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Légalisation du Cannabis en Allemagne

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Cannabis : un traitement contre l’addiction bientôt disponible ?

Grâce à ce traitement, les médecins pourraient ainsi éviter la prescription d'anxiolytiques ou de somnifère pour traiter les conséquences liées à l'arrêt du cannabis.
Grâce à ce traitement, les médecins pourraient ainsi éviter la prescription d’anxiolytiques ou de somnifère pour traiter les conséquences liées à l’arrêt du cannabis.

Pour lutter contre l’addiction du cannabis, un traitement, développé aux Etats-Unis, atténuerait les effets de cette drogue tout en diminuant l’envie d’en consommer. Aux USA, des essais sont en train de déterminer les doses qui pourraient être efficaces sur 300 patients.

Bientôt un traitement contre l’addiction au cannabis ? L’enthousiasme est né de la publication des résultats de la phase 2 d’un essai clinique qui…… cliquez ici pour lire la suite

La consommation de cannabis modifie l’expression des gènes, selon une étude

Ces travaux suggèrent que la consommation de cannabis pourrait à terme causer des troubles mentaux comme la schizophrénie

cannabis
— Kreative Photography / Shutterstock.com

Si ce sont surtout les effets psychoactifs du cannabis qui attirent l’attention, il faut savoir que l’usage de cette plante a d’autres effets sur l’organisme humain, et ce, jusqu’au niveau moléculaire et génétique. Dans une nouvelle étude, des scientifiques ont notamment découvert que le cannabis provoquait des modifications épigénétiques dans le corps.

LES NOMBREUX EFFETS DU CANNABIS SUR L’ORGANISME

Le cannabis – également appelé marijuana sous sa forme séchée – est une plante qui contient plusieurs composés actifs, dont les plus connus sont le THC (tétrahydrocannabinol) et le CBD (cannabidiol). Le THC est responsable des ….. CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA SUITE

La consommation de cannabis engendrerait des changements de l’ADN d’ordre épigénétique

Si la marijuana ne semble pas modifier directement notre patrimoine génétique, ou ADN, elle modifierait l’expression des gènes. Détails et explications.

Publié le 24/07/2023

La consommation de cannabis engendrerait des changements de l’ADN d’ordre épigénétique

Fumer du cannabis modifie l’expression de nos gènes, autrement dit notre épigénome, par opposition au génome (ADN). Voilà ce qui ressort d’une nouvelle étude scientifique, parue dans la revue Molecular Psychiatry (Source 1).

Epigénome : de quoi parle-t-on ?

L’étude révèle que la consommation de marijuana est associée à des changements dans ce que l’on appelle l’épigénome humain. On parle de modifications épigénétiques : ce ne sont pas les gènes en eux-mêmes qui sont modifiés, mais l’expression de ces gènes. Pour faire simple, nos gènes, notre ADN (ou génome), possèdent une couche d’informations complémentaires qui indiquent si ……

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Des accidents de la route qui portent la signature du cannabis

30/06/2023
Source: Université Laval

Le type d’accidents de la route dans lesquels sont impliqués les conducteurs qui ont consommé du cannabis serait différent de celui impliquant des conducteurs ayant consommé de l’alcool. C’est ce qu’a constaté une équipe de chercheurs canadiens après avoir étudié près de 7000 accidentés de la route, dont 30% avaient de l’alcool ou du THC dans le sang.


Image d’illustration Pixabay

Ces personnes ont été évaluées entre janvier 2018 et décembre 2021 à l’urgence de l’un des 15 centres de traumatologie qui participaient à l’étude. Un échantillon de sang a été prélevé chez ces patients dans les six heures suivant l’accident. « Ces prélèvements ont été faits pour des raisons médicales et non parce qu’on soupçonnait qu’il y avait eu consommation d’alcool ou de cannabis », précise l’un des auteurs de l’étude, Éric Mercier, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval.

