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Cancer de la bouche : les troubles liés à la consommation de cannabis triplent le risque

Les personnes souffrant de troubles liés à la consommation de cannabis sont trois fois plus susceptibles de développer un cancer de la cavité buccale dans les cinq ans que celles non touchées

04 Aoû 2025

« Le trouble lié à la consommation de cannabis est de plus en plus répandu, mais ses conséquences à long terme sur la santé restent mal définies. Le cancer de la bouche, qui se manifeste par des lésions blanches ou rouges et persistantes sur la langue, sur les lèvres ou à l’intérieur des joues, est plausible compte tenu des carcinogènes communs au cannabis et au tabac. En effet, la fumée de cannabis contient de nombreux composés cancérigènes présents dans la fumée de tabac, dont les effets néfastes sur le tissu épithélial tapissant la bouche sont connus », selon des chercheurs de l’université de Californie à San Diego (États-Unis). Pour en avoir le cœur net, ces derniers ont mené une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Preventive Medicine Reports.

Cancer de la bouche : plus de risques chez les fumeurs de tabac dépendants du cannabis

Dans le cadre des recherches, l’équipe a analysé les dossiers médicaux électroniques de 45.129 personnes provenant de l’Université de Californie, couvrant six centres médicaux universitaires. Les adultes dépistés pour des troubles liés à la consommation de drogues, notamment de cannabis, entre janvier 2012 et décembre 2019 ont été inclus s’ils n’avaient pas reçu de diagnostic de cancer de la cavité buccale. Les participants ont été suivis pendant cinq ans pour les diagnostics de cancer de la bouche (lèvre ou langue), prolongeant ainsi la collecte de données jusqu’en décembre 2024.

Les auteurs ont noté que 949 volontaires avaient développé un cancer de la bouche durant le suivi. Après avoir pris en compte l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle et le tabagisme, le risque de développer un cancer de la cavité buccale dans les cinq ans était 325 % plus élevé chez les personnes atteintes de troubles liés à la consommation de cannabis que chez celles qui n’en présentaient pas. Les consommateurs de tabac souffrant de troubles liés à la consommation de cannabis présentaient un risque 624 % plus élevé de développer un cancer de la bouche dans les cinq ans que les fumeurs de tabac non dépendants à cette drogue.

Le THC, « connu pour ses effets immunosuppresseurs susceptibles de contribuer à un risque accru de cancer »

Selon les scientifiques, d’autres facteurs pourraient expliquer ce risque, en plus de l’inhalation de fumée. « Par exemple, le THC, le composé actif du cannabis, est connu pour ses effets immunosuppresseurs, susceptibles de contribuer à un risque accru de cancer. » Dans les conclusions, l’équipe indique que ces résultats soulignent notamment la nécessité de poursuivre les recherches sur les effets à long terme de la consommation de cannabis et l’importance d’intégrer la sensibilisation à la santé bucco-dentaire dans le traitement et l’accompagnement des troubles liés à l’usage de substances.

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Cannabis : cinq études récentes qui remettent tout en question

À l’heure où son usage récréatif est de plus en plus toléré à travers le monde, la science commence à en apprendre plus sur le cannabis.

De Allie Yang Publication 1 août 2025,

Le cannabis permet également de créer toute une gamme de produits non psychoactifs et dépourvus de ...

Le cannabis permet également de créer toute une gamme de produits non psychoactifs et dépourvus de THC.

En 2021, la moitié de la population adulte en France déclarait avoir déjà consommé du cannabis au cours de sa vie. Malgré tout, il existe encore de nombreuses lacunes dans notre compréhension scientifique des effets de la substance sur la santé. À l’heure où son usage récréatif est de plus en plus toléré à travers le monde, la science commence à en apprendre plus sur le cannabis.

L’Homme cultive la plante depuis 12 000 ans et l’utilise pour ses effets psychoactifs depuis au moins 2 500 ans. Selon les croyances populaires, le cannabis offrirait une alternative inoffensive et naturelle aux produits pharmaceutiques pour le traitement de la douleur, des nausées, des spasmes musculaires, du manque d’appétit et du trouble de stress post-traumatique.

