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Voici tout ce qu’il se passe dans notre corps lorsque l’on boit de l’alcool

De la première gorgée à la gueule de bois, l’alcool a de nombreux effets sur notre organisme. Mais que se passe-t-il véritablement ? Suivez le guide.

Quand on boit, seul.e ou entre amis, c’est généralement pour se détendre. Avec 10% de sa population qui boit quotidiennement, la France est l’un des plus gros consommateurs d’alcool au monde. Pourtant, si l’alcool est souvent synonyme de partage et de bonne humeur, ses effets sur notre métabolisme sont moins sympathiques. Comme l’explique nos confrères du Telegraph, l’alcool est traître et, alors que les bars sont encore fermés, c’est l’occasion de découvrir ce qu’il se passe dans notre corps, de la première goutte d’alcool au réveil compliqué du lendemain matin.1

La première gorgée : l’effet placebo

Dès la première gorgée d’alcool, notre corps se détend. Un sentiment de relaxation nous envahit immédiatement. Mais à ce stade, il n’y a pas encore d’effet physiologique réel, et ce que nous ressentons n’est ni plus ni moins qu’un effet placebo. S’il s’agit d’un simple reflexe conditionné, celui-ci est d’autant plus important lorsque cette consommation d’alcool fait partie d’une routine régulière.2

10 minutes : l’alcool est absorbé dans le sang

Après une dizaine de minutes, l’alcool se retrouve dans l’estomac. 20% de cet alcool traverse alors la paroi de l’estomac pour se retrouver dans le sang avant de se diffuser dans tous les organes du corps. C’est pourquoi on peut détecter la présence de l’alcool dans le sang en seulement quelques minutes. Et si tous les métabolismes sont différents, certains facteurs peuvent accélérer ce passage de l’alcool dans le sang par l’estomac et les intestins. C’est le cas des boissons chaudes, de celles contenant du gaz carbonique ou du sucre, mais aussi des consommations à jeun ou très rapides.3

20 minutes : le cerveau trinque

L’alcool est acheminé jusque dans notre cerveau par la circulation sanguine. Etant une substance dite « psychoactive », il peut alors modifier l’activité de l’organe et s’attaquer directement au système nerveux central. C’est à partir de ce moment que les premiers effets se font véritablement ressentir. On devient plus bavard, plus tactile. Mais ce n’est que le début…4

45 minutes : bouffées de chaleur et envies pressantes

Comme l’explique le professeur Paul Wallace au Telegraph : « L’alcool a un effet de vasodilatation. Il fait dilater les vaisseaux sanguins superficiels de votre peau, ce qui vous fait rougir et vous donne une sensation de chaleur. » À ce stade trois organes sont alors touchés : le cerveau, la peau et maintenant, les reins.

Très rapidement l’envie de prendre l’air pour se rafraichir est remplacée par une nouvelle, celle d’aller aux toilettes. Pourquoi ça ? C’est simple, l’alcool est une boisson diurétique, elle entraîne donc une augmentation des sécrétions, et notamment celles urinaires. Et si c’est déjà assez embêtant de devoir aller aux toilettes tous les deux ou trois verres, l’absorption de trop grandes quantités d’alcool provoque également une déshydratation, et nous finissons par manquer d’eau.5

1 heure : on commence à perdre pied…

Au bout d’une heure, le pic d’alcoolémie est atteint. À ce moment précis, nous avons atteint la concentration maximale d’alcool dans notre sang, et les choses peuvent commencer à déraper. Vision trouble, paroles de travers, difficultés à articuler ou marcher… Ces troubles s’expliquent par la suppression des fonctions cérébrales supérieures de notre cerveau et le déréglement de notre système cognitif. Bref, on perd le contrôle de nos mouvements et nos paroles. L’alcool peut également s’accompagner d’un autre effet : l’agressivité. Elle peut se manifester à tout instant, selon la personne.  Cela est en partie dû à la désinhibition qui se produit dans notre cerveau et au manque progressif de repères que cela implique.

