Lettre N°93 Président : Pr. Jean-Pierre Goullé Éditeur en chef : Pr. Jean-Paul Tillement Novembre 2024 La Lettre du CNPERT Comité National de Prévention, d‘Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies S’il faut être attentif à l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il est majeur de nous préoccuper de l’état des enfants que nous lui léguerons. ÉDITORIAL L’éditorial du Président du CNPERT, Jean-Pierre Goullé Un narco-état en Europe ?La situation des drogues en Europe est extrêmement préoccupante, aussi, l’Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies (OEDT) tire la sonnette d’alarme. Pour répondre à cette menace majeure, depuis le 2 juillet dernier, l’OEDT devient l’Agence de l’Union européenne sur les drogues (EUDA). Ses compétences sont élargies et ses moyens sont renforcés pour mieux analyser et faire face à un phénomène de plus en plus complexe et en très rapide évolution. La naissance de l’EUDA constitue une étape capitale pour traiter les défis actuels et futurs. Son objectif est d’accroître son aide aux décideurs politiques et aux professionnels en charge des drogues. Ses attributions sont élargies dans trois domaines:- l’observation et la surveillance de toutes les drogues,- la préparation de l’UE face aux nouvelles menaces,- le développement de ses compétences pour assurer des réponses adaptées. Dans son rapport 2024, publié le 11 juin dernier, l’EUDA résume la situation de la drogue en Europe fin 2023, par trois mots-clés : partout, tout, tout le monde.Partout : à l’échelle internationale les problèmes de drogue se multiplient partout en Europe, avec la montée de la violence et de la corruption qui sont liées à ce marché. On constate une demande croissante des usagers pour des produits qui sont de plus en plus puissants et de plus en plus purs, comme le montrent les saisies. Cette situation est corrélée avec la forte progression des problèmes sanitaires. LES DROGUES ILLICITES EN EUROPE EN 2024 Dans son rapport 2024 publié le 11 juin dernier, l’Agence de l’Union Européenne sur les drogues confirme qu’avec 956 nouvelles drogues surveillées au 31 décembre 2023, le marché européen est en plein développement et est extrêmement actif. En plus de ces nouvelles drogues, les sites de production de cocaïne en Europe montrent la forte capacité d’adaptation et d’innovation des réseaux criminels. Ainsi, le démantèlement de laboratoires de transformation de cette drogue à grande échelle en Belgique, en Espagne ou aux Pays-Bas, éclaire sur la nouvelle organisation de ces réseaux criminels des deux côtés de l’Atlantique. Lire l’article LES CONSÉQUENCES MATERNELLES DU CANNABIS PRÉ-GESTATIONNEL L’étude rétrospective d’une vaste cohorte (entre les années 2011 et 2019) en Californie (où, du fait de sa légalisation en 2016, le cannabis est largement consommé, y compris par les femmes enceintes) a étudié́ l’association entre la consommation de cannabis par la mère en période prénatale et les suites obstétricales maternelles. Les consommations déclarées étaient quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles ou nulles. Des tests urinaires ont été réalisés pour mettre en évidence une consommation non avouée. LES ROUTES ALLEMANDES PLUS DANGEREUSES « GRÂCE » À LA LÉGALISATION DU CANNABIS RÉCRÉATIF Depuis le jeudi 22 août 2024, l’Allemagne a modifié les règles concernant le cannabis au volant sur les routes allemandes, afin de s’adapter à la nouvelle légalisation du cannabis dit « récréatif », en vigueur dans le pays depuis le 1er avril 2024. Dorénavant, pour pouvoir conduire leur véhicule, les consommateurs allemands ne doivent pas dépasser 3,5 ng de tétrahydrocannabinol (THC, principal principe actif du cannabis) par millilitre de sang (3,5 ng/mL). Ce seuil était, auparavant, de 1 ng/mL. Cette décision est une erreur scientifique. En effet, dans l’étude Vigicann que nous avons menée, il y a déjà quelques années, chez des consommateurs occasionnels (1 à 2 joints par semaine) et des consommateurs chroniques (1 à 2 joints par jour), nous avions montré qu’il