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Alcool frelaté …. Que de morts !!

Pourquoi le champagne donne-t-il mal à la tête ?

La bonne question.- «Non, le champagne me fait mal à la tête», entend-on à chaque apéritif dînatoire. Vrai ou faux ? Nous avons posé la question aux spécialistes du luxueux breuvage.

En soirée, les bulles, c’est votre truc. Le lendemain, un peu moins. Vous êtes persuadée, comme beaucoup, que le champagne vous donne mal à la tête. Beaucoup plus que le vin rouge et la bière. Est-ce vraiment le cas ? Nous avons posé la question à deux spécialistes du luxueux breuvage.

Le soufre à l’origine de tous les maux ?

La composition du champagne, qui fait partie de la catégorie des vins blancs, ne diffère pas réellement des autres vins. De l’eau, du sucre, de l’alcool issu de la fermentation des raisins, différents types d’acides et d’autres composants comme le soufre, également appelé sulfite. «Dans tous ces ingrédients, ce qui est susceptible de causer des maux de têtes sont l’alcool qui provoque une déshydratation, et le soufre que l’on rajoute à plus forte dose dans le champagne que dans le vin rouge», explique Yan Rousselin, directeur de l’école de dégustation Cours d’œnologie and more.

Naturellement présent dans le raisin, le soufre rajouté est nécessaire dans la fabrication du champagne puisque qu’il évite au raisin de tourner et de prendre l’odeur et le goût du vinaigre. «Le soufre naturel, contrairement à celui que rajoutent les vignerons dans les moûts, ne donne pas spécialement mal à la tête», affirme Max L’Hermenier, co-auteur du livre Dans les coulisses du champagne .

La teneur en sulfites dépend également du producteur et de son mode de production. «Entre un fabricant qui fait 6000 bouteilles et un autre qui en fait 100.000, la gestion n’est pas la même. Les vignerons traditionnels contrôlent mieux la quantité de sulfites ajoutés alors que les industriels en mettent beaucoup plus, ce qui rend le champagne de moins bonne qualité», affirme Max L’Hermenier.

Le contexte de dégustation, un facteur non négligeable

Pour Yan Rousselin, «le champagne ne donne pas plus mal à la tête qu’un autre alcool». Cependant, le contexte dans lequel on le boit peut changer la donne. «C’est l’alcool des moments de fête, de l’apéritif, ou des cocktails. Ce qui veut dire qu’on le consomme avant d’avoir mangé, or l’alcool monte beaucoup plus vite à la tête quand on a l’estomac vide», indique Yan Rousselin.

Si ce que vous préférez dans le champagne, ce sont les bulles. C’est également ces dernières qui vous poussent à en consommer sans compter. «Les bulles en elles-mêmes ne donnent pas particulièrement mal à la tête, mais elles créent une sensation de fraîcheur qui rend le champagne facile à déguster», commente Yan Rousselin. En conclusion, ne vous privez pas de coupe lors du prochain apéro. Allez-y simplement avec modération et le ventre plein.

* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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Addictions : les jeunes consomment trop de drogue, de porno, de jeux vidéos et de réseaux sociaux

Vendredi 8 juin 2018 à 8:11 Par Géraldine HoudayerFrance Bleu

Une étude, révélée par Le Parisien ce vendredi, indique que les niveaux de consommation de tabac, d’alcool, de drogue, de porno, de jeux vidéos ou de réseaux sociaux sont inquiétants chez les jeunes de 14 à 24 ans. Un jeune sur cinq regarde du porno au moins une fois par semaine.

Un jeune sur cinq regarde du porno au moins une fois par semaine.
Un jeune sur cinq regarde du porno au moins une fois par semaine. © Maxppp – Christophe Morin/IP3

Tabac, alcool, cannabis, cocaïne, porno, jeux vidéo et utilisation des écrans : les niveaux de consommation sont « inquiétants » parmi les jeunes de 14 à 24 ans, selon une vaste enquête sur les addictions conduite auprès d’un millier d’entre eux, publiée ce vendredi dans Le Parisien. L’enquête a été commandée par le Fonds Actions Addictions, la Fondation Gabriel-Péri et la Fondation pour l’innovation politique et menée par l’institut Ipsos.