2 heures : … avant de s’endormir en bout de table

Après avoir passé la nuit à profiter et être allé dix fois aux toilettes, une vague de fatigue commence à nous envahir. C’est tout simplement l’heure d’aller se coucher. Mais cet effet sédatif de l’alcool peut s’avérer dangereux puisque bien souvent, lorsque la fatigue apparaît, notre notre lit douillet est loin de nous. On finit donc en bout de table, les yeux à moitié fermés. Pour le professeur Paul Wallace, cet état est aussi celui où un quatrième organe entre en jeu : l’estomac. Douleurs, irritations et vomissements. Notre estomac se sent mal, et nous le fait bien comprendre.7

Le très sympathique « black-out alcoolique »

Nous aurions bien aimé vous donner une petite indication horaire pour cette nouvelle phase, mais la conséquence du « black-out alcoolique » c’est bien de ne plus se souvenir. Car dans notre cerveau, l’alcool perturbe directement l’efficacité de la transmission entre les neurones, et on se retrouve alors avec une perte de mémoire temporaire. 1 heure ? 2 heures ? Ou 5 heures ? Eh bien, on n’en sait rien. C’est le noir total. Notre cerveau n’a plus la capacité de former de nouveaux souvenirs : il nous a lâché.8

8 à 9 heures : la gueule de bois

Nous sommes tous passés par là. Le réveil pique. Mal de tête lancinant, bouche desséchée, mal de ventre, nausée, fatigue… Rien ne va plus. Mais pourquoi tant de souffrances pour de « simples » verres d’alcool ? Il y a d’abord la déshydratation, mais aussi notre tube digestif qui est mis à mal. Cette sensation s’explique aussi par une troisième raison : l’accumulation d’acétaldéhyde dans notre corps. À concentration élevée, cette molécule produite par le foie lors de la dégradation de l’éthanol, est particulièrement toxique pour notre organisme.9

Pour la vie : des effets pas fameux sur le foie

Tout au long de ce processus, notre foie en prend un bon coup car c’est lui qui se tape tout le boulot. Il s’occupe d’éliminer la majorité de l’alcool, le reste disparaît dans l’air, la sueur et les urines. En moyenne, notre corps se débarrasse de 0,1 à 0,15 g d’alcool par heure, et il n’existe aucune technique efficace pour l’éliminer plus vite. Si on boit trop, notre foie aura du mal à faire face et pourra s’enflammer. Cela conduit à la production de plus d’acétaldéhyde, qui est également cancérigène, et c’est tout de suite moins sympa. D’autant plus que la consommation chronique d’alcool demeure ainsi associée à de nombreuses atteintes hépatiques : stéatose, fibrose, cirrhose, hépatite alcoolique, cancers…  Pour éviter d’en arriver là, rien de mieux que de boire avec modération.

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PLAN CANCER DU GOUVERNEMENT: TABAC ET ALCOOL DANS LE VISEUR

publié le 5 février 2021

Emmanuel Macron a présenté hier la nouvelle stratégie décennale contre le cancer.

En pleine pandémie du covid, qui a déjà fait 77.000 morts, Emmanuel Macron a présenté hier une stratégie décennale contre le cancer axée sur la prévention contre le tabac et l’excès d’alcool, afin de ramener le nombre de morts de 150.000 à 100.000 par an.

Un budget d’1,7 milliard pour 2021–2025

Le budget des cinq premières années du plan décennal sera porté à 1,7 milliard d’euros pour 2021–2025. « Un plan de cette ampleur ne peut que susciter des espoirs dans l’accélération de la lutte contre le cancer », a estimé le Pr Thierry Philip, président du directoire de l’Institut Curie, en saluant cette hausse « conséquente » de 20%.

Dépistages: 10 millions par an en 2025

En matière de prévention, le gouvernement et l’INCa ambitionnent de réduire de 60.000 par an d’ici 2040 le nombre des « cancers évitables », sur un total de 153.000 – on estime que 40% des cas de cancers pourraient être évités, car attribuables à des facteurs de risques modifiables comme le tabac, l’alimentation, l’exposition aux UV ou encore la sédentarité.