n’existe pas de relation entre la concentration sanguine de THC et les effets observés sur la route .Lire l’article UN BILAN PONCTUEL DE L’ALCOOLISME EN FRANCEL’alcool tue, l’alcoolisme, l’abus d’alcool, est une toxicomanie mondiale majeure, caractérisée par le nombre élevé de personnes atteintes et la gravité de sa toxicité. Après le tabagisme, c’est la deuxième grande maladie addictive qui résiste aux efforts déployés pour la combattre. Pourtant, elle fait partie des maladies évitables. L’alcoolisme tue directement (coma éthylique) et indirectement par les maladies qu’il provoque ou aggrave irréversiblement. Les chiffres sont éloquents : les derniers rapports de l’OMS lui imputent 2,6 millions de décès dans le monde dont 2 millions d’hommes et 600.000 femmes. Lire l’article DÉPENDANCE À LA NICOTINE : LES PRODUCTEURS DE TABAC À L’ŒUVRE ![]() L’industrie du tabac nous a habitué aux manipulations physiques : faux filtres qui ne filtrent pas, mais diluent la fumée et trompent les mesures de la machine à fumer, et chimiques; adjonction d’ammoniaque pour favoriser la nicotine libre plus addictive que la nicotine liée. Aujourd’hui, cette industrie jongle avec les règles relatives aux produits de vapotage. Ainsi, deux études nord-américaines récentes (1,2) mettent en évidence les problèmes posés par les analogues de la nicotine, les sels de nicotine, et l’arôme menthol. Lire l’article Inscrivez vous au blog du CNPERT Vous serez informé des tous nouveaux messages que nous y introduisons, pour votre information sur les drogues et les toxicomanies : drogaddiction.com |
| Lettre N°92 Président : Pr. Jean-Pierre Goullé Éditeur en chef : Pr. Jean-Paul Tillement Septembre 2024 La Lettre du CNPERT Comité National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies S’il faut être attentif à l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il est majeur de nous préoccuper de l’état des enfants que nous lui léguerons. ÉDITORIAL L’éditorial du Président du CNPERT, Jean-Pierre Goullé Espoir du Val d’Oise (EDVO), un modèle exemplaire de prise en charge globale des addictions EDVO, dont il avait été fait état principalement dans le cadre de ses actions en matière de prévention (lettre N°89), est à nouveau à l’honneur dans cette lettre tant elle constitue à la fois un magnifique exemple et un modèle performant par ses résultats en matière de prise en charge globale des addictions. En effet, EDVO accompagne les victimes de différentes addictions (alcool, autres drogues, jeux…) après leur cure de désintoxication, pour les assister dans leur réinsertion sociale et professionnelle. La méthode s’appuie sur le modèle anglo-saxon ‘Minnesota’ caractérisé par une abstinence complète. La prise en charge qui suit les soins est de 12 à 14 mois pour consolider l’abstinence et construire sans dépendance un avenir social et professionnel. EDVO a été créé pour pallier le chaînon manquant en sortie de cure de sevrage, cette dernière étant classiquement caractérisée par un taux de rechute important. À EDVO, les résidents sont suivis par des professionnels de la filière socio-éducative et des thérapeutes spécifiquement formés à la méthode Minnesota. Née aux États-Unis il y a 75 ans, elle se caractérise par une approche cognitivo – comportementale, qui intègre le vivre-ensemble en collectivité, la réappropriation de chaque histoire personnelle, les échanges en groupe fondés sur l’honnêteté, l’entraide, la responsabilisation progressive ainsi que le travail sur les émotions. ![]() L’EDVO, en bref c’est quoi ?Ecouter, prévenir, soutenir, aider, faire réagir Développer ses capacités à redevenir autonome et abstinent de produits psychotropes Vivre libre sans drogues Orienter toute personne en difficulté Son but : permettre à chaque individu confronté à un problème d’addiction, quelle que soit son origine (âge, situation sociale) de retrouver sa dignité, son épanouissement et sa place dans la société Tout savoir sur l’EDVO AGNOTOLOGIE ET ADDICTOLOGIE « Notre connaissance ne peut être que finie, tandis que notre ignorance