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Drogues

Les nouvelles drogues

Drogues : sortir de l’addiction et de la répression

Malgré des politiques toujours plus sévères contre le trafic et l’usage de stupéfiants, la consommation est en constante augmentation en France, avec son lot de violences. Une proposition de loi portée par la sénatrice écologiste Anne Souyris propose d’en finir avec la prohibition pour mettre l’accent sur la prévention et l’accompagnement des usagers.

Un jeune racisé descend de son scooter immatriculé en banlieue et sort son portable. Il passe un bref coup de fil et retient le code de l’immeuble de centre-ville situé de l’autre côté de la rue, assez cossue. Il monte au deuxième étage. L’échange se fait sur le palier et il redescend par l’escalier en comptant une petite liasse de billets. Il s’éloigne vite sur son scooter, après avoir envoyé un SMS sur un réseau crypté : « C’est bon ! Je rentre. » La scène n’a duré qu’une poignée de minutes.

Le client n’est pas sorti sur le trottoir et inspecte le contenu du sachet dans son salon. Voici aujourd’hui le scénario classique d’une livraison « de détail » de stupéfiants. Le risque pour le client est quasi nul ; celui du livreur est très élevé, d’abord pour les infractions de détention, transport, offre, cession, etc. En espérant qu’il ne soit pas, en route, fouillé lors d’un contrôle d’identité.

Car il a, du fait de son origine présumée, selon les études du Défenseur des droits ou de l’Institut national d’études démographiques (Ined), « une probabilité 20 fois plus élevée d’être contrôlé que les autres personnes dans l’espace public ». Sachant qu’en cas d’interpellation il sera mis en garde à vue, déféré, poursuivi, souvent incarcéré en détention préventive, quand le client sortira en général quelques heures plus tard du fait de sa bonne intégration professionnelle et sociale, avec en général un simple rappel à la loi. La répression reflète donc souvent les discriminations sociales et raciales.

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Tableau des drogues

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Les tortures infligées au mot « drogue »

Pr. Jean Costentin

        Sous le prétexte que tabac et alcool sont licites certains oublient qu’il s’agit de drogues. Ne voit-on pas fleurir des expressions comme « le tabac et l’alcool ainsi que les drogues », comme si le tabac et l’alcool n’en étaient pas. Comme s’ils n’étaient pas convoqués pour intensifier la transmission dopaminergique dans le noyau accumbens et stimuler ce faisant les récepteurs dopaminergiques D2 de ce noyau pour susciter une sensation de plaisir ; ce qui est le mécanisme d’action neurobiologique commun à toutes les drogues.

Le tabac et l’alcool sont des drogues, de vraies drogues, et souvent des drogues très délétères (75.000 décès annuels pour ce premier et 42.000 pour ce second) même s’il existe pour l’alcool des usages raisonnables peu nocifs.

Alors que sont sortis si facilement du champ des drogues ces deux toxiques, on y fait entrer sans nuance des substances qui y sont étrangères/ allogènes. Ainsi entend-on souvent parler de « drogues de soumission chimique » ou de « drogues du violeur » pour des substances aussi différentes que le GHB / gamma-OH ; le ZyrtecÒ / cétirizine ; le DonormylÒ / doxylamine ; des benzodiazépines anxiolytiques et / ou hypnotiques et / ou antiépileptiques, comme le RivotrilÒ / clonazépam ; des hypnotiques tels l’Imovane Ò / zopiclone, le StilnoxÒ / zolpidem ; des antidépresseurs inhibiteurs de la recapture spécifiques de la sérotonine (IRSS) :  le ProzacÒ, le FloxyfralÒ  / fluoxétine,  le DeroxatÒ, DivariusÒ, Paxil / paroxétine ; le ZoloftÒ / sertraline ; les SeropramÒ, CelexaÒ / citalopram ; les SeroplexÒ, CipralexÒ / escitalopram ; le PriligyÒ  / dapoxétine…

