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Drogues : les consommateurs sont plus à risque de développer une fibrillation auriculaire

Les effets délétères des drogues sur la santé sont bien connus. Néanmoins, les scientifiques continuent de les étudier. Une équipe de chercheurs de l’Université de Californie aux Etats-Unis vient de découvrir un risque de fibrillation auriculaire (FA) augmenté chez les consommateurs de cannabis, de cocaïne, d’héroïne mais aussi d’opiacés.

Sommaire

  1. Une étude sur plus de 23 millions de personnes
  2. Plus la drogue est dure, plus le risque de fibrillation augmente
  3. Qu’est ce que la fibrillation auriculaire ?
  4. Des études complémentaires sont nécessaires

Les drogues, qu’elles soient considérées comme « douces » ou « dures » ou qu’elles soient légales (comme les médicaments opiacés) ont toutes des effets néfastes sur la santé. Elles sont néanmoins considérées comme telles car certaines semblent effectivement plus destructrices que d’autres, pour l’organisme.

Une étude sur plus de 23 millions de personnes

Pour étudier les effets du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne et des opiacés sur le système cardio-vasculaire, les chercheurs ont examiné le risque d’arythmie cardiaque chez les utilisateurs de ces drogues.

Ils ont pour cela analysé les données de chaque admission à l’hôpital et de chaque visite dans les établissements chirurgicaux ambulatoires et les services d’urgence en Californie de 2005 à 2015, recueillant des informations auprès d’un total de 23 millions de personnes.

Seule une fraction des patients inclus dans l’étude consommaient des drogues : 132 834 consommaient du cannabis, 98 271 consommaient de la méthamphétamine, 48 700 consommaient de la cocaïne et 10 032 consommaient des opiacés.

Plus la drogue est dure, plus le risque de fibrillation augmente

Résultats : les consommateurs de cannabis étaient 35 % plus susceptibles de recevoir un diagnostic de fibrillation auriculaire dans la décennie que les non-consommateurs. Les risques sont encore plus importants pour les personnes consommant de la cocaïne ou de l’héroïne/opioïdes avec respectivement 61 % et 74 % de risque de FA.

Qu’est ce que la fibrillation auriculaire ?

On parle de fibrillation auriculaire lorsque les cavités supérieures du cœur, ou les oreillettes, battent de manière chaotique et désynchronisée avec les cavités inférieures, ou ventricules, du cœur. La fibrillation auriculaire peut entraîner des AVC, une insuffisance cardiaque et d’autres complications sur le système cardio-vasculaire.

Pour l’auteur principal de ce travail, le Dr Gregory Marcus, professeur de médecine à l’UCSF au sein de la division de cardiologie, dont les conclusions ont été publiées dans la revue European Heart Journal, « il est fascinant de considérer que les substances inhalées se déplacent directement des poumons vers les veines pulmonaires, qui se vident dans l’oreillette gauche, et que les veines pulmonaires et l’oreillette gauche sont particulièrement importantes pour générer la FA ».

Des études complémentaires sont nécessaires

Interrogé sur cette étude, le Dr William Lowenstein, médecin interniste et Président de SOS Addictions salue ce travail : « C’est une volumineuse étude, très intéressante car elle concerne aussi bien les risques cardiovasculaires des médicaments légaux (opiodes) que ceux des substances illégales. C’est un premier pas nécessaire à l’information générale : ce n’est pas parce qu’une substance est interdite qu’il ne faut pas en étudier les risques physiques, en informer les usagers et envisager des stratégies de réduction des risques ».

Il apporte un bémol toutefois. Pour lui, « l’absence de précisions dans cette étude sur les doses responsables de FA ou la fréquence des consommations (occasionnelles ou chroniques, notamment pour la cocaïne) impose des études complémentaires pour élaborer des stratégies de réduction des risques ».

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L’impact de la drogue sur le cœur

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La drogue (cannabis, cocaïne et méthamphétamine) et les médicaments opiacés augmentent le risque de trouble cardiaque. Une étude américaine révèle que ces drogues, illicites ou prescrites sur ordonnance, augmentent nettement les risques de fibrillation auriculaire et d’accident vasculaire cérébral.

Les drogues (notamment le cannabis) augmentent le risque de fibrillation auriculaire. Une étude américaine a étudié un panel de 23 millions de patients sur 10 ans.  (PETER DAZELEY / THE IMAGE BANK RF / GETTY IMAGES)
Les drogues (notamment le cannabis) augmentent le risque de fibrillation auriculaire. Une étude américaine a étudié un panel de 23 millions de patients sur 10 ans.  (PETER DAZELEY / THE IMAGE BANK RF / GETTY IMAGES)

Martin Ducret, médecin et journaliste au Quotidien du Médecin décrypte aujourd’hui dans C’est ma santé, une vaste étude américaine qui révèle que la consommation de certaines drogues augmentent drastiquement le risque de fibrillation auriculaire, le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent au monde.

franceinfo : Tout d’abord, qu’est-ce qu’une fibrillation auriculaire ?

