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Pourquoi a-t-on envie de fumer une cigarette quand on boit de l’alcool?

Robin Tutenges — 22 novembre 2021

Un vilain cercle vicieux, dans lequel il ne vaut mieux pas s’empêtrer.

Fumer et boire sont terriblement mauvais pour la santé. | Diego Indriago via Pexels
Fumer et boire sont terriblement mauvais pour la santé. | Diego Indriago via Pexels

Il y a des êtres singuliers, que l’on peut observer en fin d’après-midi ou en début de soirée, au moment où leur vraie nature surgit. Des êtres qui, toute la journée, refusent les invitations à fumer une cigarette. «Je ne fume pas, merci», lancent-ils parfois, suscitant l’admiration des masses accros au tabac. Mais, une fois qu’ils sont attablés à un bar, pinte de bière ou verre de vin sous le pif, leur discours change du tout au tout: une gorgée d’alcool et l’envie de fumer surgit. «Je fume seulement quand je bois», expliquent-ils alors timidement, tout en grattant une clope. Il a bon dos, le non-fumeur.

Les habitués du tabac peuvent se moquer. Eux plus que quiconque sont esclaves de ce drôle de phénomène. Verre en main, l’envie de fumer est irrésistible, au point d’enchaîner cigarettes et gorgées à un rythme effréné. C’est un fait: quand on boit, l’envie de fumer est exacerbée. Derrière ce désir incontrôlable se cache en fait une explication scientifique.

Fumer, c’est repartir

On s’en doute, associer cigarette et alcool entraîne d’une manière ou d’une autre une sensation de plaisir. Sinon, peu de gens y trouveraient un intérêt. Une découverte scientifique confirme cette hypothèse: fumer et boire actionnent simultanément le système de récompense dans le cerveau, créant un sentiment d’euphorie. Le plaisir, lui, n’en est que décuplé.

Cet état de bien-être est loin d’être la seule explication. Un autre phénomène entre dans la danse, bien plus insidieux encore. Il concerne directement les effets qu’entraînent les deux substances sur le corps humain. Des effets qui se nourrissent mutuellement, engouffrant le consommateur dans un dangereux cercle vicieux.

«La nicotine affaiblit l’effet de fatigue induit par l’alcool en stimulant la zone du cerveau qui contrôle le sommeil.»

Mahesh Thakkar, directeur de recherche

Pour les besoins d’une étude publiée dans la revue Journal of Neurochemistry, des scientifiques de l’université du Missouri, aux États-Unis, ont équipé des rats d’électrodes, avant de les exposer à du tabac et à de l’alcool (pas sûr que les rongeurs aient eu leur mot à dire dans l’affaire). En observant les résultats, les chercheurs ont remarqué que la nicotine contenue dans les cigarettes permettait de réduire la somnolence. Une somnolence elle-même provoquée par la consommation d’alcool. Vous voyez le genre.

«Nous avons découvert que la nicotine affaiblit l’effet de fatigue induit par l’alcool en stimulant une réponse dans une zone particulière du cerveau, le proencéphale basal (région du cerveau contrôlant le sommeil)», explique Mahesh Thakkar, membre de l’étude, cité par le média Sciences et Avenir. L’effet léthargique de l’alcool serait donc contrebalancé par la sensation de dynamisme qu’entraîne la consommation de cigarettes. Pour faire simple: quand on boit on s’endort, quand on fume on se réveille. Le terrain parfait pour une escalade des vices.

Pire, quand ce dangereux mécanisme s’installe, il devient encore plus difficile de s’en débarrasser. À chaque verre, la recherche de ce plaisir de récompense s’associe à l’effet de fatigue qu’entraîne la consommation d’alcool, à la recherche d’un esprit festif et à la sensation d’énergie que vous apporte la cigarette. Difficile alors de ne pas craquer, de plonger à nouveau sa main dans un paquet, surtout quand, autour, les gens fument à tout va.

Arrêter de boire pour arrêter de fumer

On ne va pas vous refaire le topo. On le sait, fumer et boire sont terriblement mauvais pour la santé. Foie, poumons, cœur, vaisseaux… tout morfle lorsqu’on consomme des cigarettes ou de l’alcool. Alors mélanger les deux n’est clairement pas la meilleure des choses à faire pour votre corps. Notamment quand on est jeune.

Certains dégâts de ce cocktail néfaste sont déjà visibles dès l’adolescence, selon une étude parue en 2018 dans l’European Heart Journal. Fumer et boire à cette tranche d’âge entraîne par exemple une rigidité des artères et un risque de maladies cardiovasculaires. En outre, après 100 cigarettes, soit quatre par jour pendant moins d’un mois, les ados ont des artères environ 4% plus rigides que celles des non-fumeurs.

Alcool et tabac ne font clairement pas bon ménage. Pas de quoi vous faire arrêter pour autant ce dangereux cocktail? Voici un argument infaillible: associé à l’alcool, le tabac pourrait aggraver la gueule de bois.

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Pourquoi supporte-t-on moins bien l’alcool en vieillissant?

