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VIDEO. Petit tour des lois sur la consommation d’alcool dans le monde

Plus ou moins apprécié, de renommée mondiale, désinhibiteur avéré, l’alcool n’est pas accessible à tous, dans toutes les conditions. D’un pays à l’autre, les lois relatives à la consommation d’alcool peuvent différer sensiblement. 

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C’est un produit très prisé mais aussi responsable de comportements dangereux. Si l’alcool est légal dans la plupart des pays, les conditions pour le consommer diffère d’un pays à l’autre.

Un montant minimum en Ecosse

Au pays des châteaux hantés, c’est bien le prix de l’alcool qui peut faire peur. Depuis peu, les Ecossais déboursent au moins 15,90€ pour une bouteille d’alcool. Une première mondiale destinée à limiter la consommation excessive d’alcool. La mesure pourrait faire des émules puisque le Pays de Galle et l’Irlande du Nord voudraient en faire de même.

Interdit de séjour en Iran

La problématique de la consommation excessive touche également l’Iran alors même que l’alcool y est tout bonnement interdit. Dans ce pays à majorité chiite, où l’alcool est interdit pour des raisons religieuses, consommer et boire de l’alcool est passible de la peine de mort.

Deuxième cause de mortalité en France

En France, consommation d’alcool va de paire avec majorité. En effet, depuis 2009, c’est à 18 ans et non plus à 16 ans que les plus jeunes peuvent commencer à consommer de l’alcool. Un durcissement qui peut s’expliquer par le fait que la consommation excessive d’alcool est l’une des premières causes de décès sur les routes de France ainsi que la deuxième cause de décès prématuré. Les professionnels de santé voudraient bien faire appliquer des mesures plus restrictives mais le gouvernement s’y oppose.

Source France info

L’Ecosse introduit un prix minimal pour l’alcool

L’initiative a été saluée par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

LE MONDE | 

 Dans une boutique d’Edimbourg, en Ecosse.
Dans une boutique d’Edimbourg, en Ecosse. JANE BARLOW / AP

L’Ecosse est devenue, mardi 1er mai, la première nation au monde à introduire un prix minimal pour l’alcool, avec l’entrée en vigueur d’une loi après des années de bataille juridique. « Je pense que des pays en Europe et ailleurs chercheront à reproduire ce qui a été fait ici », a déclaré à l’Agence France-Presse la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notant que l’Irlande et le Pays de Galles souhaitaient lancer des projets similaires.

Le prix minimal par unité d’alcool est désormais fixé à 50 pence (57 centimes), une mesure qui prend en compte à la fois la teneur en alcool et le volume du produit. Ainsi, une bouteille de 70 cl de whisky ne pourra pas être vendue en dessous de 14 livres (15,60 euros) et une bouteille de 75 cl de vin à 12,5 % pas moins de 4,69 livres (5,30 euros).

Le texte, qui vise à combattre les méfaits liés à l’alcool, a été salué par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics. « Cette loi sauvera des vies », a déclaré Alison Douglas, directrice générale de l’organisation caritative Alcohol Focus Scotland.

1 265 morts liées à l’alcool en 2016

En 2016, 1 265 morts étaient liées à l’alcool en Ecosse, où vivent 5,3 millions de personnes, une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.

Les commerçants ont déclaré qu’ils s’attendaient à des pertes minimes et avaient depuis longtemps anticipé la mise en place de la mesure. Linda Williams, propriétaire d’un magasin à Edimbourg, estime que la mesure pourrait même contribuer à « mettre au même niveau les supermarchés et les commerces indépendants »« Il ne pourra plus y avoir les gros rabais sur les spiritueux et les gros packs de bière qui ont vraiment été à l’origine de tous les problèmes avec l’alcool », a-t-elle souligné.

La première ministre Nicola Sturgeon à la Royal Infirmary d’Edimbourg, le 30 avril.
La première ministre Nicola Sturgeon à la Royal Infirmary d’Edimbourg, le 30 avril. JANE BARLOW / AFP

La loi, votée en 2012 par le Parlement écossais, entre finalement en vigueur après des années de querelles judiciaires. La Cour suprême a soutenu l’initiative du gouvernement écossais l’an dernier, rejetant l’appel constitué par l’Association du whisky écossais (Scotch Whisky Association, SWA) et d’autres représentants de cette industrie pour l’annuler.

