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Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Mois

juillet 2016

DROGUE DE SYNTHÈSE: LA « STRAWBERRY » INQUIÈTE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX

ILE MAURICE

Un sachet de la drogue synthétique « strawberry » se vend à Rs 100 (3€), ce qui la rend accessible aux jeunes.

La « strawberry » est prisée par les jeunes en ce moment. Elle peut être sous forme de bonbons ou de chocolat. Une association lance une campagne de prévention.

Une association socioculturelle tire la sonnette d’alarme sur WhatsApp. Plusieurs parents ont reçu un message disant que la strawberry se vend aux alentours de plusieurs établissements scolaires. L’association lance un appel aux parents pour qu’ils dissuadent leurs enfants d’accepter des bonbons offerts par des étrangers et des amis. La situation devient encore plus préoccupante, dans la mesure, où, la semaine dernière, dix jeunes ont été admis à Brown-Séquard.

« Cette drogue est, en effet, disponible depuis quelque temps », indique Imran Dhannoo. Ce que redoute surtout le travailleur social est le fait qu’un sachet de cette drogue synthétique se vende à Rs 100, soit un produit qui est à la portée des jeunes.

« Seul le nom change… »

Imran Dhannoo explique qu’il y a plusieurs familles de drogue de synthèse, dont les cannabinoïdes. Ceux-ci contiennent une substance qui imite le tétrahydrocannabinol (THC), le principe actif du cannabis, qui procure une sensation d’euphorie ou de bien-être. « La drogue de synthèse est une imitation du THC, qui se trouve dans le cannabis naturel. À Maurice, elle est connue sous divers noms : fraise, C’est pas bien… En 2013, on connaissait le Black Mamba. Actuellement, la drogue la plus prisée est Bat dan latet. »

Ce que confirme le travailleur social Ally Lazer. « Auparavant, on avait Ben Laden, ensuite Black Mamba et maintenant Bat dan latet », confie-t-il. Concernant la strawberry, il affirme qu’elle est en effet disponible depuis quelque temps. « C’est seulement le nom qui change, car il faut écouler le produit. Il y a des collégiens qui ont déjà consommé cette drogue. »

Selon une étude menée par le ministère de la Jeunesse et des Sports en 2015, un élève sur cinq consomme du cannabis ou de l’héroïne. Le rapport Youth Determinants in Mauritius, financé par les Nations unies, décrit le comportement des jeunes âgés de 15 à 24 ans à Maurice. L’étude souligne que les garçons sont les plus touchés par les drogues. 16,2 % ont déclaré avoir fumé un joint dans l’enceinte de l’école. Ainsi, le rapport recommande de mettre l’accent sur des programmes de prévention au niveau des écoles ou encore dans des centres communautaires. De plus, l’étude estime qu’il faut développer de nouvelles campagnes antidrogue.

En 2013, il y a eu cinq arrestations, 19 en 2014, 103 en 2015 et 111 de janvier 2016 jusqu’au 10 juillet 2016.

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Le cocktail tabac-cannabis réduit les chances de sevrage

Mélanger tabac et cannabis : un cocktail explosif pour l’addiction. Les adeptes de la fumette pure ont plus de chance d’arrêter le tabac que ceux qui associent les deux drogues.

Le cocktail tabac-cannabis réduit les chances de sevrage
Du tabac à rouler, de l’herbe, une feuille de papier à cigarette : voilà comme de nombreux amateurs consomment du cannabis. Un cocktail qui réduit les dépenses mais qui n’est pas sans effet sur le cerveau. Selon une étude parue dans Frontiers in Psychiatry, associer les deux drogues nuit au sevrage. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs s’appuient sur un sondage réalisé auprès de 33 600 consommateurs.

Un cocktail européen ?

Ces participants sont issus de presque tous les continents : Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud et Océanie ont été interrogés sur la façon dont le cannabis était pris. Le mode de consommation change selon les origines. Pétards, blunts, pipes… les Européens sont bien plus friands du mélange avec le tabac que les Néo-zélandais à l’autre bout de la planète. 77 à 90 % des habitants du Vieux continent associent les deux drogues.

Le recours aux vaporisateurs de cannabis, exclusivement sans tabac, est en revanche bien plus fréquent au Canada et aux Etats-Unis. Ce n’est pas le cas dans les autres pays interrogés.

Moins motivés

Mêler cannabis et tabac, voilà qui ne devrait pas ajouter plus de risques que ceux déjà apportés par les deux produits. Surtout que le cannabis est assez peu addictif. En réalité, les adeptes du cocktail réduisent leurs chances de s’arrêter un jour. « Nos résultats montrent que la consommation simultanée de tabac et de cannabis est associée à une moindre motivation à l’arrêt du tabac et à chercher de l’aide pour cela », résume Michael Lynskey, co-auteur de l’étude.

Les chiffres sont éloquents : les partisans de la fumette pure ont 80 % plus de chance de vouloir une aide pour réduire leur consommation de tabac et deux fois plus de chances de s’y préparer activement. Les mélangeurs, eux, se montrent moins attirés par l’idée d’abandonner leurs cigarettes. Il y aurait donc une dépendance psychologique supplémentaire.

« La dépendance au cannabis et au tabac se manifestent d’une manière similaire, à tel point qu’il est difficile de distinguer les personnes qui utilisent les deux », souligne toutefois Chandri Hindocha, qui signe également la publication. Au vu du nombre massif de consommateurs dans le monde, la tâche semble particulièrement ardue : 1 milliard de personnes fument du tabac et 182 millions inhalent du cannabis.

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