Une étude américaine datant de 2012, menée sur 113 étudiants, a montré que ceux qui fumaient et buvaient en soirées présentaient des symptômes plus fréquents et plus sévères de gueule de bois. Un argument de poids pour stopper totalement la cigarette, ou même l’alcool (sans aucun doute le meilleur moyen de dire adieu à la gueule de bois). De toute façon, pour faire une croix sur la cigarette, rien de mieux que de surveiller son débit de boissons.

La meilleure façon d’arrêter définitivement l’une des deux habitudes reste de limiter la consommation de l’autre. Autrement dit: pour arrêter d’enchaîner cigarette sur cigarette, mieux vaut arrêter de s’enfiler en toute insouciance des verres d’alcool dans le gosier.

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Les voitures américaines en mission pour détecter l’alcool au volant

Un prototype de voiture pouvant détecter le taux d'alcoolémie dans le souffle d'un conducteur, sur une photo transmise par l'association de fabricants automobiles pour la sécurité routière (ACTS), le 16 novembre 2021

Un prototype de voiture pouvant détecter le taux d’alcoolémie dans le souffle d’un conducteur, sur une photo transmise par l’association de fabricants automobiles pour la sécurité routière (ACTS), l

Aux Etats-Unis, les voitures pourraient bientôt refuser de rouler si le conducteur est en état d’ivresse, grâce à des capteurs capables de détecter l’alcool dans l’haleine ou à travers la peau. Mais ces technologies interpellent les défenseurs de la vie privée et des libertés.

Le président Joe Biden a signé cette semaine une loi qui va obliger les fabricants d’automobile à intégrer des outils de ce genre dans les années à venir.

Dans un pays où l’alcool au volant tue plus de 10.000 personnes tous les ans, et où le taux d’alcool autorisé est en moyenne plus élevé que dans de nombreux autres pays occidentaux, la nouvelle législation suscite beaucoup d’enthousiasme.

« Je pleure des larmes de joie », a réagi Alex Otte, président de MADD, une ONG qui voit cette loi comme un moyen de sauver des milliers de vies. « C’est le début de la fin de l’ivresse au volant ».

Mais le texte soulève aussi des questions: que se passera-t-il si la voiture se trompe et refuse de démarrer? Les véhicules deviendront-ils potentiellement des témoins contre leur propriétaire, en cas de procès?

Les autorités américaines ont trois ans, potentiellement renouvelables, pour se prononcer sur ces sujets.

La technologie, elle, est quasi prête. Des chercheurs ont mis au point des capteurs qui aspirent et testent le souffle du conducteur.

Démarreur mouchard –

Ils ont aussi développé un scanneur, intégré au bouton de démarrage du moteur, qui mesure le taux d’alcool dans les vaisseaux sanguins sous la peau des doigts, grâce à une lumière infrarouge.

Ces inventions ont été mises au point par une collaboration entre une association de fabricants automobiles pour la sécurité routière (ACTS) et les autorités concernées.

Des systèmes anti-triche seront intégrés pour empêcher la voiture de démarrer en cas de taux d’alcool supérieur à la limite de 0,08%, en vigueur dans la plupart des Etats américains, a expliqué Robert Strassburger, président de l’ACTS.

« Nous émettons tous du dioxyde de carbone quand nous expirons, (et le système) sait détecter si l’échantillon vient du chauffeur et pas d’ailleurs », a-t-il précisé à l’AFP.

Quand au capteur digital du démarreur, il est relié à un circuit entre le siège et l’ordinateur de bord: « Si un passager appuie sur le bouton, le circuit ne fonctionne pas et la mesure n’est pas prise », détaille M. Strassburger.

Ces outils sont considérés comme « passifs », par opposition aux appareils existants, qui nécessitent une action des conducteurs, comme de souffler dans un tube avant de pouvoir circuler.

Ce genre d’alcootest intégré au véhicule est obligatoire dans certaines juridictions en cas de condamnation pour conduite en état d’ivresse.

« Anticonstitutionnel » –

Certains experts sont favorables à ces technologies, tant qu’elles sont correctement régulées, mais d’autres pointent les dangers et dérives potentiels.

Laura Perrotta, présidente de l’association des usagers des autoroutes américaines, pense que ces capteurs sont formidables, tant qu’ils fonctionnent correctement.

« Imaginez que quelqu’un se fasse un bain de bouche et n’arrive pas à démarrer sa voiture ou que le système ne détecte pas que quelqu’un a bu trop de verres », remarque-t-elle. « Ca pourrait poser un vrai problème ».

Pour les défenseurs des libertés individuelles, l’enjeu ne relève pas de la technique mais de la légalité.

« C’est complètement anticonstitutionnel que nos voitures nous surveillent pour le compte du gouvernement », s’insurge Albert Fox Cahn, fondateur de l’ONG Surveillance Technology Oversight Project.

« Ce n’est pas moins illégal que si le gouvernement obligeait les opérateurs téléphoniques à installer des micros cachés dans toutes les maisons pour s’assurer que personne ne commettra de crime à l’avenir », a-t-il ajouté.

