’on décide de boire (avec modération) une mousse après le sport ? Des scientifiques se sont penchés sur la question, moins anodine qu’il n’y paraît.

Après l’effort, le réconfort… Envie de boire une bière fraîche après un jogging ? Certains s’imaginent que cela permet d’étancher la soif et de se détendre, pendant que les muscles se remettent lentement de la dépense physique… D’autres vont même jusqu’à soutenir que boire de la bière (avec modération) ne serait pas si mauvais pour l’organisme, se disant qu’une bonne mousse, ce n’est jamais que des céréales fermentées et de l’eau… Des scientifiques se sont penchés sur la question, moins anodine qu’il n’y paraît. L’Université Northwestern de Chicago, aux États-Unis, a mené en 2014 une enquête sur les liens entre consommation d’alcool et activité physique.

D’après les chercheurs, peu importe l’âge, la situation professionnelle ou le niveau d’activité physique : ils ont constaté que nous avons tendance à boire plus d’alcool les jours où nous faisons du sport. Or consommer une boisson alcoolisée après un effort sportif, ce n’est pas une bonne idée. Cela pourrait annihiler une partie des bénéfices induits par l’effort, voire être nocif à la santé.

L’alcool est néfaste à la construction musculaire

À court terme, faire du sport endommage les muscles. Eh oui ! Le corps souffre pendant l’effort et il lui faut donc augmenter ses capacités, qui ne sont de toute évidence pas assez développées : il envoie donc le signal qu’il faut « fabriquer » davantage de muscles. C’est ainsi que l’on développe peu à peu sa masse musculaire et c’est pour cela que la phase de récupération est très importante.

Seulement voilà : l’alcool fait baisser la capacité des muscles à utiliser le glucose et les acides aminés, tous deux essentiels pour construire de nouvelles fibres musculaires et des vaisseaux sanguins. Une fois consommé, l’alcool réduit l’activité et le stockage de sels minéraux importants (sodiums, potassium, calcium, magnésium) dans l’organisme. À plus long terme, l’alcool perturbe en partie la production d’hormones, dont la testostérone – qui aide au développement des muscles.

L’alcool déshydrate

Et puis l’alcool déshydrate. Quand on a beaucoup transpiré, il est important de bien se réhydrater. Boire une bière, même à faible degré d’alcool, n’est pas un choix très judicieux : la bière est particulièrement diurétique (elle augmente la production urinaire).

Impact positif de la bière sans alcool

Cependant, il y a bien une part de vérité dans le mythe « la bière, c’est bon après le sport » : des chercheurs de l’Université technique de Munich, en Allemagne, ont mené une enquête sur 277 marathoniens en 2009, en leur faisant boire – ou pas – de la bière blanche sans alcool. Ils ont découvert que la consommation de celle-ci avait un impact positif sur la santé post-marathon des sportifs.

Courir un marathon est un vrai défi pour le corps humain et porte un coup au système immunitaire. L’athlète est donc plus sujet à des infections respiratoires et à d’autres infections mineures. La bière blanche non alcoolisée contient beaucoup de polyphénols, des molécules antioxydantes. Selon les travaux des chercheurs allemands, le risque d’infections a été trois fois moindre chez les coureurs qui avaient consommé 1,5 litre de bière blanche sans alcool chaque jour pendant trois semaines avant et deux semaines après l’épreuve. Leurs inflammations étaient également moindres de 20 % par rapport au groupe test.

Seine-et-Marne. 39 ans sans alcool : « Je me détruisais et je faisais du mal autour de moi »

Ils étaient venus nombreux pour célébrer ce jour tout à fait particulier pour Michel qui, voici 39 ans, a décidé une bonne fois pour toutes de « poser ce foutu verre ».

La petite salle du 2e étage du centre communal de la rue des Tanneurs de Nemours (Seine-et-Marne) était pleine à craquer. Certains confient ne pas être venus depuis longtemps. Mais quand ils ont su que Michel célébrait, jour pour jour, ses 39 années sans boire de l’alcool, ils ont fait le déplacement. Parmi eux, deux conjoints d’anciens alcooliques, que l’on appelle les Al-Anon. Les groupes familiaux Al-Anon sont nés aux États-Unis en 1951 et existent en France depuis 1962. Le nom est dérivé des premières syllabes d’Alcooliques Anonymes (AA). Plus de 30.000 groupes Al-Anon et Alateen sont répartis dans 142 pays dans le monde. Leur but est d’aider la famille et les amis de personnes ayant un problème avec l’alcool. C’est un combat de chaque jour. Celui de résister à l’envie de boire de l’alcool, à l’ivresse qui anesthésie dans notre société ou « cette drogue » comme la qualifie les AA, est en vente à chaque coin de rue. Une lutte contre les idées reçues, qui voudraient qu’arrêter de boire soit une simple question de volonté.