Ils souhaitent aussi convaincre davantage de Français de participer aux dépistages organisés pour le cancer du sein, le cancer colorectal et le col de l’utérus. Objectif: « réaliser 1 million de dépistages en plus à l’horizon 2025 », contre neuf millions par an aujourd’hui.

La marge de progression existe principalement pour le dépistage du cancer colorectal, avec seulement 30% de participation, tandis que des « travaux de recherche » sont menés pour envisager des dépistages sur d’autres cancers, comme celui du poumon.

« Une génération sans tabac en 2030 »

« Je souhaite que la génération qui aura 20 ans en 2030 soit la première génération sans tabac de l’histoire récente », a dit Emmanuel Macron. Il a promis d’agir sur « le prix, l’extension des espaces sans tabac, les campagnes d’information sur sa toxicité », et un meilleur accompagnement de ceux qui arrêtent de fumer. Cette mobilisation doit commencer « dès l’école ».

Lutter contre l’alcoolisme

Pour l’alcool, à l’origine d’un cinquième des cancers évitables, « il ne s’agit pas d’aller vers le zéro alcool mais bien de prévenir les excès et de mieux aider ceux qui sont dans une forme de dépendance à en sortir », a souhaité Emmanuel Macron. Il a ainsi promis, sans précision, des repères « plus visibles et plus lisibles aux consommateurs » sur chaque produit. « Contre ces deux principales causes de cancers évitables, nos actions cibleront particulièrement les jeunes », a-t-il ajouté.

Limiter les séquelles

Le plan souhaite par ailleurs limiter à un tiers la proportion de patients souffrant de séquelles cinq ans après leur diagnostic (chirurgies mutilantes, effets secondaires des médicaments, retards de développement chez les enfants…), contre deux tiers à l’heure actuelle.

Améliorer le taux de survie

Le dernier objectif consiste à « améliorer significativement » le taux de survie des cancers à mauvais pronostic, dont le taux de survie à cinq ans est inférieur à 33%, tels que les cancers du pancréas ou du poumon, certains cancers du sein dits « triple négatif » ou encore un cancer rare, le glioblastome du tronc cérébral de l’enfant.

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Comment la consommation d’alcool a évolué en France pendant le confinement ?

Par Catherine Muller -02/02/2021

« L’alcool est la substance psychoactive la plus ancienne, la plus universelle et la plus massivement utilisée par l’homme », écrit  dans son ouvrage de référence, « Addictologie en 47 leçons », le psychiatreJean-Michel Delile, et ce « compagnonnage humain/alcool » a pu jouerun rôle important dans l’invention de l’agriculture par l’homo sapiens, et l’essor de la civilisation. Rien d’étonnant donc à ce qu’on considère que le consommation d’alcool est un indicateur significatif des bouleversements d’une société, et que, tout particulièrement pendant le confinement strict du printemps dernier, elle ait analysée avec une grande précision.

Drunken monkey : le singe ivre

Le docteur Robert Dudley,  de l’université de Californie,  fait l’hypothèse que nous aurions hérité de nos ancêtres primates une attirance  prononcée pour les fruits mûrs forts en goût, contenant de  l’éthanol, dont ils auraient fait une partie importante de leur alimentation. C’est même ce qui aurait poussé les premiers hominiens à descendre des arbres pour les ramasser sur le sol où ils étaient plus abondants ;  et puis, leurs besoins de consommation ne faisant que croître, ils ont cherché à en maîtriser l’approvisionnement, pour ne pas avoir à se passer d’une nourriture qui faisait leurs délices. Ainsi, si les hommes du néolithique ont développé des techniques de culture, ce serait plus pour fabriquer de la bière que du pain !