est nécessairement infinie », cette citation de Karl Popper, ce professeur anticonformiste autrichien naturalisé britannique, illustre bien le débat que soulève l’ignorance relative aux substances addictives. De son côté, l’américain Robert Proctor, éditeur de l’ouvrage collectif Agnotology, se demandait comment et pourquoi « nous ne savons pas ce que nous ne savons pas », alors même qu’une connaissance fiable et attestée est disponible. Lire l’article LE CANNABIS EST ASSOCIÉ À UN FORT RISQUE DE TROUBLES PSYCHOTIQUES LORS DE SA CONSOMMATION À L’ADOLESCENCE Introduction Les troubles psychotiques, dont la schizophrénie est le type le plus commun, représentent les affections mentales les plus graves et invalidantes. Ces troubles se caractérisent par une perte de contact avec la réalité, rendant les individus incapables de distinguer leurs expériences internes de la réalité extérieure. La schizophrénie se manifeste par divers symptômes tels que les délires, les hallucinations, la perte de motivation, le retrait social et les déficits cognitifs. Environ 2,3% de la population en souffrira, souvent dès la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Les conséquences médico-sociales des troubles psychotiques sont sévères et incluent un risque accru de suicide, de comorbidités, d’addictions, de chômage et d’isolement, ainsi qu’une espérance de vie réduite de 10 à 20 ans par rapport à la population générale.Lire l’article « NOUVEAUX PRODUITS DE SYNTHÈSE » :RANIMER LE DROIT PHARMACEUTIQUE, POUR RÉARMER LA SANTÉ PUBLIQUE Dans son Rapport sur l’impact du narcotrafic rendu en mai 2024, le Sénat a mis en exergue les « drogues de synthèse, nouvel eldorado ». Il en relève la facilité de production et le développement exponentiel, et souligne que l’interdiction de leur production et vente nécessite leur inscription individuelle sur une liste nationale. Le Rapport de pointer, de ce fait, que la prolifération des nouveaux produits de synthèse (NPS) « permet (…) à ceux qui les commercialisent d’avoir un temps d’avance». Le 10 avril 2024, le ministre de l’intérieur expliquait en ce sens à la commission d’enquête «qu’il y a des drogues que nous ne connaissons pas, qui n’ont pas été qualifiées comme telles, soit parce que nos laboratoires ne les découvrent que trop tard, soit parce que les précurseurs chimiques utilisés ne sont pas interdits. Il peut y avoir des drogues mortelles sur lesquelles on se fait beaucoup d’argent, mais que l’on ne peut interdire a priori, parce que nous n’en connaissons pas les substances ».Lire l’article LE CANNABIS TUE, LUI AUSSI !Cette assertion répond à cette autre « le cannabis, lui, ne tue pas ». Cette dernière exprime, de façon péremptoire et sans nuances, qu’à la différence de l’héroïne, qui peut mettre en jeu le pronostic vital si elle est utilisée à de fortes doses (« overdose »), de très fortes doses de cannabis / THC, en aigu, n’attentent pas à la vie. Reprise avec gourmandise par divers médias, cette formule a fait florès. Ceci a contribué à banaliser et à véhiculer la fausse bonne idée, et en fait la vraie mauvaise idée, que le cannabis est une drogue douce. Lire l’article LU POUR VOUS DANS « SCIENCES ET AVENIR, MARS 2024, P.65-71 « CANNABIS ET CERVEAU – LES NOUVELLES ÉTUDES MONDIALES » Deux interviews des Prs Marie-Odile Krebs et Alain Dervaux, éminents psychiatres et spécialistes des addictions, y ont été réalisées par le journaliste P. Kaldi. Leurs déclarations n’étaient pas, pour nous, des « scoops » ; elles ont néanmoins le très grand mérite de porter ces données à la connaissance d’un large public. Lire l’article Inscrivez-vous au blog du CNPERT Vous serez informé des tous nouveaux messages que nous y introduisons, pour votre information sur les drogues et les toxicomanies drogaddiction.com Suivez toute l’actualité du CNPERT |
Comité National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies
S’il faut être attentif à l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il est majeur de nous préoccuper de l’état des enfants que nous lui léguerons.