Le déclic

« C’est un poison, une maladie. J’ai abusé de toutes les drogues possibles et aujourd’hui je suis sobre. Mais le plus dur à arrêter, c’est l’alcool », confie Emmanuel. Ce qui l’a fait tenir, ce sont les e-mails de Michel, sa présence, son soutien indéfectible. Quand on est alcoolique, on dit qu’il y a trois passages obligatoires : l’hôpital, la prison et la morgue. Emmanuel avait déjà coché les deux premières cases, comme d’autres personnes du groupe ce soir.

Puis pour tous, s’est produit un déclic. « On en avait marre d’avoir marre, comme disait Huguette, qui est décédée mais qui nous a tous beaucoup soutenus et marqués dans le groupe », témoigne Daniel, qui a mis 8 ans a stopper sa consommation d’alcool. Dans son discours d’introduction, Michel rappelle qu’il est important d’échanger et de communiquer sur ce fléau. Dans les groupes, la parole est libre, l’écoute bienveillante.

Il n’y a plus de regard qui juge et condamne. Le regard des proches qui n’en peuvent plus… Pour Christophe, subsiste cette culpabilité d’avoir fait du mal à ses enfants. « Pour moi, la prière de la sérénité est un repère essentiel et j’ai toujours ressenti cette communauté spirituelle qui nous unit, cette grande écoute parce que c’est tous ensemble que cela fonctionne ».

Destruction et espoir

« Il faut comprendre que je ne buvais pas par plaisir, mais par besoin. C’était mon cerveau qui m’obligeait. Je me détruisais, je me faisais du mal et aussi autour de moi », confie Michel qui reconnaît avoir vu beaucoup trop de décès et de suicides pour une seule vie. Pour lui, l’objectif primordial de ces réunions est de transmettre le message à l’alcoolique qui souffre encore, un message d’espoir. Bien sûr, le déclic peut prendre du temps mais s’il n’y a pas une prise de conscience du problème, il n’y aura malheureusement rien à faire pour une personne dans un déni d’alcoolisme. Le 30 mai 1984, Michel soufflait une première bougie symbolisant une année sans alcool. Il en était arrivé à boire du vinaigre ou de l’alcool à brûler pour combler son manque. Le 31 mai 2022, il a soufflé la même bougie en compagnie d’un groupe qui lui a témoigné toute sa reconnaissance au cours d’une soirée riche en émotions.

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Alcool : consommer avec modération ne suffirait pas à limiter son impact sur le cœur

Même avec modération, l'alcool a tout de même des effets néfastes pour le coeur.

Même avec modération, l’alcool a tout de même des effets néfastes pour le coeur.

Une nouvelle étude vient de découvrir que de faibles niveaux de consommation d’alcool seraient liés au développement de l’insuffisance cardiaque.

Consommer de l’alcool avec modération est défini par Santé publique France comme le fait de « ne pas consommer plus de 100 g d’alcool pur par semaine (14 g par jour) et pas plus de 20 g d’alcool pur par jour, avec des jours sans consommation ». Malheureusement, une étude menée par la Société européenne de cardiologie vient de souligner que des niveaux de consommation d’alcool considérés comme moins dangereux dans certains pays seraient liés au développement de l’insuffisance cardiaque. Les résultats précisent qu’une consommation modérée ou élevée d’alcool est associée à un risque 4,5 fois plus élevé d’aggravation de la santé du cœur, chez les personnes ayant souffert d’insuffisance cardiaque.

L’alcool impacte la santé du cœur, même à petite dose

Dr Bethany Wong, de l’hôpital universitaire St. Vincent (Dublin – Irlande) et auteur principal, souligne ainsi que « cette étude vient s’ajouter à l’ensemble des preuves indiquant qu’une approche plus prudente de la consommation d’alcool est nécessaire ». Le professionnel de santé suggère ainsi que « pour minimiser le risque que l’alcool cause des dommages au cœur, si vous ne buvez pas, ne commencez pas. Si vous buvez, limitez votre consommation hebdomadaire à moins d’une bouteille de vin ou à moins de trois canettes et demie de 500 ml de bière à 4,5 % ».