Sept juges à Londres ont unanimement déclaré que la mise en place d’un prix minimal était « un moyen proportionné d’atteindre un but légitime » et ne violait pas les lois européennes. Cela a mis fin à une bataille juridique qui était allée jusqu’à la Cour européenne de justice en 2015.

Malgré l’échec de son appel, un porte-parole de la SWA a déclaré que l’industrie avait travaillé « en coopération » avec le gouvernement pour mettre en œuvre la mesure.

Nicola Sturgeon a déclaré qu’elle n’avait jamais cru que la mesure nuirait à l’industrie lucrative du whisky en Ecosse, soulignant que « les whiskys haut de gamme pour lesquels l’industrie écossaise est si renommée ne figurent pas parmi les produits alcoolisés qui seront les plus touchés par les prix minimaux »

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L’alcool affecte les bactéries de la bouche

La consommation d’alcool, particulièrement en grande quantité, nuit au microbiote de la bouche en détruisant les bonnes bactéries, tout en permettant aux mauvaises de proliférer, montre une étude américaine.

Pour parvenir à ce constat, les chercheurs ont analysé la salive de 1044 adultes américains divisés en trois catégories, en fonction de leur consommation d’alcool (nulle, modérée ou élevée).

En moyenne, quelque 700 espèces de bactéries vivent naturellement dans une bouche humaine. Ce microbiote est, à la fois, composé de mauvaises bactéries, qui peuvent causer des maladies, et de bonnes bactéries, qui aident à contrôler leur prolifération.

Or, les patients considérés comme ayant une consommation d’alcool élevée (plus de deux verres par jour pour les femmes, trois pour les hommes) présentaient un peu moins de bonnes bactéries et, surtout, affichait une surabondance de mauvaises bactéries dans leur bouche vis-à-vis des personnes qui ne boivent pas.

Les chercheurs ont notamment identifié, chez les buveurs, des taux anormalement élevés de microorganismes issus, entre autres, des familles de bactéries Neisseria, Actinobactéries et Leptotrichia buccalis. Ces bactéries peuvent causer des problèmes de santé, notamment au niveau des gencives (gingivite, parodontite).

Les amateurs d’alcool avaient aussi un taux plus faible de bactéries de la famille des Lactobacillales, qui aide à réduire l’inflammation des gencives.

L’épidémiologiste Jiyoung Ahn, l’une des responsables de l’étude, a expliqué à la chaine CNN que les chercheurs n’ont pu identifier à partir de quelle quantité d’alcool le microbiote de la bouche commence à changer. Par contre, une consommation importante cause plus de dégâts, a-t-elle souligné.

Les auteurs de l’étude n’ont pas non plus déterminé pour quelle raison l’alcool affecte le microbiote de la bouche. Les acides contenus dans les boissons alcoolisées pourraient empêcher la croissance de certaines bactéries ou, encore, des sous-produits créés par la dégradation de l’alcool pourraient jouer un rôle, a évoqué Mme Ahn en guise de pistes de réponse.

Des études récentes ont montré que le microbiote de la bouche pourrait jouer un rôle sur le développement de certains cancers, comme ceux de la cavité buccale et de l’œsophage.

L’étude a été publiée dans le journal spécialisé «Microbiome» le 24 avril dernier.

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Alcool : pourquoi devient-on parfois agressif après avoir bu ?

Des scientifiques ont établi que deux verres d’alcool modifiaient le fonctionnement du cortex préfrontal du cerveau.

Alcool : pourquoi devient-on parfois agressif après avoir bu ?BADAHOS / ISTOCK

Des chercheurs ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour mieux comprendre pourquoi les gens deviennent souvent agressifs et violents après avoir bu de l’alcool. Ils ont mesuré le débit sanguin dans le cerveau.

Après seulement deux verres, les scientifiques ont noté des changements dans le fonctionnement du cortex préfrontal du cerveau, la partie normalement impliquée dans l’atténuation des niveaux d’agressivité d’une personne. L’étude a été menée par Thomas Denson, de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie, et publiée dans la revue Cognitive, Affective, & Behavioral Neuroscience.

