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Date

27 novembre 2011

Amphétamines

Les substances stimulantes de type amphétamine (ATS) sont en train de devenir la catégorie des drogues les plus utilisée dans le monde, après le cannabis, devant l’héroïne et la cocaïne. Contrairement aux stupéfiants issus de plantes, les ATS sont aisés à fabriquer et se révè lent fort rentables pour les trafiquants.

L’Asie du Sud-Est est la région la plus touchée par la prolifération des ATS, présentées sous des formes pharmaceutiques telles que des comprimés. Le nombre de ces unités de consommation saisies par les services de surveillance (douanes, polices) a fortement augmenté au cours des dernières années (133 millions en 2010). Des laboratoires clandestins voient également le jour en Amérique latine, en Afrique de l’Ouest et en Europe.

L’ONUDC s’inquiète d’autre part d’une tendance grandissante en Asie de l’Est et du Sud-Est des consommateurs de drogue à s’injecter les ATS, avec des conséquences évidemment dangereuses pour la santé.

Communiqué récent de l’Organisation des Nations unies contre la drogue et le crime.

M. Wanjuki Muchemi (Kenya) a déclaré que la criminalité transnationale organisée et la question des drogues étaient parmi les facteurs entravant la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans de nombreux pays en développement. En dépit des efforts concertés, la communauté internationale assiste à l’accroissement de la spirale de la criminalité et de la production, puis de la consommation des stupéfiants. Ces phénomènes incitent à se poser des questions fondamentales sur l’efficacité des stratégies adoptées et de l’engagement collectif à les combattre. Avec cette toile de fond, faut-il changer de tactique et discuter à partir d’une approche totalement nouvelle ? L’expert s’est déclaré particulièrement inquiet devant la prolifération des armes légères et de petit calibre, surtout en Afrique orientale.

En effet la corne de l’Afrique est truffée de ces armes en raison du conflit et de l’état de non droit en Somalie. Elles exercent des effets dévastateurs sur le développement social et économique. L’insécurité fait fuir les investisseurs et nombreux sont les gouvernements, à l’instar du Kenya, à être contraints de détourner les ressources du développement humain pour le renforcement de leur appareil sécuritaire. La communauté internationale doit faire davantage pour enrayer le flux de ces armes meurtrières, a-t-il dit. D’autre part, il a attiré l’attention sur la piraterie au large de la côte orientale de l’Afrique et de la région du Golfe, qui continue de poser de sérieux défis au Kenya et aux pays avoisinants. Les rançons payées aux pirates leur permettent d’acquérir des armes plus modernes et de rendre leur activité plus lucrative.  Assemblée générale AG/SHC/4006

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