Recherche

Le cannabis reste la principale drogue vendue et consommée en France, selon une étude

Les trafics de cocaïne et d’ecstasy connaissent néanmoins une forte croissance, selon le service statistique ministériel de la sécurité intérieure.

Article rédigé par franceinfo avec AFP Publié le 03/12/2025

Des plants de cannabis à Oakland, aux Etats-Unis, le 11 août 2025. (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Des plants de cannabis à Oakland, aux Etats-Unis, le 11 août 2025. (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Le cannabis reste la principale drogue vendue et consommée en France entre 2016 et 2024, selon un premier état des lieux publié mercredi 3 décembre par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Et « de loin », note l’étude, qui relève que 78% des mis en cause en 2024 le sont en lien avec cette drogue, et qu’elle représente 92% des usages, rapporte le service statistique. Ensuite, « dans l’ordre, la cocaïne, l’héroïne et l’ecstasy-MDMA concernent le plus grand nombre de mis en cause ».

À lire aussi Cocaïne, héroïne, amphétamines… Aux Pays-Bas, les trafiquants de drogue travaillent à domicile

« En 2024, 52 300 personnes ont été mises en cause pour trafic de stupéfiants et 290 400 personnes l’ont été pour usage de stupéfiants », des chiffres en hausse depuis 2016, relève le SSMSI. Il observe que « les évolutions » du trafic et de la consommation « sont très contrastées selon le stupéfiant concerné » « le nombre de mis en cause pour trafic de cocaïne ou d’ecstasy croît beaucoup plus fortement que celui pour trafic de cannabis ou d’héroïne ». Et « le nombre de mis en cause pour usage d’au moins une des trois substances éligibles à une amende forfaitaire délictuelle, le cannabis, la cocaïne et l’ecstasy-MDMA, croît fortement, tandis qu’il enregistre une baisse pour l’héroïne ».

La consommation et le trafic de cannabis surtout présents en Ile-de-France

La consommation et le trafic de cannabis « sont particulièrement localisés » en Ile-de-France et dans les Bouches-du-Rhône, tandis que pour l’héroïne, le nord et l’est de la France sont concernés. Drogues de synthèse et crack sont davantage prisés à Paris et les ventes de cocaïne ont surtout lieu en Guyane, Martinique, sur le littoral méditerranéen ainsi que dans l’agglomération parisienne, selon l’étude.

« Les profils des mis en cause sont très différents selon le stupéfiant en question », souligne-t-il. Pour le trafic de cannabis, l’âge médian des personnes impliquées est de 21 ans, 22% sont des mineurs et « plus des trois quarts ont moins de 30 ans », note le SSMSI. Côté consommation aussi, « le cannabis et les drogues de synthèse sont associés aux mis en cause les plus jeunes ».

SOURCE

Le cannabis reste la principale drogue vendue et consommée en France

Les trafics de cocaïne et d’ecstasy connaissent malgré tout une forte croissance sur la période 2016-2024, selon un premier état des lieux publié par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure.

Lire la suite

Le cannabis ultra présent dans les infractions pour usage ou trafic de drogue en France

92 % des personnes mises en cause pour usage de drogue en France l’ont été pour du cannabis révèle une étude du ministère de l’Intérieur. Parmi elles, les hommes et les jeunes sont surreprésentés.

Le cannabis est ultra présent dans les infractions pour usage ou trafic de drogue en France.
Le cannabis est ultra présent dans les infractions pour usage ou trafic de drogue en France. |  PIERRE FONTANIER / OUEST-FRANCE

Ouest-France P. GRATIAN. Publié le 03/12/2025 

L’immense majorité des personnes qui ont été mises en cause pour usage ou trafic de stupéfiants en France ces dernières années l’ont été pour du cannabis, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur révélés ce mercredi 3 décembre 2025.

78 % des mis en cause pour trafic de drogues l’ont été pour le cannabis

« Depuis 2016, le nombre de mis en cause pour trafic et usage de stupéfiants par les services de police et de gendarmerie est en hausse ; en 2024, 52 300 personnes ont été mises en cause pour trafic de stupéfiants, et 290 400 personnes l’ont été pour usage de stupéfiants », relève le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure. 92 % des mis en cause pour usage de drogue et 78 % des mis en cause pour trafic de drogues l’ont été pour le cannabis, précise l’étude. La cocaïne, l’héroïne et l’ecstasy-MDMA, arrivent ensuite.

