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Pourquoi la situation des drogues s’est détériorée si rapidement dans notre Nation

Pr. Jean Costentin

Ceux qui pérorent sur les drogues dans les médias qui leur sont largement ouverts, doivent, pour y accéder, restituer une doxa « politiquement correcte » élaborée par des loges, comités, cellules, associations, partis, fédérations, tous opaques, mais apparemment reliés… Cette doxa vise à légaliser toutes les drogues, à commencer par le cannabis.  

Leurs porte-paroles font état d’informations avérées, qu’ils présentent d’une façon affadie, biaisée, omettant quelques-unes pourtant essentielles. Après une longue continence ces « sachants », contraints de s’épancher sous peine d’être doublés, finissent par chuchoter quelques données qu’ils ne pouvaient plus taire, mais ils usent alors de maintes précautions oratoires. L’épaisse couche de chantilly de leur banana split fait rechercher, sans la trouver, la banane miniature qui git au fond du ravier. Ce sont des monuments de pusillanimité, de non-dits et de manipulations de l’opinion du type : « Ce n’est qu’une étude, il en faudra beaucoup d’autres pour tirer des conclusions » ; « il y a sans doute des facteurs confondants » ; « une autre approche aurait peut-être donné des résultats différents » ; « des études contradictoires ne devraient pas tarder à être publiées » ; « leur cohorte est un peu restreinte »… En bref, tout ce qui conforte la doxa est acquis et diffusé sans réserve, mais ce qui la contredit est torturé, raboté, démembré, avant d’être livré, presque méconnaissable à la connaissance du public.

Après avoir contredit puis combattu des données majeures sur les drogues, après avoir altéré les messages de prévention qu’ils auraient dû concevoir et diffuser, le bec de ces détracteurs aurait dû être clos par les confirmations multiples des faits majeurs qu’ils contestaient ou occultaient. Ce nouveau paysage ne leur a pas donné le courage « d’adorer ce qu’ils avaient brulé, ni de bruler ce qu’ils avaient adoré ». Leur reddition aurait pu leur valoir absolution. Ne la méritant pas, la société, dont ils ont aggravé l’état, serait justifiée à leur demander des comptes, surtout s’ils ont été appointés pour exercer les fonctions dans lesquelles ils ont sévi.

Trente ans après la description princeps de méfaits du cannabis devenus irréfragables, alors qu’on parle enfin des relations qu’entretient cette drogue avec les dépressions, l’anxiété, la schizophrénie, la crétinisation, le suicide, le syndrome amotivationnel, certains cancers, l’accidentalité routière ou professionnelle…, ces détracteurs des premiers jours et des jours suivants ont l’outrecuidance, le culot, d’évoquer ces faits sur l’air de « c’est nouveau, ça vient de sortir ». Avec le faciès des « ravis de la crèche », redécouvrant l’eau tiède, ils déclarent « ah, si l’on avait su ». A l’instar d’un ministre des finances qui, devant s’expliquer d’avoir « cramé la caisse » pendant sept ans, fait peser sur ses successeurs, aux manettes depuis deux mois, la responsabilité qui consiste à ne pas mettre pas en œuvre les mesures qu’il avait prévu pour éviter le naufrage.

  Il y a une vingtaine d’années, j’ai effectué en France un périple pour détailler au cours d’une cinquantaine de conférences les dangers du cannabis. Elles étaient organisées par les délégations départementales ou régionales de L’Union Nationale des Familles et Amis de Malades mentaux (UNAFAM). Après chacune de ces conférences, j’étais convié à diner par les organisateurs, ce qui me permettait d’échanger avec eux. Ces parents étaient d’une grande dignité, leur caractère s’était forgé au feu du drame qu’ils vivaient, frappés dans leur affection par la schizophrénie d’un de leurs enfants, très souvent consommateur de cannabis. Ils voulaient, avec une belle abnégation, mettre en garde d’autres parents contre les risques liés à la consommation de cannabis et souligner l’importance d’une surveillance qui leur avait échappée. Beaucoup regrettaient de ne pas avoir été informés, car le message qui prévalait alors était celui de l’innocuité de cette drogue ; message véhiculé par des « addictologues », des psychiatres et même des pédopsychiatres. Certains de ces parents, dans leur détresse et leur légitime colère, envisageaient d’ester en justice pour demander des comptes à la MILDT et aux praticiens qui les avaient trompés. 

