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Billet d’humeur : Ça commence mal pour le cannabis ! par le Pr. Jean Costentin

Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies (CNPERT).
Les aspects sanitaires de la légalisation sont totalement occultés. 

Radio Classique, mardi 2 janvier, 7 h 50.

À l’heure où le thé trop chaud doit être bu trop vite pour arriver à l’heure nous était infligée « l’information » rapportée ici, comme il m’en souvient :

« Le cannabis vient d’être légalisé en Californie, non seulement à l’usage thérapeutique, mais aussi récréatif. On pourra y fumer des pétards… Les conditions climatiques, dans cet État de quarante millions d’habitants, vont faire de lui un très gros producteur de cannabis. Avec des taxes de 40 %, cela va lui rapporter de l’ordre d’un milliard de dollars chaque année (petite larme écologique) mais cette culture est grande consommatrice d’eau, ce qui pourrait aggraver les problèmes de disponibilité hydrique. »

Et c’est tout !

Les aspects sanitaires de cette légalisation sont totalement occultés : la dépendance à cette drogue ; sa toxicité physique (immunodépression, toxicité cardio-vasculaire, cancérogénèse, conséquences gravidiques et sur l’enfant à naître…) ; sa toxicité psychique ; ses méfaits psychiatriques (anxiété, dépression, schizophrénie, incitation au passage à d’autres drogues, crétinisation de ses jeunes consommateurs…).

Occultées, également, ses conséquences sociales : aboulie, syndrome amotivationnel, accidentalité routière et professionnelle, désinhibition rendant l’individu dangereux pour lui-même et pour autrui… « Passez muscade », « il n’y a rien à voir », « sonnez hautbois, résonnez musettes ».

Voilà comment « l’information » nous a été servie en ce début d’année. Ce journaliste eût présenté l’explosion nucléaire d’Hiroshima en disant qu’un impressionnant champignon blanc s’était élevé dans le ciel et qu’un Ginkgo biloba, arbre multiséculaire, y avait survécu…

Cela est confondant et je suis impatient que ce type de journalisme soit très vite fondu…

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L’alcool pourrait causer des dommages génétiques irréversibles

Une étude britannique aurait établi le lien entre l’alcool et les mutations génétiques. En endommageant l’ADN des cellules souches, les boissons contenant de l‘éthanol augmentent -fortement- les risques d’avoir un cancer.

Le lien entre la consommation d’alcool et le cancer se clarifie un peu plus. Une nouvelle étude, publiée dans le magazine Nature, indique que les boissons alcoolisées peuvent éventuellement conduire à des mutations, dont des tumeurs malignes, en “brouillant” l’ADN des cellules.

Selon les scientifiques à la tête de cette recherche, l’alcool causerait des dommages génétiques irréversibles à la réserve de cellules souches du corps. « La façon exacte dont l’alcool cause des dommages est controversée », a déclaré à nos confrères du Guardian le professeur Ketan Patel, qui a dirigé les travaux du laboratoire de biologie moléculaire à Cambridge. « Cette étude fournit des preuves très solides montrant que l’alcool provoque des dommages à l’ADN et aux – très importantes – cellules souches qui vont fabriquer des tissus par la suite« , poursuit le spécialiste.

 L’aldéhyde déshydrogénase 2, premier rempart

Ce travail s’appuie également sur des études antérieures, qui avaient mis en évidence un produit de dégradation présent dans l’alcool, appelé acétaldéhyde (ou éthanal). Cette molécule, en tant que toxine, endommage l’ADN dans les cellules. Ce dernier travail a démontré que l’acétaldéhyde coupe l’ADN, causant des dommages permanents, si les effets de la toxine ne sont pas neutralisés par les mécanismes de défense naturelle.

Autre révélation, l’aldéhyde déshydrogénase 2 (ALDH2). Il s’agit d’une enzyme protectrice qui sert de premier niveau de défense à l’organisme. Les dommages infligés à l’ADN étaient exacerbés lorsque ALDH2 n’était pas présente sur le sujet. Selon les estimations, environ 8 % de la population mondiale, principalement dans l’est de l’Asie, ont une déficience héréditaire en ALDH2. Ceci expliquerait donc la forte prédominance des cancers de l’œsophage dans des pays tels que la Chine.