Un jeune sur cinq regarde du porno au moins une fois par semaine

Selon cette enquête, un jeune sur cinq (dont 15 % des 14-17 ans) regarde de la pornographie au moins une fois par semaine, 9 % une fois par jour et 5 % plusieurs fois par jour. « Cela a des conséquences sur le développement des jeunes les plus vulnérables et les moins structurés psychologiquement », avec un « rapport peu adapté à la sexualité » et une « addiction », note le président du Fonds Actions Addictions, Michel Reynaud.

Un quart des 18-22 ans passe plus de cinq heures par jour sur les réseaux sociaux

Plus d’un jeune sur dix (13 % des 14-24 ans) joue au moins une fois par semaine à un jeu d’argent. Et les jeunes des milieux défavorisés en sont les premiers consommateurs. Un quart des 18-22 ans passe plus de cinq heures par jour sur les réseaux sociaux, et 10 % plus de huit heures. Un sur six (16 %) s’adonne plus de cinq heures par jour aux jeux vidéo et 7 % plus de huit heures. Certains jeunes dépassent ainsi dix heures quotidiennes devant un écran.

Une augmentation inquiétante de la consommation de cocaïne et d’ecstasy

Quelque 340.000 (3 %) des jeunes de 14-17 ans auraient déjà consommé de la cocaïne, de l’ecstasy ou du GHB, et 255.000 (5 %) des 18-24 ans en consommeraient toutes les semaines« L’enquête confirme l’importance de la consommation de produits licites et illicites, mais l’augmentation de la consommation des drogues festives (ecstasy, cocaïne…) qui apparaît d’un peu plus du double que dans les enquêtes habituelles, suscite une inquiétude particulière », estime Michel Reynaud.

Les jeunes des milieux défavorisés plus sensibles aux addictions  

L’enquête souligne, par ailleurs, que les jeunes des milieux défavorisés et les jeunes obèses sont plus vulnérables en matière d’addictions.

Acheter des produits interdits aux mineurs, un jeu d’enfant 

Cette enquête indique aussi que se procurer des produits interdits aux mineurs est pour ces derniers un « jeu d’enfant » : acheter de l’alcool, du tabac, des jeux d’argent (loto et PMU inclus) ou du cannabis est facile pour environ les deux tiers d’entre eux. Plus accessible encore, le porno, facile d’accès d’après 91 % d’entre eux.

Les parents sous-estiment la consommation de leurs enfants 

Cette enquête paraît alors que le Plan national de mobilisation contre les addictions du gouvernement est attendu. « Les parents sous-évaluent les consommations de leurs enfants en matière d’alcool, de tabac, de jeux d’argent et de pornographie » mais « ils sont demandeurs de solutions (contrôle d’identité, identification bancaire…) », remarque le Pr Reynaud. Aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités, tout d’abord en faisant appliquer la loi sur l’interdiction de vente d’alcool et de tabac aux mineurs, estime-t-il.

Les jeunes conscients des risques 

La majorité des jeunes a toutefois une bonne perception des risques liés aux produits et à l’abus d’écrans : risque de dépendance, de maladies graves, d’accidents de la route, d’échecs scolaires, professionnels ou financiers, risques d’isolement, de dépression ou de suicide. Les campagnes publiques d’information sont vues comme peu efficaces. Grand public, parents et jeunes souhaitent quasi unanimement le remboursement à 100 % de tous les soins anti-addictions, relève le professeur Reynaud.

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Les Britanniques trinquent de plus en plus sans alcool

Stuart Elkington, 47 ans, ne boit plus d’alcool depuis sept ans. Au Royaume-Uni, il n’est pas une exception: davantage soucieux de leur santé et de leur ligne, de plus en plus de Britanniques optent pour la sobriété, un phénomène qui a poussé l’industrie de l’alcool à s’adapter.

« Je me suis rendu compte que je dormais mieux, que je me sentais bien et que j’avais bien plus d’énergie », explique à l’AFP le quadragénaire, qui a renoncé à l’alcool alors qu’il tentait de fonder une famille avec sa compagne.