Des études nous montrent effectivement que le cannabis peut aider à soulager la douleur du cancer et l’organisme responsable de l’approbation des médicaments aux États-Unis, la Food and Drug Administration, a déjà autorisé deux médicaments à base de cannabinoïdes de synthèse pour réduire les nausées et les vomissements chez les patients atteints d’un cancer.

Cela dit, nous découvrons également que la substance ne serait pas aussi inoffensive que certains aimeraient le croire. Grâce en partie à l’assouplissement des restrictions d’accès au cannabis pour la recherche médicale, les scientifiques constatent que les aspects négatifs du psychotrope pourraient en fait dépasser ses bienfaits, avec des risques à long terme pour les poumons, le cœur, les intestins et la santé mentale.

Rien ne permet de nier les bienfaits du cannabis dans le domaine de la douleur chronique, des nausées ou de l’appétit et plus encore, mais nous ne disposons pas de données probantes permettant d’en avoir la certitude. Voici donc un petit récapitulatif des progrès réalisés par la recherche sur le cannabis au cours des dernières années.

1. LE CANNABIS EST-IL UN ANTIDOULEUR EFFICACE ?

Bien que la prise en charge de la douleur soit le principal motif d’usage du cannabis médical aux États-Unis, les études font état de résultats mitigés en ce qui concerne le soulagement de la douleur dans la population générale, écrivait Meryl Davids Landau en janvier 2023.

À ce stade, l’efficacité des cannabinoïdes dans la réduction de la douleur n’a été démontrée par aucune étude reconnue, c’est pourquoi l’International Association for the Study of Pain, qui fait autorité dans la recherche sur la douleur, a refusé de cautionner ces médicaments en 2021.

Si cette efficacité est aujourd’hui contestée, c’est en partie parce que certains types de douleurs sont particulièrement sensibles à l’effet placebo. Une revue systématique de la littérature a ainsi montré que l’équivalent placebo de diverses formes de cannabis induisait des effets antalgiques similaires au produit psychoactif, ce qui suggère que le soulagement de la douleur ne provient pas entièrement du cannabis, mais plutôt de l’effet placebo associé à sa consommation.

« Savoir qu’un produit fonctionne, ce n’est pas suffisant. Nous devons savoir comment il fonctionne afin d’aider au mieux les patients », déclarait Karin Jensen, chercheuse au sein du Pain Neuroimaging Lab de l’institut Karolinska en Suède, dans l’article de Landau. Si nous ne comprenons pas le mécanisme par lequel le cannabis soulage la douleur, comment être sûr qu’il représente le meilleur traitement pour le patient ?

2. LE CANNABIS N’EST PAS INOFFENSIF

Bien entendu, le cannabis n’est pas aussi dangereux que les opioïdes, admettait Deborah Hasin, une épidémiologiste qui a mené des recherches sur la substance, dans un article de Landau publié en 2024. Toutefois, précisait-elle, le cannabis « peut avoir bien d’autres conséquences sur la santé physique et psychologique. »

Les experts souhaitent que la population prenne conscience de plusieurs faits : tout d’abord, les souches de cannabis atteignent aujourd’hui une puissance sans précédent ; l’usage du cannabis provoque également des délires ou de la paranoïa, surtout en cas de consommation quotidienne ; et l’addiction au cannabis existe, elle est même assez fréquente.

Les poumons sont les organes vitaux qui alimentent notre organisme en oxygène. Découvrez l’anatomie des poumons, leur rôle dans la respiration et leur vulnérabilité face à la maladie.

3. MULTIPLICATION DES CAS DE SYNDROME ASSOCIÉ À L’USAGE DU CANNABIS

L’usage régulier du cannabis pose un autre problème : le syndrome d’hyperhémèse cannabinoïde (SHC). Décrite pour la première fois en 2004, la maladie implique des épisodes récurrents de nausées, de vomissements et de douleurs abdominales. Depuis, le syndrome a envoyé plusieurs millions d’Américains aux urgences et leur nombre a même doublé entre 2017 et 2021, écrivait Stacey Colino dans un article de novembre 2024.