Robert Strassburger a fait valoir que les autres technologies qui récoltent des informations dans les voitures sont déjà régulées, et que la police a besoin d’un mandat pour y accéder. Mais la décision finale reviendra selon lui aux « fabricants ou aux législateurs, qui ne leur laisseront pas le choix ».

Près d’un quart de la population française consomme trop d’alcool

selon Santé publique France

Près d’un quart de la population française consomme trop d’alcool, selon Santé publique France

AU RAPPORT – Selon la dernière étude de l’Agence nationale de santé publique, près d’un Français sur quatre dépasse les repères fixés en matière de consommation d’alcool. Et une part non négligeable d’entre eux semble minimiser les risques liés à ce comportement.

Maelane LOAEC

Si la proportion de Français qui boivent trop n’a pas augmenté depuis 2017, elle plafonne encore à un haut niveau. Selon le dernier baromètre de Santé publique France, publié ce mardi 9 novembre, 23,7% des 18-75 ans déclarent avoir dépassé les repères de consommation délimités par l’institution en 2017, avec l’aide de l’Institut national du cancer.

À savoir : pas plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de deux par jour, en se réservant donc des jours sans une goutte d’alcool dans la semaine. Ce serait donc près d’un adulte français sur quatre qui aurait une consommation excessive d’alcool.

Cette proportion n’a pas beaucoup augmenté par rapport à celle de 2017, lorsque le niveau montait à 23,6%. À noter également, cette étude a été interrompue lors du premier confinement de mars, « modifiant ainsi la période usuelle de recueil des données » : aucune interview n’a été réalisée entre mi-mars et juin 2020, mais il y a eu davantage d’entretiens pendant l’été, période davantage propice à la consommation. Conséquences :  ces données pourraient être « surestimées » par rapport à 2017.

Un risque pour la santé parfois sous-estimé

Santé Publique France rappelle dans cette étude que la consommation excessive d’alcool cause plus de 40.000 décès par an, et coûterait 118 milliards d’euros par an. Des risques dont de nombreux Français ne semblent pas conscients. Parmi les sondés, 17% des personnes affirmant dépasser les repères de consommation estiment que boire quotidiennement ne représente pas de danger pour la santé. Un avis partagé par 8% de ceux qui ne consomment pas au-delà des recommandations. 

Si 84% de ceux ayant une consommation excessive de l’alcool reconnaissent en revanche que cette consommation peut aggraver le risque de cancer, ils sont 23% seulement à se dire prêts à boire moins, la faute à « des comportements très ancrés » déplore Santé Publique France.  

Les hommes et les actifs davantage concernés par une consommation excessive

L’étude révèle aussi que les hommes sont les plus susceptibles de multiplier les verres : 33,2% boivent trop, contre 14,7% pour les femmes. Un ratio inchangé par rapport à 2017. Parmi les adultes qui déclarent trop consommer, 68,1% sont des hommes, alors que parmi ceux qui affirment ne pas dépasser les repères, ils ne sont que 42,5%.  

Santé Publique France note également que si cette consommation « n’est pas très marquée socio-démographiquement »,  « le niveau de diplôme et le niveau de revenu » a tout de même une influence. Les personnes qui gagnent les plus hauts revenus dépassent souvent les repères de consommation, ainsi que plus largement les personnes actives : 57,6% des hommes et 59,2% des femmes qui ont un emploi déclarent trop boire, contre 9,4% et 7,2% pour les personnes au chômage.

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«Méconnaissable», cette star a sombré dans l’alcool

Une chanteuse célèbre a partagé un cliché datant de 2017 pour montrer dans quel état elle était à cause de l’alcool.

«Une version méconnaissable» d’elle-même. C’est ainsi que Jessica Simpson a décrit la photo qu’elle a postée sur Instagram, le 1er novembre 2021, pour évoquer son combat contre l’alcoolisme.

La chanteuse de 41 ans, qui a prouvé en 2020 qu’elle avait toujours un corps de jeune femme, fêtait ce jour-là 4 ans de sobriété et elle en a profité pour se confier sur les raisons qui l’avaient poussée à se reprendre en main parce qu’elle était épuisée.

«Il y a tellement de stigmatisation autour du mot alcoolisme ou de l’étiquette d’alcoolique. Le vrai travail que je devais faire dans ma vie était d’accepter l’échec, la douleur, la vulnérabilité et l’auto-sabotage. La consommation d’alcool n’était pas le problème.

C’était moi le problème. Je ne m’aimais pas. Je ne respectais pas mon pouvoir. Aujourd’hui, je le fais. J’ai accepté mes peurs et les parties tristes de ma vie», a écrit la maman de trois enfants et adepte des manteaux de fourrure avant de conclure: «Je suis libre».

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Les 5 choses terribles que l’ abus d’alcool fait à votre corps et à votre insu

De l’ADN aux hormones, une consommation excessive d’alcool peut modifier la biologie de votre corps de manière importante.

Marie Desangeil

Les boissons alcoolisées peuvent s’additionner plus rapidement que vous ne le pensez. Lorsque vous vous réveillez avec une gueule de bois, il est évident que les boissons de la nuit dernière ne vous ont pas fait beaucoup de bien.