Martin Ducret : Une fibrillation auriculaire (FA), c’est un emballement du rythme cardiaque qui devient alors anarchique et irrégulier. C’est un trouble fréquent qui peut être ressenti par le patient sous forme de palpitations par exemple, ou passer totalement inaperçu.

Sa principale complication est la survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC). En cas de FA, le risque de faire un AVC est multiplié par 5. L’âge est le premier facteur de risque de FA, mais il en existe beaucoup d’autres, comme l’hypertension artérielle, l’obésité ou encore le tabagisme et la consommation excessive d’alcool. 

Que nous apprend cette étude ?

Cette étude américaine révèle que le risque de fibrillation auriculaire est nettement augmenté par la consommation de drogues illicites – cannabis, cocaïne et méthamphétamine (c’est une drogue psychostimulante) – ou par l’usage de médicaments opiacés qui sont prescrit sur ordonnance (comme le tramadol ou la morphine).

Pour arriver à ces conclusions, les auteurs ont épluché les données médicales de plus de 23 millions d’américains sur une période de 10 ans. Chez ce panel de patients, le risque de développer une fibrillation auriculaire était augmenté de 35% en cas de consommation de cannabis, et de 60 à 80% pour les trois autres substances.

Pour le Pr William Lowenstein, addictologue et président de SOS addiction, “cette étude est remarquable car elle s’intéresse, sans faire de distinction, aux effets de substances légales, les opioïdes prescrits sur ordonnance, et de drogues illégales dont les conséquences ont été beaucoup moins étudiées à ce jour.”

Le risque de fibrillation auriculaire est-il dépendant de la dose de consommation de ces drogues ?

L’étude ne nous le dit pas, et c’est une de ses limites. Les auteurs précisent que les résultats ne peuvent être extrapolés aux patients qui consomment rarement ces substances. Mais ils ne spécifient pas à quel stade la consommation est considérée comme fréquente.

Ce point reste évidemment à éclaircir, sachant que l’usage ponctuel de certaines drogues, une seule prise de cocaïne par exemple, peut avoir de graves effets sur le système cardiovasculaire, comme la survenue d’un infarctus. D’autres études sont donc nécessaires pour évaluer à quelle dose, fréquence de consommation et voie d’administration, chacune de ces substances induit un risque de fibrillation auriculaire.

Le sport restera t’il un rempart contre les toxicomanies ?

Professeur Jean Costentin

Le sport a détourné nombre d’adolescents des drogues et toxicomanies. Il est un remède contre l’oisiveté (« mère de tous vices »)  avec le temps consacré aux entraînements et aux matches ; remède aussi contre l’isolement en développant l’esprit d’équipe et en favorisant les échanges avec d’autres adolescents ainsi qu’avec des entraineurs, adultes dévoués, avec lesquels ils communiquent davantage qu’avec leurs « profs » des collèges, lycées et facultés.


Le sport incite à une diététique équilibrée, à une vie saine. Il stimule l’esprit de dépassement et de saine compétition. Il éloigne du tabac, qui réduit les performances respiratoires et ouvre la voie à d’autres toxicomanies, dont en particulier le cannabis.
Par un effet épigénétique le tabac intensifie les effets de différentes autres drogues, dont ceux du cannabis, qui à son tour, également par des effets épigénétiques, magnifie la perception de drogues, comme la cocaïne ou les morphiniques.


Il est important de savoir et de faire savoir que les consommateurs de cannabis/THC sont porteurs de modifications épigénétiques qu’ils transmettent à leur progéniture, leur conférant, entre autres méfaits, une vulnérabilité aux toxicomanies.
Cet enchaînement, qui s’apparente à une réaction en série, explique l’explosion des toxicomanies.
Le sport a, hélas, vu se développer les « troisièmes mi-temps » alcoolisées, l’intrusion de buvettes dans certains stades, en parallèle avec des campagnes du lobby alcoolier visant à libéraliser l’alcool aux dépens des sportifs et aux profits des clubs sportifs.


L’AMA (agence mondiale antidopage) a régulièrement réduit les sanctions appliquées aux sportifs qui présentaient, lors des compétitions, des cannabinoïdes dans leurs urines, au prétexte que la persistance du THC dans leur organisme était
compatible avec une consommation effectuée à distance de l’épreuve. Le seuil des concentrations urinaires répréhensibles des cannabinoïdes est d’abord passé de 50 ng/mL à 150 ng.

