Lorsque une personne présente une addiction à une ou plusieurs drogues, sa seule obsession est de chercher à se procurer sa prochaine dose, quelles que soient les conséquences. Aucun traitement pharmacologique avec une réelle efficacité dans le temps n’est disponible aujourd’hui. Les taux de rechute après un sevrage sont souvent importants. Pourtant, la recherche avance ! Une nouvelle cible thérapeutique pour lutter contre les addictions a été découverte.
Contrefaçon : gare aux médicaments vendus sur InternetLa contrefaçon touche tous les secteurs, même celui des médicaments.
Des copies imitent le nom et la forme des traitements existants mais ne contiennent pas de principe actif. Pire, certaines peuvent même être dangereuses. L’Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) nous en parle durant cette vidéo.
Toutes les drogues addictives ont la particularité d’augmenter le taux de dopamine dans le striatum, une région du cerveau impliquée dans le circuit neuronal de la récompense. Cette augmentation de dopamine modifie la libération de glutamate et exacerbe ses effets excitateurs. L’équilibre glutamate – dopamine est perturbé ; et ceci altère durablement le comportement du consommateur. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires sous-jacents a permis d’identifier une nouvelle cible thérapeutique.
Des travaux sur la souris …
De la cocaïne a été injectée à des souris plusieurs fois par jour pendant suffisamment longtemps pour qu’elles deviennent dépendantes à la substance. Les souris ont ensuite été sacrifiées et le cerveau des souris a été observé en microscopie. Le récepteur de la dopamine et le récepteur du glutamate sont physiquement proches dans le cerveau ; ils sont tous les deux situés au niveau du striatum. Grâce à des anticorps marqués, les auteurs ont pu mettre en évidence la formation d’un complexe entre les deux récepteurs. Ce complexe est appelé hétérodimère.“Le récepteur de la dopamine et le récepteur du glutamate sont physiquement proches dans le cerveau
Un traitement capable d’empêcher l’hétérodimérisation des récepteurs a ensuite été mis au point. Celui-ci n’altère pas les fonctions individuelles de chacun des récepteurs. De la même façon que précédemment, des souris ont été rendues dépendantes à la cocaïne. Un groupe a reçu une solution saline (contrôle) tandis que l’autre groupe a reçu le traitement empêchant l’hétérodimérisation.
Dans le groupe traité, l’équilibre glutamate – dopamine n’était pas perturbé par la prise de cocaïne ! Des tests ont également été réalisés pour vérifier que le traitement n’altérait pas les comportements naturels de la souris.
… à la confirmation chez l’Homme !
Des études complémentaires ont pu être menées chez l’humain. Des échantillons de cerveaux humains ont pu être récupérés après leur décès. Les patients sélectionnés avaient un historique de consommation de psychostimulants et des psychostimulants ont été détectés dans leur sang au moment du décès. Des échantillons contrôles étaient également disponibles.
L’expression du récepteur à la dopamine était moins importante dans le groupe de patients dépendants tandis que l’expression du récepteur au glutamate était identique entre les deux groupes. Grâce à des anticorps marqués, l’hétérodimère récepteur du glutamate – récepteur de la dopamine a également pu être observé en plus grande quantité dans les cerveaux des patients dépendants à une drogue, en dépit de la diminution de l’expression du récepteur à la dopamine. Encore plus intéressant : les sujets qui présentaient les plus faibles concentrations en récepteur à la dopamine avaient les concentrations en hétérodimères les plus élevées !
Ces résultats chez l’humain confirment que l’hétérodimère récepteur au glutamate – récepteur à la dopamine est une cible pharmacologique pertinente dans le traitement des addictions. Ces travaux ouvrent également des perspectives intéressantes dans le traitement d’autres pathologies psychiatriques dépendantes de l’équilibre glutamate – dopamine comme la schizophrénie, l’autisme ou les troubles du déficit de l’attention.
La fille de Daniel Balavoine publie Les Lions endormis, une bande dessinée inspirée de son propre combat contre son addiction à la cocaïne.Partager
Joana Balavoine porte un nom qui parle à beaucoup, mais on ne la connaît pas. Elle prend aujourd’hui le risque de raconter, en livrant les détails les plus intimes, sa bataille contre la drogue. C’est en bande dessinée, dans Les Lions endormis, avec Sylvie Gaillard au scénario et Fanny Montgermont au dessin(1).
« Raconter le côté laid »
Le trait est doux, les couleurs pastel, mais l’histoire très dure : celle du cercle infernal de la dépendance à la cocaïne qu’a connue la jeune femme, aujourd’hui âgée de 35 ans. «Je me drogue (…). Mon corps est rempli de drogue», avoue la protagoniste. L’incapacité à vivre un quotidien structuré, les dégâts sur la santé et l’image de soi, les crises d’angoisse… Joana Balavoine, qui n’a pas connu son père, tué dans un accident d’hélicoptère cinq mois avant sa naissance, n’a rien voulu cacher. «On s’est dit que ce serait intéressant de raconter le côté laid de la drogue, en y mêlant une histoire sincère, mon intimité, dit la chanteuse à l’AFP. Comme j’ai eu la chance de m’en sortir, c’est devenu, je ne dirais pas une nécessité, mais un devoir, de témoigner. De donner d’un peu d’espoir.»https://instagram.com/p/CS4gWH0qgqx/embed
Introspection
Le parcours de cette «fille de» n’est pas celui de tout le monde. L’argent venu de la vente des disques de son père, et les portes qui s’ouvrent grâce à son patronyme feront que les lecteurs ne s’y reconnaîtront pas forcément. Mais ils pourront apercevoir une part d’eux-mêmes dans la difficulté à trouver sa juste place, l’instabilité sentimentale et les bonnes et mauvaises surprises que l’on peut avoir avec ses proches. «Si, ne serait-ce que dans un détail, une personne peut se dire : moi je suis un peu comme ça… Peut-être que ça la tirera (hors de la drogue NDLR) (…) L’idée de cette BD et son message, c’est une invitation à se regarder soi-même. Et si on ne regarde pas dans le moindre détail, on n’est pas sûr de s’en sortir», estime Joana Balavoine.