Mais malgré ce que vous entendez sur les bienfaits pour la santé d’un verre de vin occasionnel, une consommation excessive d’alcool peut avoir un impact bien plus important sur votre corps qu’une seule journée de misère. On oublie, souvent que l’alcool est un dépresseur.

De plus, il y a quelques années, les effets cumulatifs d’une consommation excessive d’alcool ont été révélés dans une étude à grande échelle portant sur près de 600 000 buveurs dans 19 pays. Les chercheurs ont constaté que les buveurs qui consommaient entre 14 et 25 verres par semaine environ avaient une durée de vie moyenne jusqu’à deux ans plus courte que ceux qui buvaient un maximum d’environ sept boissons alcoolisées par semaine.

Les résultats, qui ont été publiés en avril 2018 dans The Lancet, ont également révélé que plus la consommation hebdomadaire d’alcool augmentait, plus le risque d’accident vasculaire cérébral, d’insuffisance cardiaque et de décès dû à l’hypertension ou à l’anévrisme aortique augmentait.

Quelle quantité d’alcool est excessive ?

La consommation excessive d’alcool se définie comme étant supérieure à 8 verres par semaine pour les femmes et à 15 verres pour les hommes. Une consommation modérée d’alcool se définie apr deux verres par jour pour les hommes et un verre par jour pour les femmes.

Souvent, les gens ne réalisent pas la quantité d’alcool qu’ils consomment sur une base mensuelle. Si l’on considère que quelqu’un peut prendre quelques verres le week-end, un verre de vin avec les dîners ou une bière (ou deux ou trois) en regardant du sport, cela s’additionne. De plus, si vous ne buvez qu’une ou deux fois par mois, il est facile de penser que vous n’en faites pas trop. Mais en ce qui concerne la consommation excessive d’alcool, le principal problème pour la plupart des gens est la consommation excessive d’alcool en une seule occasion, appelée « binge drinking ». Cela signifie quatre verres ou plus pour les femmes, et cinq ou plus pour les hommes, sur une période de deux à trois heures.

Prendre un verre tous les jours de la semaine n’est pas la même chose que prendre sept verres un samedi. Il est important de savoir exactement quelle quantité d’alcool vous consommez.

Quels autres effets l’alcool peut-il avoir sur votre organisme ?

En plus de vous faire perdre des années de vie, l’excès d’alcool peut avoir d’autres effets importants sur votre corps et votre esprit. En voici cinq que la recherche a mis en évidence :

1. L’alcool peut modifier votre ADN et vous donner envie de consommer davantage d’alcool

Oui, vous avez bien lu. Tant le binge drinking que la consommation excessive d’alcool peuvent réellement modifier votre patrimoine génétique et vous faire désirer plus d’alcool, plus souvent, selon une étude publiée en décembre 2018 dans Alcoholism : Clinical & Experimental Research.

Lorsque les chercheurs ont comparé des groupes de binge drinkers et de gros buveurs à des buveurs modérés (un verre par jour pour les femmes et jusqu’à deux pour les hommes), ils ont constaté qu’un processus de modification génétique induit par l’alcool, appelé méthylation, a changé deux gènes dans le corps des personnes du premier groupe.

L’un de ces gènes, appelé PER2, affecte l’horloge biologique du corps, et l’autre, POMC, régule le système de réponse au stress. Le résultat de ces changements est un désir accru d’alcool. Cette découverte apporte la preuve que la consommation excessive d’alcool peut réellement modifier vos gènes et que ces changements épigénétiques spécifiques dans ces gènes spécifiques sont associés à une augmentation du désir de boire de l’alcool. Cela pourrait contribuer à expliquer pourquoi le trouble de la consommation d’alcool est si puissant et touche tant de personnes.

2. L’alcool augmente le risque de certains cancers

Une méta-analyse de 572 études a montré que l’alcool augmente le risque de certains cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, du foie et du sein. Comme vous pouvez l’imaginer, ce risque monte en flèche chez les gros buveurs. Ils ont cinq fois plus de risques que les non-buveurs de contracter un cancer de l’œsophage.

Mais même une consommation modérée d’alcool double presque les risques de cancer de la bouche et de la gorge. La consommation d’un seul verre par jour peut également augmenter le risque de cancer du sein. Des recherches antérieures publiées dans l’International Journal of Cancer ont montré que l’alcool contribuait à environ 5,5 % des cas de cancer et à près de 6 % des décès par cancer dans le monde.

3. L’alcool modifie la composition des organismes dans l’intestin, ce qui nuit à l’immunité

La recherche axée sur l’équilibre délicat des micro-organismes qui résident dans le tractus gastro-intestinal a révélé que les perturbations de ces colonies bactériennes peuvent affecter non seulement la digestion mais aussi d’autres aspects de la santé, notamment l’immunité.

Il a été démontré que la consommation d’alcool affecte cet équilibre bactérien. Selon une analyse publiée en juillet 2021 dans l’International Journal of Molecular Sciences,les alcooliques présentent un équilibre différent des bactéries intestinales et des impacts sur leur barrière intestinale. Il a été démontré que la consommation chronique d’alcool a des effets néfastes sur les cellules du système immunitaire.