A côté de ces psychotropes, certaines drogues sont utilisées pour ces soumissions : l’ecstasy / MDMA et des dérivés ; d’autres amphétamines dont la méthamphétamine ; la cocaïne. Elles sont le plus souvent introduites subrepticement dans une boisson ou font l’objet d’une consommation consciente,  mais dont les conséquences en matière de soumission peuvent être ignorées du consommateur : ainsi l’alcool, le cannabis, la cocaïne, l’ecstasy, les cathinones dont la 3MMC, les opiacés (morphine, codéine) et des opioïdes (tramadol, méthadone…) ou encore le protoxyde d’azote par inhalation… Des agents psychodysleptiques comme le LSD (diéthylamide de l’acide lysergique) ou la kétamine sont également incriminés.

Si certaines des substances qu’on vient d’énumérer sont effectivement des drogues pour ceux qui s’y adonnent avec régularité, ce n’est pas le cas dans la soumission chimique où elles sont administrées à l’insu du plein gré du consommateur qui en est la victime. En effet, selon le code pénal (article 222-15 modifié par la loi n° 2007-297 du 5 mars 2007), la soumission chimique fait partie des infractions définies comme « l’administration volontaire de substance nuisible portant atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’autrui ».

L’expression « drogue du violeur » devrait être bannie et remplacée par celle d’agent de soumission chimique, quand bien même cette substance serait par ailleurs une drogue. D’abord elle n’est pas celle du violeur mais celle utilisée par le violeur, ou par celui qui assiste au viol de la victime sans le pratiquer lui-même (cf. l’épouvantable drame de Mazan, infligé à madame Pélicot). De plus toute soumission chimique ne se traduit pas inéluctablement par un viol. La soumission chimique n’implique pas que les agressions sexuelles, elle concerne également des vols avec ruse, l’extorsion de signature, la compétition quelle que soit sa nature (sport, entreprise) ou encore les situations où la sédation facilite le travail (garde d’enfants, en maison de retraite).

Enfin, sous le prétexte que le mot drogue peut faire peur, d’aucuns s’appliquent à l’émasculer. Ils parlent de « substance d’abus », mauvaise traduction du terme anglais « drug of abuse », qu’il faudrait traduire par « substance donnant lieu à une consommation abusive », et sûrement pas par « drogue d’abus », ce qui serait un pléonasme, puisque le terme drogue inclut consubstantiellement la notion de consommation abusive.

Dans cette tectonique du mot drogue apparaît l’expression « substance » (tout court), ce qui ne veut rien dire, puisqu’il y a des millions de substances dont, parmi elles, quelques centaines au plus sont des drogues.

Autre terme anglais pour désigner les drogues au sens français de ce terme celui de « addictive drug ». Il devrait être traduit « substance addictive », ou « substance aux effets addictifs », ou « substance engendrant une addiction ». Si le terme drogue fait peur, en cette période où tant d’humains s’y adonnent, il n’y a aucun intérêt à en amoindrir le caractère dissuasif, à moins que l’on veuille, comme certains addictologues à contre-emploi, accroître le nombre de leurs victimes

Pr. Jean Costentin

Drogues en France : une nouvelle étude révèle une augmentation de la consommation de cannabis et de cocaïne

En France, la consommation de drogues s’étend et se diversifie, touchant toutes les générations et classes sociales. L’enquête de L’Express révèle des tendances surprenantes.

La consommation de drogues en France ne cesse de croître, révélant des disparités marquées selon les substances, les zones géographiques et les populations concernées. L’enquête approfondie de L’Express dévoile trois aspects clés : les tendances d’usage, la cartographie des départements les plus touchés et les répercussions économiques d’un marché clandestin florissant.