L’équipe de recherche, dont fait également partie Marcel Émond, de la Faculté de médecine de l’Université Laval, a quantifié la concentration d’alcool et de THC dans le sang de ces patients et ils l’ont mise en relation avec l’âge et le sexe des sujets, le lieu et l’heure de l’accident ainsi que la gravité des blessures. Les analyses, publiées dans la revue Addiction, ont révélé la présence de THC ou d’alcool chez 18% et 17% des patients respectivement. Elles ont aussi montré que 4% des patients présentaient un taux élevé de THC (≥ 5 ng/ml) et que 13% avaient un taux élevé d’alcool (≥ 0,08%).

Parmi les accidentés, les hommes étaient surreprésentés, tant dans le groupe avec taux élevé de THC élevé que dans le groupe avec taux élevé d’alcool. Les jeunes étaient aussi plus à risque, particulièrement dans le groupe de personnes ayant consommé du cannabis. « Un des résultats qui nous a frappés est que, chez les moins de 19 ans, 5% présentaient un taux élevé de THC alors qu’à peine 3% avaient un taux élevé d’alcool », souligne le professeur Mercier.

Les caractéristiques de l’accident semblent révélatrices d’un certain patron de consommation, suggèrent les résultats. Ainsi, il y a davantage de risque que les accidents impliquant des personnes ayant un taux élevé d’alcool se produisent la nuit, pendant la fin de semaine, en zones rurales, qu’ils impliquent un seul véhicule et qu’ils causent des blessures graves.

À l’opposé, il y a plus de risques que les accidents impliquant des personnes ayant un taux élevé de THC surviennent pendant la journée, un jour de semaine et qu’ils impliquent plusieurs véhicules. « Cela suggère une consommation routinière de cannabis plutôt qu’une consommation récréative dans un contexte spécial », avance Éric Mercier.

Lorsque les membres du personnel soignant traitent un patient qui a eu un accident de la route typique de ceux qui surviennent sous l’effet du cannabis, ils devraient avoir une conversation avec le patient sur les risques que ce produit pose pour la conduite automobile « Des interventions de la sorte ont montré leur efficacité dans le cas de l’alcool », rappelle le professeur Mercier, qui est également médecin urgentologue et chef d’équipe en traumatologie à l’hôpital de l’Enfant-Jésus du CHU de Québec.

Les interventions des gouvernements pourraient aussi s’inspirer des résultats de cette étude, poursuit-il. « Nos données montrent que les jeunes de moins de 19 ans forment un groupe particulièrement à risque pour ce qui est de la conduite automobile sous l’effet du cannabis, ce qui n’est pas le cas pour l’alcool. La règle du zéro alcool prévue au Code de la sécurité routière pour les moins de 22 ans peut expliquer ce constat. Il faudrait envisager l’adoption d’une mesure similaire pour le THC. »

Enfin, les campagnes de sensibilisation portant sur les risques associés à la conduite automobile sous l’effet du cannabis auraient intérêt à cibler les jeunes hommes, un groupe chez qui la juste appréciation du risque fait parfois défaut. « Il existe une fausse croyance qui veut que le cannabis affecte peu la capacité de conduire. Une personne sous l’effet du cannabis est très mal placée pour évaluer son niveau d’intoxication et sa capacité à conduire. Il n’est pas mauvais de le redire et de rappeler que la conduite sous l’effet du cannabis peut avoir des conséquences graves pour soi-même et pour les autres », conclut le professeur Mercier

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Drogues : la distinction consommation récréative vs consommation problématique a-t-elle vraiment un sens ?

« On ne peut pas déplorer les enfants tués dans les quartiers, l’économie et la violence qui va avec les stupéfiants, et glorifier la consommation récréative de stupéfiants » a déclaré Emmanuel Macron à Marseille.

Avec Jean Costentin, Alain Bauer

Atlantico : « On ne peut pas déplorer les enfants tués dans les quartiers, l’économie et la violence qui va avec les stupéfiants, et glorifier la consommation récréative de
stupéfiants » a déclaré Emmanuel Macron à Marseille. La distinction consommation récréative vs consommation problématique a-t-elle vraiment un sens d’un point de médical ?