Comme l’alcool, riche en sucre, est énergisant et que, de plus, il a des propriété médicinales, il peut tout aussi bien  nourrir que  guérir. Ceux qui, le reconnaissant à son odeur très particulière, savaient où le trouver, ont ainsi eu un net avantage sur les autres dans la course à la sélection naturelle. Consommer de l’alcool est alors apparu comme le privilège des individus dominants, ceux qui avaient le pouvoir d’échapper au monde trivial du commun des mortels et et de parler avec les dieux. Ce rôle sacré de l’alcool est très présent dans l’Antiquité autour de grandes cérémonies religieuses, comme les fêtes de Bacchus, dieu du vin,  à Rome, mais qui tournèrent à la débauche totale et finirent par être interdites. C’est ainsi que l’alcool perdit son statut mystique de « nectar des dieux » pour devenir  l’objet d’une réprobation morale et religieuse.

Du magique au pathologique

C’est le médecin suédois Magnus Huss qui, au milieu du XIXème siècle, va parler de l’alcoolisme comme d’une maladie, et non plus comme d’une tare. Mais, à cette époque, l’accent est mis sur le produit lui-même, qui est diabolisé, et ceux qui le consomment sont culpabilisés. A l’heure actuelle, ce n’est plus l’alcool lui-même qui est au centre des préoccupations cliniques, mais plutôt l’usage qui en est fait, en essayant d’évaluer s’il y a ou non « trouble de l’usage », selon un modèle « biopsychosocial » qui intègre les facteurs, non seulement de quantité ingérée et de fréquence, mais aussi de difficultés familiales et professionnelles et de déni des risques encourus.

Dans la mesure où, selon Jean-Pierre Couteron, spécialiste des conduites addictives, le recours à l’alcool, au-delà de la recherche de sensations qu’il implique, est un comportement à dimension sociale dont la fonction est de nous adapter à notre environnement, il aurait été assez logique que la consommation d’alcool des Français ait nettement augmenté pendant le confinement, période où les bases notre vie quotidienne ont été modifiées du tout au tout. Selon ce clinicien, on aurait pu penser que la promiscuité provoquerait « une sorte de surchauffe mentale »,et que « les interactions familiales portées à incandescence  auraient pu déclencher une alcoolisation comme stratégie d’évitement, voire d’oubli, ou de prise de distance avec la réalité ».

Mais ce n’est pas ce que disent les statistiques résultant de l’étude très approfondie menée par l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies, et publié dans sa revue « Tendances » de septembre 2020.

L’heure de l’apéro

De fait, la consommation d’alcool n’a augmenté que de 11% pendant le confinement, et, majoritairement, pour 65% des sujets de l’étude, elle est restée stable ; la seule différence peut s’expliquer en partie par l’absence de frontière entre vie privée et vie professionnelle générée par le télétravail. Ainsi,  ceux qui n’ont pas consommé plus l’ont fait différemment, ils ont commencé plus tôt dans l’après-midi, fixant l’heure de l’apéro non à dix-huit heures, mais à… seize heures !

On peut y voir aussi une donnée socioculturelle : au cinéma comme  à la télévision, seuls les patrons d’entreprise et les hommes politiques ont un meuble bar dans leur bureau, car ils sont les seuls à avoir le droit de travailler  un verre à la main ou posé à côté d’eux. Les imiter c’était peut-être réaliser un fantasme de toute-puissance, en se donnant l’illusion qu’on était un « guerrier » et qu’on allait gagner !

Par ailleurs, les observations faites sur le terrain montrent que près d’un quart des sondés ont limité leur consommation pendant le confinement, comme s’ils avaient voulu faire de ce temps de pause obligatoire un temps de purification. Il faut toutefois tenir compte d’un possible déplacement de l’alcool vers les benzodiazépines et les anxiolytiques, auxquels les Français ont fait largement appel, en en prenant   presque deux fois plus que d’habitude.