«L’alcool peut provoquer un cancer de différentes façons, même chez les personnes dont les mécanismes de défense sont intacts»

« Mais il est important de se rappeler que les systèmes d’élimination de l’alcool et de réparation de l’ADN ne sont pas parfaits. L’alcool peut provoquer un cancer de différentes façons, même chez les personnes dont les mécanismes de défense sont intacts », avertit Ketan Patel. « Le sang a un mécanisme de contrôle de la qualité très exigeant pour se débarrasser de tout ce qui est endommagé. Cela expliquerait pourquoi les alcooliques ont tendance à devenir anémiques. »

Bien plus qu’une gueule de bois

L’équipe de spécialistes prévoit maintenant de se pencher sur les types de cancer que la consommation d’alcool engendre. Pour Linda Bauld, experte en prévention du cancer, « cette recherche met en évidence les dommages que l’alcool peut causer à nos cellules. C’est bien plus grave qu’une simple gueule de bois. »

À titre d’exemple, un grand verre de vin par jour augmente considérablement le risque de cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du sein et de l’intestin.

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Après avoir bu de l’alcool, voici ce qu’il fait subir à votre corps

Voir la video

ALCOOL – Il était invité, comme chaque année à votre table pour le réveillon du 31 décembre. Sous la forme d’une (ou plusieurs) bouteille(s) de vin, de champagne, de bière et autre alcool fort selon votre goût. Et si bien évidemment, vous expliquerez que c’est le goût que vous recherchez, ne niez pas qu’il s’agit aussi de l’ivresse qu’il procure…

Alors, que vous ayez une expérience longue ou encore courte, nous avons fait la liste de tous les effets de l’alcool sur le corps humain et le cerveau. Des quelques minutes après l’ingestion au lendemain et jusqu’à plus long terme, nous vous montrons tout ça dans la vidéo en tête d’article.

Source : Huffingtonpost

Quand la consommation chronique de cannabis provoque des vomissements à répétition

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Un syndrome de plus en plus rapporté chez les consommateurs chroniques de cannabis commence à prendre des proportions épidémiques, rapportent des pharmacologues réunis au sein du réseau français d’addictovigilance. Le syndrome d’hyperémèse cannabique, caractérisé par des épisodes répétés de nausées et vomissements, fait l’objet d’une étude à paraître le 1er janvier 2018 dans la revue Drug and Alcool Dependance.

Ce syndrome a été initialement décrit en Australie en 2004. En France, les premiers cas n’ont été rapportés qu’en 2013. Le nombre de cas a régulièrement augmenté depuis 2015, jusqu’à atteindre aujourd’hui 29 notifications, indiquent les membres du réseau français d’addictovigilance.

Le syndrome d’hyperémèse cannabique (SHC), également appelé syndrome cannabinoïde, progresse en trois phases. La première débute par des signes avant-coureurs, comportant des nausées matinales, une peur de vomir et un inconfort abdominal. Ces symptômes cycliques évoluent pendant plusieurs semaines ou mois.

La deuxième phase est caractérisée par des épisodes de vomissements incoercibles, accompagnés de nausées intenses, persistantes, invalidantes, ainsi que de fortes douleurs abdominales. Dans certains cas, les vomissements incontrôlables peuvent entraîner une déshydratation sévère. Ces crises douloureuses durent généralement moins d’une semaine.

Prise compulsive de douches chaudes

Les symptômes ont l’étonnante particularité d’être temporairement soulagés par la prise compulsive de douches chaudes ou de bains chauds, voire très chauds. Cet effet bénéfique est un élément clé du diagnostic de SHC.

Il se produit ensuite une phase de Continuer à lire « Quand la consommation chronique de cannabis provoque des vomissements à répétition » →

Quand les artistes donnent l’exemple …

L’actrice Mathilde Seigner placée en garde à vue pour alcool au volant après un accident

BOIRE OU CONDUIRE – L’actrice Mathilde Seigner a été placée en garde à vue pour conduite en état alcoolique, ce vendredi 29 décembre. La nuit dernière, elle a perdu le contrôle de son véhicule et a heurté la barrière d’un grand lycée parisien.