Jean Costentin : Cela fait plus de 50 ans que certains requièrent la légalisation du cannabis (l’appel du 18 joints, du journal Libération en 1976 en est un des repères).

Depuislors, la consommation n’a fait que croître du fait de campagnes sournoises, et de la pression puissante de lobbies qui en attendent de substantielles royalties. Ils sont appuyés par des déconstructeurs, idéologues, écologistes partisans d’une régression économique, politiques voulant transformer des indignés en résignés, etc..

Oui, mais, simultanément les mécanismes à l’origine des addictions se sont précisés et surtout la liste des méfaits du cannabis s’est allongée, y ajoutant les preuves irréfragables de sa responsabilité dans des troubles variés et dont certains d’entre eux sont graves et même très graves.

C’est la drogue de la crétinisation : « la fumette ça rend bête, le chichon ça rend con », pétard du matin poil dans la main, pétard du soir, trou de mémoire.
Les français tout premiers consommateurs européens de cannabis, et simultanément les derniers (27ème) au classement du concours international PISA des performances éducatives ; cherchez l’erreur.

« On ne peut pas déplorer les enfants tués dans les quartiers, l’économie et la violence qui va avec les stupéfiants, et glorifier la consommation récréative de stupéfiants » a déclaré Emmanuel Macron à Marseille.

La distinction consommation récréative vs consommation problématique a-t-elle vraiment un sens d’un point de criminologique ?

Alain Bauer : Ni médical, ni criminologique. Mais elle permet dans un processus de dépénalisation ou de libéralisation de procéder par étapes en permettant un accès pour raisons médicales sans immédiatement procéder à la mise en place d’une politique plus large d’accès à certains produits stupéfiants.

À quel point la consommation « récréative » favorise-t-elle des comportements problématiques futurs (en termes d’addiction ou en termes de délinquance) ?

Jean Costentin : Le cannabis est à l’origine de troubles anxieux, de troubles dépressifs qui ont à voir avec le niveau inquiétant des tentatives de suicide et des suicides «aboutis » chez nos jeunes.

Le cannabis est impliqué à un haut niveau dans la schizophrénie (la folie au sens commun du terme), affection grave que l’on ne sait guérir, au mieux apaiser.

Dès 1853 l’aliéniste J.-J. Moreau ( de Tours) écrivait un livre majeur « Du haschisch et de l’aliénation mentale » ; mais le public a eu grande capacité d’amnésie pour les faits qui dérangent. Ils sont têtus, pourtant, une étude toute récente (au Danemark) , (après des dizaines d’autres de grande qualité)
estime que 15% des nouveaux cas déclarés de schizophrénie sont liés à la consommation de cannabis.

Celui qui diffuse actuellement, à la demande de ses consommateurs, a vu le taux de son principe psychotrope majeur, le THC, multiplié par 6 au cours des 30 dernières années.
Information majeure, curieusement occultée : les effets épigénétiques du cannabis/THC.

Celui qui expose ses spermatozoïdes au THC, celle qui expose ses ovules au THC, transmettront à leur progéniture des vulnérabilités à des troubles divers : vulnérabilité aux toxicomanies à l’adolescence ; effets tératogènes/malformations congénitales ; vulnérabilité à l’anxiété, aux dépressions, à la schizophrénie, aux déficits cognitifs, à des déficits immunitaires….

S’agissant de la toxicité physique de ce cannabis, elle est six à huit fois supérieure à celle du tabac ; au plan de la cancérogénèse ORL et broncho pulmonaire ; le cannabis est toxique pour le cœur et les vaisseaux : 3ème cause de déclenchement d’infarctus du myocarde, rôle dans les artérites des membres inférieurs plus précoces que celles dues au tabac, cause d’accidents vasculaires cérébraux chez les sujets jeunes.

