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Une campagne de sensibilisation par rapport à la consommation d’alcool

Une campagne de sensibilisation par rapport à la consommation d'alcool
La population active est la plus concernée par la surconsommation quotidienne.georgerudy – stock.adobe.com

Une campagne va être lancée pour sensibiliser le grand public par rapport à sa consommation d’alcool. À la manœuvre: un groupement de partenaires belges et français regroupés sous la dénomination Satraq (pour Sensibilisation et action transfrontalière pour une réduction de la consommation de l’alcool au quotidien).

Une réflexion qui est en cours depuis 2019, et qui prend tout son sens à l’heure du déconfinement. Confinés, certains et certaines ont trouvé dans l’alcool une réponse à l’anxiété du moment.

Projet transfrontalier, Satraq a pour but de réduire les risques liés à la consommation d’alcool plus précisément dans les provinces de Luxembourg, de Namur et de Hainaut (côté belge) et dans le département des Ardennes (côté français).

Des régions où la consommation d’alcool, courante, relève pour ainsi dire de la culture. «Témoin du savoir-faire de nos producteurs, de choix gustatifs, elle est souvent associée à des moments de détente, festifs ou de convivialité», relèvent les partenaires du projet.

«Satraq veut épauler dans le changement celles et ceux pour qui l’alcool prend de plus en plus de place au quotidien, explique Marie-Madeleine Leurquin, du centre d’éducation du patient. Et ce avec le plus grand respect. »

La béquille qui permet de tenir

Rappelons que le Conseil supérieur de la santé recommande de ne pas boire plus de dix unités d’alcool par semaine.

Une unité, c’est 10 grammes d’alcool, soit un verre de vin de 10 cl ou une canette de bière de 25 cl. Vous aurez compris qu’une trappiste ou un verre de vin servi à la maison est bien supérieur à une unité d’alcool.

«On constate au sein de la population active un phénomène de surconsommation d’alcool, bien différent du binge-drinking chez les jeunes. Chez les travailleurs, l’alcool prend parfois une place dans le quotidien. C’est la béquille qui permet de tenir, avance Marie-Madeleine Leurquin. Nous espérons toucher les personnes, juste avant une situation de dépendance

45-54 ans et consommation quotidienne

D’après les données chiffrées récoltées en 2018 en Belgique, basées sur les déclarations volontaires de la population (données disponibles sur Sciensano), on constate que plus l’âge avance, plus la surconsommation quotidienne est présente.

En province de Luxembourg, ce serait la tranche d’âge 45-54 ans qui serait la plus concernée.

Si la campagne va toucher le grand public, les entreprises seront donc également visées, par des actions de sensibilisation, des supports d’information.

Les professionnels de la santé et du social seront également touchés. Des formations leur seront proposées afin qu’ils puissent aborder le sujet de la consommation d’alcool avec leurs patients et les orienter au besoin vers les structures adéquates.

Satraq va aussi s’adresser aux communes et aux politiques, leur communiquant les données récoltées, et des recommandations d’actions pour améliorer la situation.

Un projet de 900 000€

Ce vaste projet s’étendra jusqu’en 2022. Il est chiffré à environ 900 000€, dont la moitié est financée par l’Europe.

En Wallonie, derrière cette campagne, on retrouve le Centre d’éducation du patient, les mutualités chrétiennes et la Clairière à Bertrix.

Rappelons qu’en province de Luxembourg, il existe un réseau de partenaires d’aides et de soins en assuétudes (Coordination Luxembourg Assuétudes).

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Ce que la consommation excessive d’alcool fait à votre corps et que vous ignorez

De l’ADN aux hormones, la consommation excessive d’alcool peut modifier considérablement la biologie de votre corps. Lorsque vous vous réveillez avec une gueule de bois, il est évident que les boissons de la nuit dernière ne vous ont pas fait beaucoup de bien. Mais des études montrent que les effets d’une forte consommation d’alcool peuvent faire bien plus pour votre corps que de vous laisser un jour de misère. Au fil du temps, l’alcool peut affecter votre biologie et la modifier de façon néfaste.