Le choix des mots évolue ; ceux « de submersion migratoire », «de mexicanisation », «de narco-État », « d’ensauvagement » dont l’usage était interdit il y a quelques années, sous peine d’être scotché à l’extrême droite, évincé de « l’arc républicain », taxé de fasciste, pétainiste, raciste, antisémite, complotiste, décliniste… et autres amabilités, s’imposent devant la réalité des périls ; même des ministres y recourent ; les parias d’hier se sentent moins esseulés. 

L’abondante poussière glissée au long cours sous les tapis de « l’information », déborde. Elle saute à la figure des décideurs et les fait éternuer. Feignant la surprise, et pour se justifier de n’avoir rien empêché, ils prétendent n’avoir rien vu venir. Ils ont laissé filer une immigration incontrôlée que notre Nation est incapable d’accueillir : migrants économiques, climatiques, mineurs isolés dont beaucoup ne sont pas mineurs, réfugiés de pays sans guerre, femmes et homosexuels malmenés dans leurs pays d’origine, avec près de 50 états musulmans qui constituent à cet égard un énorme réservoir. Ils ont contesté les expressions « grand remplacement » ou « invasion » estimant que ces termes résultaient d’une fausse impression, tout comme était une fausse impression la relation entre délinquance et immigration, ou la forte proportion d’immigrés incarcérés. Ces migrants concentrés dans des banlieues, en ont fait rapidement des « territoires perdus de la république ». Faute d’emplois ainsi que de formations adaptées aux quelques emplois disponibles, ne parlant souvent pas le Français, ils ignorent nos lois, us et coutumes.  Ils sont moins attirés par notre civilisation qui se désagrège que par des subsides et des allocations. Celles-ci, malgré leur niveau considérable pour le budget de notre Nation, sont en deçà de l’accueil dont ils avaient rêvé et que des passeurs leur ont fait fantasmer.  Leurs besoins n’étant pas assurés, ils entrent dans une lutte pour leur survie / « struggle for life », poussant certains à pratiquer différents types de délits, dont en particulier des trafics de drogues, dont le montant est estimé à plusieurs milliards d’euros.

Devant la montée du péril toxicomaniaque, l’Éducation Nationale n’a rien fait pour mettre en place une prévention qui soit quantitativement et qualitativement à la hauteur de l’importance du problème. L’Observatoire européen des drogues et toxicomanies a d’ailleurs décerné à la France le bonnet d’âne de la classe en Europe, du fait de l’absence d’enseignements dans ce domaine dans les programmes éducatifs. Pour faire semblant d’agir elle rechercherait encore les techniques pour communiquer sur ce sujet. Durant leur cursus, depuis trois décennies, nos potaches, dans le meilleur des cas, ont rencontré pendant une à deux heures, deux gendarmes en uniforme, qui leur enseignent (il parait qu’il faudrait dire leur rappellent) les lois en vigueur sur les drogues et qui leur présentent les roueries mise en œuvre par les dealers pour vendre leur « came ». Leurs interventions sont bien faites (comme je l’ai constaté à différentes reprises) mais elles sont notoirement insuffisantes, tant par leur brièveté que par leur contenu, qui élude évidemment les aspects sanitaires.

Des partis de gauche se sont mis à « surfer » sur la vague migratoire. Un « think tank » – Terra Nova-, leur a expliqué qu’ayant perdu la classe ouvrière, pour revenir au pouvoir ils devraient se constituer un nouvel électorat constitué des immigrés et de l’addition des diverses minorités. Pour ce faire ils devront les accueillir en grand nombre, les choyer, ne rien exiger d’eux, si ce n’est de la reconnaissance. Dans plusieurs communes, au prix de divers accommodements, des maires s’acoquinent avec des malfrats, des trafiquants de drogues, des délégués communautaires…. Ils ont recruté de nombreux « médiateurs » issus de ces communautés, qui justifient leurs appointements en calmant les plus agités, sans s’interdire de déclencher des épisodes d’agitation d’un niveau modéré, pour maintenir la pression.

Le sport joue un rôle important dans cette assistance, ce qui est positif pour autant qu’il ne détourne pas des formations à des fonctions économiques utiles à leur avenir et à la Nation.