Désormais, si l’enquête fait apparaître que la consommation de cannabis n’est que « récréative » la durée de suspension du sportif, passe des quelques années qu’elle pouvait atteindre antérieurement, à seulement trois mois. Cette durée peut être réduite davantage par la pratique nouvelle d’un « accord de composition administrative » entre l’agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et le sportif.


Alors que notre législation nationale prohibe la consommation de cannabis L’AFLD aligne ses sanctions aux sportifs qui y contreviennent sur celui d’autres Nations qui l’ont légalisé (plusieurs Etats des USA ou encore le Canada, devenu le siège
administratif de l’A.M.A.).
En France, où le cannabis « récréatif » est prohibé, les cannabinophiles pèsent de toutes leurs forces pour le faire adouber comme médicament ; faisant ainsi la courte échelle au cannabis « récréatif ».

Dès l’origine, Il était facile de comprendre que ce détour avait pour but cette légalisation. L’étape suivante visera la légalisation de toutes les drogues, que certains réclament déjà avec véhémence. Nombre de voix s’y opposent mais, n’étant pas relayées par les médias, elles sont inaudibles. La « liberté de la presse » devient en l’occurrence, la dictature des toxicophiles (consommateurs, décideurs subvertis par de puissants lobbies, capitalistes pour les uns, déconstructeurs pour d’autres).


Le principe de précaution et celui du « non nocere » s’effacent. La santé ne semble plus une priorité. Le sport cesserait d’être un rempart contre les drogues, un des moyens majeurs pour entretenir « un esprit sain dans un corps sain ».
La notion de dopage en devenant plus restrictive, offre de plus larges espaces pour l’expansion des drogues ; au point même que le terme drogue semble en sursis, remplacé par des expressions banalisantes : « substances », « substances
psychoactives », « substances d’abus »….


Pour contrer le pire, il faut déjouer les subterfuges, éclairer l’opinion, maintenir la prohibition du cannabis qui permettra de continuer d’interdire sa consommation aux sportifs, comme à quiconque, entravant la course vers l’avilissement de nos jeunes et de notre société.

L’BOUFA, CETTE NOUVELLE DROGUE DURE ET BON MARCHÉ QUI FAIT DES RAVAGES PARMI LES ADOLESCENTS AU MAROC

Par Hafida Ouajmane et Saïd Bouchrit le 23/10/2022

Drogues dures - L boufa - Addictologie - Dépendance aux drogues dures - Jeunes drogués

L’boufa (des déchets de cocaïne), est une drogue dure qui, si elle n’est pas consommée par ceux qui en sont dépendants, entraîne des frissons et de graves crises de manque. De nombreux jeunes, dont des lycéens, se retrouvent aujourd’hui sous son addiction.© Copyright : Saïd Bouchrit / Le360 (capture image vidéo)

Vendue à 50 dirhams le fix, «L’boufa» est une drogue dure qui fait de plus en plus de ravages dans les écoles du Maroc. A Casablanca, le directeur du centre psycho-social «Non aux psychotropes», dans le quartier de Ain Sebâa, témoigne des effets destructeurs de cette drogue.

L’Boufa est un vrai danger pour les élèves du Maroc, explique, interrogé par Le360, Abdelmajid El Qadiri, président de l’ONG «Non aux psychotropes», dont les locaux se trouvent à Ain Sebâa.

Ce militant associatif de la banlieue de Casablanca indique que ce psychotrope, que consomment bien des jeunes s’assimile au crack, une drogue dure, qui se fume, et qui est très présente aux Etats-Unis.

En fait, décrit-il, «ce sont des déchets de cocaïne. Lorsqu’un jeune devient accro, il se met à avoir des frissons [en cas de crise de manque, Ndlr]. Nous avons reçu plusieurs cas dans cet état, ici, au centre. Une fois qu’il a ces frissons, s’il ne consomme pas [de nouveau] cette drogue, il peut commettre l’irréparable», détaille Abdelmajid Qadiri. 

«Cette drogue plaît aux jeunes. Mélangée à de l’eau dans une petite bouteille et aspirée via un tube de stylo bille vidé de l’encre qu’il peut contenir, elle leur procure une sensation de plaisir», explique le directeur de l’ONG «Non aux psychotropes», qui précise aussi que «cette drogue influe sur la dopamine». Sa consommation quotidienne, explique-t-il, développe une addiction qui fait que le drogué est capable de n’importe quoi pour s’en procurer.

«L’boufa», une drogue dangereuse qui envahit les écoles

Le pire, selon Abdelmajid Qadiri, c’est que le prix de cette drogue, qui se vendait auparavant à 300 ou 400 dirhams, a chuté de moitié. Elle ne coûte à présent qu’entre 50 et 150 dirhams.