La France confrontée à une consommation galopante

En France, la consommation de drogues atteint des sommets. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la cocaïne, longtemps perçue comme une drogue d’élite, s’est démocratisée. En 2023, près de 10 % des adultes français déclarent y avoir goûté, selon l’OFDT. Une progression fulgurante qui s’explique par une pureté renforcée et des prix accessibles, stables autour de 65 euros le gramme. Les grandes villes, notamment Paris et Marseille, deviennent les épicentres d’un usage festif qui ne connaît plus de barrières sociales.

Le cannabis, leader incontesté des drogues illicites, reste omniprésent. Avec plus de la moitié des Français adultes ayant expérimenté cette substance, sa banalisation semble actée. Mais un basculement s’opère : les jeunes consomment moins, tandis que les plus de 40 ans, souvent usagers occasionnels dans leur jeunesse, y reviennent. Quant aux nouvelles drogues comme la MDMA, elles séduisent une jeunesse avide de sensations fortes à moindre coût, marquant une diversification alarmante des usages.

Ce panorama montre que la drogue n’est plus l’apanage d’une seule classe ou génération. Hommes et femmes, riches et précaires, jeunes et seniors : aucun segment de la population n’est épargné. Alors que les hommes restent majoritaires parmi les usagers, la consommation féminine, notamment de cocaïne, affiche une hausse préoccupante. Ce phénomène illustre un relâchement des tabous culturels et une banalisation qui s’enracine profondément.

Marseille et la Seine-Saint-Denis : territoires sous emprise

La carte de la drogue en France révèle des disparités frappantes. Certaines zones, comme les Bouches-du-Rhône et la Seine-Saint-Denis, sont devenues de véritables poudrières. À Marseille, le narcotrafic gangrène des quartiers entiers. Les règlements de comptes y sont monnaie courante, plongeant des familles dans une violence qui dépasse l’imaginable. En Seine-Saint-Denis, la densité urbaine et la précarité offrent un terreau fertile pour les réseaux, transformant le département en un point névralgique du trafic.

Pourquoi ces territoires ? La réponse tient à des facteurs structurels. À Marseille, la proximité des ports méditerranéens en fait une plaque tournante idéale pour les cargaisons venues d’Amérique latine et d’Afrique du Nord. En Seine-Saint-Denis, la jeunesse, frappée par un chômage endémique, alimente un vivier de petites mains pour les trafiquants. Ces zones ne sont pas seulement des centres de consommation : elles sont le cœur battant d’un marché illégal qui nourrit violence et corruption.

3,5 milliards d’euros : le poids économique de la drogue

Derrière chaque gramme vendu se cache une machine économique tentaculaire. Le marché de la drogue en France génère environ 3,5 milliards d’euros par an, selon une enquête de Public Sénat. Le cannabis, à lui seul, représente l’essentiel de ce chiffre, avec des prix attractifs : 10 euros pour un gramme d’herbe, 8 euros pour de la résine. La cocaïne, malgré son coût plus élevé, continue de conquérir les villes et les campagnes.

Mais ces milliards ne s’arrêtent pas aux poches des trafiquants. Une grande partie de cet argent est blanchiesouvent via l’immobilier, un secteur où les sommes colossales échappent aux radars fiscaux. Parallèlement, le narcotrafic alimente un cercle vicieux : guerres de territoire, règlements de comptes et criminalité violente. À Marseille, 47 fusillades ont été recensées en 2023, laissant derrière elles des familles brisées et un climat de terreur.

Le coût pour la société est tout aussi vertigineux. Les hôpitaux débordent de patients victimes de surdoses ou de pathologies liées à des usages prolongés. Les forces de l’ordre, débordées par l’ampleur des réseaux, peinent à enrayer la spirale infernale. À cela s’ajoutent des fractures sociales profondes, exacerbées par un sentiment d’impunité dans certains quartiers.