En 2017, sur 7.100 personnes d’au moins 16 ans interrogées dans le cadre d’une étude de l’Office des statistiques britannique (ONS), seules 57% avaient consommé de l’alcool au cours de la semaine écoulée: c’est le niveau le plus bas observé en douze ans. En 2005, quand cette étude avait été menée pour la première fois, la proportion était de 64,2%.

Et les abstinents sont de plus en plus nombreux –20,4% de la population ne boit jamais d’alcool, contre 18,8% douze ans plus tôt–, en particulier parmi les 25-44 ans (20,6%, contre 15,5%).

Pour Stuart Elkington, le bien-être retrouvé s’est accompagné cependant d’une frustration. « Boire une bière me manquait. Mais quand j’essayais d’en trouver une (sans alcool) qui ait le bon goût de la bière, je n’y arrivais pas vraiment ».

Alors en 2016, il lance Dry Drinker, une société de vente en ligne de bières, vins, mousseux et spiritueux sans alcool ou faiblement alcoolisés. La gamme s’est rapidement étoffée et compte aujourd’hui plus de cent références, commercialisées au Royaume-Uni ou expédiées sur le continent européen.

Une bouteille de vin Sumika à teneur réduite en alcool et en calories, dans un magasin Marks and Spencer à Londres le 9 février 2018 (AFP - Daniel LEAL-OLIVAS)Une bouteille de vin Sumika à teneur réduite en alcool et en calories, dans un magasin Marks and Spencer à Londres le 9 février 2018 (AFP – Daniel LEAL-OLIVAS)

« Quand vous avez des enfants, une famille ou une vie très active, vous ne voulez pas perdre de temps avec des gueules de bois. Pour moi, il s’agissait de tirer le meilleur parti: savourer une bière fantastique, mais sans les aspects négatifs » de l’alcool, dit-il.

– Moins de calories –

En deux ans, les ventes sont montées en flèche, stimulées par l’arrivée sur le marché britannique de nouveaux produits de qualité offrant « le goût de l’alcool mais sans alcool », constate-t-il.

Une tendance amplifiée par le succès croissant de la campagne « Dry January » (« Janvier sobre »), lancée en 2013 par l’association Alcohol Concern, qui encourage à ne pas boire une goutte d’alcool pendant un mois après les excès des fêtes de fin d’année. Selon celle-ci, 5 millions de Britanniques y ont pris part en 2017.

Les ventes de vin sans alcool ont progressé de plus de 8% entre 2015 et 2017 en Grande-Bretagne, d’après le cabinet Kantar Worldpanel. Et celles de bière et de cidre contenant moins de 1,2% d’alcool ont bondi de plus de 28% en volume.

Le moteur de la demande? « Une prise de conscience croissante des consommateurs de leur santé et des risques liés à une forte consommation d’alcool », explique la société d’analyse économique BMI Research, qui constate cette tendance dans « les pays développés » en général.

Ces produits « contiennent également moins de calories que les boissons alcoolisées conventionnelles, donnant un élan supplémentaire à la demande », souligne BMI Research.

– « Bataille féroce » –

L’industrie de l’alcool comme la grande distribution se sont engouffrées dans ce créneau porteur.

« Dans un marché qui rétrécit, la bataille est inévitablement plus féroce pour maintenir ses parts de marché », observe John Timothy, qui dirige le lobby britannique de l’alcool, Portman Group. Les producteurs consacrent « des millions de livres » dans de nouvelles boissons désalcoolisées « de meilleure qualité », selon lui.

Plusieurs bières sans alcool ont récemment été lancées sur le marché britannique, dont une par le plus grand brasseur mondial, AB InBev. Le belgo-brésilien estime que les bières sans alcool ou allégées en alcool représenteront un cinquième de ses ventes de bière en volume d’ici à 2025.

Le numéro un des supermarchés britanniques, Tesco, a récemment commercialisé une gamme de vins à moins de 0,5% d’alcool, dont l’arôme est « quasiment impossible à distinguer de leurs homologues alcoolisés », affirme-t-il, grâce à une technologie consistant à ne désalcooliser qu’une fraction du vin.

