M. Wanjuki Muchemi (Kenya) a déclaré que la criminalité transnationale organisée et la question des drogues étaient parmi les facteurs entravant la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans de nombreux pays en développement. En dépit des efforts concertés, la communauté internationale assiste à l’accroissement de la spirale de la criminalité et de la production, puis de la consommation des stupéfiants. Ces phénomènes incitent à se poser des questions fondamentales sur l’efficacité des stratégies adoptées et de l’engagement collectif à les combattre. Avec cette toile de fond, faut-il changer de tactique et discuter à partir d’une approche totalement nouvelle ? L’expert s’est déclaré particulièrement inquiet devant la prolifération des armes légères et de petit calibre, surtout en Afrique orientale.

En effet la corne de l’Afrique est truffée de ces armes en raison du conflit et de l’état de non droit en Somalie. Elles exercent des effets dévastateurs sur le développement social et économique. L’insécurité fait fuir les investisseurs et nombreux sont les gouvernements, à l’instar du Kenya, à être contraints de détourner les ressources du développement humain pour le renforcement de leur appareil sécuritaire. La communauté internationale doit faire davantage pour enrayer le flux de ces armes meurtrières, a-t-il dit. D’autre part, il a attiré l’attention sur la piraterie au large de la côte orientale de l’Afrique et de la région du Golfe, qui continue de poser de sérieux défis au Kenya et aux pays avoisinants. Les rançons payées aux pirates leur permettent d’acquérir des armes plus modernes et de rendre leur activité plus lucrative.  Assemblée générale AG/SHC/4006