Le cannabis fait mauvais ménage avec la grossesse ; il l’abrège avec des nourrissons de taille et de poids inférieurs à ce que ferait une simple prématurité, troubles du développement psycho-moteur de l’enfant d’une maman cannabinophile, augmentation du risque de mort subite ; augmentation de l’hyperactivité avec déficit de l’attention ; plus grande vulnérabilité aux toxicomanies.

Cette énumération n’est hélas pas exhaustive. Tel qui a consommé du cannabis, par un mécanisme épigénétique ressentira longtemps après une modification de la perception d’autres drogues, dont les effets « appétitifs » « de récompense » seront accrus de telle façon qu’en ayant ressenti des effets beaucoup plus intenses ils seront plus incités à y revenir, à en user et bientôt à en abuser.

C’est là une des explications de l’escalade des drogues, dont on voit les conséquences au travers des polytoxicomanies qui se généralisent. Dès lors l’usage dit avec euphémisme « récréatif », nous apprend que la récréation peut mal, voire même très mal se terminer.

C’est ce qui fait qu’en dépit de son caractère illégal, le cannabis a déjà piégé 1.500.000 de nos concitoyens, qui en sont devenus des usagers réguliers (avec la consommation d’un joint ou d’un pétard au moins une fois tous les trois jours, ce qui , eu égard à la très longue persistance du THC dans l’organisme, correspond à une stimulation permanente de ses cibles biologiques (les récepteurs CB1) ; cette consommation est déjà problématique, car par le jeu d’une tolérance le consommateur va plus ou moins rapidement accroître la fréquence de ses consommations (un par jour, puis deux puis trois) puis l’effet continuant de diminuer il va y ajouter d’autres drogues.

Une légalisation du cannabis ferait s’envoler les consommations vers celles de l’alcool, avec nos 4.500.000 sujets alcoolo-dépendants (je n’ai pas dit alcooliques), et vers celles du tabac qui piège 13.000.000 de nos concitoyens et tue 75.000 d’entre eux chaque année en France (la route ne faisant « plus que » 3.400 morts par an).

Le mécanisme sous-jacent aux addictions/toxicomanies, s’inscrit dans le toujours plus, toujours plus souvent, toujours plus fort ;

Opposer l’usage récréatif à l’usage problématique est un distinguo subtile, qui confine à une malversation. L’expérience de l’alcool et du tabac nous l’enseigne grandeur nature, avec le grand nombre de sujet captifs/addictes/accros le grand nombre de morts 75.000 pour le tabac ; 41.000 pour l’alcool, avec surtout de multiples estropiés qui obèrent les comptes sociaux de la Nation et ont une qualité de vie altérée à divers degrés.

Alain Bauer : Les avis et les études sont partagés. Les politiques de prohibition sans accompagnement se traduisent plus souvent par une tentation à contourner l’interdit et produisent le plus souvent une baisse de la qualité des produits, une difficulté d’approvisionnement et une hausse des prix.

Mais en matière de stupéfiants, l’inverse se produit.

Dans ces conditions, il faut se poser la question de l’’efficacité d’une politique officiellement purement répressive. Si personne ne discute les usages de produits stupéfiants en matière médicale, notamment pour réduire la douleur, tout processus de dépénalisation comme de régulation de la consommation doit considérer l’addiction comme un problème médical plus que pénal.

En la matière, le consommateur doit être considéré comme un individu victime d’une addiction, pas comme un criminel. Mais il faut aussi se concentrer sur la gestion du trafic et des organisations criminelles et prendre en compte les importantes transformations en cours (culture à domicile, fort accroissement du taux de THC dans les composants cannabiques, livraison sur commande et par usage des réseaux sociaux, ….).

Au regard de cette réalité, que penser de la pétition déposée par une quinzaine d’associations sur la plateforme de l’Assemblée nationale, une proposition de loi « visant à supprimer les sanctions pénales » pour la consommation de cannabis ?