Une bombe à retardement sociétale

Les chiffres sont alarmants, mais ils ne racontent qu’une partie de l’histoire. L’enquête de L’Express met en lumière une réalité crue : la France est confrontée à une crise multidimensionnelle, où se mêlent consommation galopante, territoires abandonnés et violences endémiques

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La drogue en France : la réponse de ChatGPT

ChatGPT

ChatGPT est une intelligence artificielle capable de générer du contenu écrit. Développé par OpenAI, ce « chatbot » est ce que l’on appelle une IA générative. Il peut répondre à des questions, écrire des livres, organiser des notes, planifier des vacances, développer des lignes de codes… Il suffit de lui envoyer un « prompt » (une question) et ChatGPT s’exécute, avec la possibilité d’adapter sa personnalité.

La question de l’importance de la drogue en France est complexe et multidimensionnelle, touchant des aspects sociaux, économiques, de santé publique et de sécurité. Voici une analyse des principaux enjeux autour de la drogue en France :

1. Impact sur la santé publique

La consommation de drogues (légales et illégales) a des conséquences directes et indirectes sur la santé des individus. Les drogues illégales, comme la cocaïne, le cannabis, l’héroïne ou les drogues de synthèse, sont responsables de nombreux problèmes de santé, notamment des troubles psychiatriques, des dépendances, des overdoses et des maladies infectieuses (hépatite C, VIH).

La consommation de drogues légales, comme l’alcool et le tabac, est également très préoccupante en France, où ces substances sont responsables de milliers de morts chaque année.

L’État met en place des politiques de prévention, de réduction des risques (mises à disposition de seringues stériles, centres d’écoute et de soins pour les toxicomanes) et de traitement des addictions (médicaments de substitution, suivi psychologique).

2. Problèmes sociaux et criminels

Le marché des drogues illégales engendre un marché parallèle souvent contrôlé par des réseaux criminels. Les trafics de drogue sont source de violences, de conflits entre bandes rivales, et alimentent l’insécurité dans certains quartiers. Les forces de l’ordre et la justice sont confrontées à ce phénomène, ce qui nécessite des moyens considérables en matière de lutte contre le trafic de drogue.

Les usagers de drogues, souvent marginalisés, peuvent se retrouver dans des situations de précarité sociale, ce qui aggrave les inégalités. Les discriminations, notamment dans les quartiers populaires, et la stigmatisation des consommateurs rendent difficile leur accès à des soins et à un soutien adéquat.

3. Consommation et législation

La consommation de drogues en France est relativement répandue. Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée, bien que sa légalité soit débattue (des discussions sur une possible légalisation ont lieu régulièrement). Les jeunes sont particulièrement exposés à la consommation de drogues, ce qui pousse les autorités à mettre en place des campagnes de prévention dans les écoles et à essayer d’endiguer les réseaux de distribution.

Le Code pénal français prévoit des sanctions pour l’usage, le trafic et la détention de drogues. Toutefois, certaines voix militent pour une dépénalisation de la consommation personnelle de drogues, notamment pour le cannabis, estimant que la politique actuelle ne permet pas de réduire efficacement les risques associés à la drogue tout en alourdissant le fardeau du système judiciaire.

4. L’aspect économique

La drogue, notamment par le biais du marché noir, représente un secteur économique important, bien que souvent invisible et non mesurable de manière précise. L’argent circulant dans ce secteur alimentant les trafics peut avoir un impact sur l’économie de certains quartiers, mais la situation est paradoxale : d’un côté, il y a des profits pour les trafiquants et de l’autre, un coût pour la société sous forme de dépenses publiques pour la prévention, le traitement et la répression du trafic.

5. Législation et débat public

Le débat sur la politique de la drogue en France est actif, en particulier concernant la légalisation ou la dépénalisation de certaines drogues, comme le cannabis. Si certains plaident pour un assouplissement des lois pour des raisons économiques ou de régulation des marchés, d’autres estiment que cela aggraverait les problèmes de santé publique et les risques associés à la consommation.