«Au début, tu sens que tu es maître de l’univers, mais une fois qu’on devient accro, c’est terrible. C’est la pire des drogues que j’ai consommées de ma vie», témoigne, interrogé par Le360, un ancien drogué.

Ce jeune a décidé d’arrêter de se droguer à L’boufa, au lendemain d’un épisode qui lui est arrivé alors qu’il se trouvait sous l’emprise de cette drogue. «Nous étions en groupe, il y a eu une grosse bagarre, ça a fini au commissariat pour plusieurs d’entre nous. J’ai décidé de ne plus y toucher. C’est destructeur».

Un autre jeune, qui a bénéficié une cure de désintoxication à l’hôpital d’addictologie de Casablanca, se souvient de cette période noire de sa vie, où, lycéen, il consommait plusieurs drogues, dont L’boufa. «J’ai eu recours à plusieurs autres drogues, des psychotropes, du cannabis, de l’alcool, mais finalement et fort heureusement, j’ai été en désintoxication à l’hôpital, et j’ai cessé d’utiliser toutes ces drogues…»

Source

Nouvelles drogues : les cathinones de synthèse circulent de plus en plus en France

auteurs

  1. Laurent KarilaProfesseur d’Addictologie et de Psychiatrie, Membre de l’Unité de Recherche PSYCOMADD, Université Paris-Saclay
  2. Amine Benyamina Amine Benyamina, professeur de psychiatrie et addictologie, président de la Fédération Française d’Addictologie, AP-HP

Déclaration d’intérêts

Laurent Karila est membre de SOS ADDICTIONS, de la Fédération Française d’Addictologie a reçu des honoraires des laboratoires ethypharm, zentiva pour de la formation médicale continue

Amine Benyamina ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

Partenaires

Université Paris-Saclay apporte des fonds en tant que membre fondateur de The Conversation FR.

Voir les partenaires de The Conversation France

Méphédrone, 4-MEC, 3-MMC, 3-CMC, MDPV, α-PVP… Depuis la fin des années 1990 et le milieu des années 2000, le marché des drogues « récréatives » a vu déferler des dizaines de nouvelles substances aux noms barbares, les cathinones de synthèse.

Faisant partie des « nouveaux produits de synthèse », commercialisés notamment sur Internet sous les appellations « sels de bain », « engrais », « produits chimiques destinés à la recherche non consommable par l’être humain » et autres « designer drugs », tous ces composés ont en commun d’avoir été produits à partir d’une même molécule, la cathinone, par modification chimique.

Cette dernière n’est pas une nouvelle venue, puisqu’il s’agit d’un des principes psychoactifs du khat (Catha edulis), une plante consommée dans les régions de la mer Rouge pour ses propriétés psychoactives depuis le Xe siècle au moins, et probablement depuis l’Antiquité.

Substances stimulantes et empathogènes, disponibles sur Internet, les cathinones de synthèse sont source de nombreuses complications et d’addiction. Elles étaient consommées initialement dans les milieux de connaisseurs des substances psychotropes, notamment dans le cadre du chemsex pratiqué principalement par des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Cependant, depuis quelque temps ces nouveaux produits de synthèse semblent avoir dépassé ce cadre.

Une consommation ancienne

Consommer du khat (Catha Eduilis Forsk) est une coutume ancestrale dans les régions qui bordent la mer Rouge. Cet arbuste au feuillage persistant, qui se couvre après la saison des pluies de grappes de minuscules fleurs blanches, est probablement originaire des hauts plateaux du sud-ouest de l’Éthiopie. Présent de l’Érythrée jusqu’à l’Afrique du Sud, le khat est cultivé dans la région de la corne de l’Afrique, autour du golfe d’Aden (est de l’Éthiopie, région du Somaliland, Yémen).

Ses propriétés stimulantes auraient été mises à profit dès l’Antiquité par les Égyptiens, qui l’auraient utilisé lors de cérémonies mystiques visant à faire atteindre à l’homme un rang divin. Les premières traces scientifiques de consommation du khat sont mentionnées au début du Xe siècle par l’érudit persan Al Biruni. À partir du XIIIe siècle, le khat était consommé au sud de la péninsule arabique par les guerriers pour combattre la fatigue et avoir du courage, ainsi que par les marchands pour supporter l’ennui.

En France, le khat est interdit depuis l’arrêté du 20 février 1957 et figure sur la liste des stupéfiants fixée par l’arrêté du 19 juillet 1995.

Du khat aux cathinones de synthèse

Le khat a été décrit scientifiquement pour la première fois par le botaniste suédois, Peter Forskäl, durant son expédition en Égypte et au Yémen entre 1761 et 1763. Il recevra son nom officiel en 1775.