Cortex préfrontal

Jusqu’ici, aucune preuve substantielle n’avaient permis de corroborer la théorie selon laquelle l’agressivité des personnes liée à la consommation d’alcool était causée par des changements dans le cortex préfrontal.

Pour cette étude, Thomas Denson et son équipe ont recruté 50 jeunes hommes en bonne santé. Les participants ont reçu soit deux boissons contenant de la vodka, soit deux boissons placebo sans alcool. Alors qu’ils étaient allongés dans un appareil d’IRM, les participants ont dû répondre à une provocation verbale déclenchant leur agressivité.

L’imagerie par résonance magnétique a permis aux chercheurs de voir quelles zones du cerveau avaient été stimulées suite à la provocation verbale. Ils ont pu également comparer les scans des sujets qui avaient consommé de l’alcool et les scans des sujets qui n’en avaient pas consommé. Résultat : l’activité du cortex préfrontal des garçons ayant consommé de l’alcool avait diminué. Cet effet modérateur de l’alcool a également été observé dans les zones du cerveau impliquées dans le sentiment de récompense.

« Même suite à l’ingestion d’une faible dose d’alcool, nous avons observé une relation de cause à effet significative entre l’activité du cortex préfrontal et l’agressivité liée à l’ingestion d’alcool, résume Thomas Denson. Ces régions du cerveau peuvent déclencher différents comportements selon qu’une personne est sobre ou en état d’ébriété ».

Des doses plus fortes

Les résultats sont en grande partie conformes à un nombre croissant de recherches sur la base neuronale de l’agression et sur la façon dont elle est déclenchée par des changements dans le cortex préfrontal, le système limbique et les régions du cerveau liées au sentiment de récompense. Les résultats de la présente étude sont également conformes à plusieurs théories psychologiques sur l’agressivité liée à l’alcool.

« Nous encourageons des futures enquêtes à plus grande échelle sur les fondements neuronaux de l’agressivité liée à l’alcool, avec des doses plus fortes et des échantillons cliniques. Cela pourrait éventuellement permettre de lutter contre les méfaits liés à l’alcool « , conclut Thomas Denson.

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Risques liés à l’alcool: des médecins contre-attaquent

Instauration d’un prix plancher, taxe proportionnelle au degré d’alcool, encadrement plus strict de la publicité…Des médecins et experts de santé publique proposent 10 mesures pour limiter les dégâts de l’alcool.

Le secteur des boissons alcoolisées n’avait pas été chahuté de la sorte depuis longtemps. Après une première tribune publiée dans nos colonnes en mars visant à rappeler que le vin est aussi dangereux que n’importe quel alcool, quarante grands noms de la médecine et de la santé publique viennent de signer une nouvelle tribune. Cette fois, ils proposent aux autorités sanitaires dix mesures qu’ils jugent efficaces pour protéger des risques de l’alcool. «Nous ne sommes pas de ceux qui contestent que l’alcool, notamment le vin, fait partie de notre paysage, prennent-ils le soin de rappeler en préambule, (…) Mais nous témoignons de ses risques».

Les chiffres leur donnent raison: chaque année, 49.000 personnes décèdent et 15.000 autres se voient diagnostiquer un cancer à cause de leur consommation d’alcool. Les boissons alcoolisées sont d’ailleurs le premier facteur d’hospitalisation en France (environ 580.000 patients pour un coût estimé à 2,6 milliards d’euros par an, selon la Cour des Comptes). L’alcoolisation maternelle est de surcroît la première cause évitable de retard mental de l’enfant. Bien que la situation se soit améliorée depuis les années 1960, la France reste l’un des pays ayant le plus fort niveau de consommation d’alcool au monde, avec un peu moins de 12 litres d’alcool pur par an et par habitant. Alors, que faire?