Conclusion

La question de la drogue en France touche à des dimensions variées, allant de la santé publique à la sécurité, en passant par les enjeux sociaux et économiques. Bien que des politiques publiques de prévention et de traitement existent, elles se confrontent à des défis importants, notamment en matière de lutte contre le trafic, de stigmatisation des usagers et de gestion des addictions. La question de la légalisation du cannabis, par exemple, fait toujours l’objet de vifs débats dans l’opinion publique et chez les décideurs politiques.

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Pourquoi la situation des drogues s’est détériorée si rapidement dans notre Nation

Pr. Jean Costentin

Ceux qui pérorent sur les drogues dans les médias qui leur sont largement ouverts, doivent, pour y accéder, restituer une doxa « politiquement correcte » élaborée par des loges, comités, cellules, associations, partis, fédérations, tous opaques, mais apparemment reliés… Cette doxa vise à légaliser toutes les drogues, à commencer par le cannabis.  

Leurs porte-paroles font état d’informations avérées, qu’ils présentent d’une façon affadie, biaisée, omettant quelques-unes pourtant essentielles. Après une longue continence ces « sachants », contraints de s’épancher sous peine d’être doublés, finissent par chuchoter quelques données qu’ils ne pouvaient plus taire, mais ils usent alors de maintes précautions oratoires. L’épaisse couche de chantilly de leur banana split fait rechercher, sans la trouver, la banane miniature qui git au fond du ravier. Ce sont des monuments de pusillanimité, de non-dits et de manipulations de l’opinion du type : « Ce n’est qu’une étude, il en faudra beaucoup d’autres pour tirer des conclusions » ; « il y a sans doute des facteurs confondants » ; « une autre approche aurait peut-être donné des résultats différents » ; « des études contradictoires ne devraient pas tarder à être publiées » ; « leur cohorte est un peu restreinte »… En bref, tout ce qui conforte la doxa est acquis et diffusé sans réserve, mais ce qui la contredit est torturé, raboté, démembré, avant d’être livré, presque méconnaissable à la connaissance du public.

Après avoir contredit puis combattu des données majeures sur les drogues, après avoir altéré les messages de prévention qu’ils auraient dû concevoir et diffuser, le bec de ces détracteurs aurait dû être clos par les confirmations multiples des faits majeurs qu’ils contestaient ou occultaient. Ce nouveau paysage ne leur a pas donné le courage « d’adorer ce qu’ils avaient brulé, ni de bruler ce qu’ils avaient adoré ». Leur reddition aurait pu leur valoir absolution. Ne la méritant pas, la société, dont ils ont aggravé l’état, serait justifiée à leur demander des comptes, surtout s’ils ont été appointés pour exercer les fonctions dans lesquelles ils ont sévi.

Trente ans après la description princeps de méfaits du cannabis devenus irréfragables, alors qu’on parle enfin des relations qu’entretient cette drogue avec les dépressions, l’anxiété, la schizophrénie, la crétinisation, le suicide, le syndrome amotivationnel, certains cancers, l’accidentalité routière ou professionnelle…, ces détracteurs des premiers jours et des jours suivants ont l’outrecuidance, le culot, d’évoquer ces faits sur l’air de « c’est nouveau, ça vient de sortir ». Avec le faciès des « ravis de la crèche », redécouvrant l’eau tiède, ils déclarent « ah, si l’on avait su ». A l’instar d’un ministre des finances qui, devant s’expliquer d’avoir « cramé la caisse » pendant sept ans, fait peser sur ses successeurs, aux manettes depuis deux mois, la responsabilité qui consiste à ne pas mettre pas en œuvre les mesures qu’il avait prévu pour éviter le naufrage.