4. L’alcool affecte la mémoire à long terme et la structure du cerveau

Une nuit de beuverie peut entraîner des trous de mémoire qui effacent le souvenir d’événements et de détails importants. De plus, une consommation régulière d’alcool peut affecter les fonctions cérébrales à long terme. Les personnes qui boivent beaucoup pendant une longue période risquent de modifier le « câblage » du cerveau. Ce qui peut entraîner des problèmes cognitifs même après la sobriété.

Une forte consommation d’alcool peut également avoir un impact sur le cerveau à long terme et augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral et de dépression. Des recherches menées en mai 2021 à l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, ont montré que même une consommation modérée d’alcool diminue la matière grise et la matière blanche du cerveau. Les résultats ont conclu qu’il n’existe « aucun niveau de consommation d’alcool sans danger pour la santé du cerveau. »

5. L’alcool provoque des perturbations hormonales

Une consommation excessive et chronique d’alcool peut également causer des ravages dans le système endocrinien, qui constitue l’une des principales lignes de communication entre les organes et les autres systèmes (comme les systèmes nerveux et immunitaire).

De la même manière que l’alcool crée un déséquilibre dans l’intestin, il déséquilibre également le système endocrinien en perturbant la libération d’hormones importantes, créant des perturbations hormonales qui peuvent s’infiltrer dans tous les organes et tissus du corps.

Ces perturbations peuvent aller jusqu’à provoquer des dysfonctionnements de la reproduction, des problèmes de thyroïde, des anomalies du système immunitaire, du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers et des troubles psychologiques et comportementaux.

Des recherches suggèrent également que l’alcool augmente la production de cortisol, l’hormone du stress, pendant et après la consommation d’alcool, ce qui a pour conséquence d’augmenter la pression artérielle et de provoquer une augmentation du stress.

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Neuf magasins sur dix vendent de l’alcool aux mineurs, selon une étude

Par Le Figaro Publié il y a 7 heures

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, pointe l’association Addiction France.

«Les chiffres sont affligeants», juge, lapidaire, le communiqué de l’association Addictions France.

Sur 384 magasins testés en Loire-Atlantique et dans le Finistère, seuls 28 ont respecté l’interdiction de vendre de l’alcool à des mineurs, en vigueur pour les moins de 18 ans depuis 2009, l’âge étant fixé à 16 ans auparavant.

Pour arriver à ce résultat, l’association a recruté des «clients mystères», des mineurs de 16 et 17 ans. Plus de huit fois sur dix, la carte d’identité n’est pas demandé, et lorsqu’elle est demandée la vente s’effectue dans six cas sur dix.

«Ce qui m’a marqué c’est quand on nous demandait la carte d’identité et qu’on nous laissait passer», témoigne une cliente mystère qui a opéré dans le Finistère.

Boire une bière après le sport, est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?

La bière permet-elle vraiment d’étancher la soif, après un effort physique ? Est-il recommandé de boire une mousse après le sport ? Des scientifiques se sont penchés sur la question, moins anodine qu’il n’y paraît.

Après l’effort, le réconfort… Envie de boire une bière fraîche après un jogging ? On se dit que cela étanche la soif et permet de se détendre, pendant que les muscles se remettent lentement de la dépense physique… Certains soutiennent même que boire de la bière serait bon pour le corps, car une bonne mousse, ce n’est au fond que des céréales fermentées et de l’eau… Vrai ou faux ?

Des scientifiques de l’Université Northwestern de Chicago, aux États-Unis, ont mené une enquête, sur les liens entre consommation d’alcool et activité physique. D’après les chercheurs, peu importe l’âge, la situation professionnelle ou le niveau d’activité physique : ils ont constaté que nous buvons plus d’alcool les jours où nous faisons du sport.

Développement de nouveaux muscles

Or consommer une boisson alcoolisée après un effort sportif, ce n’est pas une bonne idée. Cela pourrait annihiler une partie des bénéfices induits par l’effort, voire être nocif à la santé.

À court terme, faire du sport endommage les muscles. Eh oui ! Le corps souffre pendant l’effort et il lui faut donc augmenter ses capacités, qui ne sont de toute évidence pas assez développées : il envoie donc le signal qu’il faut « fabriquer » davantage de muscles. C’est ainsi que l’on développe peu à peu sa masse musculaire et c’est pour cela que la phase de récupération est très importante.

Seulement voilà : l’alcool fait baisser la capacité des muscles à utiliser le glucose et les acides aminés, tous deux essentiels pour construire de nouvelles fibres musculaires et des vaisseaux sanguins. Une fois consommé, l’alcool réduit l’activité et le stockage de sels minéraux importants (sodiums, potassium, calcium, magnésium) dans l’organisme. À plus long terme, l’alcool perturbe en partie la production d’hormones, dont la testostérone – qui aide au développement des muscles.