Marks et Spencer s’est aussi lancé dans l’aventure. « La clé du processus est de prendre un vin de bonne qualité au départ. Il existe d’autres produits sur le marché (…) mais ils ont tendance à être très aqueux », explique la sommelière du groupe, Sue Daniels, à l’AFP. « Pour nous, ce n’est pas un marché de niche mais un marché en expansion », qui s’adresse à tous.

Signe des temps, le « Great British Beer Festival », qui transformera en août un centre d’exposition londonien en plus grand pub du monde, proposera pour la première fois de son histoire des bières sans alcool.

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Alcoolisme : un traitement novateur testé en France pour lutter contre la dépendance

 le 31 mai 2018

Alcoolisme : un traitement novateur testé en France pour lutter contre la dépendance
Thinkstock

Des chercheurs français testent actuellement une technique qui stimule certaines zones du cerveau grâce à un courant électrique continu.

Le but ? Permettre aux patients alcooliques de reprendre le contrôle et ne plus être dépendants.

En France, 10% de la population est soumise à un problème d’alcool. De nombreux scientifiques tentent de trouver un traitement. Parmi eux, les médecins addictologues du CHU de Tours (Indre-et-Loire) qui cherchent de nouveaux volontaires pour leur essai clinique. Leur méthode innovante, aux premiers résultats encourageants, consiste à stimuler certaines zones du cerveau : celle des émotions, de la mémoire et du plaisir. L’opération permettrait aux personnes alcooliques de reprendre le contrôle et de se libérer de leur dépendance.

Le premier symptôme qui apparaît dans l’addiction à l’alcool, c’est la perte de contrôle, c’est-à-dire que quand j’ai décidé que je ne boirai pas, je bois quand même« , indique à France Bleu Touraine le docteur Hussein El-Ayoubi, en charge de l’expérimentation. « C’est le cortex préfrontal qui, à force de répéter le comportement de consommer de l’alcool, perd le contrôle sur [ces trois zones]. Le but de la stimulation transcranienne à courant continu est de restimuler cette zone chez les patients addicts à l’alcool. »

Un traitement indolore

L’équipe de chercheurs a déjà pu tester la méthode sur une dizaine de volontaires à Tours. Ces derniers participent à des séances quotidiennes d’environ 13 minutes durant lesquelles des électrodes sont posées près de leur cortex préfrontal, c’est-à-dire l’avant du cerveau. Un courant électrique avec une intensité très faible – de un à deux ampères – est alors libéré de manière continue. Le volontaire ne ressent aucune douleur.

« J’ai vraiment tendance à croire à ce type de traitement car il y a déjà des effets positifs au CHU de Tours auprès des volontaires qui l’expérimentent depuis février« , s’enthousiasme le docteur Hussein El-Ayoubi.

L’équipe cherche actuellement 340 participants à l’échelle nationale. À la fin de l’étude, en 2019, si cette technique fonctionne, elle pourrait devenir la troisième méthode pour traiter la dépendance à l’alcool après les médicaments et la psychothérapie.

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Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?

  • Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?
    Les conducteurs jugés après une récidive pourraient se voir obligés d’installer le dispositif.

    Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?
    Christophe Mounet, gérant de Franc Diesel, fait une démonstration de l’éthylotest antidémarrage.

    TIPHANIE NAUD
  • Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?
    Les conducteurs jugés après une récidive pourraient se voir obligés d’installer le dispositif.

    Alcool au volant : va-t-il falloir souffler pour démarrer ?
    Christophe Mounet, gérant de Franc Diesel, fait une démonstration de l’éthylotest antidémarrage.
L’éthylotest antidémarrage va se généraliser pour les particuliers après un contrôle avec une alcoolémie délictuelle. Le seul centre agréé périgourdin est à Saint-Laurent-des-Vignes.

« Prêt pour test, s’il vous plaît soufflez ». Impossible de lancer le moteur de la voiture sans s’exécuter. L’éthylotest antidémarrage (EAD), posé sur le tableau de bord, y veille. « L’appareil est branché sur le système de démarrage, entre la partie contact clé et le démarreur », explique Christophe Mounet, gérant de la société Franc Diesel à Saint-Laurent-des-Vignes, seul centre agréé du département à installer des EAD sur des véhicules légers.