Même sans abus, l’alcool est mauvais pour la santé

En guise de feuille de route, le gouvernement Français a pour seul objectif d’augmenter la taille du pictogramme destiné à rappeler que les boissons alcoolisées sont contre-indiquées aux femmes enceintes. Le programme proposé par les signataires de la tribune est autrement plus musclé. Ils commencent en douceur avec une première proposition consistant à ajouter sur les étiquettes la quantité de sucre, le nombre de calories ainsi que les grammes d’alcool contenus dans la boisson. L’objectif est d’aider les consommateurs à se repérer par rapport aux quantités maximales recommandées, fixées à 100 grammes par semaine, soit 10 verres standards. Pour l’heure, seuls le taux d’alcool et la présence de sulfites ajoutés doivent obligatoirement être affichés. Des discussions allant dans le sens de cette proposition sont en cours au sein de la Commission européenne.

Les médecins proposent également de remplacer la mention «l’abus d’alcool est dangereux pour la santé» par «l’alcool est dangereux pour la santé». «On le sait, l’alcool est nocif, même en petite quantité, notamment pour les gens souffrant de vulnérabilités. Certaines femmes ont plus de risque de développer un cancer du sein si elles boivent des boissons alcoolisées», explique le Pr Michel Reynaud, professeur de psychiatrie et d’addictologie et coauteur de la tribune. Très récemment, une étude a montré que le risque d’avoir certains cancers (œsophage, oropharynx et sein) augmente à partir de 10 grammes d’alcool par jour, soit l’équivalent d’un verre de vin.

» LIRE AUSSI – Pourquoi dit-on que l’alcool est cancérigène?

Mieux encadrer la publicité et instaurer un prix plancher

Les médecins reviennent également à la charge sur l’épineuse question de la loi Évin. Promulguée en 1991, celle-ci avait notamment pour objectifs d’encadrer la publicité des boissons alcoolisées et d’interdire la vente d’alcool aux moins de 16 ans. Mais des modifications successives ont fini par en amoindrir l’efficacité. «Dans le domaine de l’alcool, la loi Évin a été démantelée, désarticulée, et les dispositions restantes ne sont pour la plupart pas appliquées, déplore le Pr Reynaud. Nous souhaitons revenir à l’esprit initial de la loi, et ainsi protéger les consommateurs ciblés par les industriels du secteur, à savoir les jeunes et les femmes». Les auteurs de la tribune demandent notamment d’interdire fermement la publicité directe et indirecte sur les supports habituels, mais aussi sur Internet et les réseaux sociaux.

Mais la proposition la plus marquante est celle d’une taxe proportionnelle au contenu en grammes d’alcool, à laquelle s’ajoute un prix minimum de vente par unité d’alcool. À l’heure actuelle en France, les taux des différentes accises (impôts indirects) ne sont pas strictement proportionnels à la teneur en alcool ou à la nocivité particulière des différentes boissons alcoolisées, sauf exception. Ainsi, le vin représente 58 % de la consommation d’alcool en France, 71 % du chiffre d’affaires hors exportation et seulement 3,6 % des droits d’accises.

» LIRE AUSSI – Alcool: le mythe des bienfaits sur le cœur

Une minorité de gros consommateurs à risque

L’idée d’une taxe n’est pas du goût de Vin et Société, le représentant de la filière viticole, qui indiquait dans un document adressé aux candidats à la présidence de la République en 2017 que «les pays fortement taxés sont parmi ceux qui connaissent le plus de phénomènes d’alcoolisation massive». Or certaines expériences ont au contraire démontré que la hausse des taxes entraîne une diminution de la consommation. C’est le cas de la Colombie Britannique, une province canadienne où chaque augmentation des prix de 10% a été suivie d’une diminution de la consommation de 3,4%. En mai prochain, l’Écosse instaurera de son côté un prix plancher. Mais il existe également des contre-exemples, à l’image de l’Italie, qui est parvenue à ramener la consommation par habitant autour de 6 litres d’alcool pur par an, et cela alors que le vin y est totalement exonéré de droits d’accises.