Et puis l’alcool déshydrate. Quand on a beaucoup transpiré, il est important de bien se réhydrater. Boire une bière, même à faible degré d’alcool, n’est pas un choix très judicieux : la bière est particulièrement diurétique (elle augmente la production urinaire).

Une exception qui confirme la règle

Cependant, il y a bien une part de vérité dans le mythe « la bière, c’est bon après le sport » : des chercheurs de l’Université technique de Munich, en Allemagne, ont mené une enquête sur 277 marathoniens en 2009, en leur faisant boire – ou pas – de la bière blanche sans alcool. Ils ont découvert que la consommation de celle-ci avait un impact positif sur la santé post-marathon des sportifs.

Courir un marathon est un vrai défi pour le corps humain et porte un coup au système immunitaire. L’athlète est donc plus sujet à des infections respiratoires et des infections mineures. La bière blanche non alcoolisée contient beaucoup de polyphénols, des molécules antioxydantes. Le risque d’infections a été trois fois moindre chez les coureurs qui avaient consommé 1,5 litre de bière blanche sans alcool chaque jour pendant trois semaines avant et deux semaines après l’épreuve. Leurs inflammations étaient également moindres de 20 % par rapport au groupe test.

Au final, même s’il est important de se réhydrater, il est déconseillé de boire très au-delà de sa soif. Si la mort par déshydratation est peu probable chez les athlètes, certains sont cependant morts de surhydratation. En 2014, un joueur star d’une équipe de foot d’une université américaine est décédé à l’entraînement. Il avait bu plus de 7 litres d’eau et 7 litres de boisson énergisante…

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Alcool et boissons énergisantes, un cocktail aussi nocif que la cocaïne

Chez les adolescents, le mélange d’alcool et de boissons énergisantes semble aussi dangereux pour le cerveau que la cocaïne. L’impact est tel que des séquelles cérébrales sont repérées à l’âge adulte chez les adeptes de cette consommation à risque pendant leur jeunesse.

Des résultats prouvés… chez la souris.

En mélangeant ces deux produits, certains adolescents essaient d’atteindre le lâcher-prise et l’euphorie (grâce à l’alcool), tout en tenant toute la nuit grâce au pouvoir « booster » de la boisson énergisante. Illustration Adobe Stock

Les boissons énergisantes sont bien souvent disposées à côté des bouteilles d’alcool dans les supermarchés.

En mélangeant ces deux produits, certains adolescents essaient d’atteindre le lâcher-prise et l’euphorie (grâce à l’alcool), tout en tenant toute la nuit grâce au pouvoir « booster » de la boisson énergisante.

Malgré leur popularité, ces produits ne sont pas bien connus par la science. En 2016, des chercheurs de la Purdue University (West Lafayette, États-Unis) ont recherché, chez des souris « ado », d’éventuels effets neurochimiques de ce cocktail sur le cerveau.

Résultat, « certains de ces breuvages sont 10 fois plus concentrés en caféine que les sodas ». explique le Pr Richard van Rijn*, principal auteur de l’étude. Et lorsque le mélange (alcool-boissons énergisantes) est consommé régulièrement, « les souris atteignent des niveaux d’excitation très élevés. »

Aussi nocif que la cocaïne

Et les dommages ne s’arrêtent pas là. « Cette combinaison présente le même effet sur le cerveau de l’adolescent que la cocaïne », alertent les chercheurs.

Ainsi, ont-ils ont noté la présence d’une protéine particulière (AlphaFosB) dans le cerveau. Il s’agit en fait d’un biomarqueur des dégâts cérébraux liés à la consommation de drogues dures.

« Les modifications cérébrales sont telles que les souris étaient plus susceptibles d’abuser de ce cocktail une fois adulte ». En effet, selon les chercheurs, à l’image de la cocaïne « les souris, pour continuer à ressentir les effets des boissons ont augmenté les doses ».

Ces dommages repérés plusieurs années après la consommation à risque « expliquent la difficulté connue chez les usagers de drogue à se départir de leur addiction ».

Pour des raisons éthiques, ces expériences ne peuvent évidemment être menées chez l’être humain. Mais ces résultats prouvent l’équivalence de nocivité entre des substances addictives légales et illégales.

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Comprendre le trouble de l’usage de l’alcool

* Le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA) définit le « binge drinking » (alcoolisation ponctuelle importante) comme un mode de consommation d’alcool qui amène la concentration d’alcool dans le sang (CAB) à 0,08 %, soit 0,08 gramme d’alcool par décilitre, ou plus.

Pour un adulte typique, il correspond à la consommation de cinq verres ou plus pour les hommes ou de quatre verres ou plus pour les femmes, sur une durée d’environ 2 heures. **

Le NIAAA définit la consommation excessive d’alcool comme la consommation de plus de quatre verres par jour pour les hommes ou de plus de trois verres pour les femmes. Le trouble de l’usage de l’alcool (TUA) est une affection médicale caractérisée par une altération de la capacité à arrêter ou à contrôler la consommation d’alcool malgré des conséquences négatives sur le plan social, professionnel ou sur la santé. Ce terme englobe les affections que certaines personnes désignent comme l’abus d’alcool, la dépendance à l’alcool, l’addiction à l’alcool et le terme courant, l’alcoolisme.