Une consommation excessive d’alcool peut :

1. Modifier votre ADN et vous donner envie de plus d’alcool

Le « binge drinking », qui se caractérise comme la prise rapide de plus de quatre ou cinq verres dans une fenêtre de deux heures, et ce cinq jours ou plus par mois, peuvent modifier votre constitution génétique. Une étude récente, publiée en décembre 2018 dans la revue Alcoholism : Clinical & Experimental Research, a identifié deux gènes qui sont sujets à des changements. L’un affectant l’horloge biologique du corps et l’autre régulant le système de réponse au stress. Les auteurs de l’étude, de l’université Rutgers, ont également découvert que les changements génétiques chez les buveurs excessifs et les buveurs occasionnels étaient associés à une plus grande envie d’alcool.

2. Augmentation des risques de cancer, en particulier de la tête, du cou, du foie et des seins

San surprise, la consommation d’alcool augmente le risque de toute une série de cancers. Plus de 5 % de toutes les nouvelles occurrences de cancer et près de 6 % de tous les décès par cancer dans le monde sont attribués à l’alcool, selon une étude publiée en octobre 2015 dans l’International Journal of Cancer. Chez les grands buveurs, le risque monte en flèche. Par exemple, les gros buveurs sont cinq fois plus susceptibles que les non-buveurs de contracter un cancer de l’œsophage. Mais même une consommation modérée d’alcool augmente les risques d’avoir un cancer de la bouche, de la gorge et du sein. Pour le cancer du sein en particulier, un seul verre par jour peut augmenter les risques.

3. Modifier la composition des organismes dans l’intestin

Il existe des dizaines de milliards de micro organismes, pour la plupart de « bonnes » bactéries, dans le tube digestif qui aident le corps à faire des choses comme digérer les aliments et produire des vitamines. Mais l’alcool interfère avec leur composition et leur fonction. La consommation chronique d’alcool peut provoquer une surcroissance bactérienne et des déséquilibres dans l’intestin. Cela peut entraîner une série de problèmes digestifs, notamment des douleurs d’estomac, des ballonnements, de la constipation, de la diarrhée et de la rosacée.

4. Affectent la mémoire à long terme et la structure du cerveau

Une nuit de beuverie ou de consommation excessive d’alcool peut entraîner des trous de mémoire, des périodes pendant lesquelles la personne intoxiquée ne peut pas se souvenir des événements et des détails clés. Si elle peut se souvenir de quoi que ce soit. Mais la consommation d’alcool peut également entraîner des problèmes à long terme au niveau des fonctions cérébrales. Les personnes qui boivent beaucoup, sur une longue période, risquent de modifier le « disque dur » du cerveau. Ce qui peut entraîner des problèmes cognitifs même après avoir atteint la sobriété. Une forte consommation d’alcool peut également éroder le tissu cérébral et augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral.

5. Cause des troubles hormonaux

La consommation excessive chronique d’alcool peut également causer des dégâts dans le système endocrinien de l’organisme. Les glandes productrices d’hormones assurent plusieurs fonctions importantes de l’organisme, notamment la croissance et le développement, le métabolisme et l’humeur. La consommation excessive et fréquente d’alcool, peut perturber la communication entre les systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire. Les conséquences peuvent être graves et de grande envergure. Les anomalies liées au stress, les déficits reproductifs, les défauts de croissance corporelle et les dysfonctionnements immunitaires ne sont que quelques-unes des conséquences possibles qui figurent en tête de liste.

Quelle est la quantité d’alcool consommée en excès ?

Les professionnels de la santé conseillent la modération en matière de consommation d’alcool. Il est recommandé de ne pas dépasser plus d’un verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes. Prendre un verre chaque jour de la semaine n’est pas la même chose que de prendre sept verres le samedi. La consommation excessive d’alcool n’est jamais sans danger.