Si le conducteur a dépassé le seuil d’alcool autorisé (0,5 g/l et 0,2 g/l de sang pour les permis probatoires), l’écran affiche « test non ok » et l’engin bloque l’alimentation électrique. Un nouveau test est demandé cinq minutes plus tard.

Difficile à tromper

L’éthylotest est capable de reconnaître un souffle d’adulte ou d’enfant, explique Christophe Mounet pour qui le système est « impossible à tromper ». Il fait aussi la différence entre l’alcool en bouche (un bonbon ou un gâteau à l’alcool peut fausser le test) et l’alcool dans l’air expiré. Le conducteur ivre peut toujours demander à une personne sobre de souffler à sa place. Mais pour contrer cette possibilité, un deuxième souffle est demandé lors d’un long trajet. « C’est aléatoire. Ça peut être au bout de 5 minutes comme de 30. On a alors 20 minutes pour se garer et souffler. Sinon, on repart pour un cycle de 20 minutes. Et si on ne respecte pas cette demande, prévient Christophe Mounet, le contact est coupé, la voiture est bloquée. Il faudra la ramener sur un plateau dans un centre agréé ». L’EAD n’arrête donc pas le moteur en route mais il enregistre le manquement, qui pourra être transmis aux autorités.

Voilà pour la théorie. Car en pratique, « pour l’instant, aucun particulier n’est encore venu, le dispositif est encore en cours de validation », raconte le gérant de l’entreprise, qui pose et contrôle les EAD sur les bus depuis 2012.

Dispositif en cours

En test depuis 2016 dans trois départements, l’éthylotest antidémarrage arrive désormais en Dordogne, quelques mois avant son entrée en vigueur au niveau national. Seul un recours à l’EAD a, jusqu’à présent, été prononcé par le parquet de Bergerac « il y a trois ou quatre semaines », selon le vice-procureur Charles Charollois. Une personne qui n’est pas encore passée chez Franc Diesel.

Le coût des EAD reste un frein à une généralisation : « 1 830 euros TTC à l’achat, détaille l’entrepreneur. L’achat est préconisé pour les décisions d’incarcération supérieures à 18 mois. »

Le dispositif peut également être loué, pour 136 euros par mois, après s’être acquitté de 390 euros pour la pose. L’entreprise Franc Diesel a formé trois techniciens supplémentaires pour répondre à la future demande. « Nous souhaiterions faire entre une et quatre installations par mois pour rentabiliser notre investissement », estime le gérant.

Une fois mais plus deux

Le gouvernement veut rendre obligatoire l’emploi des éthylotests anti-démarrage en cas de récidive d’infraction de conduite en état d’ivresse

Si l’efficacité de l’éthylotest anti-démarrage (EAD) pour lutter contre l’alcoolémie au volant est largement reconnue, sa sous-utilisation est avérée. Le gouvernement est bien décidé à réduire le fossé qui existe entre obligation théorique et mise en œuvre pratique. Le 9 janvier dernier, le Comité interministériel de la sécurité routière présidé par le premier ministre a proposé de favoriser son usage.

D’une part, l’EAD, accompagné d’un suivi médico-psychologique, serait rendu obligatoire en cas de récidive d’infraction de conduite en état d’ivresse. Une obligation qui, seule, serait gage d’efficacité selon certains experts. Autre avantage : la baisse significative du coût d’installation, à l’heure actuelle très élevée, ce qui constitue un frein à son utilisation.

D’autre part, un conducteur contrôlé avec un taux d’alcool supérieur à 0,8 g/l, dont le permis aurait été suspendu par décision préfectorale, pourrait quand même conduire si son véhicule est équipé du dispositif. « Il est nécessaire de prendre en compte les conséquences sociales d’une suspension de permis. Dans les départements ruraux comme la Dordogne, se faire suspendre son permis, c’est très souvent perdre travail », avait souligné le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, lors de sa dernière visite dans le département fin avril.