Boire de l’alcool et socialiser étant en effet intimement liés, la fermeture des bars et des restaurants a surtout affecté les jeunes et les consommateurs « festifs », qui avaient l’habitude de s’y rencontrer surtout le week-end. Ils ont alors dû s’adapter, créant la mode des « apéros Zoom », et autres apéros virtuels ! Selon un sondage réalisé par l’Ifop du 12 au15 juin 2020, un Français sur trois a participé à un ou plusieurs de ces apéros pendant le confinement et parmi eux, un tiers a l’intention de poursuivre cette pratique. Il y a fort à parier que cette coutume restera comme la grande innovation du printemps du coronavirus !

« Dry January » : janvier, mois de la  sobriété

“Dry January” est une campagne de santé publique née en 2013 au Royaume-Uni à l’initiative de l’association « Alcohol Change UK», dont le but est de compenser les excès du Nouvel An par un mois complet de sobriété, où chacun pourra réfléchir à sa consommation, et, éventuellement, la réguler. Les résultats en sont prometteurs ; les trois-quarts des participants ont renoncé durablement aux usages nocifs de l’alcool. 

En 2020, une campagne similaire est lancée en France par la Fédération addiction, et, pour sa Déléguée générale, Nathalie Latour,  les résultats sont d’ores et déjà là, notamment à travers le succès de l’application « Try Dry », téléchargée plus de cent mille fois. Elle  permet à chacun d’évaluer son éventuelle dépendance à l’alcool, ce que 68% des Français, selon un sondage publié par l’Institut YouGov France ce 29 janvier, trouvent être « une bonne chose ».

De plus, cette application donne de nombreux conseils pour retrouver la forme, améliorer son sommeil et perdre du poids, ce que souhaitent aussi ses utilisateurs. Souvent, ils vont préférer relever le « défi de janvier » entre amis, optimisant ainsi leurs chances de le réussir, tout en continuant à éprouver le plaisir de partager, non une « bonne bouteille », mais de « bons moments » !

Dr Catherine Muller
Membre du comité scientifique de SOS Addictions
Docteur en psychologie
Member of the World Council of Psychotherapy
Member of the American Psychological Association

La tendance « nolo » : le peu ou pas d’alcool fait des émules

Pour l'apéro, nombreuses sont les marques à miser sur la tendance sans alcool. Comme Gimber, une boisson à base de gingembre.Pour l’apéro, nombreuses sont les marques à miser sur la tendance sans alcool. Comme Gimber, une boisson à base de gingembre. Courtesy of Gimber

Alors que le « dry january » touche à sa fin, la tendance nolo (pas ou peu d’alcool), séduit de plus en plus de consommateurs. Nombreux sont les « sober curious » avides de découvrir des breuvages alternatifs tout aussi festifs, mais sans alcool. Qu’est-ce que ça donne ?

Vous reprendrez bien un petit verre… sans alcool ? Face aux spiritueux, les boissons « nolo » (« no alcohol » ou « low alcohol ») connaissent un franc succès. Le cabinet IWSR, spécialisé dans l’analyse du marché des boissons alcoolisées, s’est intéressé à cette tendance sans alcool. Selon les chiffres, les ventes boissons peu ou pas alcoolisées ont connu une progression de 20% en France entre 2017 et 2018 et de 30,5% entre 2018 et 2019. Et tout laisse à penser que ce marché ne va cesser de croître.

Le nolo, une tendance subversive ?

Le mouvement de sobriété joyeuse débute aux Etats-Unis où l’ouvrage de Ruby Warrington, « Sober Curious », fait des émules chez les millenials, soucieux de leur bien-être et de leur santé. En France, la récente sortie de l’ouvrage de Claire Touzard, « Sans Alcool », s’inscrit dans la même veine. L’auteure n’hésite pas à qualifier le choix du zéro alcool de « subversif ». Dans un pays où partager et célébrer est souvent synonyme de – beaucoup – boire, choisir la sobriété est un acte de « rébellion ». Car la consommation des Français, bien qu’en baisse, reste l’une des plus élevées au monde, selon l’Insee. Et l’Hexagone se situe au 8ème rang de l’Europe.