Considéré comme une affection cérébrale, le TUA peut être léger, modéré ou sévère. Les changements durables dans le cerveau causés par l’abus d’alcool contribuent à maintenir le TUA et rendent les individus vulnérables aux rechutes. La bonne nouvelle est que quelle que soit la gravité du problème, un traitement fondé sur des preuves avec des thérapies comportementales, des groupes d’entraide et/ou des médicaments peuvent aider les personnes souffrant de TUA à obtenir et à maintenir leur rétablissement.

Selon une enquête nationale, 14,1 millions d’adultes âgés de 18 ans et plus1 (5,6 pour cent de ce groupe d’âge2 ) ont eu un TUA en 2019. Parmi les jeunes, on estime que 414 000 adolescents âgés de 12 à 17ans1 (1,7 pour cent de ce groupe d’âge2 ) ont présenté un TUA pendant cette période.

Qu’est-ce qui augmente le risque de TUA ? Le risque qu’une personne développe un TUA dépend en partie de la quantité, de la fréquence et de la vitesse à laquelle elle consomme de l’alcool.

L’abus d’alcool, ce qui comprend le binge drinking* et la consommation excessive d’alcool, augmente avec le temps le risque de TUA. D’autres facteurs augmentent également le risque de TUA, par exemple : **

• Boire à un âge précoce. Une récente enquête nationale a révélé que parmi les personnes âgées de 26 ans et plus, celles qui ont commencé à boire avant l’âge de 15 ans étaient plus de 5 fois plus susceptibles de rapporter avoir eu un TUA au cours de l’année passée que celles qui ont attendu jusqu’à l’âge de 21 ans ou plus pour commencer à boire. Le risque pour les femmes de ce groupe est plus élevé que pour les hommes.

• Antécédents génétiques et familiaux de problèmes liés à l’alcool. La génétique joue un rôle, avec une héritabilité d’environ 60 pour cent ; cependant, comme d’autres maladies chroniques, le risque de TUA est influencé par l’interaction entre les gènes d’une personne et son environnement. Les habitudes de consommation d’alcool des parents peuvent également influencer la probabilité qu’un enfant développe un TUA un jour.

SPECTRE DU TROUBLE DE L’USAGE DE L’ALCOOL MODÉRÉ LÉGER SÉVÈRE

Le trouble de l’usage de l’alcool (TUA) est une affection médicale caractérisée par une altération de la capacité à arrêter ou à contrôler la consommation d’alcool malgré des conséquences négatives sur le plan social, professionnel ou sur la santé. Considéré comme une affection cérébrale, le TUA peut être léger, modéré ou sévère. Comprendre le trouble de l’usage de l’alcool • Affections mentales et antécédents de traumatisme.

Un large éventail d’affections psychiatriques, y compris la dépression, le trouble de stress post-traumatique et le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité, sont des comorbidités du TUA et sont associées à un risque accru de TUA. Les personnes qui ont des antécédents de traumatismes infantiles sont également vulnérables au TUA. Quels sont les symptômes du TUA ? Les professionnels de santé utilisent les critères du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, cinquième édition (DSM-5) pour évaluer si une personne présente un TUA et pour en déterminer sa sévérité, le cas échéant. La sévérité est basée sur le nombre de critères qu’une personne satisfait en fonction de ses symptômes : léger (2 à 3 critères), modéré (4 à 5 critères) ou sévère (6 critères ou plus). Un professionnel de santé pourrait poser les questions suivantes pour évaluer les symptômes d’une personne.

Au cours de l’année passée :

• Avez-vous eu des moments où vous avez fini par boire plus, ou plus longtemps, que prévu ?

• Avez-vous, à plusieurs reprises, voulu réduire ou arrêter de boire, ou avez-vous essayé, mais sans succès ?

• Avez-vous passé beaucoup de temps à boire ? Ou à être malade ou à vous remettre d’autres effets secondaires ?

• Avez-vous eu tellement envie d’un verre que vous ne pouviez penser à rien d’autre ?

• Avez-vous constaté que la consommation d’alcool, ou le fait d’être malade à cause de la consommation d’alcool, interférait souvent avec le fait de prendre soin de votre foyer ou de votre famille ? Ou était source de problèmes professionnels ? Ou de problèmes scolaires ?

• Avez-vous continué à boire même si cela causait des problèmes avec votre famille ou vos amis ?

• Avez-vous abandonné ou réduit des activités qui étaient importantes ou intéressantes pour vous, ou qui vous donnaient du plaisir, afin de boire ?

• Plus d’une fois vous êtes-vous retrouvé(e) dans des situations pendant ou après avoir bu qui ont augmenté vos chances de vous blesser (comme conduire, nager, utiliser des machines, marcher dans une zone dangereuse ou avoir des rapports sexuels non protégés) ?

• Vous avez continué à boire même si cela vous faisait vous sentir déprimé(e) ou anxieux(-se) ou aggravait un autre problème de santé ? Ou après avoir eu un blackout ?