Depuis que se développent ces multiples errements la progression du cannabis a évolué sur un mode pandémique. Alors que ces informations remontaient immanquablement à la connaissance de la police, de la gendarmerie, de la justice, des édiles municipaux, départementaux, nationaux, le mot d’ordre du quasi sacro-saint et très institutionnel « surtout pas de vague » a constitué la réponse dominante. Pourtant, n’en déplaise à Corneille (dans Horace) « ce n’est pas en fuyant qu’on pare de tels coups ».

On est ainsi passé de l’occultation des méfaits, à leur négation ; puis à la contradiction et avec elle au déni, on en est maintenant au constat, qui est terrifiant. Pour se dispenser d’agir d’aucuns, souvent les mêmes, déclarent que le point de non-retour étant dépassé, le plus simple serait la reddition, la légalisation des drogues. Ce qui condamnerait notre Nation, déjà bien mal en point, à l’effondrement.

Ayant été des combattants contre ces errements, dès les premières heures de Mai 1968, ayant résisté au très long cours, alors que nous étions raillés et taxés de faire dans l’exagération, notre mobilisation, spécialement dans cette période très critique ne saurait faiblir.

Que ceux qui partagent le pessimisme qu’inspire la situation, par une forte mobilisation contre les drogues, le transforment en un optimisme qui épaule les déclarations fortes du ministre de l’Intérieur. Qu’ils fassent pression pour que les intentions exprimées se traduisent par des actions produisant enfin des résultats.   

Pour s’opposer à la pandémie cannabique

Professeur Costentin

Ne l’ayant pas (encore ?) livrée, nous n’avons pas perdu la guerre contre les drogues. C’est pourquoi, en rangs serrés, elles ont envahi notre Nation, avec une agressivité croissante, usant de drogues de plus en plus puissantes et d’armes des trafiquants qui ne le sont pas moins, multipliant leurs victimes, constituant en de nombreux foyers une force d’occupation ; recrutant à l’envie une troisième colonne de 220 000 dealers, des défaitistes
(des politiciens, des appointés des médias, certains addictologues à contre-emploi…), tous prêts à la reddition.
La France est en Europe la première Nation victime du cannabis, qui s’abat sur sa jeunesse de plus en
plus précocement (dès le collège). Cette intoxication ne s’arrête plus à l’entrée dans l’âge adulte ; elle pourrait même concerner le troisième âge un jour prochain. En France, la banalisation de sa consommation est à l’origine du dépassement pour la première fois en 2023, de cinquante pour cent d’expérimentateurs (50,4%) parmi les 18-64 ans.

Les méfaits physiques et psychiques du cannabis, de mieux en mieux connus, ne sont révélés au
public que d’une façon différée, partielle et avec pusillanimité ; ce qui les rend trop faiblement dissuasifs.
A l’image des lemmings, une notable fraction de la population se précipite d’une façon suicidaire
dans les toxicomanies (13 millions de tabagiques, 75 000 décès annuels) .

Cessons de répéter que « notre législation sur le cannabis, parmi les plus sévères, n’a rien empêché »,
puisqu’elle n’a pas été enseignée, pas expliquée, pas justifiée et n’a jamais été réellement appliquée par
l’instance judiciaire, mais surtout combattue par ses contradicteurs bruyants.

Consommé par des individus en âge de procréer, le cannabis/THC modifie durablement, par un
mécanisme épigénétique, l’expression de certains de leurs gènes, les affectant très au-delà du séjour de la
drogue dans leur organisme. Qui plus est, ils peuvent transmettre ces modifications et les troubles qui leur sont associés à leur descendance ; avec, parmi ceux-ci, une propension aux addictions ; les drogués
engendrent des enfants vulnérables aux toxicomanies.

Les cannabis actuellement consommés (marijuana/la plante ou sa résine/shit/haschisch) sont 6 à 10 fois plus riches en THC (tétrahydrocannabinol) que ceux qui prévalaient, il y a un demi-siècle lorsque la
drogue a été prohibée De nouveaux modes de consommation décuplent sa cession à l’organisme, tandis
qu’apparaissent chaque mois de nouveaux cannabinoïdes de synthèse de plus en plus «  puissants ».

Pourtant certains continuent d’en faire une « drogue douce ». Tels « ravis de la crèche », ils s’étonnent des relations du cannabis avec  la schizophrénie, les troubles dépressifs, la crétinisation, les malformations fœtales, l’autisme, la vulnérabilité aux toxicomanies…effets pourtant documentés depuis plus de deux décennies (comme depuis lors nous nous échinons dans le désert à les faire connaître)

Entraver cette pandémie cannabique et ses conséquences graves constitue une urgence sanitaire, sociale et même sociétale.