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Abus d’alcool : recrudescence des comas éthyliques en Haute-Garonne

Le Samu de Haute-Garonne constate une augmentation des admissions de jeunes aux urgences pour des comas éthyliques graves…

Abus d'alcool et comas éthyliques

C’est Étienne Guyot, le préfet de la Haute-Garonne, qui tire la sonnette d’alarme sur l’abus d’alcool et l’augmentation des admissions de jeunes aux urgences pour des comas éthyliques graves. Les informations que fait remonter le Service d’aide médicale d’urgence (Samu 31) à ce propos sont formelles et inquiétantes.

« La consommation débridée d’alcool est un vrai danger pour votre santé, votre sécurité et pour celle des autres. Je demande instamment à chacun de faire preuve de modération et de rester maître de son comportement », déclare Étienne Guyot.

Les conséquences dramatiques de l’abus d’alcool

Les services de l’État rappelle que l’alcool, seul ou associé à d’autres substances, accroît la vulnérabilité des personnes et facilite le passage à des actes répréhensibles de la part de certains auteurs désinhibés.

Et que la présence d’alcool, parfois associée à d’autres produits psychoactifs, est constatée dans une grande majorité des affaires de vols (notamment de téléphones portables), violences, viols, accidents de la route, noyades ou décès.

Autre rappel : l’ivresse manifeste dans un lieu public est interdite et réprimée par une amende pouvant atteindre 150 euros. En Occitanie, la consommation de produits psychoactifs reste supérieure à la moyenne nationale.

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Le confinement a poussé les Français à consommer plus d’alcool et de psychotropes

Les résultats préliminaires d’une enquête internationale à laquelle «Libération» s’associe montrent que les Français ont davantage réparti leur consommation d’alcool durant le confinement, mais figurent parmi les plus forts utilisateurs d’anxiolytiques.

Ce sont des résultats intermédiaires, mais qui dessinent déjà des tendances sur les consommations d’alcool et de drogues – licites ou non – depuis la propagation de l’épidémie de Covid-19 et les mesures de confinement décidées un peu partout sur la planète. La Global Drug Survey (GDS), enquête internationale menée depuis 2014 dans une trentaine de pays, s’est lancée ce printemps dans une édition exceptionnelle dictée par la pandémie. Objectif, selon Marie Jauffret-Roustide, chercheuse à l’Inserm et référente en France : «Examiner l’offre, les comportements, l’expérience des drogues et les politiques publiques.»

L’enquête, disponible en ligne et en français ici jusqu’au 20 juin, prend une quinzaine de minutes à remplir. L’anonymat des répondants est évidemment garanti, tout comme la confidentialité des réponses. Trois semaines après son lancement, elle a déjà réuni plus de 40 000 participants. Les Allemands constituent la moitié des effectifs (19 000 personnes), mais la France, avec plus de 6 000 répondants, représente la deuxième cohorte. L’enquête espère atteindre 100 000 participants et 10 000 en France d’ici la mi-juin. Les répondants français sont à 63% des hommes, et leur âge moyen s’élève à 28 ans.

Quelques spécificités françaises émergent d’ores et déjà. Ainsi, 56% des répondants disent avoir «vraiment bien vécu» la pandémie et les restrictions afférentes, contre 49% parmi les participants des autres pays. En revanche, le niveau de satisfaction à l’égard des décisions prises par les responsables politiques s’avère médiocre. Les Français leur décernent un 5/10, quand les Néo-Zélandais mettent 9/10 et les Allemands 8/10. Seuls les répondants britanniques (4/10) et brésiliens (0/10) sont plus sévères. Marie Jauffret-Roustide voit dans cet «effet miroir inversé» un paradoxe français, selon lequel une tradition protestataire et la mobilisation conséquente permettent, in fine, d’obtenir des mesures qui feraient traverser les périodes de crise relativement sereinement.