«Il ne s’agit pas d’empêcher la population de boire de l’alcool, mais d’informer au mieux, souligne le Pr Michel Reynaud. Actuellement, la perception qu’ont les gens de l’alcool penche clairement en faveur de son aspect récréatif, et non des risques encourus. Il faut rééquilibrer la balance». Sur les 8,8 millions de consommateurs d’alcool réguliers, l’Observatoire français des drogues et toxicomanies estime à 3,4 millions le nombre de consommateurs à risque, c’est-à-dire buvant plus de 10 verres par semaine. «Ces personnes consomment les trois-quart de l’alcool vendu. Ce sont eux qui posent problème», conclut le spécialiste. Alors qu’ils n’ont, pour l’heure, pas reçu de réponse des autorités sanitaires, les signataires de la tribune s’apprêtent à demander la tenue d’une concertation citoyenne sur ce délicat sujet de santé publique.

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Des médecins proposent dix mesures pour lutter contre l’alcoolisme

Taxes, prix minimum, nouvelles étiquettes, des médecins proposent dix mesures à l’efficacité démontrée pour décourager la consommation excessive d’alcool.

Plusieurs médecins, épidémiologistes et militants de la lutte contre l’alcoolisme signent ce 16 avril une lettre ouverte dans laquelle ils dénoncent une « désinformation soigneusement organisée par la filière alcool » et « la puissance de lobbying d’une industrie qui infiltre tous les niveaux de la société […] jusqu’au plus haut niveau de l’État ». Diffusée sur plusieurs sites dédiés à la prévention, le texte énonce dix mesures dont l’efficacité dans la lutte contre la consommation excessive d’alcool est scientifiquement démontrée.

Cette lettre intervient dans un contexte tendu entre médecins et alcooliers. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, avaient en effet invité la semaine passée les représentants de la profession viticole, pour les « associer aux politiques publiques de prévention ».

« Lors que les alcooliers se mêlent de prévention, on sait que c’est tout sauf de la prévention, et seulement de la communication » nous explique l’addictologue Michel Reynaud, co-signataire du texte. « Nous souhaitions rappeler dix mesures qui font consensus y compris à l’échelle de l’OMS. Charge au gouvernement de s’en saisir ou pas ».

Les auteurs de la lettre sont les mêmes qui avaient déjà interpellé en mars le président de la République. Emmanuel Macron, après avoir confié boire « du vin le midi et le soir », avait assuré que la loi ne serait pas durcie durant sa présidence.

Un prix plancher pour l’alcool

Parmi les dix dispositions identifiées, les signataires invitent à taxer l’alcool proportionnellement au contenu en grammes d’alcool et à indiquer de manière claire sur les contenants « la quantité en grammes d’alcool et de sucre, le nombre de calories », ou encore interdire « toutes les mentions supplémentaires non légales » (du type « à consommer avec modération »), sur tous les supports.

En revanche, la mention « l’alcool est dangereux pour la santé » devrait être systématiquement présente, de manière claire, lisible et contrastée ». Fin mars, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait exprimé son hostilité à cette idée. Pour elle, « cette phrase-là peut laisser penser qu’on est pour une action de prohibition, c’est-à-dire qu’on ne veut pas d’alcool du tout, or ce n’est pas le cas aujourd’hui ». Les médecins invitent également à étendre l’interdiction de la publicité pour l’alcool à Internet.

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Les cinq substances les plus addictives pour le cerveau

Quelles sont les substances qui rendent notre cerveau accro ?

Voici les cinq substances les plus addictives. Certaines sont en vente libre.

Le classement des substances les plus addictives peut varier en fonction des différents critères utilisés pour les classer. En 2007, David Nutt et son équipe de chercheurs ont interrogé différents experts en addictologie pour tenter d’élaborer le classement le plus objectif possible.

L’héroïne

L’héroïne est la drogue la plus addictive, selon l’étude de David Nutt. Elle augmente le taux de dopamine (système de récompense du cerveau) de 200 %, ce qui la rend hautement addictive. De plus, la dose létale est seulement cinq fois supérieure à la dose nécessaire pour obtenir l’effet escompté.

La cocaïne

La cocaïne empêche les neurones d’éteindre le signal de la dopamine, ce qui provoque une activité anormale du système de récompense du cerveau. Environ 21 % des personnes qui essaient la cocaïne en deviennent dépendants une fois dans leur vie.