À noter que l’utilisation de l’EAD – obligatoire sur les bus et les autocars depuis le 1er septembre 2015 – n’est pas une nouveauté pour les particuliers. Depuis la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2), adoptée en 2011, toute personne contrôlée avec plus 0,8 g/l peut se voir interdire par un juge de conduire tout véhicule qui ne soit pas équipé d’EAD, et ce, pendant cinq ans. Depuis 2011, seuls quelques dizaines d’EAD ont été installées sur l’ensemble du territoire. Faire intervenir uniquement le préfet en lieu et place d’un juge, comme l’envisage le gouvernement, devrait faciliter et multiplier l’emploi de ce dispositif.

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Top 5 des substances les plus addictives

Elles ont des effets dévastateurs sur notre cerveau et rendent rapidement dépendant. Ce sont les drogues « dures » comme la cocaïne ou l’héroïne mais aussi des produits courants comme l’alcool et le tabac. Voici les 5 plus addictives.

Le phénomène d’addiction met en jeu de nombreux mécanismes physiques et psychologiques. Le site The Conversation a néanmoins publié en 2017 un classement des drogues les plus addictives établi à partir d’une étude publiée dans The Lancet, en fonction de leur dangerosité, de leur faculté à rendre dépendant et de leur impact social.

1. L’héroïne

Cette drogue de la famille des opiacés agit très rapidement, surtout lorsqu’elle est administrée par injection. Son passage dans le cerveau est ainsi 100 à 1.000 fois plus facile qu’avec la morphine. Elle procure une sensation de plaisir très intense immédiatement, le « rush », suivie d’une période de « high », dans lequel l’individu éprouve une sensation de flottement un peu comme dans un rêve. C’est surtout sa dangerosité qui la place en premier sur la liste : la dose létale est seulement 5 fois supérieure à la dose nécessaire pour obtenir l’effet de « high ».

 2. La cocaïne

Extraite des feuilles de coca, la cocaïne est consommée pure ou sous forme de crack (chauffée avec du bicarbonate de soude et de l’eau). Elle entraîne une période d’euphorie, suivie d’une phase de dépression. Au fil du temps, la durée de la phase d’euphorie diminue, ce qui oblige à prendre des doses croissantes de drogue. À forte dose, la cocaïne entraîne des crises de paranoïa et de psychose, qui peuvent aller jusqu’au coma.

3. La nicotine

Le tabac, dont la nicotine est le principal addictif, est responsable de la mort de sept millions de personnes dans le monde d’après l’OMS. Il tue la moitié de ceux qui en consomment. L’addiction au tabac est d’autant plus forte qu’elle est liée à des comportements sociaux. La nicotine se fixe sur des récepteurs du cerveau et induit un effet sédatif ou stimulant selon les individus et les doses. Au fil du temps se produit un phénomène de désensibilisation des récepteurs qui conduit à la dépendance.

4. Les barbituriques

Ancêtres des somnifères, les barbituriques ont pour effet d’éteindre certaines régions du cerveau. À faible dose, ils agissent comme des tranquillisants, mais à de très fortes doses, ils peuvent être mortels car ils inhibent les réflexes de respiration. Ils ne sont plus très utilisés en tant que médicaments du fait de la très forte dépendance et du syndrome de sevrage particulièrement sévère qu’ils induisent. Les barbituriques sont dangereux du fait de la différence minime entre une dose qui cause la somnolence et une dose qui cause la mort.

5. L’alcool

L’alcool est non seulement néfaste pour celui ou celle qui le consomme en excès, mais il génère aussi une lourde facture sociale : un tiers des morts sur la route serait ainsi attribuable à l’alcool d’après la Direction de la sécurité et de la circulation routières (DSCR). L’alcool agit notamment en inhibant les récepteurs d’un neurotransmetteur nommé NMBA et en augmentant la libération de dopamine. À terme, il entraîne cancersmaladies cardiovasculaires et cirrhoses.