Si le nombre de mis en cause est en hausse pour le cannabis, « l’augmentation est plus rapide pour la cocaïne, l’ecstasy et les nouvelles drogues de synthèse », précise toutefois le ministère.

Des mis en cause très jeunes et masculins

En 2024, 52 300 personnes ont été mises en cause pour trafic de stupéfiants, et 290 400 personnes l’ont été pour usage de stupéfiants, apprenait-on déjà dans un rapport du même institut publié jeudi 27 novembre. Des chiffres en hausse.

Autre enseignement de cette analyse du 3 décembre, les mis en cause pour trafic de cannabis sont très jeunes, avec 22 % de mineurs et un âge médian de 21 ans. Plus des trois quarts ont moins de 30 ans.

« Le cannabis est aussi le produit pour lequel les mis en cause sont le moins souvent des femmes », avec seulement 8 % pour le trafic et 7 % pour l’usage. L’Île-de-France et les Bouches-du-Rhône sont les deux zones les plus touchées, apprend-on également.

SOURCE

Des chercheurs établissent un lien entre consommation précoce de cannabis et mauvaise santé

Selon une étude menée à l’Université McGill, les adolescents qui consomment précocement et fréquemment du cannabis sont plus susceptibles d’avoir besoin de soins de santé physique et mentale à l’âge adulte.

L’étude montre que les personnes qui ont commencé à consommer du cannabis avant l’âge de 15 ans et qui ont continué à en consommer quotidiennement ou presque quotidiennement sont plus susceptibles d’avoir besoin de soins pour dépression, anxiété, idées suicidaires, blessures et problèmes de santé, comme des troubles respiratoires. En revanche, l’étude montre que les personnes qui ont commencé à consommer après l’âge de 15 ans présenteraient davantage de problèmes de santé, mais uniquement sur le plan physique.

LIRE LA SUITE

Réalisée tous les quatre ans, l’enquête ESPAD ….

….. vise à suivre les comportements à risque des adolescents de 16 ans en Europe, et plus particulièrement leurs usages de substances psychoactives. L’édition 2024 s’est déroulée entre avril et juin auprès d’un échantillon représentatif de 113 882 jeunes interrogés dans 37 pays, dont 3 376 en France.

Les résultats montrent que la France se situe désormais en dessous de la moyenne européenne pour l’ensemble des indicateurs d’usage, enregistrant une baisse des consommations de drogues parmi les plus marquées du continent au cours de la dernière décennie (entre 2015 et 2024).

Tabac, alcool et cannabis : une baisse particulièrement nette en France

L’initiation au tabac a significativement reculé en France, plus rapidement que dans la plupart des pays européens. En 2024, un cinquième des jeunes Français de 16 ans a déjà expérimenté le tabac (20 %), un des niveaux les plus faibles d’Europe. En dix ans, la part des adolescents de 16 ans fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq, passant d’environ 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024, ce qui place la France parmi les pays européens comptant le moins de fumeurs quotidiens à l’adolescence, aux côtés d’une dizaine de pays, principalement nordiques, où la prévalence est inférieure à 5 %.

A 16 ans, sept jeunes Français sur dix (68 %) ont expérimenté l’alcool (67 % des garçons, 70 % des filles, les jeunes filles étant désormais plus nombreuses à experimenter que les garçons), alors que dans deux-tiers des pays participants, la moyenne dépasse 70 %. Bien que ces niveaux d’expérimentation soient élevés, de même que la fréquence des alcoolisations ponctuelles importantes (API) (22 % en France et 30 % dans la moitié des pays participants), la France figure dans le tiers des pays européens affichant la plus faible consommation de boissons alcoolisées.

Alors que la France a longtemps compté parmi les pays les plus consommateurs de cannabis, en 2024, l’expérimentation de ce produit à l’adolescence connaît une baisse spectaculaire: l’initiation au cannabis a été divisée par trois en dix ans, passant de 31 % des jeunes de 16 ans en 2015 à 8,4 % en 2024.

Cette tendance à la baisse en France apparaît d’autant plus significative qu’elle contraste avec la stabilité observée dans de nombreux pays européens. L’usage de cannabis au cours du mois suit la même tendance, passant de 17 % à 4,3 % durant cette période – son niveau le plus bas depuis vingt-cinq ans. La France compte désormais parmi les pays où les jeunes de 16 ans consomment le moins de cannabis.