  Il y a une vingtaine d’années, j’ai effectué en France un périple pour détailler au cours d’une cinquantaine de conférences les dangers du cannabis. Elles étaient organisées par les délégations départementales ou régionales de L’Union Nationale des Familles et Amis de Malades mentaux (UNAFAM). Après chacune de ces conférences, j’étais convié à diner par les organisateurs, ce qui me permettait d’échanger avec eux. Ces parents étaient d’une grande dignité, leur caractère s’était forgé au feu du drame qu’ils vivaient, frappés dans leur affection par la schizophrénie d’un de leurs enfants, très souvent consommateur de cannabis. Ils voulaient, avec une belle abnégation, mettre en garde d’autres parents contre les risques liés à la consommation de cannabis et souligner l’importance d’une surveillance qui leur avait échappée. Beaucoup regrettaient de ne pas avoir été informés, car le message qui prévalait alors était celui de l’innocuité de cette drogue ; message véhiculé par des « addictologues », des psychiatres et même des pédopsychiatres. Certains de ces parents, dans leur détresse et leur légitime colère, envisageaient d’ester en justice pour demander des comptes à la MILDT et aux praticiens qui les avaient trompés. 

Le choix des mots évolue ; ceux « de submersion migratoire », «de mexicanisation », «de narco-État », « d’ensauvagement » dont l’usage était interdit il y a quelques années, sous peine d’être scotché à l’extrême droite, évincé de « l’arc républicain », taxé de fasciste, pétainiste, raciste, antisémite, complotiste, décliniste… et autres amabilités, s’imposent devant la réalité des périls ; même des ministres y recourent ; les parias d’hier se sentent moins esseulés. 

L’abondante poussière glissée au long cours sous les tapis de « l’information », déborde. Elle saute à la figure des décideurs et les fait éternuer. Feignant la surprise, et pour se justifier de n’avoir rien empêché, ils prétendent n’avoir rien vu venir. Ils ont laissé filer une immigration incontrôlée que notre Nation est incapable d’accueillir : migrants économiques, climatiques, mineurs isolés dont beaucoup ne sont pas mineurs, réfugiés de pays sans guerre, femmes et homosexuels malmenés dans leurs pays d’origine, avec près de 50 états musulmans qui constituent à cet égard un énorme réservoir. Ils ont contesté les expressions « grand remplacement » ou « invasion » estimant que ces termes résultaient d’une fausse impression, tout comme était une fausse impression la relation entre délinquance et immigration, ou la forte proportion d’immigrés incarcérés. Ces migrants concentrés dans des banlieues, en ont fait rapidement des « territoires perdus de la république ». Faute d’emplois ainsi que de formations adaptées aux quelques emplois disponibles, ne parlant souvent pas le Français, ils ignorent nos lois, us et coutumes.  Ils sont moins attirés par notre civilisation qui se désagrège que par des subsides et des allocations. Celles-ci, malgré leur niveau considérable pour le budget de notre Nation, sont en deçà de l’accueil dont ils avaient rêvé et que des passeurs leur ont fait fantasmer.  Leurs besoins n’étant pas assurés, ils entrent dans une lutte pour leur survie / « struggle for life », poussant certains à pratiquer différents types de délits, dont en particulier des trafics de drogues, dont le montant est estimé à plusieurs milliards d’euros.

Devant la montée du péril toxicomaniaque, l’Éducation Nationale n’a rien fait pour mettre en place une prévention qui soit quantitativement et qualitativement à la hauteur de l’importance du problème. L’Observatoire européen des drogues et toxicomanies a d’ailleurs décerné à la France le bonnet d’âne de la classe en Europe, du fait de l’absence d’enseignements dans ce domaine dans les programmes éducatifs. Pour faire semblant d’agir elle rechercherait encore les techniques pour communiquer sur ce sujet. Durant leur cursus, depuis trois décennies, nos potaches, dans le meilleur des cas, ont rencontré pendant une à deux heures, deux gendarmes en uniforme, qui leur enseignent (il parait qu’il faudrait dire leur rappellent) les lois en vigueur sur les drogues et qui leur présentent les roueries mise en œuvre par les dealers pour vendre leur « came ». Leurs interventions sont bien faites (comme je l’ai constaté à différentes reprises) mais elles sont notoirement insuffisantes, tant par leur brièveté que par leur contenu, qui élude évidemment les aspects sanitaires.