Moins de binge drinking

Quid des consommations durant le confinement ? Celle d’alcool semble avoir légèrement augmenté en nombre de jours de consommation dans la semaine, mais les conduites excessives de cinq verres ou plus en une occasion (binge drinking) ont, elles, régressé. Ainsi, 47% des répondants français ont augmenté («un peu» ou «beaucoup») leur nombre de jours de consommation d’alcool dans la semaine depuis le mois de mars. Pour 22% d’entre eux, il est resté stable, et il a baissé pour 31% des répondants.

Phénomène inverse pour les fois où une personne a consommé cinq verres ou plus en une seule occasion : 34% n’ont rien changé à leurs habitudes, 27% les ont augmentées, mais 37% ont réduit la fréquence de ces consommations excessives. Les raisons pour expliquer la prise d’alcool invoquent notamment l’ennui, le besoin de partager un moment de convivialité à la maison avec un membre de son entourage, mais aussi la volonté d’atténuer son stress.

Plus fort recours aux anxiolytiques

En ce qui concerne le cannabis, les tendances sont moins marquées que pour l’alcool à ce stade : 36% des usagers n’ont pas changé leurs habitudes, 37% ont augmenté le nombre de jours de consommation, et 27% ont diminué. Les fumeurs de joints ayant répondu à l’étude n’ont a priori pas été frappés de pénurie. Un quart des usagers de cannabis déclarent avoir augmenté leur consommation pour gérer le stress relatif à la pandémie, dans une proportion comparable à celle de l’alcool.

La spécificité française, en revanche, porte sur le recours aux benzodiazépines, les anxiolytiques, déjà largement consommés en temps normal. La pandémie n’a pas inversé la donne. Selon les résultats préliminaires de la GDS, 41% des Français ont augmenté leur consommation de ces produits psychotropes (c’est même la plus forte augmentation par rapport aux autres pays de l’enquête) durant la pandémie, 17% l’ont réduite, et 42% n’ont rien changé. Dans les autres pays, ces chiffres s’élèvent respectivement à 35%, 17%, et 48%.

Sylvain Mouillard

LES FEMMES SONT PLUS SENSIBLES AUX EFFETS NOCIFS DE L’ALCOOL, SELON UNE ÉTUDE

Par CNEWS –

 La sensibilité accrue des femmes aux effets nocifs de lalcool serait due à une hormone, l’oestradiol.[FRED TANNEAU / AFP]

Hommes et femmes sont-ils égaux face à l’alcool ? Les résultats d’une étude parue dans The Journal of Neuroscience semblent indiquer que non. Des tests sur des souris de laboratoire, dont le système nerveux est proche de celui de l’humain, ont montré une sensibilité accrue aux effets nocifs de l’alcool chez les femelles.

Cela tient au fait que, chez les femelles, la consommation d’alcool stimule la sécrétion d’une hormone appelée oestradiol (E2). Cette dernière modifie la réponse neuronale, notamment en altérant le sytème de la dopamine.

Ce neurotransmetteur, parfois surnommé «hormone du bonheur», permet la communication au sein du système nerveux et agit sur le comportement. Comme son surnom l’indique, la dopamine est directement liée au circuit de récompense du cerveau.

Lorsque le niveau d’oestradiol est élevé, les neurones du tronc cérébral qui produisent la dopamine sont anormalement stimulés par la consommation d’alcool. Et libèrent alors «l’hormone du bonheur» en quantité.

Ainsi, l’étude a montré que l’ingestion d’alcool était davantage «récompensée» par le système nerveux des souris femelles que par celui des mâles. Cela pourrait expliquer une tendance moindre des femmes à céder au binge drinking, cette hyperalcoolisation rapide qui consiste à boire le plus possible en un minimum de temps. Ce comportement bloquerait certains récepteurs de l’oestradiol dans les neurones.

Près d'un quart des Français (24 %) affirment que leur consommation d'alcool a, au contraire, diminué depuis le début du confinement.