Entre boire et conduire, on ne le dira jamais assez, mais il faut choisir. Selon les informations de LCI, la comédienne Mathilde Seigner, qui conduisait sous l’effet de l’alcool, a perdu la nuit dernière le contrôle de son véhicule, qui est venu s’encaster dans les barrières du lycée Henri IV, dans le 5e arrondissement de Paris. Les faits se sont déroulés aux alentours de 3 heures du matin. Tôt dans la matinée, Mathilde Seigner a été placée en garde à vue pour conduite en état alcoolique.

Selon Closer, les riverains ont alerté les pompiers qui ont, à leur tour, alerté la police. « Elle était vraiment très alcoolisée, il a été décidé de différer la mesure de garde à vue », a raconté une source médicale au magazine people. Toujours selon la publication, l’actrice ne souffre que de blessures légères au niveau du nez, provoquées par le choc. Hormis cela, aucun blessé n’est à déplorer.

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Des scientifiques ont découvert où pourrait être bloquée l’addiction à la nicotine

Grâce à des tests réalisés sur des souris, les chercheurs ont réussi à identifier la partie du cerveau où la dépendance à la nicotine pourrait être enrayée

Des chercheurs spécialisés dans l’étude du système cérébral de l’Université Rockefeller, aux Etats-Unis, ont réussi à localiser chez des souris la partie du cerveau où l’addiction à la nicotine pourrait être bloquée.

Les scientifiques ont réussi à identifier des cellules nerveuses particulièrement réceptives à la substance. En sollicitant ces neurones dans le cerveau de souris, les scientifiques ont été capables d’endiguer l’addiction à la nicotine de ces animaux.

Des cellules baptisées Amigo1

L’étude s’est principalement concentrée sur deux petites régions interconnectées du cerveau, l’habenula et l’interpeduncular nucleus (IPN), connues pour être impliquées dans l’addiction aux drogues.

Quand l’hanebula reçoit une dose de nicotine, elle répond en envoyant un signal à l’IPN. Celui-ci réduit les effets de la drogue, limitant finalement l’envie de fumer. Cependant, après une exposition chronique à la nicotine, un groupe de neurones, surnommé Amigo1 par les chercheurs, altère cet effet de freinage. En d’autres termes, le message d’arrêt de fumer n’est pas délivré.

Pour voir si ces neurones Amigo1 sont vraiment des facteurs de dépendance, l’équipe a exposé un groupe de souris-test à la nicotine pendant six semaines. Sur une partie d’entre elles, les chercheurs ont modifié un gène récepteur de la substance dans ces cellules Amigo 1. Toutes ont été placées dans une chambre «pure», juste à côté d’une autre où elles avaient précédemment reçu une eau traitée avec de la nicotine

Des résultats visibles uniquement chez la souris

Dans les faits, les souris dont les neurones Amigo1 ont été réduits au silence n’ont pas montré une préférence pour la nicotine, tandis que leurs pairs dépendants ont continué à revenir dans la chambre exposée pour en recevoir plus.

Si jusqu’à présent, ces résultats n’ont été visibles que chez la souris, le cerveau humain partage des caractéristiques similaires avec ces animaux.

Les chercheurs sont ainsi convaincus que cette découverte peut nous apprendre beaucoup sur la dépendance humaine et donner des pistes pour de futurs traitements.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le tabagisme tue plus de 6 millions de fumeurs chaque année. Près de 8 millions de décès devraient être causés par le tabac chaque année dès 2030.

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Les dangers de l’usage du cannabis

Mise en garde de l’Académie de médecine.

Jean-Pierre GOULLÉ, Jean COSTENTIN et Jean-Pierre OLIÉ au nom de la Commission V.
Malgré son interdiction, la consommation de cannabis n’a cessé d’augmenter dans notre pays alors que les conséquences médicales néfastes du cannabis ne sont plus à prouver. Entre 2010 et 2014 l’usage de cannabis a  progressé de 38% chez les 16-64 ans et l’usage régulier a cru de 41%, selon les dernières données de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) et de l’Institut national de prévention et d’éducation  pour la santé (INPES). Les jeunes français sont les plus gros consommateurs de cannabis en Europe ; cette consommation débutant de plus en plus tôt, pour certains vers l’âge de 12 ans (OFDT et INPES).