Évoquons quelques pistes et suggestions : La très grande majorité du cannabis consommé en France provient du Maroc, particulièrement de la région du Rif, où sa culture est officiellement interdite. La France, au nom de l’amitié  récemment réaffirmée avec le royaume chérifien, doit faire pression pour que soit respectée cette interdiction et empêcher l’exportation de cette drogue.

  • Il faut enjoindre à tous les pro-légalisateurs du cannabis de cesser, pour complaire à ses onsommateurs, d’annoncer sa légalisation comme inéluctable et imminente. -Il est grand temps de dégonfler la baudruche du cannabis dit « thérapeutique » ; pour lequel l’académie de médecine conclue : « le cannabis :un  faux médicament, une vraie drogue ». C’est le faux nez, le cheval de Troie, du cannabis dit « récréatif » avec une « récré » qui se termine souvent mal.

-Il importe de rappeler la loi de prohibition de 1970, toujours en vigueur, en l’expliquant, la justifiant, la faisant respecter par le recours, avec tact et mesure, aux différents degrés des sanctions comprises entre la peine maximale (d’un an de prison ou de 3 500 € d’amende, évitant le classement sans suite trop systématiquement choisi par l’instance judiciaire.

  • C’est pour rompre avec ce « tout ou rien » et en fait ce très souvent rien, qu’a été instaurée une contravention de 200 euros. Outre son trop faible niveau (correspondant à une consommation de shit et de tabac d’une quinzaine de jours), son infliction, en solde de tout compte, prive d’un important levier d’action pour prévenir les récidives. Il serait facile, en 2024, d’instaurer un fichier informatique, instantanément consultable par l’officier de police qui dresse la contravention, lui permettant d’adapter son montant en fonction du nombre de récidives ; une forme de « cannabis à points ».
  • Même au faible niveau de cette contravention, dans la majorité des cas elle n’est pas réglée. Quand très logiquement le président de la République s’en émeut il déclenche les aboiements de la meute de ceux qui veulent légaliser le cannabis avec, parmi eux, la Fédération Addiction, pourtant subventionnée par l’État.
  • Pour faire taire cette association, ainsi que d’autres au comportement nuisible, il faut arrêter de les
    subventionner….
  • Au-delà de trois récidives le contrevenant devrait se soumettre à un stage (payant) de deux jours, au cours duquel lui seraient enseignées ou rappelées les lois prohibant les drogues, en les justifiant à partir de leurs différents méfaits. Ce stage serait conclu par un examen qui contrôlerait que l’essentiel des messages a été compris et retenu ; un résultat insuffisant imposerait sa réitération (au même prix).
    -Après ce stage le sujet serait soumis à un suivi médical. Il devrait tous les deux mois se présenter chez un médecin généraliste désigné, où il émettrait des urines, pour la recherche de cannabinoïdes et d’autres drogues usuelles. S’il était constaté que le sujet ne pouvait s’extraire de sa dépendance, son sevrage devrait alors être pratiqué en milieu fermé.
  • Une pédagogie, digne de ce nom, sous la forme d’une éducation civique à la santé, devrait être dispensée depuis l’école primaire jusqu’à l’Université, par des intervenants dont on s’assurerait qu’ils ne sont pas consommateurs de drogues (précaution qui n’a plus hélas rien de superfétatoire). Ils professeraient un contenu mis au point par la MILDECA épurée de ceux qui ont servi les présidences de l’institution ayant fait progresser l’idée de la légalisation du cannabis.
  • Le CESER, qui vient d’émettre une proposition de légalisation du cannabis, totalement en dehors de l’expertise de ses membres, en faisant tenir la plume de ses rédacteurs (très marqués politiquement) par des pro-légalisateurs, met en péril la survie de ce conseil économique, social et environnemental régional, déjà très discutée .
  • L’application de l’interdiction du tabac aux mineurs doit devenir plus rigoureuse, car il est la porte d’entrée principale dans la consommation du cannabis et à sa suite d’autres drogues.
  • L’action doit s’attaquer aux lobbies qui subvertissent les médias et les représentants de la Nation ; la législation qui prohibe le cannabis le permet.
  • Il faut concentrer les actions sur les consommateurs, par qui existent et prospèrent ces trafics.