Alain Bauer : Les associations sont dans leur rôle. Depuis la loi de 1970, et malgré les missions parlementaires et les dialogues entre experts et politiques, il semble impossible de discuter raisonnablement de la gestion de l’addiction et de la nécessaire réorientation d’un texte purement punitif et répondant aux injonctions internationales de l’époque.

Partisan de la lutte contre toutes les addictions, je pense plus utile de soigner que de réprimer.
Quand une politique de prohibition ne marche pas, il faut la changer. Pour enfin lutter efficacement contre les trafics et libérer les consommateurs de leur addiction.

Source : Atlantico

« Le problème du cannabis c’est qu’il occasionne des troubles mentaux »

Othman NASROU, Vice-président de la Région Île-de-France, premier secrétaire général délégué Les Républicains est l’un des invités de #CCeSoir du lundi 19 juin 2023.

Cannabis : la France à contre-courant de l’Observatoire européen des drogues

Par : Clara Bauer-Babef | EURACTIV France×

 16 juin 2023 

Le cannabis reste la drogue illicite la plus consommée au sein de l’UE, selon le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie (EMCDDA), publié vendredi 16 juin.  [Media Lens King/Shutterstock]    

Alors qu’un nouveau rapport européen pointe la nécessité de davantage communiquer sur les risques liés à la consommation de cannabis, la France préfère continuer à mener une politique de répression sévère.  

Le cannabis reste la drogue illicite la plus consommée au sein de l’UE, selon le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie (EMCDDA), publié vendredi 16 juin. 

L’EMCDDA estime qu’en Europe, 8 % des 25-64 ans, soit 22,5 millions de personnes, ont consommé du cannabis en 2022. De plus, la disponibilité du cannabis semble s’accroître puisque les quantités de résine et d’herbe saisies dans l’UE en 2021 ont atteint leur niveau le plus élevé depuis une décennie. 

Le rapport souligne la nécessité de mettre en place des stratégies de communication efficaces sur les risques afin d’informer les consommateurs « sur les effets indésirables sur la santé liés aux nouvelles substances, aux interactions entre drogues et aux produits à forte teneur en principe actif ». 

Des recommandations dont la France semble faire fi, préférant mener une politique répressive sévère : la majorité des moyens de l’État sont utilisés pour la répression plutôt que pour la prévention, selon le maire écologiste de Bègles, en Gironde, Clément Rossignol-Puech. 

Pourtant, la France est le deuxième pays européen en matière de consommation de cannabis. 

44,8 % des Français entre 15 et 64 ans ont déjà consommé au moins une fois du cannabis dans leur vie, selon un rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publié en septembre 2021. 

À titre d’exemple, ce chiffre est de 37,5% pour l’Espagne et 38,4% pour le Danemark. Aux Pays-Bas, où le cannabis est en vente libre, le chiffre est de 27,7%. 

Selon Caroline Janvier, députée Renaissance du Loiret, « la politique publique sur le cannabis en France est inefficace ». 

La députée est également rapporteure de la mission d’information sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis et son constat est clair : « Il faut aller vers une légalisation encadrée où l’État contrôle la fabrication, la transformation du produit et le taux de THC », explique-t-elle à EURACTIV France. 

Même son de cloche pour Clément Rossignol-Puech, qui souhaite expérimenter la légalisation du cannabis à l’échelle de sa ville. 

« Les gens doivent savoir ce qu’ils consomment. Lorsqu’on encadre, la consommation est mieux gérée et elle diminue », déclare le maire dans un entretien accordé à EURACTIV France. 

M. Rossignol-Puech dit avoir affaire à des familles désemparées à des jeunes qui consomment du cannabis très tôt, souvent dès le collège. Alors que le cannabis présente un risque accru pour les moins de 25 ans, car le cerveau n’est pas encore totalement développé, « il faut des messages dirigés vers les jeunes comme pour le tabac », martèle-t-il. 

Légalisation du cannabis : la France va suivre « de près » le projet de loi allemand

Alors que l’Allemagne s’engage sur la voie de la légalisation du cannabis récréatif dès 2024, le gouvernement français entend surveiller étroitement l’évolution du cadre législatif de son voisin européen.