Près de un jeune sur deux qui meurt d’un accident de la route était sous l’emprise du cannabis.
Parallèlement à cette progression des consommations, la teneur en principe actif du cannabis, le T.H.C. proposé à l’achat, n’a cessé de croître ; sa concentration moyenne dans les résines saisies en France a été, en 23 ans,
multipliée de 6,4 (Ann. Tox. Anal. 2006, OFDT 2013, SINTES 2016).

Ceci constitue un facteur d’aggravation des risques d’effets indésirables sur la santé physique et psychique. L’usage du cannabis est associé à des troubles
psychiques tels que les schizophrénies dont les taux d’incidence sont plus élevés chez les consommateurs de cannabis qu’en population générale.

Depuis des décennies, l’Académie nationale de médecine a porté une grande attention aux risques engendrés par l’usage et l’abus des drogues licites (tabac, alcool) ou illicites (cannabis et autres telles que cocaïne, héroïne,
amphétamines…), tout particulièrement chez les adolescents et les jeunes adultes.
L’Académie estime devoir rappeler que la consommation de cannabis ne doit pas être banalisée.

Elle recommande donc :
– la mise en œuvre d’intenses campagnes s’adressant de façon prioritaire aux parents, aux éducateurs et aux personnels enseignants ;
– que l’information des jeunes, en particulier adolescents et jeunes adultes, sur les risques liés à l’usage du cannabis soit érigée en une priorité nationale, englobant des actions de prévention du tabagisme, et des consommations de cannabis et d’alcool

Pour plus d’informations, visitez : www.academie-medecine.fr
CONTACT PRESSE : Virginie Gustin (00 33) 6 62 52 43 42 virginie.gustin@academie-medecine.fr
Académie nationale de médecine 16, rue Bonaparte 75006 Paris –

Tel (00 33) 1 42 34 57 70

Les quatre effets inévitables de l’alcool sur notre peau

L’alcool est dangereux pour la santé… et ce n’est pas non plus le meilleur ami de notre peau. Avec les fêtes, il se peut qu’on ait fait quelques excès. Alors voici les quatre effets ennuyeux (mais vrais) de l’alcool sur notre peau.

«  Boire de l’alcool est l’une des pires choses que vous puissiez faire à votre peau. » Cette affirmation (sentence ?)  de Michaella Bolder, spécialiste de la peau,  au «  ELLE UK » est sans appel.  En effet, l’alcool est une toxine avec peu de nutriment. Il affaiblit le foie qui joue le rôle de station d’épuration de notre organisme et n’est pas tendre non plus avec notre épiderme, la preuve par quatre :

1. DÉSHYDRATATION

Tel un diurétique, l’alcool favorise la déshydrations de l’organisme et notamment de la peau. Si l’on encourage à boire beaucoup d’eau après les excès c’est notamment pour éliminer les toxines de l’alcool et permettre au corps de se réhydrater. Sans cela, la peau s’assèche, devient terne et les rides et petites ridules se trouvent alors davantage marquées.

Le bon geste en cas d’excès : boire beaucoup d’eau et bien hydrater sa peau de l’extérieur avec une crème riche ou enrichie en acide hyaluronique, une huile pour le visage ou un masque de nuit avant d’aller se coucher.

2. GONFLEMENT

L’alcool a des effets inflammatoires sur le corps et la peau n’y échappe pas. Cernes gonflés, teint gris, rougeurs… autant de petits désagréments qui, à terme, laissent des marques visibles sur notre visage.

Le bon geste en cas d’excès : l’eau est toujours la meilleure amie des excès. Par ailleurs, put opter pour une monodiète ou des jus detox pendant une journée afin de purifier son organisme. Côté visage, on réalise des ablutions d’eau fraîche, on hydrate et on jette son dévolu sur des patchs pour le regard que l’on aura placé la veille dans le frigo. L’effet glacé soulagera et décongestionnera les yeux creusés et/ou bouffis.