  • Détaillons aux jeunes consommateurs les bénéficiaires de l’argent qu’ils consacrent à cette drogue (très peu les fellahs du Rif, énormément les trafiquants, le terrorisme, les guerres, le Hamas, le Hezbollah…). Faisons-leur comprendre que la drogue est un élément de la guerre économique que se livrent les nations ainsi que de guerres de civilisations.
  • C’est une aubaine d’avoir pour concurrent ou pour ennemi un État peuplé de « shootés », de « camés », de « paumés », de « résignés ».
  • -Interdisons la vente du papier à cigarette de grand format qui n’a d’autres usages que la confection de « pétards » (cigarettes grossières de marijuana) ; interdisons la vente des pipes à eau et faisons respecter celle de la vente aux mineurs de cigarettes électroniques, alors que certains détournent avec de « l’huile de cannabis ».
  • -Regardons de plus près les matériels vendus dans les « grow shops » (qui furent un temps à l’enseigne THC, qu’il fallait traduire non par tétrahydrocannabinol, mais par tout pour l’horticulture contrôlée, en insistant par l’image de feuilles de cannabis). Ils sont à l’origine de l’auto-culture de cannabis qui se développe.
  • -Restreignons l’argent de poche donné aux « ados » qui, trop facilement gagné, repart très vite en fumée.
  • -Encadrons leurs loisirs, en interaction maximale avec des adultes et optimalement avec leurs parents.
  • -Effectuons des contrôles urinaires anonymes au collège, au lycée, pour mesurer le degré d’intoxication d’une classe, d’un établissement, et mettre en œuvre, le cas échéant, des actions appropriées.
  • N’autorisons le passage de l’examen pour l’obtention du permis de conduire qu’après une visite médicale d’aptitude, comportant la recherche de cannabinoïdes et d’autres drogues illicites dans les urines collectées d’une façon contrôlée (comme lors des contrôles effectués sur les sportifs par l’agence française de lutte contre le dopage).
  • Bannissons les drogues des « rave parties ».
  • Multiplions les tests visant à prévenir la consommation de cannabis chez les conducteurs d’engins à moteur et dans les nombreuses activités professionnelles sensibles.
  • Interdisons l’exercice de certains métiers et leur accès, à ceux qui sont incapables d’arrêter de le consommer.
  • Informons, éduquons les professionnels qui approchent les adolescents ; en particulier ceux des professions de Santé, pour les armer à dissuader leur patientèle de sombrer dans les toxicomanies.
  • Pourrissons l’activité des dealers, les traquant partout où ils sévissent.
  • Pénétrons les quartiers de non-droit dans lesquels une fausse paix civile repose sur les trafics.
  • Traquons les discours des médias inspirés par des rédacteurs consommateurs et/ou vendus aux lobbies prolégalisateurs.
    -Érigeons en grande cause nationale la lutte contre le cannabis, le tabac, l’alcool et la cocaïne (en expansion rapide).

  • La mise en œuvre de ces dispositions est urgente, chaque jour recrutant de nouvelles victimes.

Professeur Costentin

Le cannabis européen illégal contaminé par des pesticides, des excréments ou des moisissures

Deux récentes études menées par deux entreprises du cannabis rappellent que le cannabis illégal en Europe est souvent contaminé par des substances dangereuses comme les pesticides, des moisissures et même des contaminants croisés provenant d’autres drogues.

Ces résultats soulignent pour les commanditaires des études l’urgence de réguler  la production de cannabis sur l’ensemble du continent afin de protéger la santé publique.

Le cannabis illégal : un problème de santé publique

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Cannabis et adolescents

Une nouvelle étude canadienne alerte sur les effets néfastes de la consommation précoce sur le cerveau

Cannabis Adolescent

Publié le 27 oct. 2024 par Shoona Woolley

Une étude récente menée par l’Université de Montréal révèle que la consommation de cannabis chez les adolescents pourrait entraîner des dommages significatifs au niveau du cortex cérébral.À lire plus tardPartager

Les chercheurs ont découvert que les jeunes ayant fumé du cannabis avant l’âge de 16 ans présentaient un cortex plus mince que ceux qui n’avaient jamais consommé cette drogue. Or, cette couche externe du cerveau joue un rôle crucial dans les fonctions cognitives, telles que la mémoire, le raisonnement et la prise de décision.