Dès 1887, le pharmacien, chimiste et botaniste suisse Friedrich August Flückiger et le pharmacien français Jules-Ernest Gérock isolent la substance psychoactive contenue dans les feuilles de khat et la nomment « katin ». En 1930, Wolfes identifie la nor-pseudoéphédrine, encore appelée « cathine », une substance que l’on trouve également dans une autre plante « l’éphédra ». En 1975, des recherches ont mené à la découverte d’une autre substance psychoactive, l’α-aminopropiophénone, aussi appelée cathinone.

La cathine et la cathinone sont responsables des principaux effets recherchés par les consommateurs de khat. Toutes deux figurent respectivement dans les tableaux I et III de la convention des Nations unies sur les substances psychotropes de 1971. La cathinone est la molécule la plus psychoactive, mais elle est labile et instable. Elle se transforme rapidement en cathine, dix fois moins active, et en nor-éphédrine.

Les cathinones de synthèse commercialisées sont apparentées à la cathinone, mais elles n’existent pas à l’état naturel : elles sont élaborées à partir de nombreuses réactions chimiques. Elles se présentent sous forme de poudre amorphe ou cristalline blanche ou brune, plus rarement sous forme de gélules, d’e-liquide, de comprimés.

Vendues principalement sur Internet sous l’appellation de sels de bain, de substances fertilisantes, de produits chimiques destinés à la recherche, elles portent également différents noms de rue et de soirée, comme miaou miaou, top cat, etc.

Que recherche l’usager ?

Les cathinones de synthèses sont consommées de différentes façons : par voie orale, parfois enroulées dans du papier à cigarettes (« bombing » ou « parachutes » comme avec la MDMA), intranasale (« sniff »), intraveineuse (« slam », une pratique répandue lors de fêtes chemsex), intrarectale (« plug »). Les voies inhalée (fumée ou vapotage) ou intraoculaire (eyeballing) sont également rapportées.

Parmi les effets recherchés, citons une sensation d’euphorie, de bien être, une vigilance accrue, une accélération des pensées, une excitation motrice, de l’empathie, une augmentation du contact social, un accroissement de l’appréciation de la musique, de la stimulation et de la performance sexuelle, une conduite dopante (travail très augmenté).

Les cathinones de synthèse ont un réel potentiel addictif, avec un phénomène de tolérance pharmacologique qui pousse l’usager à augmenter les doses et un syndrome de manque. Celui-ci est caractérisé par une asthénie (fatigue), une anergie (dysfonctionnement du système immunitaire), une humeur triste, une perte de motivation et de plaisir ressenti (anhédonie), une anxiété, des troubles du sommeil, des troubles de la concentration, des palpitations et des maux de tête. Le craving (besoin irrépressible de consommer ces produits), l’anhédonie et l’anergie peuvent persister plusieurs semaines.

En plus de ces problèmes d’addiction, la consommation des cathinones de synthèse s’accompagne de nombreuses complications.

Un cortège de complications

Les complications qui peuvent survenir à la suite de la consommation de cathinones de synthèses sont nombreuses, et varient selon les usagers. Elles peuvent être à la fois physiques, psychiatriques, addictologiques et sociales.

Sur le plan physique, on constate chez certains consommateurs une asthénie, de la fièvre, des bouffées de chaleur, des sueurs, une sécheresse de la bouche, et parfois des cauchemars. Sur le plan neurologique, des maux de tête, des vertiges, des tremblements ou des crises convulsives sont possibles.

Les cathinones de synthèse sont par ailleurs toxiques sur le plan cardiovasculaire, pouvant provoquer tachycardie, hypertension artérielle, douleur thoracique, palpitations, dyspnée, ou myocardite. Il en est de même sur le plan ORL, avec des saignements de nez, des douleurs nasales ou oropharyngées, des lésions de la cloison nasale, des acouphènes, du bruxisme, ainsi que sur le plan digestif (douleurs abdominales, perte d’appétit, nausées, vomissements, atteinte du foie).

En outre, le partage du matériel de consommation (seringues, pailles) et les comportements sexuels à risque qui peuvent survenir lors de la prise de ces substances accroissent les risques d’infections (VIH, infections sexuellement transmissibles, virus de l’hépatite B ou C) ou de survenue d’abcès aux points d’injection, de dommages veineux, d’anomalies de la coagulation, etc.

Sur le plan psychiatrique, en pratique clinique il a été fréquemment rapporté de l’anxiété, des crises d’angoisse prolongées, des hallucinations, de la paranoïa, une insomnie, des idées suicidaires, et des troubles cognitifs : problèmes de mémoire, d’attention, de concentration, de prise de décision. Un trouble délirant aigu, un épisode dépressif sont possibles. La consommation de ces substances peut aussi être à l’origine d’une décompensation de troubles psychiatriques préexistants.

Comme souligné dans le guide sur les nouvelles substances psychoactives, de nombreux cas de décès ont été rapportés entre 2009 et 2019. 35 décès impliquant une ou plusieurs cathinones de synthèse sont rapportés par le réseau d’addictovigilance.