Substances illicites autres que le cannabis

En 2024, 3,9 % des Français de 16 ans déclarent avoir expérimenté au moins une drogue illicite autre que le cannabis, un niveau inférieur à la moyenne européenne (5 %). Parmi ces substances illicites, la cocaïne demeure la substance la plus expérimentée à 16 ans (1,7 %), devant les amphétamines (1,3 %), le crack (1,2 %) et l’ecstasy/MDMA (1,1 %).

Une tendance européenne à la baisse

Cette nouvelle photographie des comportements d’usage de drogues chez les adolescents de 16 ans en Europe met en évidence une réduction significative de la consommation de substances légales et illégales dans de nombreux pays européens, tendance particulièrement marquée en France.

Source

Cannabis : le syndrome cannabinoïde demeure mystérieux aux yeux de la communauté scientifique

LIRE LA SUITE

Réduire ou stopper sa consommation d’alcool: conseils pour changer ses habitudes

Kari Van Hoorick

Nouvelle résolution cette année: vous avez décidé de réduire ou même d’arrêter (temporairement) votre consommation d’alcool? Il est temps de changer vos habitudes! Mieux vaut alors procéder par étapes, conseille le professeur Geert Dom, expert en toxicomanie.

Des initiatives telles que la Tournée Minérale jouent un rôle essentiel pour sensibiliser à la consommation d’alcool. Une démarche utile, car prendre le temps d’évaluer sa propre consommation permet de mieux prévenir les excès, qui s’installent souvent sans que l’on ne s’en rende compte. Pour de nombreuses personnes, sortir boire un verre est en effet devenu un geste automatique. Et pour cause: l’alcool est omniprésent, du verre d’apéritif que l’on se sert en cuisinant, au plateau de bulles qui est présenté à chaque occasion spéciale. Or, les habitudes s’ancrent dans notre cerveau, et il devient difficile de s’en détacher.

« Ces routines font partie intégrante de notre vie. Elles nous aident parfois, car ces comportements automatiques libèrent de l’espace dans le cerveau et nous permettent de nous concentrer sur autre chose. Mais certaines habitudes se forment aussi lorsque des actions activent le centre de récompense du cerveau, comme c’est le cas avec l’alcool. Cela crée un désir de maintenir cette habitude, même si nous n’en avons plus vraiment envie », explique Geert Dom dans son livre « Een nuchtere kijk op alcohol » (Un regard sobre sur l’alcool).

Lire aussi | Les personnes de plus de 65 ans boivent-elles trop d’alcool?

Plus que des créatures d’habitude

La bonne nouvelle est que les humains sont naturellement plus que des créatures d’habitude et sont donc capables de changer leurs routines. « La maîtrise de soi peut être considérée comme un muscle. Les scientifiques ont découvert que si vous pratiquez régulièrement différentes formes d’exercices de maîtrise de soi, comme tenir un journal alimentaire ou s’asseoir droit sur sa chaise, vous pouvez renforcer votre détermination. L’essentiel est d’identifier les habitudes dont on souhaite se défaire, puis de mettre en place des stratégies simples et cohérentes pour les remplacer. »

Ces habitudes ne viennent pas de nulle part. Elles sont souvent associées à des moments précis, à des lieux ou à des personnes: le verre du vendredi soir, l’apéro avec certains amis, la coupe de bulles lors d’une célébration. Reconnaître ces déclencheurs aide déjà à réduire sa consommation d’alcool. Une technique efficace consiste à se visualiser dans une situation à risque. Imaginez-vous à une fête où l’on vous propose un verre. Plutôt que d’accepter automatiquement, vous choisissez un mocktail sans alcool.

Changer le contexte

Se débarrasser d’une habitude solidement ancrée est particulièrement difficile. Quelqu’un qui boit de la bière ou du vin depuis des années dans le même bar aura beaucoup de mal à le remplacer soudainement par une version sans alcool. Changer de contexte augmente fortement les chances de réussite, conseille le professeur Dom. Allez dans un autre bar, avec une ambiance différente. Ce principe s’applique également à la maison. Vous avez l’habitude de siroter un verre dans votre fauteuil? Modifier l’aménagement intérieur, déplacer le fauteuil, réorganiser la pièce autrement… peut vous aider à réduire votre consommation. Installer une nouvelle habitude est aussi une stratégie efficace. N’hésitez pas: intégrez la marche, le sport ou un nouveau passe-temps à votre routine.