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La stupéfiante idée de légaliser le cannabis


Professeur Jean Costentin

Ce n’est pas quand les toxicomanies s’emballent, qu’elles ravagent notre jeunesse et notre société, qu’il faut affaiblir les lois conçues pour les contenir.
Une légalisation du cannabis comporterait (c’est évidemment prévu) la vente d’un « cannabis d’État ». Il serait d’un prix élevé pour ne pas trop inciter à sa consommation ; comme le prix du tabac, si difficile à augmenter, et qui reste modeste, ses effets sont néanmoins annihilés par des tolérances douanières, des trafics frontaliers et la vente des cigarettes de contrebande aux portes même des débits de tabac. Ce « cannabis d’État » devrait « bien sûr » être modérément dosé en THC, pour tenter d’en réduire les méfaits.

Mais oublierait- on que c’est à la demande de ses consommateurs que les taux de tétrahydrocannabinol/THC (son principe majeur, psychotrope et toxicomanogène) se sont envolés d’un facteur 8 en un demi-siècle. Ces consommateurs ne sont sûrement pas disposés à revenir à « l’herbe », à la « fumette », à la « moquette » d’antan.

Dès lors ce « cannabis d’État » ne supporterait pas la concurrence avec celui moins cher et plus « puissant » proposé par les 220.000 dealers en exercice. Si leur chiffre d’affaire venait à baisser, ces humanistes des banlieues (« sensibles » mais pas sans cibles) élargiraient leur catalogue. Ils proposeraient d’autres drogues encore plus puissantes, dont la 3MMC, qu’un mineur (15 ans) vendait ces jours derniers à un député de La France Insoumise.

Conjuguant l’ingéniosité des trafiquants internationaux à celle des chimistes, ces drogues abondent :
dérivés hémi-synthétiques ou synthétiques du THC ; cocaïne dont la rapide expansion jette les bases de narco-états européens ; cathinone et ses nombreux dérivés synthétiques (dont la 3MMC) ; ecstasy (qu’un sénateur utilisait afin d’abuser d’une amie députée) ; amphétaminiques ; buprénorphine (détournée, à prix élevé pour les organismes sociaux, par près de 100.000 de ses bénéficiaires) et autres morphiniques (tels ceux à l’origine de la crise des opioïdes qui a tué l’an passé plus de 100.000 américains, utilisant au-delà de l’oxycodone, des fentanyloïdes et des nitazènes, qui par leur puissance confinent à des poisons de guerre. Confrontés à leur afflux, en usant des mêmes arguments que ceux utilisés pour la légalisation du cannabis, viendra la requête (déjà formulée) d’une légalisation de toutes les drogues.

Ainsi le trafic du cannabis persistera malgré sa légalisation. Son auto-culture, faisant appel à des cultivars aux taux exceptionnellement élevés de THC, continuera de se développer, alors qu’elle représente déjà  10% du cannabis consommé.

Cette légalisation serait, « bien sûr », réservée aux seuls adultes, leur offrant une occasion supplémentaire d’abdiquer leur devoir d’exemplarité vis-à-vis des jeunes. « Évidemment » on serait intransigeant sur l’interdiction de la vente de cannabis aux mineurs.

Formule qui semble conçue pour déclencher l’hilarité, quand on sait ce qu’il en est pour le tabac et pour l’alcool, consommés de plus en plus précocement ; tout comme le cannabis d’ailleurs puisqu’il sévit maintenant dès le collège.

Près de 70% des adolescents ne consomment pas de cannabis et le justifient par son interdiction et/ou par sa toxicité. Sa légalisation annihilerait ces deux barrières, faisant penser qu’un État digne de ce nom, soucieux de la santé physique et psychique de ses citoyens, ne saurait faciliter l’accès à une drogue délétère.

Le cannabis est, pour la santé physique, six fois plus toxique que le tabac, de par l’abondance de ses goudrons et de son oxyde de carbone. Rappelons que le tabac, qui piège 13 millions de français, en tue 75 000 chaque année et qu’il est à l’origine de très nombreux handicapes affectant la qualité de vie de ses victimes et obèrant les comptes sociaux.