Une consommation en augmentation chez les jeunes

Chez les jeunes adultes âgés de 15 à 34 ans, l’usage de nouvelles substances psychoactives varie de 0,1 % en Lettonie à 5,1 % en Roumanie. Parmi les élèves, l’enquête ESPAD 2019 a estimé que la consommation de nouvelles substances psychoactives au cours de la vie variait de 0,9 % à 6,6 %, avec une consommation de cathinones de synthèse au cours de la vie comprise entre 0,2 % et 2,5 %.

Les nouvelles drogues de synthèse sont passées d’un milieu confidentiel à un milieu plus large, comme en atteste la diffusion de la 3-MMC

En 2020, 38 passages aux urgences pour toxicité médicamenteuse aiguë dans 5 hôpitaux du réseau Euro-DEN Plus étaient liées à la 3-MMC. Des cathinones de synthèse étaient retrouvées dans plus de 50 % des 1166 seringues usagées analysées par le réseau ESCAPE de 7 villes européennes en 2020, notamment à Budapest et à Paris.

Un trafic en forte hausse

Fin 2021, l’Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanie surveillait 162 cathinones de synthèse, ce qui en faisait la seconde catégorie la plus importante de nouvelles substances psychoactives suivies par le système d’alerte précoce de l’Union européenne, après les cannabinoïdes de synthèse.

Estimées à 0,75 tonnes en 2019, les saisies de ces substances ont augmenté pour atteindre 3,3 tonnes en 2020. D’importantes saisies ont continué à être signalées en 2021 et 2022. Ces augmentations sont essentiellement dues aux saisies à grande échelle de N-éthylhexdrone, de 3-MMC et de 3-CMC (la disponibilité de ces dernières a d’ailleurs augmenté depuis 2020).

La plupart des quantités importantes de cathinones de synthèse saisie en 2020 provenaient d’Inde et, avant cela, de Chine. D’autres pays semblent avoir des capacités de production de nouvelles substances psychoactives et de précurseurs à destination de l’Europe. En 2020, 15 sites de production de cathinone de synthèse ont été démantelés aux Pays-Bas et en Pologne. Les saisies de précurseurs qui permettent de les fabriquer ont aussi augmenté, passant de 438 kg en 2019 à 860 kg en 2020, en Allemagne et aux Pays-Bas.

Le chef de file des dérivés synthétiques est la méphédrone (4-MMC), détectée en 2008. En juin 2010, la France était le neuvième pays européen à interdire la méphédrone, après l’Angleterre où 25 décès ont été imputés à cette substance. Les autres substances les plus populaires sont la 3-MMC, la 3 ou 4-MEC, la méthylone, la MDPV. Comme autres cathinones, sont retrouvés, entre autres, la 3-FMC, la 4-FMC, la buphedrone, la butylone, la méthédrone, l’α-PVP, la naphyrone, la PPP. Il existe également des mélanges de cathinones de synthèse sous la dénomination commerciale NRG avec des chiffres 1, 2 ou 3…

Rappelons pour terminer qu’en France, toute molécule dérivée de la cathinone et répondant à l’arrêté « stupéfiants » publié au Journal Officiel le 2 août 2012 est interdite. L’alpha-PVP est considérée comme un stupéfiant, ainsi que les substances comme la 4-MEC, la pentédrone ou l’éthylone.

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Comment la drogue détruit un pays ?

Savez-vous que le Mexique est l’endroit le plus dangereux du monde ? Les trafiquants de drogue s’y livrent une guerre sans merci qui fait sombrer le pays tout entier dans la violence. Décryptage.

Par EMMANUEL DESLOUIS

Que se passe-t-il aujourd’hui au Mexique?

C’est la guerre ! Du moins c’est l’impression qui se dégage des images d’actualité : soldats patrouillant en véhicules blindés équipés de mitrailleuses lourdes, carcasses d’autos calcinées, policiers exposant aux journalistes des gangsters menottés et leurs armes de guerre, sans oublier des scènes de crimes abominables. Car les assassinats sont quotidiens dans ce pays en « paix », où il y a plus d’homicides par an que dans n’importe quelle zone de guerre de la planète !

Depuis fin 2006, on dénombre en effet entre 60 000 et 100 000 meurtres liés aux cartels de la drogue… Au départ, le climat d’insécurité était limité au nord du Mexique, zone de passage vers les États-Unis, où les trafiquants écoulent la quasi-totalité de leur drogue. Mais aujourd’hui, plus aucune région n’est épargnée. Car les cartels actuels – ils sont une dizaine à se partager le trafic – se livrent une lutte sans merci pour conquérir des territoires.