D’un autre côté, Amy Lasek, une co autrice de l’étude, souligne le fait qu’une consommation importante lorsque «les niveaux d’œstrogène sont élevés» peut non seulement avoir les effets nocifs habituels de l’alcool, mais aussi «augmenter les risques de développer des problèmes d’alcoolisme sévère», en raison de cette sensation de récompense accrue.

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Alcool : 7 vérités à savoir sur la (sur)consommation

Un petit verre pour trinquer, s’amuser, décompresser ou noyer son chagrin ? Les raisons de boire sont nombreuses, mais cela peut vite devenir notre ennemi. Le point sur la consommation d’alcool, modérée ou excessive.

C’est une réalité : le confinement a entraîné une hausse des addictions. Si 65 % des buveurs réguliers affirment que leur consommation d’alcool est « restée stable » pendant le confinement et que 24 % sont même parvenus à la faire baisser, en revanche, 11 % des buveurs d’alcool réguliers estiment que leur consommation a « progressé » pendant la période du confinement, selon Santé Publique France. Parmi ces derniers, plus de la moitié ont consommé plus souvent de l’alcool pendant la semaine, 10 % ont augmenté le nombre de verres… et 23 % ont cumulé (fréquence et quantité). Santé Publique France, explique que cela a touché plus particulièrement les moins de 50 ans, les citadins et les parents. Sans surprise, « l’ennui, le manque d’activité, le stress et le plaisir sont les principales raisons mentionnées par les usagers d’alcool ayant augmenté leur consommation », note Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité addictions à la direction de la prévention et de la promotion de la santé à Santé publique France.

1-À TROP BOIRE, ON NE RISQUE PAS QUE LA CIRRHOSE

« On a beaucoup communiqué sur les méfaits du tabac, mais finalement très peu sur ceux de l’alcool, constate le Pr Naassila, président de la Société française d’alcoologie et directeur de l’Unité Inserm UMR 1 247, groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (université de Picardie).Or, toute consommation d’alcool comporte un risque pour la santé. » Tout comme le tabac est mauvais à chaque cigarette fumée, chaque verre bu a un impact sur notre santé. Rappelons que l’alcool est la première cause d’hospitalisation en France (Bulletin épidémiologique hebdomadaire de 2015, Sante publique france) et l’on ne parle pas ici de personnes alcoolodépendantes. L’alcool est en effet impliqué dans de très nombreuses pathologies comme le diabète, les maladies cardio-vasculaires ou certains cancers. 17% des cancers du sein sont dus à une consommation excessive d’alcool, par exemple. L’alcool a en outre un effet sur notre aspect et notre hygiène de vie : prise de poids (un verre d’alcool équivaut en moyenneà 3 morceaux de sucre !), sommeil moins réparateur, mine fripée…

2- LES REPÈRES DE CONSOMMATION ONT CHANGÉ DEPUIS 2017

Santé publique France a défini en 2017 de nouveaux repères pour que chacun puisse savoir où il en est de sa consommation : pas plus de 10 verres d’alcool par semaine, avec 2 jours sans alcool (soit deux fois moins que les repères précédents). « Ces repères ont été définis relativement au risque acceptable de mortalité imputable à l’alcool, précise le Pr Naassila. Si l’on est en dessous de ces repères, cela signifie que l’on est à moindre risque de décéder d’une pathologie attribuable à l’alcool. » On considère par ailleurs que 6 verres bus en une seule occasion (4 pour les femmes) sont un critère de nocivité, c’est ce que l’on appelle l’alcoolisation ponctuelle importante.