A l’instar du tabac, le cannabis est responsable de cancers broncho-pulmonaires, d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux, d’artérites… Mais, outre sa toxicité physique, Il est responsable de méfaits cérébraux, ayant de graves conséquences sociales et sanitaires. Les conséquences sociales attendues

 Le cannabis frappe les adolescents pendant la période de leur maturation cérébrale (12 à 24 ans) et la perturbe. Il réduit leur capacité d’apprendre, il induit une vulnérabilité à la schizophrénie, à l’anxiété, aux troubles dépressifs, aux toxicomanies. Il affecte leur mémoire à court terme ; cette mémoire de travail qui, « retravaillée », permet de former une mémoire à long terme, indispensable aux apprentissages, à la constitution d’une culture.

Le cannabis est la drogue de la « crétinisation ». Il participe, ce faisant, au rang déplorable (27 ième ) de nos potaches dans le classement international PISA. C’est la drogue du syndrome amotivationnel, de l’aboulie, du « j’menfoutisme ». L’expansion de sa consommation conduirait à la décroissance économique, souhaitée par ceux qui en font la promotion ; elle hâterait le décrochage de notre Nation dans la compétition internationale.

C’est la drogue de la procrastination, avec ses consommateurs tout puissants, couchés ou assis, remettant
toujours le moment de se lever pour agir ; moment qui ne viendra jamais ou bien trop tard.
Elle empêche de concevoir des projets professionnels, familiaux et génésiques, …

Dans l’esprit de « la guerre de l’opium », qui visait à asservir la Chine, certains États conçoivent les bénéfices qu’ils pourraient retirer de l’assujettissement d’États et même d’autres civilisations par les drogues, alors qu’ils s’appliquent à en préserver leurs propres citoyens.

Les conséquences sanitaires :
Le cannabis contribue notablement à l’afflux croissant des adolescents vers la pédopsychiatrie ; ce qui aggrave l’embolisation les hôpitaux psychiatriques.
Il est impliqué dans près de 600 accidents mortels de la route ; par sa rencontre avec l’alcool (dont l’abus est si fréquent dans notre pays), qui accroit d’un facteur 27 le risque attaché isolément à chacun d’eux. Il doit en aller de même pour les accidents professionnels.
Le cannabis est un facteur important du développement de la schizophrénie : 15% des 650.000 cas attendus en France lui sont imputables ; il aggrave l’affection quand elle est déclarée ; il crée une résistance aux traitements antipsychotiques (allongeant les temps de séjour en hôpital psychiatrique) ; il est souvent en cause dans les violences des patients psychotiques qui défraient la chronique.

Il est à l’origine de troubles dépressifs et des suicides qui leur sont associés. Il incite à la consommation d’autres drogues et aux polytoxicomanies qui explosent. Les méfaits du cannabis ne se limitent pas au temps (déjà très long) pendant lequel son THC est présent dans l’organisme car, pendant ce séjour, il produit des modifications épigénétiques. Elles affectent, au long cours, l’expression de divers gènes, affectant le phénotype de ses consommateurs, étant à l’origine de différentes anomalies. Qui plus est le
consommateur peut transmettre ces modifications à sa progéniture.

Parmi celles-ci, citons :
des effets tératogènes (malformations fœtales) ; des troubles du développement staturo-pondéral et neuropsychique ; une vulnérabilité à la mort subite ; à l’hyperactivité avec déficit de l’attention ; à la schizophrénie ; aux troubles dépressifs ; à l’anxiété ; à la bipolarité ; aux déficits des capacités cognitives ; aux toxicomanies ; à certaines hémopathies ; à des déficits immunitaires… ourquoi la communication qui souvent s’égare dans des broutilles, ne met-elle en garde ceux qui ont des projets génésiques des dangers que la consommation de cannabis fait courir à leurs progéniture. Un raccourci du type « Fumer du cannabis ou se reproduire, il faut choisir » marquerait opportunément les esprits.

Légaliser le cannabis serait lourd de conséquences sociales, sociétales et sanitaires.
Notre incapacité à gérer les méfaits de l’alcool et du tabac, interdit d’ajouter aux drames que recrutent ces deux drogues licites, ceux du cannabis. Sa légalisation serait suivie, dans la logique qui aurait prévalue pour la justifier, de celle de toutes les autres drogues.