Des partis de gauche se sont mis à « surfer » sur la vague migratoire. Un « think tank » – Terra Nova-, leur a expliqué qu’ayant perdu la classe ouvrière, pour revenir au pouvoir ils devraient se constituer un nouvel électorat constitué des immigrés et de l’addition des diverses minorités. Pour ce faire ils devront les accueillir en grand nombre, les choyer, ne rien exiger d’eux, si ce n’est de la reconnaissance. Dans plusieurs communes, au prix de divers accommodements, des maires s’acoquinent avec des malfrats, des trafiquants de drogues, des délégués communautaires…. Ils ont recruté de nombreux « médiateurs » issus de ces communautés, qui justifient leurs appointements en calmant les plus agités, sans s’interdire de déclencher des épisodes d’agitation d’un niveau modéré, pour maintenir la pression.

Le sport joue un rôle important dans cette assistance, ce qui est positif pour autant qu’il ne détourne pas des formations à des fonctions économiques utiles à leur avenir et à la Nation.

Depuis que se développent ces multiples errements la progression du cannabis a évolué sur un mode pandémique. Alors que ces informations remontaient immanquablement à la connaissance de la police, de la gendarmerie, de la justice, des édiles municipaux, départementaux, nationaux, le mot d’ordre du quasi sacro-saint et très institutionnel « surtout pas de vague » a constitué la réponse dominante. Pourtant, n’en déplaise à Corneille (dans Horace) « ce n’est pas en fuyant qu’on pare de tels coups ».

On est ainsi passé de l’occultation des méfaits, à leur négation ; puis à la contradiction et avec elle au déni, on en est maintenant au constat, qui est terrifiant. Pour se dispenser d’agir d’aucuns, souvent les mêmes, déclarent que le point de non-retour étant dépassé, le plus simple serait la reddition, la légalisation des drogues. Ce qui condamnerait notre Nation, déjà bien mal en point, à l’effondrement.

Ayant été des combattants contre ces errements, dès les premières heures de Mai 1968, ayant résisté au très long cours, alors que nous étions raillés et taxés de faire dans l’exagération, notre mobilisation, spécialement dans cette période très critique ne saurait faiblir.

Que ceux qui partagent le pessimisme qu’inspire la situation, par une forte mobilisation contre les drogues, le transforment en un optimisme qui épaule les déclarations fortes du ministre de l’Intérieur. Qu’ils fassent pression pour que les intentions exprimées se traduisent par des actions produisant enfin des résultats.   

3-MMC, Alpha-PVP, 2CB : ces drogues de synthèse qui font des ravages

Consommation de drogue

Tout le monde connaît le cannabis ou la cocaïne, beaucoup moins les drogues de synthèse

Elles sont pourtant de plus en plus populaires et tout aussi dangereuses.

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Alcool, drogue et médicaments : un cocktail mortel toujours plus répandu sur autoroute

Par Angélique Négroni

Ces comportements à risques représentent, pour la troisième année consécutive, la première cause de mortalité sur le réseau français.

La consommation d’alcool, de drogue et de médicaments est de plus en plus à l’origine des accidents mortels sur nos autoroutes. Dans son bilan sécurité routière 2023 portant exclusivement sur ce réseaul’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa) constate que la conduite sous l’influence de ces produits a ainsi provoqué 31 % des accidents mortels l’an dernier, contre 26 % en 2022 et 27,7 % en 2021.

Ces comportements à risques représentent, pour la troisième année consécutive, la première cause de mortalité. Des chiffres qui mettent en alerte l’Asfa. Car même si les autoroutes restent le réseau le plus sûr – elles connaissent même une baisse sensible du nombre de tués, avec 181 décès, soit 7 de moins qu’en 2022 -, ces données traduisent une tendance inquiétante.