ÉDITORIAL
Par Yves Anthonioz Président de l’association Saint-Jean Espérance
Notre association depuis sa création en 1987 n’a pas une seule ride. Nous sommes maisons d’accueil et nous accueillons des jeunes hommes de 18 à 35 ans, désireux de se libérer de leurs addictions aux drogues illicites ou encore à l’alcool.
C’est le jeune qui en fait la demande et entre librement dans nos maisons. Nous leur proposons un parcours long de 12 à 18 mois. Nous proposons un travail sur soi pour être pleinement soi-même, la découverte de vraies amitiés, la restauration des liens familiaux, et l’élaboration d’un projet socio-professionnel. Nos axes pédagogiques reposent sur trois piliers…
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DES DROGUES PLUS PURES EN CIRCULATION SUR LE TERRITOIRE NATIONAL
Coordonné par l’Observatoire français des drogues et tendances addictives, le Système d’identification national des toxiques et des substances (SINTES) est un dispositif d’observation de la nature, de la composition, et de veille sanitaire des drogues qui circulent en France. Il contribue au système d’alerte de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, l’Early Warning System. Plus de 600 échantillons analysés dans le cadre de ce dispositif…Lire l’article
BRISER LE BARREAU DU TABAC PRÉVIENDRA OU DIFFÈRERA L’ACCÈS AU CANNABIS ET AUX AUTRES DROGUES
Un mal qui répand la terreur / Mal que le Ciel en sa fureur / Inventa pour punir les errements des humains / Le tabac (puisqu’il faut l’appeler par son nom) / Capable d’enrichir, les industriels qui le produisent / Faisait aux Hommes la guerre / Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés (détournement de J. de La Fontaine).
Signe des temps : Alors que quelques-uns s’appliquent à réduire le tabagisme, pour empêcher les adolescents d’y accéder, d’autres militent pour la légalisation du cannabis…Lire l’article
PLACE DU CANNABIS DANS LE PLAN DE FINANCEMENT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE (PLFSS 2024)
En 2019, le plan de financement de la sécurité sociale pour 2020 (article 43 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019), introduit par voie d’amendement parlementaire, a autorisé à titre expérimental l’usage médical du cannabis pour une durée de deux ans, sous la forme de produits répondant à des standards pharmaceutiques définis, dans certaines indications ou situations cliniques réfractaires aux traitements indiqués et accessibles. Études, actualités, observations et perspectives…Lire l’article
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LES 3 D (DÉLIRE, DÉNI, DÉNÉGATION)
Les études scientifiques et les arguments pour montrer les méfaits et la dangerosité du cannabis ne manquent pas. Il en est de même pour les arguments en défaveur de sa légalisation. Pourtant ces mises en garde ne rencontrent que peu d’audience dans les médias alors que les pathologies liées aux toxicomanies continuent leur expansion et leurs dégâts. Attribuer la responsabilité de cet état de fait aux trafiquants est une réponse simpliste et qui n’aborde qu’une des facettes d’un système complexe.
LÉGALISATION DU CANNABIS À DES FINS RÉCRÉATIVES ET ACCIDENTS DU TRAVAIL CHEZ LES TRAVAILLEURS DE 20 À 34 ANS
Depuis 2012, 25 États américains ont promulgué des lois sur le cannabis récréatif (LCR) autorisant ainsi la possession, la vente et l’usage de petites quantités de cannabis à des fins dites « récréatives ». Ceci conduit à une augmentation de consommation de cannabis par les adultes mais son impact sur la santé et la sécurité en particulier au travail restent peu explorés. Les auteurs ont utilisé les statistiques de l’administration (‘Labor Statistics’) qui traitent des accidents du travail (AT) et des maladies professionnelles, recueillies pendant les 2-3 ans qui ont suivi les LCR. Résultats de l’analyse…
Les efforts de nos douaniers, gendarmes, policiers et marins ne seront pas beaucoup plus efficaces que s’ils remplissaient le tonneau des Danaïdes tant qu’il y aura autant de personnes « hameçonnées », victimes « de leur plein gré » d’un « choix » devenu une addiction. Pourquoi l’information et l’éducation ne découragent-elles pas ceux à qui elles sont destinées pour leur protection? Lire l’article
QUAND ON A TOUT POUR ÊTRE HEUREUX…
« Tout pour être heureux », tel est le titre du film documentaire produit et diffusé par un producteur qu’il faut ici saluer, Jérôme Adam, assisté par un bon réalisateur, Olivier Le Bris.Quand, dans une famille, dans une fratrie, les enfants ont tout pour être heureux, comment se fait-il qu’un proche, qu’un frère ou qu’une soeur tombe dans l’addiction, que ce soit l’alcool ou la drogue ?