Chaque gang dispose de milliers d’hommes équipés des plus récentes armes de guerre, qui mènent des actions aussi bien contre l’armée officielle mexicaine que contre les cartels ennemis. Même les stations balnéaires, comme Acapulco et Cancun, sont désormais le théâtre de fusillades et d’exécutions. La violence est telle que notre ministère des Affaires étrangères déconseille fortement aux touristes français de s’y rendre.

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L’aromathérapie en complément des traitements pour lutter contre les addictions 

Le Dr Françoise Couic-Marinier, pharmacienne et spécialisée en aromathérapie, autrice de nombreux ouvrages consacrés aux huiles essentielles, explique que l’aromathérapie est ainsi de plus en plus utilisée dans les services hospitaliers, et en particulier dans certains services d’addictologie où l’on va faire respirer certaines huiles essentielles aux patients pour les accompagner dans le sevrage de tabac, d’alcool ou de drogue.

Les huiles essentielles vont permettre à la fois de court-circuiter les pulsions et envies, et de calmer le stress et l’anxiété liés au manque.

Si les huiles essentielles sont largement utilisées pour les petits maux du quotidien, on sait moins qu’elles peuvent aussi se montrer efficaces pour des pathologies, telles que les addictions. Lesquelles utiliser pour réduire notre dépendance au tabac, à l’alcool et au sucre ? On vous explique.

Respirer une huile essentielle adaptée va nous aider à réduire notre envie de sucré, de tabac ou d'alcool
Respirer une huile essentielle adaptée va nous aider à réduire notre envie de sucré, de tabac ou d’alcool © Getty

Le recours aux huiles essentielles pour se soigner au quotidien ou pour des rituels beauté est aujourd’hui bien connu. Médecine complémentaire à l’allopathie, l’aromathérapie est en effet volontiers utilisée pour tout un tas de petits soucis de santé : les problèmes de peau, comme l’acné ou l’eczéma, les problèmes de digestion, les petites plaies, les torticolis et les hématomes peuvent être soignés ou soulagés par certaines huiles essentielles, à condition d’être utilisées au bon dosage et à bon escient.

Mais, ce qu’on sait moins, c’est que l’aromathérapie est également utilisée pour lutter contre des pathologies plus sévères, comme la dépression et les addictions. Comment ça marche et est-ce vraiment efficace ? 

Des principes actifs et des odeurs pour réduire notre dépendance 

Les huiles essentielles sont composées d’un très grand nombre de principes actifs (molécules) : alcools, éthers, terpènes, aldéhydes, cétones, phénols, coumarines, esters… parfois jusqu’à 200 par huile essentielle, alors qu’à titre de comparaison un médicament n’en a généralement qu’un ou deux. Dans le cas des addictions, c’est notamment le terpène qui va avoir une action bienfaitrice sur notre cerveau.

L’odeur elle-même de l’huile essentielle (on parle alors de l’olfacothérapie), en sollicitant les sens, va jouer sur les émotions et provoquer des effets apaisants, certes variables d’un individu à l’autre selon son histoire : une odeur va agir plus ou moins positivement selon le souvenir qu’elle nous rappelle. 

L’aromathérapie en complément des traitements pour lutter contre les addictions 

Le Dr Françoise Couic-Marinier, pharmacienne et spécialisée en aromathérapie, autrice de nombreux ouvrages consacrés aux huiles essentielles, explique que l’aromathérapie est ainsi de plus en plus utilisée dans les services hospitaliers, et en particulier dans certains services d’addictologie où l’on va faire respirer certaines huiles essentielles aux patients pour les accompagner dans le sevrage de tabac, d’alcool ou de drogue.

Les huiles essentielles vont permettre à la fois de court-circuiter les pulsions et envies, et de calmer le stress et l’anxiété liés au manque.

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Pour les addictions au tabac et à l’alcool, Françoise Couic-Marinier recommande l’huile essentielle d’angélique (Angelica Archangelica), qui est très efficace, en particulier pour l’alcool. Elle peut être utilisée seule (par olfaction ou en massage) ou en synergie avec d’autres huiles essentielles aux vertus anxiolytiques comme les huiles essentielles de marjolaine à coquille, de mandarine, de lavande vraie, de petit grain bigarade, ou encore de laurier noble. L’huile essentielle de poivre noir est aussi utilisée pour l’arrêt du tabac. 

Dans tous les cas, cette thérapie complémentaire ne se substitue pas aux traitements de son médecin, mais elle peut indéniablement contribuer à les améliorer et à en décupler les effets. 

Les huiles essentielles pour résister aux grignotages

Même si on ne parle pas d’addiction dans le cas des grignotages, les huiles essentielles peuvent tout de même s’avérer très précieuses si on cherche à lutter contre notre fâcheuse tendance à nous précipiter vers les sucreries ou les douceurs, à la moindre contrariété ou en fin de la journée.