« Celle d’automobilistes qui prennent de plus en plus de risques », affirme le délégué général de l’Asfa, Christophe Boutin. Dans le détail, la drogue a provoqué 19 collisions mortelles, l’alcool, 14, et le cocktail des deux, 13. Quant aux autres drames de la route, ils trouvent leur origine dans la prise de médicaments seule ou associée à l’alcool ou à la drogue.

Hausse des comportements à risque

Ces accidents provoqués par des conducteurs sous emprise de produits ont lieu à des périodes bien identifiées. « 55 % surviennent entre 21 heures et 6 heures du matin et 43 % se produisent le week-end », peut-on lire dans l’étude. La conduite à risque revêt bien sûr d’autres formes. 

En 2023, l’Asfa constate sur son réseau de plus en plus de manœuvres dangereuses. « Les automobilistes respectent moins les distances de sécurité, font des queues de poisson, et l’agressivité que l’on relève dans notre société rejaillit sur les autoroutes », décrit le responsable de l’Asfa. Ces comportements ont causé 17 % des accidents mortels.

La vitesse excessive devient quant à elle le deuxième facteur des collisions fatales (19 % contre 16 % en 2022). Un taux qui ne cesse de grimper depuis 2019. « Avant cette date, on constatait année après année une baisse encourageante, jusqu’à obtenir un taux de 12 % en 2018 », rappelle Christophe Boutin. Ce revirement des tendances est le résultat, selon lui, de la baisse de l’efficacité du contrôle des radars automatisés : « Les automobilistes ont clairement identifié les emplacements des appareils. »

Baisse des contrôles aléatoires

À cela s’ajoute une chute des contrôles aléatoires menés par les forces de l’ordre mobilisées sur d’autres missions. L’Asfa estime par ailleurs que le « cadeau » fait aux automobilistes par le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Gérald Darmanin, a pu jouer dans cette dégradation. Depuis janvier dernier, les petits excès de vitesse ne sont plus, en effet, sanctionnés par un retrait de points.

On peut craindre que le facteur lié à l’inattention au volant continue d’augmenter dans les prochaines années avec la multiplication des équipements embarquésAssociation des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa)

Pour l’association, l’annonce faite plusieurs mois plus tôt a été un mauvais signal adressé aux usagers de la route et a pu contribuer à un certain relâchement. L’Asfa s’alarme également de l’implication écrasante des moins de 35 ans dans les accidents mortels. Alors qu’ils ne représentent que 17 % des conducteurs, ils sont à l’origine d’un accident mortel sur deux.

Leur part atteint 44 % quand l’alcool, la drogue et les médicaments sont en cause et 50 % pour les manœuvres dangereuses. Elle culmine enfin à 52 % pour la vitesse excessive. L’étude souligne aussi le rôle de l’inattention au volant. 15 % des vies brisées sur autoroute auraient pu être évitées si les conducteurs n’avaient pas fait usage de leur smartphone ou tablette en roulant.

Améliorations sur la somnolence 

Les données des forces de l’ordre, qui interviennent sur chaque accident mortel, permettent à l’Asfa d’établir que la manipulation de ces objets avait surtout lieu lors des déplacements domicile-travail. « On peut craindre que le facteur lié à l’inattention au volant continue d’augmenter dans les prochaines années avec la multiplication des équipements embarqués et des services qu’ils proposent », s’inquiète l’association.

Première cause des accidents mortels il y a encore trois ans, la somnolence est quant à elle reléguée aujourd’hui au sixième rang (13 %). Des résultats encourageants « grâce aux campagnes sur la fatigue au volant », selon Christophe Boutin. Parmi toutes ces données, l’Asfa insiste aussi sur le nombre d’accidents mortels provoqués par des piétons (18 %).

« Il peut s’agir de piétons sortant d’un véhicule en panne ou accidenté (62 %), mais également de piétons provenant de l’extérieur et traversant les voies (25 %) », note les auteurs de l’étude. Enfin, l’association rappelle que deux agents travaillant sur les autoroutes ont été mortellement fauchés par des automobiles l’an passé.

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