Jérôme Adam qui a essayé en vain de sauver son frère, aujourd’hui disparu, s’est posé de longues années cette lancinante question et l’a reprise au travers de son film en présentant quatre témoignages, quatre vies bouleversées
L’approche est inhabituelle : L’auteur s’intéresse avant tout à l’entourage des addicts, souvent délaissé, voire oublié. Il représente la souffrance des familles, des proches. Tout le monde conviendra que si quelqu’un se drogue, c’est qu’il souffre, c’est qu’il a un mal-être. Mais qui s’intéresse à la souffrance de l’entourage, pas seulement les parents, mais aussi les frères et sœurs ?
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| Comité National de Prévention, d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies |
| S’il faut être attentif à l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il est majeur de nous préoccuper de l’état des enfants que nous lui léguerons. |
| ÉDITORIAL |
Président d’EDVO (Espoir du Val d’Oise), Jean-Paul BRUNEAU L’association nationale EDVO (Espoir du Val d’Oise) propose des séances d’information préventive et de développement du sens critique pour les collégiens et lycéens, sur le sujet des addictions et de la consommation des produits psychoactifs. EDVO, située à Montmagny 95360, fondée en 1987 par Jean-Paul Bruneau, formateur anti-drogue de la Police nationale, retraité, est une association probablement unique en France quant à son type d’accompagnement. Avec 37 ans de pratique professionnelle au service de l’humain en grande difficulté, notamment avec un problème d’addiction, elle a fait évoluer son mode de prise en charge en fonction des besoins de ses résidents, principalement polytoxicomanes en rétablissement. L’équipe est pluridisciplinaire et sa méthode d’accompagnement, utilisée aux USA, en Angleterre et au Canada, est inspirée du Modèle Minnesota ; à savoir, une prise en charge globale associant le thérapeutique, le social, les changements de comportements fondés sur l’abstinence de tout produit psychoactif, l’autogestion des émotions, la préparation à une autonomie durable, avec réinsertion sociale et l’accès au logement individuel… EDVO forme depuis 33 ans des intervenants en prévention dans le milieu scolaire ou socio-éducatif et dans les entreprises et les collectivités, sur tout le territoire national (Jean-Paul Bruneau a effectué un D.U. « toxicomanie/dopage » – Faculté de Médecine d’Angers et un D.U. « Addictions et psychiatrie » – Université Paris Diderot). Trois conférenciers d’EDVO interviennent à la demande des chefs d’établissement (9000 élèves rencontrés chaque année). Lire l’article |
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| DROGUE DANS LES SERVICES DE PSYCHIATRIE: UN FLÉAU À NE PAS SOUS-ESTIMER |
Un article intitulé « La santé mentale en ruine » a été récemment publié dans l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » par Victor Eyraud*. Il s’appuie sur le témoignage de médecins et d’infirmiers de différentes structures hospitalières.Cet article rappelle tout d’abord les différences d’organisation, théoriques, des unités de psychiatrie. Certaines unités, « ouvertes », accueillent des volontaires en soins libres. D’autres sont dites « fermées » : là, nombre de patients y sont présents contre leur volonté (contrainte d’un tiers, mesure administrative concernant un individu susceptible de troubler l’ordre public). Mais, en pratique, dans certains hôpitaux ces secteurs sont de plus en plus difficiles à séparer et à organiser faute de moyens.Lire l’article |
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| LE TABAGISME RECULE MALGRÉ LES EFFORTS DÉPLOYÉS PAR L’INDUSTRIE DU TABAC POUR ENRAYER LES PROGRÈS |