Des pays européens sur la voie de la légalisation

Au sein de l’UE, un vent de progressisme semble souffler depuis plusieurs années sur les politiques publiques du cannabis. Le Portugal a dépénalisé toutes les drogues depuis 2001 et « la consommation de cannabis au Portugal est trois fois inférieure à celle de la France », constate Mme Janvier.

Malte fait aussi souvent office d’exemple puisque depuis 2021, l’île ayant totalement légalisé la consommation de cannabis pour toute personne âgée de 18 ans ou plus. 

Plus récemment, l’Allemagne a annoncé vouloir ouvrir la voie à une légalisation totale du cannabis dès 2024. Selon le ministre allemand de la Santé Karl Lauterbach, la future loi permettrait d’ »assurer une meilleure protection des enfants et des jeunes, mais aussi une meilleure protection de la santé »

Mais chaque pays européen mène sa propre politique sur le cannabis, l’UE n’ayant pas de compétences sur le sujet, rappelle à EURACTIV l’eurodéputé David Cormand (Les Verts/ALE). 

Seule une résolution du Parlement européen adoptée en 2019 appelle à des règles européennes sur le cannabis thérapeutique et récréatif, mais la résolution n’est pas contraignante et exprime seulement un point de vue. 

« Des règles juridiques aideraient à contrôler les points de vente et limiteraient le recours au marché noir. Elles aideraient également à prévenir l’abus de substances et l’addiction parmi les mineurs et les groupes vulnérables », peut-on lire dans la résolution. 

« C’est une question de santé publique, il est difficile de traiter la dépendance et les conduites addictives liées au cannabis si sa consommation est illégale », note M. Cormand, alors qu’en Europe, 97 000 usagers sont entrés en soins pour des problèmes liés à un usage de cannabis en 2021.

« Les toxicomanes sont considérés comme des criminels avant d’être des malades », appuie Mme Janvier. 

Mais en France, la législation ne semble pas prête d’avancer. Valérie Saintoyant, déléguée de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), avait estimé en janvier dernier que la légalisation du cannabis en Europe était loin d’être une « réussite ». 

Cannabis : sa légalisation en Europe est loin d’être une « réussite », estime le gouvernement français

La dépénalisation du cannabis dans certains pays européens ne convainc pas la France. La déléguée ministérielle Valérie Saintoyant a réitéré la position, fermement contre, du gouvernement, lors d’une audition au Sénat mercredi.

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Cannabis, cocaïne, héroïne … les drogues seraient toujours plus faciles d’accès en Europe

Un rapport s’inquiète cette année de l’impact des dérivés du cannabis sur la santé publique.

Publié le 16-06-2023

FILE - European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction Director Alexis Goosdeel addresses the media on the EU Drug Markets Report at EU Commission headquarters in Brussels on Tuesday, April 5, 2016. New harmful illicit drugs are inundating a flourishing market for traffickers amid violence and corruption hurting local communities across Europe, the EU's agency monitoring drugs and addiction said Friday, June 16, 2023 in a grim annual report. In 2022, 41 news drugs were reported for the first time by the agency. “I summarize this with the phrase: ”Everywhere, Everything, Everyone,” said the EMCDDA director, Alexis Goosdeel.(AP Photo/Geert Vanden Wijngaert, File)
Cannabis, cocaïne, héroïne … les drogues seraient toujours plus faciles d’accès en Europe ©Copyright 2023 The Associated Press. All rights reserved.

Cannabis, cocaïne, héroïne, mais aussi 41 nouvelles substances enregistrées… L’éventail et la disponibilité des drogues continue de s’élargir en Europe, tout comme leur production, prévient vendredi l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) dans son rapport annuel.

« Je résumerai cette situation ainsi: Everywhere, Everything, Everyone (Partout, tout, tous, NDLR). Les drogues illicites classiques sont désormais largement accessibles tandis que de nouvelles substances à forte teneur en principe actif continuent d’apparaître », analyse Alexis Goosdeel, le directeur de l’observatoire, cité dans un communiqué.