Dans ce cas, le Dr Françoise Couic-Marinier nous recommande l’huile essentielle de géranium, très efficace pour nous couper l’envie de manger du sucre. On en met deux gouttes sur un mouchoir, que l’on va respirer : « Respirer du géranium dégoûte du sucre », affirme Françoise Couic-Marinier.

Alors à nos mouchoirs pour ne plus jamais craquer sur une mousse au chocolat après une journée marathon !

Françoise Couic-Marinier était l’invitée de Bonjour Docteur sur France Bleu.
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Ce que l’addiction à l’héroïne ou à la cocaïne dégrade dans le cerveau

Repéré par Nina Pareja — 8 octobre 2022

Cela peut provoquer une diminution de la substance blanche et entrainer des difficultés à transmettre certaines informations.

Déficit de substance blanche. Image d'illustration. | Anna Shvets via Pexels 
Déficit de substance blanche. Image d’illustration. | Anna Shvets via Pexels

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur The Independent

Selon une nouvelle étude, l’addiction à l’héroïne ou à la cocaïne est en partie due aux conséquences de ces substances sur le cerveau et en particulier parce qu’elles atteignent les capacités des parties de celui-ci à communiquer entre elles.

Le cerveau d’un addict contiendrait moins de substance blanche que celui d’une personne qui ne consomme pas de drogues. Or, c’est cette substance blanche qui permet de relier toutes les parties du cerveau entre elles et aide à transmettre les informations nécessaires à son bon fonctionnement.

Les chercheurs de l’école de médecine Icahn du Mount Sinai aux États-Unis, responsables de cette nouvelles recherche, avaient déjà constaté ces conséquences sur des rongeurs rendus addicts en laboratoire, c’est cependant la première fois qu’une étude est réalisée avec des toxicomanes.

L’habénula

Les universitaires américains ont étudié les liens entre le cortex préfrontal, partie du cerveau essentielle à la régulation des fonctions exécutives, à la prise de décision et l’habénula, région qui joue un rôle essentiel dans notre compréhension des risques et des récompenses d’une action.

Pour cette étude, les chercheurs ont réalisé des scanners afin d’examiner la différence entre les cerveaux de personnes saines avec celles d’addicts à la cocaïne ou l’héroïne. Même chez des personnes ayant arrêté récemment la prise de substance, la transmission entre le cortex préfrontal et l’habénula est altérée.

Le fait que le cerveau d’addicts à la cocaïne et à l’héroïne (respectivement stimulant et opioïdes) présente les mêmes perturbations suggère que cela pourrait être le cas pour l’addiction de manière générale, estime Sarah King, l’autrice principale de l’étude. Cela pourrait aussi signifier que certaines personnes ont des prédispositions à l’addiction ou la rechute selon l’état de fonctionnement de leur cerveau.

Elle ajoute que les chercheurs ont découvert que «la dégénération est plus importante chez les utilisateurs ayant consommé de la drogue pour la première fois à un jeune âge, ce qui pointe vers un rôle potentiel de ce circuit d’informations dans le développement de facteurs de risques de mortalité précoce.»

Ces résultats pourraient permettre de faire progresser la recherche en cours dans ce domaine en ciblant un circuit jusqu’ici inexploré chez l’homme, ce qui pourrait potentiellement faire l’objet d’un traitement personnalisé ou d’efforts de prévention, conclut l’étude.

Source

Drogues illicites en soins intensifs


Source Le Quotidien du Médecin – 24-09-2022

Soins intensifs cardiologiques : 9 fois plus de risque de décès ou d’urgence vitale chez les consommateurs de stupéfiants


L’étude ADDICT-ICCU, présentée par l’équipe de l’hôpital Lariboisière, recensait le pourcentage de patients consommant des drogues, parmi les 1 500 admis en Unité de soins intensifs cardiologiques pour infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque aiguë, arythmie, myocardite et embolie pulmonaire.

D’après le prélèvement des urines, 10 % consommaient des drogues (12 % d’hommes, 8 % de femmes), pour au moins une substance (9 % pour le cannabis, 2,1 % les opioïdes, 1,7 % la cocaïne, 0,7 % les amphétamines et 0,6 % la MDMA).

Cette consommation est sous-estimée puisque 43,5 % seulement déclaraient ne pas en utiliser.

Elle était associée à une probabilité d’événements indésirables majeurs (décès, arrêt cardiaque, choc
cardiogénique) près de neuf fois supérieure, après ajustement sur les comorbidités.


Le risque de complications graves était multiplié par trois pour le cannabis et par cinq pour la cocaïne, après ajustement sur l’âge et le sexe.

Il augmentait encore avec la consommation de plusieurs substances.

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