| Dans son rapport du 16 janvier 2024 sur les tendances du tabagisme, l’OMS estime à 1,25 milliard le nombre d’adultes fumeurs dans le monde. Environ 1 adulte sur 5 dans le monde consomme du tabac contre 1 sur 3 en 2000.Le rapport indique que 150 pays parviennent à réduire la consommation de tabac. Le Brésil et les Pays-Bas obtiennent de bons résultats grâce aux mesures anti-tabac : le Brésil a enregistré une diminution relative de 35 % depuis 2010 et les Pays-Bas sont sur le point d’atteindre l’objectif de 30 %. Lire l’article ![]() |
| ON NE DEVRAIT PAS DIRE « À VOTRE SANTÉ » QUAND ON BOIT DE L’ALCOOL |
![]() L’alcool c’est :- Au Havre 44% de morts de plus qu’au niveau national.- Des altérations des fonctions cognitives beaucoup plus précoces et importantes que ce que l’on pensait- La première cause de démence précoce car il détruit la myéline qui est l’isolant des nerfs à l’intérieur du cerveau (sans myéline l’influx nerveux va à 3 km/h et avec à 300 km/h) et il tue les neurones qui produisent les nouveaux neurones.- La deuxième cause de cancer évitable (en particulier du sein, et du colon). Au total c’est 20 000 nouveaux cancers par an.- La première cause de retard mental non génétique.- Plus de 1000 morts et 10 000 blessés sur les routes.Lire l’article |
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| LE PROFESSEUR JEAN COSTENTIN RÉPOND À UN MEMBRE DU CNPERT L’INTERROGEANT SUR LE « DRY JANUARY » |
| Déplorons a priori cette expression « dry january », ésotérique pour les non familiers de la langue de Shakespeare ; ne pourrait-on être plus clair pour être sûrs d’être compris, en n’adoptant pas la pusillanimité sémantique de certains addictologues qui ont peur des mots qui pourraient fâcher ou faire peur. Parlons sans ambages d’un « janvier abstinent / ou sobre / ou sans alcool ! et saluons cette initiative d’une complète pertinence. Lire l’article ![]() |
![]() Les contrefaçons de benzodiazépines : une menace croissante pour la Santé PubliqueLe marché des drogues illicites est en constante évolution, avec des tendances et des produits qui fluctuent au fil des ans. Si les trafics de cannabis, cocaïne, héroïne et kétamine continuent de se développer, de nouvelles molécules apparaissent. Ainsi, depuis 2016, une nouvelle menace émerge sous la forme de contrefaçons de benzodiazépines, mettant en danger la santé publique (1,2). Ces contrefaçons de médicaments sédatifs, dont le bromazolam est l’un des principaux exemples, représentent un risque croissant pour les consommateurs et les autorités de santé publique. Lire l’article |
| Selon l’enquête EnCLASS du 25 janvier dernier EnCLASS est une enquête conduite par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives et l’École des hautes études en santé publique, en partenariat avec l’Éducation Nationale. Réalisée pour la première fois en 2018, elle s’adresse à des collégiens et des lycéens âgés de 11 à 18 ans. Cette enquête déclarative s’intéresse à leur santé et à leur consommation de drogues. Entre mars et juin 2022, près de 10.000 collégiens et lycéens ont participé en France à cette deuxième édition, permettant notamment d’évaluer les niveaux d’expérimentation et de consommations d’alcool, de tabac, de cannabis et d’autres drogues. Il est constaté une baisse continue des usages, baisse qui confirme des enquêtes récentes chez les adolescents (enquête ESPAD 2019 à 16 ans et enquête ESCAPAD 2022 à 17 ans).Lire l’article ![]() |
![]() Il n’y a que deux catégories de lanceurs d’alerte qui soient en mesure de dissuader l’immense foule de nos compatriotes retenus prisonniers d’addictions multiples. Les premiers sont les professionnels de la santé physique et mentale qui maîtrisent les connaissances nécessaires pour pouvoir parler pertinemment de ces sujets ; les seconds sont les anciens dépendants qui ont réussi à s’arracher à ce qui les a faits si longtemps souffrir, qu’il s’agisse de drogues, d’alcool, de tabac ou de tout autre produit ou activité, comme par exemple, le jeu.Lire l’article |
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| Cet article fait partie de la « Lettre du CNPERT septembre 2023 » que vous pouvez lire en entier en cliquant ici |