3-DEUX JOURS SANS ALCOOL PAR SEMAINE, PEU IMPORTE SA CONSOMMATION

Il est aussi délétère de boire tous les jours, sans faire de pause, que de concentrer la même quantité sur une soirée. Ces deux jours sont par ailleurs essentiels pour deux raisons : d’abord pour se rendre compte que l’on peut se passer d’alcool. Si l’on ne peut pas s’enpasser, c’est une alerte à prendre en compte. Ensuite, pour mettre l’organisme au repos. « Il faut rappeler que l’alcool est un toxique, explique le Pr Naassila. Et même si l’on l’élimine, il perturbe le métabolisme hépatique et fatigue le foie. La consommation d’alcool régulière favorise la stéatose, c’est une accumulation de graisses dans le foie (on parle aussi de foie gras) qui peut dégénérer en fibrose, voire cirrhose et cancer du foie. »

4-LES FEMMES DE PLUS EN PLUS TOUCHÉES PAR LA SURCONSOMMATION

« La consommation des femmes aujourd’hui, notamment jusqu’à 40 ou 45 ans, est complètement décomplexée, note le Dr Karila, psychiatre et addictologue, auteur de « L’alcoolisme au féminin » (éd. Leduc.s,). Elle est inscrite dans les habitudes de vie courante, sans parler de consommation excessive ni de consommation addictive. » Entre afterworks, soirées bien arrosées et petit verre quotidien pour décompresser après une journée chargée, les femmes aujourd’hui s’alcoolisent plus que leurs grands-mères. Le hic ? Entre consommation (trop) régulière et surconsommation, il n’y a souvent qu’un pas. « On estime qu’il y a 1 million à 1 million et demi de Françaises pour qui la consommation d’alcool peut poser problème », constate encore le spécialiste. Ce qui est d’autant plus ennuyeux, c’est que les femmes tardent généralement à demander une prise en charge.

5-LA CONSOMMATION EXCESSIVE PEUT RAPIDEMENT (ET FACILEMENT) S’INSTALLER

Il y a consommation excessive dès lors que l’on boit plus que prévu. Si l’on respecte les recommandations de Santé publique France, on minimise le risque de problèmes liés à l’alcool, mais cela ne préserve pas d’un glissement vers une surconsommation. Quels signes doivent alerter ? « Ils sont nombreux, souligne le Dr Karila, mais on doit vraiment s’interroger si l’on estime que l’on boit trop, que l’on boit en cachette ou seul, que l’on boit plus que les autres dans un événement, que l’on a besoin d’un verre pour se rassurer, etc. » Les impacts sur la qualité de vie (sommeil perturbé, fatigue, difficultés au travail…) sont aussi des éléments à prendre en compte, tout comme le rôle de l’entourage. Si l’on nous a déjà fait des reproches ou des remarques sur notre consommation, c’est qu’elle est excessive.

6-L’ABSTINENCE PENDANT UN MOIS EST TOUT BÉNÉFICE !

« Les effets de l’abstinence pendant un mois (comme lors du Dry January) sont étonnants, constate le Pr Naassila. Plusieurs études anglaises ont montré que 6 mois après un mois d’abstinence, on notait une nette diminution de la consommation d’alcool et du nombre d’épisodes d’ivresse. Mieux encore, ceux qui n’ont pas réussi à rester totalement abstinents voient aussi leur consommation diminuer à 6 mois. » Conclusion ? Simplement réduire sa consommation a déjà des effets positifs notables. En outre, « avec le Dry January, on s’inscrit dans la communication, le renforcement positif puisque les inscrits échangent sur les bénéfices de l’abstinence au quotidien qu’ils ont eux-mêmes expérimentés. » Se mettre au vert un mois permet ainsi d’éprouver- sans tabou – le rapport que l’on a avec l’alcool. « Ceux qui suivent le Dry January indiquent avoirplus de facilités ensuite à refuser de l’alcool. C’est un sentiment qui augmente la confiance en soi. »

7-LA MÉTHODE DES 5 C, EFFICACE POUR REPÉRER UNE DÉPENDANCE À L’ALCOOL

Pas évident d’identifier une addiction à l’alcool. Ausssi, le Dr Karila conseille de s’en remettre à la méthode des « 5 C » pour juger si l’on est passé d’une surconsommation à une alcoolo-dépendance. Si l’on retrouve ces 5 C régulièrement sur 12 mois, on est dans un processus addictif, il faut impérativement se faire aider :

  • Perte de Contrôle
  • Consommation Compulsive
  • Consommation Continue
  • Conséquences sur la santé
  • Craving, ou envie irrésistible de boire

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Coronavirus: la consommation d’alcool s’est effondrée durant le confinement

La lente ouverture des restaurants et l'interdiction des grands événements est pointée du doigt.