La nicotine

Il s’agit du principal ingrédient addictif du tabac. La nicotine est rapidement absorbée par les poumons et envoyée vers le cerveau. Les chercheurs prévoient que le tabac tuera 8 millions de personnes chaque année d’ici 2030. Il s’agit de la drogue la plus addictive accessible en vente libre.

Les barbituriques

Ce sont les plus anciens somnifères. Ils étaient initialement utilisés comme médicament pour traiter l’anxiété et les troubles du sommeil. À de faibles doses, ils causent une certaine euphorie, mais à des doses plus élevées ils peuvent être mortels, car ils inhibent les réflexes de respiration. Ils sont aujourd’hui beaucoup moins répandus, car ils ont été remplacés par les benzodiazépines (Xanax, Valium, etc.).

L’alcool

Autre substance très addictive en vente libre : l’alcool. Il a pour effet principal d’augmenter les niveaux de dopamine dans le système de récompense du cerveau de 40 à 360 %. Quelque 22 % de ceux qui ont « bu un verre » développent une dépendance à l’alcool à un moment de leur vie. L’alcool a également été classé comme la substance la plus dangereuse au monde par d’autres experts.

Une action pour sensibiliser sur la consommation excessive d’alcool

Ce samedi soir, une action est menée dans l’Ouest de La Réunion pour sensibiliser la population contre la prise du volant sous l’influence de l’alcool. Quatre boîtes de nuits de Saint-Gilles participent à l’événement.

C’est dans le cadre de son engagement via le Contrat Local de Santé, la mairie de Saint-Paul se mobilise ce samedi 24 mars avec les professionnels de santé, les équipes de la sécurité routière et les boîtes de nuits de Saint-Gilles pour la 3e édition de la nuit « Santé Sobriété« .

Sensibiliser sur une consommation excessive d’alcool


Cette 3e édition s’axe autour de 2 points. Tout d’abord sensibiliser sur les habitudes de consommation excessive d’alcool, de tabagisme ainsi que l’information / prévention sur les rapports sexuels non protégés. Puis sensibiliser la population autour d’un comportement citoyen sur les routes.L’action sera menée ce samedi 24 mars 2018 de 22 heures à 1 heure du matin. Dans le cadre de cet événement, un village de prévention sera mis en place.

Les boîtes de nuits partenaires de l’événement


Le village va se situer dans l’avenue Bourbon, sur le parking proche des boîtes de nuit de Saint-Gilles. Les quatre boîtes de nuit qui participent à l’action sont le Loftle Moulin du Tangola Villa Club ainsi que le Beach Club.

Des équipes sillonneront également les rues adjacentes et passeront dans les quatre boîtes de nuits partenaires de l’opération.

À l’occasion, les équipes distribueront des éthylotests, des préservatifs mais également des bracelets brésiliens comprenant la mention « Santé Sobriété« .

Ces bracelets sont à l’intention des personnes qui s’engageront à ne pas consommer d’alcool avant de prendre le volant. Les bracelets sont également là pour délivrer des messages de prévention au public.

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Un nouveau danger de l’alcool révélé

La consommation d’alcool augmente considérablement le rythme cardiaque, ce qui pourrait provoquer à la longue le développement d’une arythmie, estime une équipe de chercheurs allemands.

Les scientifiques de l’Université Louis-et-Maximilien de Munich ont analysé les ECG et le taux d’alcool dans l’air expiré de 3.012 personnes âgées d’environ 35 ans afin d’étudier les risques liés à la consommation d’alcool, relate le site de l’European Society of Cardiology (ESC).

Les scientifiques ont également pris en compte le sexe, les maladies cardio-vasculaires et les mauvaises habitudes des personnes concernées.

Au terme de leurs analyses, les scientifiques ont réussi à démontrer une corrélation linéaire entre la consommation d’alcool et un rythme cardiaque très élevé.«Plus vous buvez d’alcool, plus votre pouls est élevé», explique Dr Stefan Brunner, chargé des recherches.

D’après les cardiologues, cette corrélation pourrait relever d’un déséquilibre fonctionnel au niveau du système nerveux central.

«En outre, il n’est pas exclu que le pouls élevé qu’on observe suite à une consommation d’alcool puisse favoriser le développement d’une arythmie», conclut Dr Moritz Sinner.

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