| Si au cours d’une compétition est détectée dans les urines d’un sportif une drogue qui pourrait être le reliquat d’une consommation effectuée antérieurement à cette compétition à des fins « récréatives » (avec un taux inférieur à une certaine limite) et que le sportif peut apporter des éléments en faveur d’une consommation « festive », les suspensions de plusieurs années qui prévalaient antérieurement peuvent être ramenées à trois mois et, par le jeu « d’une composition administrative » négociée avec les Organisations nationales antidopage (ONADs), la sanction peut être réduite à deux mois ; c’est-à-dire à deux fois rien. Ces sanctions ne constituent plus un frein à la consommation de cannabis ou de cocaïne ; les deux drogues qui sont actuellement les plus fréquemment en cause. Cette mansuétude appelle plusieurs commentaires. La présence de la drogue dans l’organisme d’une façon contemporaine de l’épreuve signifie qu’à un certain degré, difficile à apprécier, la drogue peut affecter les performances. Cette disposition de l’AMA s’affranchit des législations nationales dont certaines prohibent en toute période la consommation de ces drogues qui sont illicites. La défausse de certains sportifs est maintenant de se déclarer dépendants / « accros ». On comprend dès lors que, s’ils abordent l’épreuve dans les affres de l’abstinence, leur performance va être détériorée. Dans ce cheminement vers le pire, on verra peut-être apparaitre des demandes d’AUT (autorisations d’usages thérapeutiques) de drogues pour pallier les effets du sevrage ! Le concept de drogue récréative est doublement contestable, d’abord parce que ladite récréation peut se terminer mal, voire dramatiquement ; mais aussi parce que toutes les drogues sont récréatives, suscitant une sensation de plaisir liée à l’intensification de la stimulation des récepteurs dopaminergiques (D2) dans le noyau accumbens/striatum ventral. Cette disposition de l’AMA ouvre une boite de pandore. Dans notre pays où l’expansion pandémique des toxicomanies fait des ravages, cette disposition, qui aligne le code du sport sur les dérives des sociétés Nord-Américaines, est un très mauvais signal. La consommation de drogues par un sportif est interdite tant lors des entraînements que lors des épreuves. Tout sportif convaincu d’être dépendant d’une drogue devrait être suspendu aussi longtemps qu’il lui faudrait pour qu’à plusieurs reprises il soit contrôlé exempt de drogues ou de leurs métabolites dans ses urines, ou qu’un test capillaire (cheveu) permette de constater son arrêt durable de consommation. Cette disposition de l’AMA parait inspirée par une idéologie funeste qui, à petits pas, veut faire progresser les sociétés vers la légalisation de toutes les drogues. Les barrières qui protégeaient des drogues par un front uni des familles, des religions, du monde éducatif, associatif, médical, et sportif s’effondrent, en route vers le pire. Pr. Jean Costentin |
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SOMMAIRE

In memoriam : Eloge du Professeur Jean-Pierre Olié
La réalité du cannabis se compose des dénis successifs de ceux qui veulent encore le légaliser HHC : Vide ou bide juridique ?
Association entre les troubles liés au cannabis et la schizophrénie, particulièrement chez les hommes jeunes : un constat au Danemark
Alerte sur un opioïde l’oxycodone – 0xycontin®
Le cannabis ne rend pas plus créatif
Et l’on reparle d’un traitement très novateur de l’addiction au cannabis/THC
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Voici la lettre N° 85 de notre CNPERT. C’est par un bel éloge de notre ami, Jean-Pierre Olié par Claude Pierre Giudicelli qui nous rappelle la brillante carrière de notre collègue et son implication dans l’activité du CNPERT. Il nous manque déjà. Nous nous associons au chagrin de ses proches.