Par Céline Deluzarche

Alcool et tabac ont coûté 255 millions d’années de vie à l’humanité

Le rapport 2017 sur l’usage des drogues licites et illicites l’affirme :  alcool et tabac sont les substances qui font le plus de dégâts sur la santé humaine
alcool et tabac

Alcool et tabac : les drogues les plus nuisibles pour l’humanité

© UNIVERSITY OF MISSOURI

 Selon le dernier rapport sur l’usage des drogues licites et illicites paru dans la revue Addiction, l’alcool et le tabac sont les drogues les plus consommées dans le monde et celles qui font le plus de dégâts sur la santé  humaine.

En analysant les données 2015 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime  ainsi que de l’Institut pour les chiffres de santé et l’évaluation,  dix-sept chercheurs de plusieurs universités notamment celles de Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie), de Bristol, et l’University College de Londres (Grande-Bretagne) ont établi les statistiques de la mortalité et de la morbidité (maladies) associées à l’utilisation des différentes drogues licites ou illicites.

Le constat est sans appel : alcool et tabac sont sur le podium des substances les plus utilisées. La prévalence (nombre de cas d’une maladie dans une population donnée) estimée parmi la population adulte est, en effet, la plus élevée pour la consommation excessive d’alcool épisodique (au cours des 30 derniers jours) avec 18,3 % (un adulte sur cinq) suivi de près par le tabagisme quotidien (15,2 %) soit  un adulte sur sept. Le cannabis arrive loin derrière avec 3,8 %, suivi des amphétamines (0,77%), des  opioïdes (héroïne…) (0,37%) et de la cocaïne(0,35 %).

Comparée au reste du monde, l’Europe centrale, orientale et occidentale enregistre une consommation d’alcool par habitant toujours plus élevée (respectivement 11,61, 11,98 et 11,09 litres par an). Ces mêmes régions européennes font état de la plus forte prévalence du tabagisme. En revanche, l’usage de drogues illicites semble beaucoup moins courant. Le rapport estime que moins d’une personne sur vingt a consommé du cannabis au cours de la dernière année (2015), et des estimations encore plus faibles ont été observées pour les amphétamines, les opioïdes et la cocaïne.

États-Unis et Canada qui affichent, eux, l’un des taux les plus élevés de dépendance au cannabis, aux opioïdes et à la cocaïne. L’Australie et Nouvelle-Zélande étant plus tournées vers les amphétamines.

Certaines régions (par exemple l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique latine, les régions d’Asie) disposent de peu ou pas de données sur la consommation de substances et les conséquences sur la santé. “Ce sont généralement des pays à revenus faibles ou intermédiaires qui ont souvent des politiques punitives en matière de drogue et qui peuvent connaître de graves troubles politiques et sociaux. Ces pays ont besoin d‘une surveillance renforcée, car ils risquent de connaître une escalade rapide de la consommation de substances et de la charge de santé qui en découle”, estiment les auteurs du rapport. 

En matière de dégâts sur la santé humaine, les chiffres donnent le tournis. Le rapport chiffre “les années de vie ajustées sur l’incapacité” (DALY en anglais), une mesure qui correspond au nombre d’années de vie en bonne santé perdues à cause d’une maladie, d’un handicap ou d’une mort précoce.

Résultat :  au niveau mondial,

  • 170,9 millions d’années de vie en bonne santé sont perdues à cause du tabac
  • 85 millions d’années du fait de l’alcool et
  • 27,8 millions d’années en raison des drogues illicites !

En résumé donc, en 2015, l’alcool et le tabac ont coûté à la population humaine plus d’un quart de milliard d’années de vie en bonne santé, les drogues illicites coûtant des dizaines de millions supplémentaires.

Enfin, le taux de mortalité attribuable à ces substances est également le plus élevé pour le tabac (110,7 décès pour 100 000 personnes), suivi de l’alcool et des drogues illicites (33,0 et 6,9 décès pour 100 000 personnes, respectivement).

Ces nouvelles données ont-elles surpris les chercheurs ? “Non parce que nous suivons la situation depuis un certain temps, commente Robert West, coauteur de l’étude, mais l’ampleur du problème de l’alcool et du tabac et le fait qu’il soit tellement plus important que celui des drogues illicites est assez choquant.  Nous avons fini par l’accepter mais je me demande comment on laisse faire cela depuis si longtemps.”