Pour arriver à cette conclusion, l’étude a été menée auprès de 744 adultes de plus de 40 ans ayant un risque de développer une insuffisance cardiaque en raison de facteurs de risque. Dans les détails, l’âge moyen des participants était de 66,5 ans et le panel se composait de 53 % de femmes. 27 % des patients avouaient ne pas consommer d’alcool, 48 % se définissaient comme faibles consommateurs et 25 % avaient une consommation modérée ou élevée.

Les résultats montrent ainsi que les personnes ayant une consommation modérée ou élevée étaient plus jeunes, généralement des hommes et avaient un indice corporel plus élevé que le groupe ayant une faible consommation. Chez les personnes ayant souffert d’insuffisance cardiaque, nous apprenons qu’une consommation modérée ou élevée était associée à un risque 4,5 fois plus élevé d’aggravation de la santé cardiaque que les chez le groupe des non-consommateurs d’alcool.

Dr Bethany Wong conclut : « Nos résultats indiquent que les pays devraient préconiser des limites inférieures de consommation d’alcool sans danger chez les patients en pré-insuffisance cardiaque. En Irlande, par exemple, il est conseillé aux personnes présentant un risque d’insuffisance cardiaque ou une pré-insuffisance cardiaque de limiter leur consommation hebdomadaire d’alcool à 11 unités pour les femmes et 17 unités pour les hommes. Cette limite pour les hommes est plus de deux fois supérieure à la quantité que nous avons jugée sûre ».

Envie de boire de l’alcool après cette vidéo ?

Cliquez ici pour voir la vidéo

Alcool info service : cliquez ici

Consommation d’alcool : où en êtes-vous ?

Quantité d’alcool consommée par semaine, habitudes de consommation, pression sociale…

Santé publique France rediffuse en vidéos courtes, la réaction de 4 profils de consommateurs face à la découverte de leur consommation d’alcool sur une semaine.

Alcool Info Service propose aux consommateurs d’alcool et leur entourage de l’aide, des informations, du soutien, une orientation et des conseils par internet ou par téléphone…EN SAVOIR PLUS

Consommation d’alcool en France : vers un objectif de dénormalisation

Bien qu’en baisse depuis plusieurs décennies, l’alcool occupe une place importante dans le quotidien des Français. D’après le Baromètre santé 2017, près d’un Français sur deux pensait qu’offrir de l’alcool ou en boire ‘faisait partie des règles du savoir-vivre’.

Sans nier l’aspect convivial qu’il peut avoir, il est nécessaire de prendre conscience que l’alcool est nocif pour la santé, qu’il n’est pas automatique et que sa consommation ne doit pas être banalisée. Les risques qu’il présente à moyen et long terme sont encore minimisés par les Français et l’environnement associé à l’alcool est encore très favorable à sa consommation (forte exposition à la publicité, accessibilité importante au produit, pression sociale).

Dans ce cadre, Santé publique France déploie tout au long de l’année un dispositif de marketing social en fil rouge ayant pour objectif de débanaliser la consommation de l’alcool.

En vidéos : changer les perceptions de la population pour débanaliser la consommation d’alcool

Lancée la première fois en novembre 2021, en partenariat avec l’influenceur Fabien Olicard, cette opération d’influence avait pour objectif de pousser à se questionner sur sa propre consommation. Pour cette rediffusion, 4 vidéos courtes abordent des thématiques différentes :

  • la réaction des invités quant à la « quantité » d’alcool consommée en une semaine
  • « la pression sociale » ressentie par les participants justifiant certaines de leurs consommations avec une incitation à dire « NON »
  • « l’automatisme » de certaines consommations, avec une incitation à prendre conscience de sa consommation et à la tester sur l’alcoomètre

Vidéos : une expérience sur la thématique de l’alcool

Même consommé avec modération, l’alcool fait des ravages sur le cœur

Par Margot Montpezat

Des chercheurs ont découvert que des niveaux de consommation d’alcool actuellement considérés comme moins dangereux par certains pays sont liés au développement de l’insuffisance cardiaque.

Même consommé avec modération, l’alcool fait des ravages sur le cœur

IULIIA PILIPEICHENKO

L’ESSENTIEL

  • D’après une étude, l’alcool pourrait être plus dangereux pour le cœur qu’on ne le pensait auparavant.
  • Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’Union européenne est la région du monde où l’on boit le plus.