« On n’arrête pas l’alcool en une fois »

Pour parvenir à un changement de comportement durable, avancer par étapes est la méthode la plus efficace. « Imposez-vous des règles très concrètes, comme ‘cette semaine, je ne bois que le vendredi et le dimanche soir’ ou ‘Lors d’une fête, je me limite désormais à un verre d’alcool’. » Il est possible de rechuter de temps en temps, et il est important d’accepter cela avec bienveillance, sans culpabiliser, puis de reprendre immédiatement ses nouvelles routines.

SOURCE

Un marché en mutation et une baisse des volumes consommés

Cette édition met en lumière une diminution notable de 5,8 % des volumes d’alcool pur mis en vente en 2024, établis à 9,75 litres par habitant. Les vins demeurent prédominants dans les ventes, représentant plus de la moitié des boissons alcoolisées commercialisées.

Des usages en recul chez les jeunes comme chez les adultes

Les pratiques de consommation d’alcool continuent d’évoluer : les jeunes de 16 ans enregistrent une baisse significative de leurs usages, positionnant la France parmi les pays européens les moins consommateurs selon l’enquête ESPAD 2024. Chez les adultes, l’ensemble des indicateurs d’usage diminue également, même s’ils restent élevés : plus d’un homme sur quatre a effectué au moins un épisode d’alcoolisation ponctuelle importante au cours du mois en 2023.

Un impact sanitaire toujours majeur

L’année 2024 est marquée par une hausse des hospitalisations liées à l’alcool, particulièrement pour alcoolodépendance, alors que les intoxications aiguës poursuivent leur recul. La mortalité routière impliquant l’alcool continue de diminuer, bien que ce facteur demeure présent dans un quart des accidents mortels.

SOURCE
 

Contre la dépendance à l’alcool…..

Face aux limites des traitements actuels contre la dépendance à l’alcool, des chercheurs explorent le rôle potentiel des cannabinoïdes dans la modulation du craving et dans la réduction ponctuelle de la consommation d’alcool.

Boire un verre entre amis reste un geste ancré dans nos habitudes, mais cette routine perd du terrain. Fatigue, anxiété, perte de contrôle… les effets associés à l’alcool poussent certains à changer leurs comportements. Le cannabis, lui, séduit par son image plus douce et moins dangereuse. Remplacer l’un par l’autre devient une option de plus en plus répandue. Derrière ce changement progressif, la science commence à dévoiler des études complexes entre cannabis et consommation d’alcool.

Une sobriété revisitée par le cannabis

Dans les soirées de Los Angeles, sur TikTok ou dans les milieux du bien-être, une tendance prend de l’ampleur. Elle consiste à abandonner l’alcool au profit du cannabis. Ce mode de vie, baptisé « California sober », s’inscrit dans une volonté de limiter les effets néfastes de l’alcool tout en conservant une forme d’euphorie sociale. L’alcool reste omniprésent dans la culture occidentale, mais ses effets sur la santé et le comportement suscitent une remise en question de plus en plus importante. Le cannabis, perçu par certains comme une alternative moins nocive, s’impose comme substitut. Reste à savoir ce qu’en dit la science.

Ce que révèlent les essais cliniques sur cannabis et consommation d’alcool

Une équipe de l’université Brown a mené une étude inédite pour mesurer, dans un cadre strictement contrôlé, l’impact du cannabis sur la consommation d’alcool.

Dans cet essai publié dans l’American Journal of Psychiatry et relayé par Medicalxpress, 157 adultes ont fumé des cigarettes contenant différents taux de THC ou un placebo, avant d’être placés dans une pièce simulant un bar. Ils pouvaient boire ou refuser des verres contre une faible récompense.

Résultat : le cannabis dosé à 3,1% a réduit la quantité d’alcool consommée de 19%, tandis que la version à 7,2% a entraîné une baisse de 27%. L’envie de boire diminuait, et les participants retardaient leur premier verre.

Autre étude marquante, celle de l’équipe allemande menée par Zimmermann, parue dans Molecular Psychiatry. Ici, c’est le cannabidiol (CBD) qui est au centre des recherches.

Chez des patients souffrant de troubles liés à l’alcool, une dose unique de 800 mg de CBD a diminué l’activité du noyau accumbens, une région cérébrale impliquée dans le craving.

SOURCE

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