Le chercheur explique que si l’alcool et de tabac sont plus consommés que les drogues illicites, c’est en partie dû à leur disponibilité, mais aussi “parce que leur consommation est culturellement considéré comme parfaitement normale dans les pays occidentaux. L’acceptabilité culturelle joue un rôle énorme”.

Et Robert West de conclure :  “En Occident, nous aimons penser que nous avons des sociétés civilisées, mais des comportements que nous pensons tout à fait normaux tuent beaucoup plus de gens et causent plus de misère que des choses qui nous bouleversent comme le terrorisme. Les gouvernements doivent assumer cette responsabilité et en faire une question électorale.”

Les auteurs souhaitent également que les méthodes de collecte des données soient mieux standardisées et plus rigoureuses afin de pouvoir évaluer avec précision les tendances géographiques et temporelles de la consommation de substances et ses conséquences.

Alcool : l’inquiétante consommation des femmes

Les femmes boivent de plus en plus. Les conséquences sur leur santé sont encore plus graves pour elles que pour les hommes.

Pour le Pr Michel Reynaud, un des précurseurs de l’addictologie en France, l’un des faits marquants de ces dernières années est l’alcoolisme au féminin, indique Libération. « Entre un quart et un tiers de nos patients sont des femmes. Le plus impressionnant est la banalisation. (…). Il y a une normalisation sociale. Les femmes ont le droit de se saouler, de prendre une cuite. Cela ne choque plus personne », constate ce médecin.

Après le tabac, c’est donc l’alcool. Dans les années 70-80, note Libération, les femmes se sont mises à fumer autant que les hommes. Désormais, elles boivent malgré une baisse constante de la consommation depuis les années 60. Il y aurait entre 500.000 et 1,5 million buveuses excessives en France, selon Michel Reynaud, en colère contre l’inaction des pouvoirs publics en la matière. « Les nouvelles autorités sanitaires n’arrêtent pas de dire qu’il faut (…) mettre l’accent sur la prévention. Là, rien. Pas même des discours… »

« L’alcoolisme au féminin est différent de celui des hommes, souligne le quotidien. Il touche plus particulièrement les classes aisées. Sur le plan de l’âge également, la consommation d’alcool diffère : chez les hommes, elle est la plus forte vers 18 ans, chez les femmes autour de 27 ans. Ces dernières associent plus souvent alcool et médicaments. Lorsqu’apparaissent des symptômes physiques (comme les tremblements) liés à une consommation excessive d’alcool, les femmes vont se rendre plus rapidement chez le médecin… sans pour autant évoquer leur problème d’alcool.

« Il y a deux types de consommation problématique, explique le Pr Reynaud, dans Libération. (…) D’abord, le binge drinking, cette alcoolisation massive un soir donné. Au début c’était un monopole des jeunes garçons. Aujourd’hui, ces ados filles complètement saoules le vendredi soir ne surprennent plus personne. »

« Cette consommation juvénile diffère de l’alcoolisme des femmes adultes. » Pour ces dernières, les causes sont multiples : certains l’expliquent par le stress, par la « charge mentale » qui pèse sur ces femmes surchargées par le travail, les enfants, les tâches ménagères… Leur cerveau, leur cœur et leur foie sont bien plus fragiles que ceux des hommes face à l’alcool. « Le risque de mortalité due à l’alcool augmente plus rapidement chez les femmes que chez les hommes », rappelle l’Institut national du cancer (Inca).

Que font les autorités sanitaires face à ce fléau ? Les industriels de l’alcool dépensent 100 fois plus pour la publicité que les campagnes officielles de prévention. Le 15 avril dernier, des médecins et des associations de lutte contre l’alcoolisme ont plaidé pour des mesures fortes, comme l’instauration d’un prix plancher par unité d’alcool, afin de lutter contre la consommation excessive. Un plan proposé par la filière viticole, celle des alcools et les brasseurs doit être soumis au gouvernement « d’ici l’été ». Outre l’indication pour les femmes enceintes, il devrait aussi porter sur la consommation d’alcool par les mineurs, la conduite de véhicules et la consommation abusive. « Bref, en matière de prévention de l’alcoolisme, féminin ou pas, on progresse à très petit pas », conclut Libération.

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