Pour les raisons évoquées, la légalisation du cannabis serait criminelle. Ceux qui l’auraient permise ne pourraient se justifier en excipant du caractère inattendu des nombreux méfaits qui seraient alors constatés, puisqu’ils sont déjà connus.

Professeur Jean Costentin

3-MMC, Alpha-PVP, 2CB : ces drogues de synthèse qui font des ravages

Consommation de drogue

Tout le monde connaît le cannabis ou la cocaïne, beaucoup moins les drogues de synthèse

Elles sont pourtant de plus en plus populaires et tout aussi dangereuses.

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Impact du cannabis à haute puissance sur l’ADN

Le cannabis est l’une des drogues les plus couramment consommées au monde. Pourtant, beaucoup reste à découvrir sur ses effets sur le cerveau, notamment pourquoi il déclenche des psychoses chez certaines personnes. Une étude récente nous rapproche cependant de la compréhension de l’impact biologique de l’utilisation du cannabis à haute puissance.

Cette étude, publiée dans la revue Molecular Psychiatry, démontre que le cannabis à haute puissance laisse une marque distincte sur l’ADN. De plus, ces modifications de l’ADN étaient différentes chez les personnes vivant leur premier épisode de psychose par rapport aux utilisateurs n’ayant jamais vécu de psychose.

Le rôle du THC

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J’ai arrêté de fumer !!

Depuis que vous avez arrêté de fumer, vous vous heurtez peut-être à des obstacles imprévus.

Dans cette rubrique vous trouverez des conseils pour surmonter les difficultés les plus courantes.

Nous vous aidons à tenir bon ! 

Mon humeur

Je suis irritable

Vous vous sentez plus agressif, plus colérique depuis que vous avez arrêté de fumer ? Ce sont des signes liés au manque de nicotine. Dans ces cas-là, vous pouvez n’avoir qu’une seule envie : reprendre une cigarette, mais rappelez-vous qu’une cigarette ne résout jamais un problème. Au contraire, elle réveille votre dépendance et vous maintient dans cet état inconfortable. C’est un cercle vicieux !

Pour vous aider à tenir bon, voici quelques conseils :

  • Si vous prenez un traitement par substituts nicotiniques, vérifiez, avec votre médecin ou votre tabacologue, que vous avez le bon dosage. Bien dosé, il réduit la sensation de manque et ses conséquences, comme l’irritabilité par exemple. N’hésitez pas à prendre des formes orales (pastille à sucer, gomme à mâcher…) pour faire passer ces moments difficiles.
  • Identifiez la ou les causes de votre agacement. Les premières semaines, essayez d’éviter ces situations. Si ce n’est pas possible, isolez-vous quelques instants ou, si vous le pouvez, marchez un peu quand vous sentez monter votre irritation. Respirez profondément, et votre calme reviendra.
  • Adoptez une hygiène de vie saine et prenez soin de vous.
  • Je stresse

Le stress fait partie des symptômes du manque. Pendant votre arrêt du tabac, vous pouvez donc vous sentir plus stressé qu’à votre habitude. Rassurez vous, cette émotion désagréable est passagère, elle va diminuer et disparaître.

En attendant, l’arrêt du tabac peut être l’occasion d’apprendre à bien gérer votre stress. Essayez tout d’abord d’identifier ce qui vous stresse pour l’éviter, si c’est possible. Vous pouvez aussi vous lancer dans des exercices de relaxation ou de respiration.

Pensez également au sport, c’est un remède anti-stress !

Et si votre stress persiste, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ou un autre type d’accompagnement psychologique pourront aussi vous aider à vous sentir mieux.

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En prison, un quart des détenus fume du cannabis au quotidien

Publié: 14 octobre 2024

Auteurs

  1. Melchior Simioni Enseignant-chercheur en sociologie, Université de Strasbourg
  2. Stanislas Spilka Responsable unité DATA, Observatoire français des drogues et tendances addictives

Quelle est l’ampleur de l’usage des drogues en prison ? En 2023, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a mené une grande enquête visant à comprendre et quantifier le phénomène.


Selon une vision largement partagée – et en partie fantasmée – les drogues seraient omniprésentes et tolérées en prison afin d’« acheter la paix sociale ».

Ce sujet suscite parfois l’indignation : la drogue étant interdite à l’extérieur, l’existence de drogues en prison est jugée d’autant plus « scandaleuse » qu’elle refléterait des conditions de vie plus permissives entre les murs qu’à l’extérieur.

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