 D’après les estimations des services d’urgences, environ 2,75 millions de personnes seraient affectées chaque année par le SHC aux États-Unis. Le principal facteur de risque n’est autre que la consommation massive de cannabis, c’est-à-dire tous les jours ou plusieurs fois par jour pendant plusieurs années. À ce stade, l’arrêt du cannabis semble être la seule solution à long terme contre le syndrome.

4. LES EFFETS DU CANNABIS SUR LE CŒUR

Le THC contenu dans le cannabis affecte également la circulation sanguine, ce qui peut provoquer des problèmes cardiaques. 

Les consommateurs réguliers présentent un risque plus élevé de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et d’autres maladies cardiaques. D’après une étude, le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral augmente respectivement de 25 et 42 % chez les personnes consommant régulièrement du cannabis.

Comme l’expliquait Landau en mars 2024, cela est probablement dû à l’influence du THC sur la circulation du sang dans les artères. Chez les fumeurs de cannabis, le risque de maladie cardiaque augmente encore plus, en raison des particules inhalées aux côtés du THC.

5. LE NOM DES SOUCHES A-T-IL UNE IMPORTANCE ?

Vous avez peut-être entendu parler de deux catégories de cannabis, indica et sativa, ainsi que de leurs différents effets : l’une plus relaxante, favorisant le sommeil et l’autre plus énergétique, favorisant la créativité.

Pourtant, un nombre croissant de preuves scientifiques suggère que ces étiquettes seraient largement insignifiantes, écrivait Sandy Ong dans un article publié en août 2024. Selon les chercheurs, il n’existerait même aucune différence chimique ou génétique significative entre les deux variétés. Voilà un problème de taille pour le consommateur qui choisit généralement l’une ou l’autre pour ses prétendus effets.

Non seulement la recherche nous montre qu’il n’existe aucune cohérence entre les souches étiquetées « sativa » ou « indica », mais l’absence de cadre législatif visant la taxinomie des souches nous plonge également dans un « un joyeux bazar », témoignait Karen Peterson, gérante d’un dispensaire, dans un article publié en 2023. Pour un avenir plus responsable dans ce secteur, il convient de légiférer sur l’attribution des noms aux différentes souches.

Source

L’Académie nationale de Médecine,

Considérant :

– La situation actuelle de la France en matière de consommation de cannabis ;

– La démonstration du risque sanitaire de sa légalisation au vu de la littérature scientifique publiée dans les pays où elle a déjà eu lieu ;

– L’échec de cette politique en matière de consommation ;

Recommande :

SOURCE

Vous pensez que le cannabis est inoffensif ? Cette étude révèle un lien inquiétant avec un trouble psychiatrique sévère

Publié le 13/07/2025  Annabelle Iglesias Journaliste santé/parentalité

Sommaire

Dans une étude publiée dans la revue JAMA Network Open, des chercheurs canadiens s’inquiètent de l’explosion de nouveaux cas de schizophrénie dans leur pays, déclenchés par l’usage du cannabis. Le chiffre aurait triplé depuis 2015, date à laquelle cette drogue a été légalisée au Canada. La schizophrénie est une maladie psychique qui se traduit par une perception perturbée de la réalité, des idées délirantes ou des hallucinations, et par un isolement social et relationnel. Les symptômes (nature et sévérité) sont différents d’une personne à une autre.

Des symptômes aggravés avec le cannabis

En moins de 20 ans, le nombre de personnes ayant été diagnostiquées schizophréniques à cause de leur consommation de cannabis est passé de 4 à 10%, révèlent les chercheurs. Ces derniers signalent par ailleurs que l’usage de cette drogue aggrave les symptômes de la maladie. « La consommation régulière de cannabis est fortement associée à une augmentation du risque de schizophrénie », fait savoir le Dr Daniel Myran, expert en santé publique et médecine préventive  à l’université d’Ottawa, et co-auteur de l’étude. Pour le médecin, cette explosion de cas “souligne le besoin urgent de stratégies de prévention ciblées, en particulier pour les populations plus jeunes qui semblent être les plus exposées à ce risque”.