Le Belge insiste notamment sur la nécessité de renforcer les capacités d’analyse médico-légale et toxicologique et les campagnes de sensibilisation.

Le rapport s’inquiète de la large gamme de substances psychoactives disponibles, qui présentent souvent une teneur en principe actif et une pureté élevées.

Comme depuis plusieurs années, la cocaïne produite en Amérique du Sud déferle toujours plus sur le Vieux continent, arrivant en grandes quantités par ses ports dissimulée dans des conteneurs maritimes, avec un total de 303 tonnes saisies en 2021.

Les données préliminaires montrent qu’en 2021, une quantité record de 303 tonnes de cocaïne a été saisie par les États membres de l’UE. La Belgique (96 tonnes), les Pays-Bas (72 tonnes), qui possèdent avec Anvers et Rotterdam les deux plus grands ports maritimes d’Europe, contribuaient pour près de 75 % de la quantité totale saisie.

Les données suggèrent que les groupes criminels organisés ciblent également davantage de plus petits ports situés dans d’autres pays de l’UE, ainsi que dans les pays limitrophes, souligne l’observatoire.

De l’avis-même des autorités, seule une infime partie du volume de la cocaïne importée en Europe est saisie par les forces de l’ordre.

Le rapport de l’EMCDDA s’alarme aussi de l’apparition d’ateliers de fabrication de cocaïne sur le territoire européen: 34 laboratoires y ont été démantelés en 2021 (contre 23 en 2020).

La cocaïne est le stimulant illicite le plus plébiscité en Europe, consommée par 3,7 millions d’adultes (15-64 ans) l’an dernier.

Elle reste loin derrière le cannabis, la première drogue consommée par plus de 22 millions d’adultes européens en 2022.

Le rapport s’inquiète cette année de l’impact des dérivés du cannabis sur la santé publique.

C’est le cas de l’hexahydrocannabinol (HHC), que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a classé cette semaine sur la liste des produits stupéfiants et interdit à la vente en France.

Le HHC est devenu le premier cannabinoïde semi-synthétique signalé dans l’UE: il a été détecté dans les deux tiers de ses Etats membres et il est vendu dans certains pays de l’UE comme une alternative « légale » au cannabis.

Environ un million d’Européens ont par ailleurs consommé des opioïdes en 2021, selon l’EMCDDA. L’héroïne reste l’opioïde illicite le plus couramment consommé et sa disponibilité est élevée.

Les quantités d’héroïne saisies ont plus que doublé en 2021 pour atteindre 9,5 tonnes dans l’UE, ainsi qu’un record de 22,2 tonnes dans la seule Turquie. La quasi-totalité de l’héroïne consommée en Europe provient d’Afghanistan, où les talibans ont annoncé l’interdiction de la culture du pavot à opium en avril 2022.

La guerre en Ukraine a perturbé la logistique de l’héroïne, qui rejoint l’Europe via l’Asie centrale, le Caucase et la mer Noire. Sa disponibilité en Ukraine a ainsi diminué, et favorisé l’utilisation de nouvelles routes.

Contrairement à l’Amérique du Nord, les nouveaux opioïdes de synthèse (par exemple les produits dérivés du fentanyl et les nitazènes) jouent encore un rôle relativement faible sur l’ensemble du marché européen des drogues, bien qu’ils constituent déjà un problème important dans certains pays.

Aux Pays-Bas, les autorités signalent une hausse de la consommation de la kétamine, un anesthésique et analgésique détourné à des fins récréatives, notamment chez les jeunes lors des soirées techno. Les saisies en Europe sont stables depuis plusieurs années (plus d’une tonne).

Le rapport fait également le point sur les nouvelles substances psychoactives (NSP). En 2022, 41 nouvelles drogues ont été signalées pour la première fois sur le Vieux continent, portant le nombre total des nouvelles substances psychoactives surveillées par l’EMCDDA à 930.

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