Malgré les constantes et nouvelles observations des méfaits du cannabis, la dernière étant l’association de sa consommation à l’émergence de troubles schizophréniques, les partisans de sa légalisation n’en démordent pas au mépris de toute logique. Non le cannabis n’est pas une drogue douce, non il ne favorise pas la créativité, non il n’est pas analgésique. Mais oui, il est addictogène, peu réversible et son marché est des plus rentables. C’est pour cela qu’on l’exploite.
Faute de pouvoir l’innocenter (!) ou l’imposer, on tente de le contourner en mettant à profit des substances apparentées chimiquement et toxicologiquement au THC et présentes dans la plante. Après le CBD, moins addictogène semble t-il, voici le HHC qui l’est nettement plus et qui en dérive. La preuve est faite que cette « recherche » vise des effets psychogènes et non thérapeutiques. On le savait déjà, mais elle s’affirme au grand jour avec des prix promotionnels.
Nos objectifs restent entiers avec l’espoir que l’antidote du THC verra le jour : imaginé à Bordeaux, il est étudié actuellement aux USA !
Professeur Tillement
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Chers collègues
Voici la lettre N° 85 de notre CNPERT.
C’est par un bel éloge de notre ami, Jean-Pierre Olié par Claude Pierre Giudicelli qui nous rappelle la brillante carrière de notre collègue et son implication dans l’activité du CNPERT. Il nous manque déjà. Nous nous associons au chagrin de ses proches.
Malgré les constantes et nouvelles observations des méfaits du cannabis, la dernière étant l’association de sa consommation à l’émergence de troubles schizophréniques, les partisans de sa légalisation n’en démordent pas au mépris de toute logique. Non le cannabis n’est pas une drogue douce, non il ne favorise pas la créativité, non il n’est pas analgésique. Mais oui, il est addictogène, peu réversible et son marché est des plus rentables. C’est pour cela qu’on l’exploite.
Faute de pouvoir l’innocenter (!) ou l’imposer, on tente de le contourner en mettant à profit des substances apparentées chimiquement et toxicologiquement au THC et présentes dans la plante. Après le CBD, moins addictogène semble t-il, voici le HHC qui l’est nettement plus et qui en dérive. La preuve est faite que cette « recherche » vise des effets psychogènes et non thérapeutiques. On le savait déjà, mais elle s’affirme au grand jour avec des prix promotionnels.
Nos objectifs restent entiers avec l’espoir que l’antidote du THC verra le jour : imaginé à Bordeaux, il est étudié actuellement aux USA !
Bonnes vacances et à bientôt, à l’Académie.
Jean Paul Tillement
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SOMMAIRE
Le CESE devrait CESSER de se déconsidérer – Pr Jean Costentin
Ce n’est vraiment pas une chance que d’avoir des parents consommateurs de cannabis – Pr. Jean Costentin
Le conseil constitutionnel vient au secours des trafiquants de drogues – Pr Jean Costentin
Cannabis – le conte était très beau mais le compte n’y est pas – Pr Jean Costentin
Usage de drogues à 17 ans, poursuite de résultats encourageants. – Pr Jean-Pierre Goullé
Impact d’une exposition prénatale àl’alcool sur le système visuel – Docteur Carole Brasse-Lagnel
De la médecine vétérinaire aux toxicomanes – la xylazine – Pr. Jean Costentin
Lettre N°93 






Un article intitulé « La santé mentale en ruine » a été récemment publié dans l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » par Victor Eyraud*. Il s’appuie sur le témoignage de médecins et d’infirmiers de différentes structures hospitalières.Cet article rappelle tout d’abord les différences d’organisation, théoriques, des unités de psychiatrie. Certaines unités, « ouvertes », accueillent des volontaires en soins libres. D’autres sont dites « fermées » : là, nombre de patients y sont présents contre leur volonté (contrainte d’un tiers, mesure administrative concernant un individu susceptible de troubler l’ordre public). Mais, en pratique, dans certains hôpitaux ces secteurs sont de plus en plus difficiles à séparer et à organiser faute de moyens.