C’est très particulier de pouvoir grandir sans avoir sa présence
JOANA BALAVOINE
L’introspection, pour elle, a signifié faire la paix avec l’absence d’un père pourtant omniprésent dans sa vie, tant les gens qu’elle rencontre parlent de lui. «On entend tellement de choses. J’ai fini par ne plus écouter.» Daniel Balavoine n’apparaît que de manière très fugace dans Les Lions endormis.
Selon sa fille, «c’est très très particulier de se trouver, de pouvoir grandir, sans avoir sa présence. Et en même temps il est là, et en même temps il faut le partager avec tout le monde», explique la fille de l’interprète de Sauver l’amour. «À différentes périodes, j’ai écouté différentes chansons. Et je crois que ce qu’il y a de plus fort, ce qui me touche en permanence, c’est : Aimer est plus fort que d’être aimé.
Aimer faire quelque chose, aimer quelqu’un, aimer son travail». Joana Balavoine travaille aujourd’hui à sa carrière de chanteuse, en duo avec une autre interprète, Seemone. «Libre», dit-elle, après des années d’enfermement dans la toxicomanie.
Entre 150 000 et 200 000 employés, des techniques marketing de plus en plus perfectionnées et une implantation dans des territoires insoupçonnés… La filière du cannabis continue de se structurer tandis que les pouvoirs publics font l’autruche sur sa légalisation.
Xavier Yvon : C’est un serpent de mer dont vous entendez parler depuis des années, surtout à l’approche des élections : le débat autour de la légalisation du cannabis. Il y a les « pour », il y a les « contre », mais je vous préviens, ce n’est pas le sujet de ce podcast. LIRE AUSSI >> « L’autre start-up nation » : qui sont les « employés » du cannabis en France ?
On ne va pas vous parler de santé publique, mais d’une industrie comme les autres, avec un maillage territorial, des techniques de marketing et de fidélisation, une industrie qui emploie des dizaines de milliers de personnes sur le sol français et qui ne cesse de se réinventer. Dans cet épisode, il sera question de Carcassonne, de bonbons Haribo, de Snapchat et de la SNCF. Non, vous n’êtes pas en plein « bad trip » ; on vous emmène dans les coulisses de l’un des premiers employeurs de France.
BELGIQUE – Limiter le nombre de morts sur la route, à tout prix. Pendant l’Euro, les Belges s’engagent pour réduire les risques d’accident au volant. Comme vous pouvez le voir dans le spot publicitaire ci-dessus, Bruxelles Mobilité, l’équivalent de la Sécurité routière en Belgique, s’attaque à la conduite sous influence. Leur dernière campagne très second degré détourne les codes des paris sportifs pour cibler les jeunes. Et rappeler que, quel que soit le moyen de déplacement, la conduite sous l’emprise de drogue ou d’alcool peut être mortelle.
Selon le service public régional de la capitale belge, l’alcool et les drogues jouent un rôle dans 13% des accidents graves -c’est-à-dire avec des morts et blessés graves- à Bruxelles. L’usage de certaines substances constitue une “tendance” problématique. Ainsi, on apprend qu’en 2020, 14% des conducteurs bruxellois de moins de 34 ans affirmaient par exemple inhaler au moins une fois par mois du gaz hilarant avant de prendre la voiture.
L’euphorie du déconfinement, la période de l’Euro et la popularité des Diables rouges renforcent les craintes d’une conduite à risque dans la capitale belge. Avec ce spot de prévention volontairement cynique, Bruxelles Mobilité espère marquer les esprits.
En France, un spot avec Philippe Etchebest
En France, la réouverture des terrasses avait suscité les mêmes inquiétudes. La Sécurité routière s’est offert un clip avec le célèbre cuisinier et juré de “Top Chef” Philippe Etchebest. Tout est bon pour inciter les jeunes à ne pas prendre le volant après avoir consommé de l’alcool.
Pour rappel, dans l’Hexagone, il est interdit de conduire avec un taux d’alcool dans le sang supérieur ou égal à 0,5 g/l de sang (ou 0,2 g/l si vous avez un permis probatoire). Le taux d’alcool maximal autorisé est de 0,5 g/l de sang soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré.
Chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool de 0,20 g à 0,25 g en moyenne, explique la Sécurité routière sur son site. Ce taux peut augmenter en fonction de l’état de santé, du degré de fatigue ou de stress, mais aussi en lien avec le tabagisme ou simplement avec les caractéristiques physiques de la personne: pour les plus minces, chaque verre peut représenter un taux d’alcool de 0,30 g.