Beaucoup de jeunes hommes admis aux urgences

En France, la consommation de cannabis pour un usage récréatif est interdite. L’usage du cannabis dans un cadre médical (cannabis thérapeutique) a été expérimenté de mars 2021 à décembre 2024. Mais pour assurer la continuité de la prise en charge des patients traités au cours de l’expérimentation et toujours sous traitement, une période de transition a été initiée. Elle se terminera le 31 mars 2026.

Au Canada, le cannabis thérapeutique a été légalisé en 2015 et le cannabis pour un usage récréatif a été légalisé en 2018.

L’étude dirigée par le Dr Myran s’est intéressée au nombre de citoyens vivant dans le sud du Canada, âgés de 14 à 64 ans, ayant été admis aux urgences entre 2006 et 2022. Pendant ces 17 années, 80 523 personnes ont été admises aux urgences pour un trouble schizophrénique. Parmi elles, 10 583 avaient déclaré consommer régulièrement du cannabis, dont beaucoup de jeunes hommes.

Mais ce n’est pas tout, les chercheurs ont constaté que le nombre de patients nécessitant des soins hospitaliers pour traiter leur addiction au cannabis avait augmenté de 270% depuis la légalisation de l’usage récréatif du cannabis. Sur la même période, le pourcentage de nouveaux cas de schizophrénie nécessitant une hospitalisation (avant que le diagnostic de la maladie ne soit posé) est passé de 7 à 16%.

Quel lien entre usage de cannabis et schizophrénie ?

La plupart des consommateurs de cannabis ne développeront pas de schizophrénie. Cependant, chez les personnes ayant une santé mentale fragile (souffrant de troubles de l’humeur ou de troubles anxieux par exemple), fumer du cannabis pourrait favoriser la survenue d’une schizophrénie.

Le risque augmenterait avec les quantités consommées. Plus vous fumez, plus vous avez de risque de développer la maladie. De ce fait, le risque serait multiplié par 4 pour un consommateur régulier. A noter que l’usage de cannabis avant l’âge de 15 ans, alors que le cerveau n’a pas atteint sa maturité, serait un facteur de risque supplémentaire.

Sources

Quand le cannabis empêche les jeunes de dormir

Fumer du cannabis pour faciliter lʹendormissement serait une mauvaise idée.

En effet, une étude menée sur le milieu estudiantin français révèle que les insomnies seraient deux fois plus fréquentes chez les personnes qui fument tous les jours.

Ecoutez la présentation en cliquant ICI

Le cannabis augmenterait les risques de maladie cardiovasculaire

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSEL’ingestion de THC pourrait avoir des effets cardiovasculaires.

Le THC, l’ingrédient actif de la marijuana, a des effets négatifs sur les artères, selon une nouvelle étude californienne. Cela pourrait augmenter le risque de crise cardiaque et d’AVC.

Mathieu PerreaultLa Presse

« Il est possible que le THC affecte les récepteurs cannabinoïdes sur des cellules des vaisseaux sanguins », dit Matt Springer, un biologiste spécialiste de médecine cardiovasculaire à l’Université de Californie à San Francisco, qui est l’auteur principal de l’étude publiée en mai dans la revue JAMA Cardiology.

Les cellules endothéliales sont responsables du tonus des vaisseaux sanguins. Chez les 55 participants de l’étude californienne, ce tonus était autant altéré chez ceux qui fumaient du cannabis et chez ceux qui mangeaient des bonbons de THC. Plus précisément, la dilatation de l’artère quand le flux sanguin augmentait était moins rapide que chez les participants qui ne fumaient ni ne mangeaient du THC.

Cette diminution de la « dilatation médiée par le flux » (FMD) est l’une des principales mesures de l’athérosclérose qu’entraîne le tabagisme. L’atteinte du FMD chez les fumeurs et les mangeurs de cannabis était semblable à ce qui survient chez les fumeurs de cigarettes, selon M. Springer.