GUEULE DE BOIS Les lendemains du confinement sont difficiles pour les producteurs d’alcool. Du vin au spiritueux, en passant par la bière la consommation a drastiquement chuté.

La consommation d’alcool s’est effondrée durant le confinement. Selon l’Association suisse du commerce des vins, revenant sur une information publiée dans la NZZ am Sonntag, les ventes de vins ont chuté de 35%.

L’association des producteurs de spiritueux a pour sa part constaté une baisse de 25%. Pour ce qui est de la bière, les ventes enregistraient à fin avril une baisse de 5,9% par rapport à la même période l’an passé. L’été risque également d’être difficile, car les événements qui génèrent de gros chiffres d’affaires, tels que les festivals, ont été annulés

Été difficile

Selon une enquête menée du 8 au 22 mai, 65% des entreprises interrogées se plaignent d’une dégradation de leur situation économique. Les pertes de revenus varient fortement entre les entreprises interrogées et varient de quelques pour cent à plus de 90%. La raison en est avant tout la répartition différente de la part des ventes dans la restauration et la vente au détail.

Pour expliquer cette dégradation, «la lente ouverture des restaurants et l’interdiction des grands événements» est montrée du doigt. Les entreprises interrogées tablent donc sur une baisse moyenne des ventes de 35% au cours des deux prochains mois.

Ainsi 80% des détaillants de boissons et 60% des producteurs de boissons ont répondu que leur situation économique s’était détériorée depuis la dernière enquête à la mi-mars. Seulement 8% des entreprises interrogées ont constaté une amélioration.

Les entreprises s’attendent à de fortes difficultés de vente au cours des deux prochains mois. Près de 35% craignent des problèmes de liquidités. Un quart des répondants s’attendent à des licenciements en raison de la pandémie de Covid-19 tandis qu’environ la moitié d’entre eux ont recours au chômage partiel.

Livraison à domicile: effet positif

Un peu plus de 40% des personnes interrogées observent toutefois des effets positifs de la crise. L’augmentation des ventes via les livraisons à domicile ou la hausse des ventes au détail ont été mentionnées, comme l’écrit l’ASG.

Près de 60% des entreprises interrogées considèrent que les mesures du Conseil fédéral sont suffisantes. En ce qui concerne la réduction des loyers commerciaux, l’industrie demande qu’une solution soit trouvée pour lever l’incertitude actuelle.

Toutes les associations de l’industrie ASG et les membres de Swissdrink ont été sollicités pour répondre à l’enquête menée dans toute la Suisse. Quatre-vingt-cinq réponses ont été reçues

ASG est l’organisation faîtière de l’industrie suisse des boissons. Elle représente environ 30’000 entreprises, pour un chiffre d’affaires total d’environ 14 milliards de francs. Les secteurs de la bière, du vin, de l’eau minérale, des boissons gazeuses, des spiritueux et de jus de fruits sont représentés dans l’ASG.

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Pourquoi l’alcool provoque-t-il des « trous noirs » ?

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NEWS Quand on prend une grosse cuite, on peut se réveiller le lendemain avec de sérieux trous de mémoire. Qu’est-ce qui explique ce phénomène ? Et pourquoi certains sont-ils plus affectés que d’autres ?

Que se passe-t-il ? Dans le cerveau, c’est principalement l’hippocampe qui assure la mémorisation des souvenirs. La recherche avance deux hypothèses : soit l’hippocampe ne stocke pas de nouveaux souvenirs quand on est ivre, soit il crée des souvenirs, mais ceux-ci ne remontent pas par la suite. Dans les deux cas, l’hippocampe est inactif pendant un certain temps.