Une consommation modérée ou élevée d’alcool est associée à un risque 4,5 fois plus élevé d’aggravation de la santé du cœur chez les personnes ayant souffert d’insuffisance cardiaque : voilà la conclusion d’une étude de la Société européenne de cardiologie.

Ainsi, la consommation d’alcool, même à faible dose, pourrait être plus dangereuse pour le cœur qu’on ne le pensait jusqu’ici.

Approche plus prudente 

Cette étude vient s’ajouter à l’ensemble des preuves indiquant qu’une approche plus prudente de la consommation d’alcool est nécessaire« , a déclaré l’auteur de l’étude, le Dr Bethany Wong, de l’hôpital universitaire St. Vincent, à Dublin, en Irlande.

« Pour minimiser le risque que l’alcool cause des dommages au cœur, si vous ne buvez pas, ne commencez pas. Si vous buvez, limitez votre consommation hebdomadaire à moins d’une bouteille de vin ou à moins de trois canettes et demie de 500 ml de bière à 4,5 %”, recommande l’experte.

744 adultes de plus de 40 ans

L’étude comprenait 744 adultes de plus de 40 ans, soit à risque de développer une insuffisance cardiaque en raison de facteurs de risque (par exemple, hypertension artérielle, diabète, obésité), soit présentant déjà une pré-insuffisance cardiaque. 

L’âge moyen était de 66,5 ans et 53% étaient des femmes. 

Au total, 201 (27 %) patients n’ont déclaré aucune consommation d’alcool, tandis que 356 (48 %) étaient de faibles consommateurs et 187 (25 %) avaient une consommation modérée ou élevée. Par rapport au groupe à faible consommation, ceux qui avaient une consommation modérée ou élevée étaient plus jeunes, plus souvent des hommes et avaient un indice de masse corporelle plus élevé.

Ainsi, dans le groupe des personnes ayant souffert d’insuffisance cardiaque, par rapport au groupe des personnes n’ayant pas consommé d’alcool, une consommation modérée ou élevée était associée à un risque 4,5 fois plus élevé d’aggravation de la santé cardiaque. 

Limites inférieures

Nos résultats indiquent que les pays devraient préconiser des limites inférieures de consommation d’alcool sans danger chez les patients en pré-insuffisance cardiaque. En Irlande, par exemple, il est conseillé aux personnes présentant un risque d’insuffisance cardiaque ou une pré-insuffisance cardiaque de limiter leur consommation hebdomadaire d’alcool à 11 unités pour les femmes et 17 unités pour les hommes. Cette limite pour les hommes est plus de deux fois supérieure à la quantité que nous avons jugée sûre”, a déclaré le Dr Wong.

Dans son guide du parcours de soin “Insuffisance cardiaque”, la Haute Autorité de Santé (HAS) prescrit des habitudes alimentaires et un mode de vie adaptée: supprimer toute consommation d’alcool, faire du sport et adopter un régime méditerranéen qui fait la part belle aux produits frais et de saison comme les légumes, les fruits, les légumineuses et les aliments riches en bon gras comme les oléagineux et l’huile d’olive. La HAS préconise également de limiter les aliments riches en sel comme la charcuterie, le fromage et le pain. 

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Vin, bière, cocktails : le succès du « sans alcool »

Les Français boivent 2,5 fois moins d’alcool qu’il y a 60 ans. Ils se tournent de plus en plus vers les bières, cocktails ou même vins sans alcool. Et ces boissons se font de plus en plus nombreuses dans nos rayons.

De l’alcool sans alcool, et oui, le concept est étonnant. Aujourd’hui, le marché connaît une énorme croissance. Elle augmente de 25% chaque année. Des boissons parfois à la fabrication artisanale, à l’aide d’un alambic. Par exemple, Nicolas Julhès est distillateur. Depuis trois ans, il s’est lancé dans la production d’un spiritueux sans alcool. Des plantes, des agrumes, des épices, en très grandes quantités, il en met plus que dans un alcool classique.

Pourtant, la bouteille est vendue au même prix qu’une boisson avec alcool. Et pour le barman, le travail est identique, comme la couleur, l’odeur et le goût. Souvent moins sucrés, garantis sans gueule de bois, cette tendance à la modération concerne toutes les générations.

Preuve aussi que le marché est en pleine croissance, Pernod Ricard, l’une des plus grandes marques d’alcool en France a lancé sa propre gamme. En 2021, elle en a vendu 200 mille bouteilles. Et toujours au cours de cette année, près d’un quart des foyers en France ont acheté des apéritifs sans alcool.

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