Plantes, cocktails et #soberlife

Alors que les jeunes délaissent l’alcool, de nombreuses marques choisissent de s’adapter aux nouveaux besoins de consommation. Parmi les nouveaux entrants on trouve des marques aux packagings léchés qui reprennent des alcools classiques. Mais côté saveur, elles jouent sur l’alliance d’herbes et fruits savamment équilibrée. C’est le cas des gins sans alcool Ceder’s de Pernod Ricard, ou Atopia, extraits de plantes et d’arômes naturels. Dans la même veine, on trouve JNPR au bouquet floral ou encore Gimber, un concentré de gingembre pour l’apéro.

Côté bière, nombreux sont les brasseurs à proposer des alternatives. Interrogé par Europe 1, Maxime Costilhes, délégué général des Brasseurs de France, explique que « depuis 4-5 ans, les industriels ont développé des techniques de refroidissement, de désalcoolisation et d’interruption de la fermentation qui permettent de ne pas altérer le goût de la bière ». Une tendance suivie de près, donc, par les quelque 2.000 brasseries artisanales françaises, mais aussi par les grands industriels, comme Heineken avec sa bière 0.0.

Pour les fans de vins de table, de nombreuses alternatives existent. Parmi elles, le Français Petit Bérêt, dont le cofondateur Dominique Laporte est meilleur sommelier de France, commercialise des vins rouges, blancs ou rosés façonnés à partir de sélection de cépages et d’assemblages, comme un grand cru classique.

Bar sans alcool

Et la tendance ne s’arrête pas là. Outre les nouvelles marques de breuvage nolo, des « dry bars » se sont adaptés et proposent des cartes sans alcool. C’est le cas du Listen Bar à New York, du Virgin Mary à Dublin. En France, Gueule de Joie avait ouvert à Nantes. Si le bar est fermé pour cause de Covid, il n’en propose pas moins une sélection de boissons à se faire livrer pour buller sans éthanol. 

Alcool, gare aux excès

Sous ses airs pop, la tendance « nolo » représente aussi un fort enjeu de santé publique.
Selon Santé Publique France, la consommation d’alcool « fait partie des trois premières causes de mortalité évitable avec 41.000 décès en 2015 ». Pour rappel, elle ne doit pas dépasser 10 verres d’alcool maximum par semaine ou 2 verres d’alcool maximum par jour, et pas tous les jours.

Une bonne raison de se rabattre sur un bon mocktail.

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Sans alcool

En France, on s’avoue rarement alcoolique. Quand on boit on est festif, irrévérent, drôle. Français.

Un jour pourtant, Claire arrête de boire. Elle prend conscience que cet alcool, prétendument bon-vivant, est en vérité en train de ronger sa vie. Il noyaute ses journées, altère sa pensée, abîme ses relations.

En retraçant son passé, elle découvre à quel point l’alcool a été le pilier de sa construction et de son personnage de femme.

Sans alcool est le journal de son sevrage. Un chemin tortueux, parfois rocambolesque, à travers son intimité. Une quête de libération complexe, dans un pays qui sanctifie le pinard. L’autrice affronte son passé, l’héritage familial, le jugement des autres.

Son récit interroge, au-delà de son expérience. Pourquoi boire est une telle norme sociale ?

Alors qu’on lui a toujours vendu la sobriété comme le choix des cons et des culs bénis, elle réalise qu’on l’a sans doute flouée.

Être sobre est bien plus subversif qu’elle ne l’imaginait.

Bas-Rhin : un vin sans alcool fait fureur auprès des consommateurs

« Si je ne vous dis pas qu’il n’y a pas d’alcool, vous ne direz jamais qu’il n’y a pas d’alcool« , assure Brunot Marret, œnologue et gérant de La côte de Vincent, au moment de goûter ce produit spécial, aux allures de Riesling.

Et pourtant, c’est bien la caractéristique de ce vin, transformé à Mayence en Allemagne. Le vin blanc ou rouge est soumis pendant cinq minutes à -30 degrés, sans oxygène. Les vapeurs d’alcool s’échappent pour libérer un vin sans alcool.