• Avez-vous dû boire beaucoup plus qu’auparavant pour obtenir l’effet désiré ? Ou trouvé que votre nombre habituel de verres avait beaucoup moins d’effet qu’auparavant ?

• Avez-vous constaté que lorsque les effets de l’alcool s’épuisaient, vous présentiez des symptômes de sevrage, tels que des troubles du sommeil, des tremblements, une agitation, des nausées, des sueurs, une accélération du rythme cardiaque ou des convulsions ? Ou senti des choses qui n’étaient pas là ?

Chacun de ces symptômes peut être source d’inquiétude.

Plus les symptômes sont nombreux, plus le besoin de changement est urgent. Quels sont les types de traitement du TUA ? Plusieurs approches de traitement fondées sur des preuves sont disponibles pour le TUA. Une solution unique ne convient pas à tout le monde et une approche thérapeutique qui peut fonctionner pour une personne peut ne pas fonctionner pour une autre. Le traitement peut être ambulatoire et/ou hospitalier et être assuré par des programmes spécialisés, des thérapeutes et des médecins.

Médicaments Trois médicaments sont actuellement approuvés par la Food and Drug Administration des États-Unis pour aider les personnes à arrêter ou réduire leur consommation d’alcool et prévenir les rechutes : la naltrexone (par voie orale et injectable à longue durée d’action), l’acamprosate et le disulfirame.

Tous ces médicaments sont non addictifs et peuvent être utilisés seuls ou associés à des thérapies comportementales ou à des groupes d’entraide. Thérapies comportementales Les thérapies comportementales, également appelées psychothérapie de l’alcoolisme ou « thérapie par la parole », fournies par des thérapeutes agréés, visent à modifier le comportement de l’alcool.

Les exemples de thérapies comportementales sont les interventions brèves et les approches de renforcement, les traitements qui renforcent la motivation et enseignent les compétences pour faire face aux rechutes et les prévenir, et les thérapies basées sur la pleine conscience. Groupes d’entraide Les groupes d’entraide fournissent un soutien par les pairs pour arrêter ou réduire la consommation d’alcool.

Les réunions de groupe sont disponibles dans la plupart des communautés, à peu de frais ou gratuitement, à des heures et des endroits pratiques – y compris une présence croissante en ligne. Cela signifie qu’ils peuvent être particulièrement utiles aux personnes qui risquent de rechuter. Les groupes d’entraide, associés aux médicaments et à la thérapie comportementale fournis par les professionnels de santé, peuvent offrir un soutien supplémentaire précieux.

Veuillez noter : Les personnes atteintes d’un TUA sévère peuvent avoir besoin d’une aide médicale pour éviter le sevrage alcoolique si elles décident d’arrêter de boire. Le sevrage alcoolique est un processus potentiellement mortel qui peut survenir lorsqu’une personne qui a beaucoup bu pendant une période prolongée arrête soudainement de boire.

Les médecins peuvent prescrire des médicaments pour traiter ces symptômes et rendre le processus plus sûr et moins pénible. Les personnes souffrant d’un TUA peuvent-elles s’en remettre ? De nombreuses personnes atteintes de TUA se rétablissent, mais les revers sont fréquents chez les personnes sous traitement. Le recours précoce à l’aide d’un professionnel peut prévenir une rechute dans la consommation d’alcool.

Les thérapies comportementales peuvent aider les personnes à développer des compétences pour éviter et surmonter les facteurs déclenchants, comme le stress, qui peuvent conduire à la consommation d’alcool. Les médicaments peuvent également aider à dissuader la consommation d’alcool pendant les périodes où les personnes peuvent présenter un risque accru de rechute (par ex., divorce, décès d’un membre de la famille).

Besoin d’aide ? Si vous êtes préoccupé(e) par votre consommation d’alcool et que vous souhaitez savoir si vous pourriez présenter un TUA, veuillez consulter le site Internet

Repenser la consommation d’alcool.

Pour en savoir plus sur les options de traitement de l’alcoolisme et rechercher des soins de qualité près de chez vous, veuillez consulter le NIAAA Alcohol Treatment Navigator. National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism NIH . . . Turning Discovery Into Health® National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism https://www.niaaa.nih.gov • 301-443-3860 Mai 2021

Pour plus d’informations sur l’alcool et votre santé, veuillez consulter : https://niaaa.nih.gov 1 Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA), Center for Behavioral Health Statistics and Quality. 2019 National Survey on Drug Use and Health. Table 5.4A—Alcohol Use Disorder in Past Year Among Persons Aged 12 or Older, by Age Group and Demographic Characteristics: Numbers in Thousands, 2018 and 2019.

https://www.samhsa.gov/data/sites/default/files/reports/rpt29394/NSDUHDetailedTabs2019/NSDUHDetTabsSect5pe2019.htm?s=5.4&#tab5-4a. Accessed November 6, 2020. 2 SAMHSA, Center for Behavioral Health Statistics and Quality. 2019 National Survey on Drug Use and Health. Table 5.4B—Alcohol Use Disorder in Past Year Among Persons Aged 12 or Older, by Age Group and Demographic Characteristics: Percentages, 2018 and 2019.

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