Ces résultats sont « très surprenants », explique Carolyn Baglole, une chercheuse de l’Université McGill qui vient de publier deux études sur les impacts du vapotage de THC sur la santé. Elle note que l’impact direct du THC, par rapport à sa consommation par combustion ou par vapotage, a été peu étudié. La dernière publication importante à ce sujet qu’elle a retracée est une étude américano-suisse datant de 2009.

Les chercheurs de San Francisco ont aussi étudié deux autres variables cardiovasculaires : la production d’un composé chimique responsable de la dilatation des vaisseaux sanguins, l’oxyde nitrique (NO), et la vitesse à laquelle le sang se propage dans les artères.

Pour ce qui est du NO, les effets négatifs du THC ne se retrouvent que chez les fumeurs de cannabis, pas chez ceux qui mangent des bonbons de THC. Et il n’y a pas d’effet négatif du THC sur la vitesse du sang, contrairement à ce qui se voit chez les fumeurs de cigarettes.

Ils n’ont pas par ailleurs regardé l’effet des bonbons de CBD, une autre molécule du cannabis, sur la santé cardiovasculaire.

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Le cannabis quadruple sa présence chez les 15-17 ans Tunisien : un cri d’alarme des autorités sanitaires

Le constat est alarmant : la consommation de cannabis chez les adolescents tunisiens âgés de 15 à 17 ans a été multipliée par quatre entre 2013 et 2021. Cette évolution inquiétante a été révélée ce mardi 2 juillet 2025 par Nabil Ben Salah, chargé du dossier de l’addiction au ministère de la Santé, lors de la 22e session « Population et Santé Reproductive » organisée par l’Office National de la Famille et de la Population (ONFP). Le thème de cette rencontre, « Famille et addiction : réalités et attentes », souligne l’importance du rôle familial dans la prévention et la prise en charge des addictions.Face à cette hausse rapide et préoccupante de la consommation chez les jeunes, le ministère de la Santé a mis en place depuis 2021 une stratégie nationale globale visant à prévenir les addictions, réduire les risques, offrir un traitement médical adapté et faciliter la réinsertion sociale et professionnelle des personnes dépendantes. Cette stratégie s’efforce également de créer un environnement favorable qui permet aux usagers d’accéder facilement aux services de soins tout en luttant contre la stigmatisation sociale qui les marginalise souvent.Pour mieux cerner l’ampleur du phénomène, une plateforme de collecte de données a été instaurée afin de recenser régulièrement le nombre de personnes souffrant d’addiction ainsi que les types de drogues en circulation dans le pays. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’appuyer les décisions politiques sur des informations actualisées et fiables, grâce à la collaboration de plusieurs ministères et institutions concernées.

Sur le terrain, la Tunisie dispose de structures spécialisées dans la prise en charge des addictions. En plus des services psychiatriques dans les hôpitaux publics, le centre de désintoxication Amal, situé à Djebel Oust dans le gouvernorat de Zaghouan, joue un rôle majeur dans le traitement et la réinsertion des patients dépendants. Ce centre, réactivé en 2019, accueille environ 1300 patients par an, offrant un accompagnement médical et psychosocial essentiel pour leur réhabilitation.

Le ministère de la Santé s’engage également à renforcer et étendre son réseau de soins. Ainsi, une clinique spécialisée en addictologie ouvrira ses portes à Sfax dès ce mois de juillet, tandis que le centre de traitement des addictions de Thyna, également dans la région de Sfax, fait l’objet de travaux de réhabilitation et de modernisation. Par ailleurs, un nouveau centre sera inauguré dans la région du Sahel avant la fin de l’année, afin de rapprocher les services des personnes concernées.

Par ailleurs, le ministère envisage la création d’unités spécifiques dédiées aux adolescents en situation d’addiction au sein des centres de l’ONFP. Ce projet vise à répondre aux besoins particuliers des jeunes, qui se retrouvent souvent en marge des structures classiques pour adultes et nécessitent un accompagnement adapté à leur âge et à leur contexte psychologique.

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La consommation de cannabis doublerait le risque de décès cardiovasculaire

Une nouvelle étude troublante montre que le cannabis, souvent utilisé de manière thérapeutique, et ce de multiples manières, est lié à une augmentation d’infarctus et d’AVC.

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