De 5 000 à 500 000 bouteilles par an

L’entreprise familiale ne cesse de se faire connaître : en seize ans, elle est passée de 5 000 à 500 000 bouteilles vendues par an. « On a de plus en plus de femmes enceintes qui commandent chez nous, on a quelques sportifs qui doucement se tournent vers nous pour pouvoir fêter sans culpabiliser, et puis il y a de plus en plus de personnes, même des jeunes qui commandent par curiosité et parce qu’ils assument totalement le fait de ne pas boire d’alcool« , indique Lucie Marret, responsable marketing et assistante commerciale de la société.

Voir la vidéo de France 3

Comment fabrique t on de l’alcool ?

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5 occasions de goûter des produits sans alcool

Elle est bien loin, l’époque où les boissons sans alcool étaient réservées aux femmes enceintes et aux gens qui prennent le volant après une soirée. Il est désormais de bon goût de consommer raisonnablement, et les produits répondant à cette tendance grandissante se multiplient sur les tablettes de la SAQ. Un secret que seuls les initiés connaissent : les vins, spiritueux et autres produits à moins de 0,5 % d’alcool sont confectionnés avec soin et goûtent véritablement bon ! En faites-vous partie ?

Pour célébrer

S’il y a longtemps que vous avez goûté une boisson sans alcool, vous serez étonné de constater à quel point l’élaboration de ces produits s’est raffinée au cours des dernières années. Toutes les saveurs sont au rendez-vous, bien que la teneur en alcool, elle, n’y soit pas. Pour vos petites et grandes occasions festives, il n’y a donc pas de raison de vous priver de servir des produits non alcoolisés. Avec un spiritueux sans alcool, par exemple, vous pouvez facilement vous amuser à reproduire votre cocktail favori.

Pour un mardi soir…

… ou même un vendredi soir ! Quand sonne l’heure de l’apéro, quel plaisir que de se retrouver à la cuisine pour concocter un gin-tonic. Afin de conjuguer ce rituel agréable à un désir de consommer sagement, votre bar devrait contenir quelques essentiels sans alcool : une variété de spiritueux et de coolers, du cidre ou du vin sans alcool. Il ne manquera plus que des trucs à grignoter pour accompagner cet apéritif qui n’a rien d’un compromis.

Pour la forme

Nombreux sont ceux et celles qui cherchent à réduire leur consommation d’alcool en vue d’adopter de saines habitudes de vie. Par exemple, surveiller avec plus d’attention ce qu’ils mangent et boivent devient une seconde nature pour les sportifs, surtout à l’approche d’une épreuve ou d’un entraînement de haute intensité. Grâce aux nombreux produits sans alcool qui font leur apparition sur les rayons de la SAQ, vous n’aurez pas besoin de renoncer au plaisir de savourer un verre de vin – rouge ou blanc, selon votre préférence – avec votre repas préféré. Santé !

En fin de soirée

Les boissons désalcoolisées et à faible teneur en alcool ne sont pas réservées qu’aux conducteurs désignés : il existe plein de bonnes raisons pour remplacer le fameux « dernier petit verre » par une version qui contient peu ou pas d’alcool. Que vous ayez une importante présentation à faire le lendemain ou que vous souhaitiez tout simplement vous réveiller en pleine forme et sans gueule de bois, il y a moyen de poursuivre la soirée dans le plaisir et sans alcool de votre côté. Coolers, bières, cidres pétillants, apéritifs, vin mousseux, spiritueux : il y en a réellement pour tous les goûts.

Pour relever un défi

Chaque année, à l’approche de février, les participants du défi « 28 jours sans alcool » se préparent à un mois de sobriété. Voilà l’occasion parfaite de découvrir la grande variété de produits sans alcool qui sont offerts, dont plusieurs sont élaborés ici même, au Québec. Personne ne trouvera ennuyeux de relever un tel défi lorsqu’il se prendra au jeu de créer de bons cocktails sans alcool – couramment appelés mocktails – ou de se laisser séduire par les options déjà préparées. De toute évidence, vous trouverez sur les tablettes de belles trouvailles pour arroser les soirées de février… et celles du reste de l’année.