3. POUSSÉE D’ACNÉ

Les boissons alcoolisées ont une forte teneur en sucre.  Or, il n’y a rien de pire pour la peau et le phénomène de « glycation ». Ce terme un peu barbare est l’un des mécanismes propre au vieillissement de l’épiderme après le phénomène d’oxydation et les problèmes hormonaux. Avec son apport en sucre, l’alcool augmente déraisonnablement le glucose présent dans notre sang. De quoi abîmer nos cellules, celles-là mêmes qui ont besoin de toutes leurs forces pour se régénérer et nous garantir une peau souple et rebondie. L’épiderme est alors moins propice à combattre les effets du temps ainsi que les agressions extérieures. Dans ce cas, impossible d’échapper aux poussées d’acné et autres petites marques gênantes.

4. MICROBIOTE PERTURBÉ

L’alcool peut sévèrement diminuer les (bonnes) bactéries présentes dans nos intestins qui forment notre microbiote c’est-à-dire notre flore intestinale. « Le microbiote humain (…) est l’ensemble de tous les micro-organismes présents sur et dans notre corps, sur la peau, dans la bouche, dans les zones anale et génitale, ainsi que dans l’intestin. (…) Il joue un rôle décisif dans nos défenses », déclare la dermatologue Yaël Adler dans son livre « Dans ma peau » (éd. Solar). Or, si nos défenses sont fragilisées, c’est la porte ouverte aux infections mais aussi aux nombreux problèmes de peau comme l’eczéma.

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Contresens sur l’A6 : le conducteur positif à l’alcool et aux stupéfiants

Jeudi 28 décembre 2017 à 17:28

Par Lisa Guyenne, France Bleu Bourgogne

L’automobiliste à l’origine de la collision mortelle en contresens sur l’A6, dans la nuit de mardi à mercredi, présentait un taux d’alcool élevé et était positif au cannabis, selon les dernière analyses.

Mâcon, France

On en sait davantage sur les circonstances de ce drame qui a fait trois morts, dont un père de famille et une fillette de 4 ans. « Le conducteur en face présentait un taux d’alcool de 1,91 g/l de sang et était positif au cannabis« , a indiqué ce jeudi la substitut du procureur de Chalon-sur-Saône, Mme Martin. Soit un taux presque 4 fois supérieur à ce qui est autorisé. Cela pourrait expliquer pourquoi il n’a pas réagi aux nombreux appels de phares et coups de klaxon du patrouilleur autoroutier qui avait tenté de l’alerter.

Le pronostic vital de l’adolescent n’est plus engagé

On ignore en revanche, pour l’heure, le tracé exact qu’a emprunté cet homme de 69 ans, originaire de Saône-et-Loire, pour se retrouver à contresens, ce mardi soir, sur l’autoroute A6 à hauteur de Mâcon.

Quant à l’adolescent de 13 ans qui avait été évacué en urgence absolue, « son pronostic vital n’est plus engagé, et les nouvelles sont rassurantes« , a complété le parquet. Son frère de 13 ans également, ainsi que la mère de famille, sont toujours pris en charge à l’hôpital.

Les contresens, pas si rares dans la région

Ce n’est pas la première fois que ce type d’accident se produit sur nos routes. Au mois de juillet, toujours sur l’A6 mais à hauteur de Montigny-lès-Beaune, deux personnes étaient décédées. Même scénario en septembre 2016, sur l’A38 : un mort et deux blessés graves, dont le sénateur François Patriat, dont la voiture avait été heurtée par un chauffeur qui roulait en sens inverse.

En Saône-et-Loire, selon les chiffres de la préfecture, le dernier accident mortel remonte à avril 2015, encore une fois sur l’A6, au niveau de Charnay-lès-Mâcon. En mars 2013, sur la RCEA, un autre contresens avait fait un mort et un blessé grave près de Ciry-le-Noble. Un à deux contresens sont signalés chaque mois sur la RCEA, dont « la configuration des accès est plus propice », indique la préfecture.

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