En outre, il existe également des zones grises : on se souvient de ce qui s’est passé, mais c’est un peu trouble. Des indices peuvent alors aider à reconstruire l’histoire.

Pourquoi une personne a-t-elle plus de trous noirs qu’une autre ? La quantité d’alcool joue évidemment un rôle, mais il existe également une prédisposition génétique. De plus, le foie ne peut décomposer qu’une certaine quantité d’alcool à la fois, de sorte qu’à certains moments particulièrement arrosés, une grande quantité d’alcool pénètre dans le sang. Plus il y a d’alcool ingéré en peu de temps, plus le risque de trou noir est élevé.

Peut-on causer des dommages définitifs au cerveau à force d’avoir des trous noirs ? Dans tous les cas, une consommation excessive d’alcool augmente le risque de troubles de la mémoire. Des années de consommation excessive d’alcool, en particulier en combinaison avec une carence en vitamine B1, peuvent entraîner des lésions cérébrales irréversibles. L’une des formes les plus graves est le syndrome de Korsakov, qui peut être comparé à la démence.

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Covid-19 : faut-il arrêter de boire de l’alcool ?

En cette période de confinement, boire un verre le soir pour se détendre peut paraître une bonne idée. Sauf que ce geste, en apparence anodin, pourrait augmenter vos risques d’attraper le coronavirus. Explications.
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Face à l’actualité anxiogène de ces jours-ci, vous ne jurez que par votre verre de rouge pour vous détendre ? Mauvaise idée. Si les autorités alertent régulièrement sur les risques engendrés par la consommation d’alcool, et plus particulièrement en période de confinement où celle-ci augmente, sachez qu’elle peut aussi impacter votre système immunitaire et vous rendre plus faible face au coronavirus

L’alcool affaiblit le système immunitaire… et augmente donc vos risques de tomber malade

Et, non, ce n’est pas une farce. D’après des chercheurs de l’École de médecine du Massachusetts de Worcester, ingérer de trop grandes quantités d’alcool affecterait le système immunitaire et rendrait le buveur bien plus vulnérable aux infections virales.

Pour arriver à une telle conclusion, les scientifiques ont exposé des monocytes, les cellules qui interviennent dans les lignes de défense de l’organisme, à des substances chimiques qui miment les virus et les bactéries.

Ajouté à cela, la moitié de ces globules blancs a également été exposée à des niveaux d’alcool qui sont généralement observés dans le sang des personnes après avoir bu quatre à cinq verres par jour, durant toute une semaine.

Les chercheurs ont alors observé que les cellules « alcoolisées », une fois exposées aux virus, produisaient seulement un quart de la quantité d’interféron-1 habituellement fabriquée par les monocytes.

« Les interférons ont un rôle décisif, c’est la première réponse à n’importe quelle infection virale. Il n’y pas d’élimination virale sans cela », explique au New Scientist le docteur Gyongyi Szabo, qui a mené l’étude.

Au cours du test, les cellules ont montré de bien moins grandes capacités à lutter contre les virus, comme l’hépatite C et le VIH.

Un organisme moins vigilant face au cancer

Par ailleurs, le système immunitaire des gros consommateurs d’alcool pouvait également être moins vigilant face au développement de cancers.

Or, l’infection au Covid-19 s’avère davantage mortelle chez les personnes fragiles, qui souffrent de maladies chroniques ou de cancers.

Un risque que confirme le Ministère de la Santé : « les patients atteints de cancer représentent une population plus exposée aux risques d’infection (au Covid-19, ndlr) et aux complications possibles ».

En effet, les traitements contre les cancers, comme les thérapies immunosuppressives, réduisent l’efficacité du système immunitaire et exposent à un risque accru de contracter une infection.

Des raisons suffisantes pour freiner sa consommation d’alcool en période de confinement.

Pour rappel, d’après les nouveaux repères de consommation élaborés par Santé publique France et l’INCa, il faut « consommer maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours ».

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