Sans alcool, mais généreux en saveur

Repérez cette nouvelle identification dans les succursales SAQ Sélection pour dénicher des produits sans alcool ou à faible teneur en alcool qui sont savoureux et festifs.

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L’alcool : impact sur notre santé

Par: Emmanuelle Ferrandini Publié le: 17 janvier 2021 dans: Chroniques

illustration photo alcool

 » Le vin rouge protège la santé du cœur et des vaisseaux sanguins.  » Cette recette magique, on l’entend partout. Elle fait le bonheur des amateurs des plaisirs de la table. Mais est-ce réellement justifié ?

Foie et alcool : le mauvais mélange

Le foie est l’organe qui permet la dégradation de l’alcool mais il est également celui qui trinque le plus en cas de consommation excessive.

L’alcool que l’on consomme est presque entièrement absorbé par le tube digestif.

Une faible partie (environ 10 %) est éliminée par les reins par le biais des urines et des poumons dans l’air expiré.

La plus grande partie est acheminée vers le foie qui va le dégrader grâce à deux enzymes.

Ce processus va se produire jusqu’à un certain point.

Si une personne boit trop d’alcool, trop rapidement, elle va saturer ces enzymes…

De plus, en dégradant l’alcool, le foie va produire une molécule toxique pour les cellules : l’acétaldéhyde.

Quand la quantité d’alcool consommée est trop importante pour le foie, la fonction hépatique va s’interrompre.

LIRE AUSSI. Alcool, tabac, drogue… Tous addicts après le confinement?

La première conséquence d’une telle consommation est la formation d’un dépôt de graisse à l’intérieur des cellules hépatites, appelé stéatose.

La poursuite de la consommation d’alcool va entraîner une inflammation puis une destruction des cellules du foie. Un tissu cicatriciel va se former, on parle alors de fibrose.

Quelques pistes positives…

Une consommation légère à modérée d’alcool (1 à 2 verres d’alcool maximum par jour) pourrait avoir certains bienfaits pour la santé :

– Pour les maladies cardiovasculaires (seulement après 40 ans) : l’alcool augmente le taux de bon cholestérol dans le sang, ce qui aide à réduire la formation des plaques athéromateuses. En outre, la prise d’alcool éclaircit le sang dans les heures qui suivent sa consommation, ce qui facilite la circulation.

– Pour le diabète de type 2 (seulement après 40 ans) : selon les chercheurs, l’alcool rendrait les cellules du corps plus sensibles à l’action de l’insuline, facilitant ainsi le métabolisme du glucose.

– Pour le déclin cognitif chez les personnes âgées, grâce à un certain effet protecteur de l’alcool sur le cerveau.

À consommer avec modération

L’alcool est mauvais pour le foie même à petites doses. Mais on estime qu’il représente un risque important pour la santé à partir de :

– 20 à 40 grammes, soit 2 à 4 verres d’alcool par jour chez la femme

– 40 à 60 grammes, soit 4 à 6 verres d’alcool par jour chez l’homme

La consommation chronique d’alcool demeure ainsi associée à de nombreuses atteintes hépatiques dont la cirrhose, l’hépatite alcoolique.

L’alcool agit également sur le développement de nombreux cancers (sein, bouche, gorge, larynx, œsophage, colon et foie) et augmente le risque de subir un AVC.

Si vous ne buvez pas d’alcool…

Ne songez pas à vous y mettre simplement pour profiter de ses quelques bienfaits !

Peu importent ses bons côtés, la consommation d’alcool ne pourra jamais compenser le manque d’exercice, une mauvaise alimentation et le tabagisme.

Un mode de vie sain demeure la stratégie à privilégier pour se prémunir contre les maladies qui nous guettent.

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