Le CNPERT sollicite votre adhésion

La lettre du CNPERT de Novembre 2017

Au fil de nos différentes lettres vous apprenez, au travers des hommages que nous leur rendons, les noms des membres du C.N.P.E.R.T. qui nous ont quittés. « Ami quand tu tombes, un Ami sort de l’ombre à ta place » dit le chant des partisans de J. Kessel et M. Druon ».

Notre combat contre les drogues a besoin d’être épaulé par toutes celles et tous ceux, qui s’estiment, à des titres les plus divers, concernés par ce drame social, sociétal, sanitaire, éducatif, familial, national, des toxicomanies ; en particulier à ceux qui portent une attention privilégiée à nos jeunes (cf. notre formule fondatrice :

« S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il l’est plus encore de se préoccuper de l’état des enfants que nous léguerons à notre terre »).

Rejoignez-nous et informez vos amis sur votre page Facebook ou Twweter en cliquant ci dessous sur « Facebook » ou « Tweeter »

Je sollicite mon adhésion au CNPERT


Je ne réglerai mon adhésion (20 euros) au trésorier qui la sollicitera, qu’après que la prochaine Assemblée Générale m’ait coopté(e)

Ce formulaire sera remis au

  • Professeur Jean COSTENTIN
  • Service Commun d’Analyses comportementales
  • Faculté de Médecine et Pharmacie
  • 22 Bd. Gambetta 76183 ROUEN cedex

La drogue « zombie » fait des ravages en Belgique: elle peut entraîner la mort

 La nouvelle drogue zombie, interdite, fait déjà des ravages

Sept personnes sont décédées cette année en Belgique après avoir consommé des drogues de synthèse. Les autorités mettent en garde contre la drogue zombie, interdite, mais qui fait des ravages. Un reportage de Mélanie Renda et François-Xavier Van Leeuw.

Depuis 2015, la drogue zombie fait des victimes à travers le monde. Des vidéos inquiétantes montrant ses effets circulent sur Internet. Ce cannabis synthétique s’est répandue dans plusieurs pays en trois ans. Après les Etats-Unis et le Royaume Uni, elle sévit en Belgique. La substance interdite dans notre pays a fait une première victime en mai 2017. La personne a été hospitalisée. Depuis, le nombre ne fait que s’accroître. Sept Belge ont perdu la vie après avoir consommé des drogues de synthèse.

« La différence par rapport au cannabis sous sa forme naturelle est qu’elle est beaucoup plus dosée et qu’on a surtout très peu de recul« , a expliqué Bruno Vakeneers, porte-parole de l’ASBL Transit (prévention contre les drogues) au micro de Mélanie Renda.

Le cannabis synthétique arrive par colis dans nos aéroports

En Belgique, elle se vend surtout sur Internet. Le produit de base vient très majoritairement de Chine et les ingrédients qui le composent peuvent être variés et dosés à l’infini pour avoir toujours un coup d’avance sur la loi et la réglementation. Le cannabis synthétique arrive par colis dans nos aéroports. Les drogues de synthèse n’ont pas d’odeur. Cela complique les contrôles.

« Il est très difficile à identifier par des chiens renifleurs. Le seul moyen qu’ont les douaniers pour identifier ce produit est de voir un colis suspect car il aurait des timbres chinois« , a ajouté le porte-parole de l’ASBL Transit.
Grab_20171030_134901_623
« Leur effet peut entraîner la mort »

Cette drogue peut ressembler à première vue à de la marijuana naturelle mais elle est parfois addictive et mortelle en raison de la forte concentration de produits destinés à imiter le tetrahydrocannabinol (THC), le principe actif qui fait planer. L’effet de ces produits chimiques sur les récepteurs cérébraux peut être « 100 fois plus puissants que le THC« , explique à l’AFP Marilyn Huestis, qui est chercheuse à l’Institut National américain sur l’abus des drogues. En Belgique, leur consommation reste toutefois marginale.

« Leur effet est beaucoup plus puissant que celui du cannabis classique et leur consommation, même en faibles quantités, peut entraîner des crises de panique, des troubles du rythme cardiaque et, parfois même, la mort. Les opiacés de synthèse en revanche (type fentanyl) ont déjà causé plusieurs décès cette année dans la région de Gand« , a révélé le commissaire Bruneau à La Libre Belgique au début du mois d’octobre.

« Il peut causer une anxiété extrême, de la paranoïa, des crises d’angoisse, des dissociations, un épisode psychotique et des hallucinations« , met également en garde le site internet k2zombiedc.com, qui est géré par Washington DC, une des villes les plus touchées par le phénomène, et à destination des jeunes. « Ces comportements ont été surnommés ‘l’effet zombie’« , souligne le site.

« 100 fois plus puissants que le THC »

Le cannabis synthétique peut ressembler à première vue à de la marijuana naturelle mais il est parfois addictif et mortel en raison de la forte concentration de produits destinés à imiter le tetrahydrocannabinol(THC), le principe actif qui fait planer. L’effet de ces produits chimiques sur les récepteurs cérébraux peut être « 100 fois plus puissants que le THC« , explique à l’AFP Marilyn Huestis, qui est chercheuse à l’Institut National américain sur l’abus des drogues.

« Les effets de manque étaient sévères… je n’étais tellement plus moi que j’étais juste couché en train de planer à regarder ma vie passer devant moi comme si j’étais au cinéma« , confie Taylor, un Américain.

Pour voir la vidéo, cliquez sur RTL Vidéos

CANNABIS THÉRAPEUTIQUE

L’ASSOCIATION MÉDICALE MONDIALE ESTIME QUE DES RECHERCHES SONT ENCORE NÉCESSAIRES – 03 novembre 2017

L’Association médicale mondiale (AMM) s’oppose fermement à l’autorisation du cannabis à usage récréatif, pour des motifs sanitaires. Mais dans une prise de position adoptée aujourd’hui, l’Association médicale mondiale indique que les lois relatives au cannabis réservé à la recherche devraient être modifiées pour permettre davantage d’études scientifiques sur l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques.

Réunis lors de leur Assemblée générale annuelle à Chicago, les représentants de l’AMM de plus de cinquante pays ont déclaré que des recherches plus rigoureuses s’imposaient avant que les gouvernements ne puissent décider de légaliser ou non le cannabis à usage thérapeutique. Les données scientifiques à l’appui d’un usage thérapeutique du cannabis sont actuellement inconsistantes et de qualité faible à modérées. L’AMM considère que dans les pays ayant légalisé l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques, une réglementation est nécessaire.

L’AMM précise que les professionnels de la médecine se trouvent régulièrement confrontés à un dilemme médico-légal lorsqu’ils mettent en balance leur responsabilité éthique vis-à-vis de patients pour lesquels le cannabis pourrait être une thérapie efficace et leur obligation de respecter la législation de leur pays. Ce dilemme porte préjudice à la fois aux patients que le cannabis pourrait soulager et à ceux que le cannabis ne pourrait pas soulager, mais qui demandent aux médecins de leur en prescrire.

Les délégués réunis à Chicago pour l’Assemblée générale se sont fermement opposés à un usage récréatif du cannabis en raison de ses graves conséquences sanitaires, parmi lesquelles un risque accru de psychose, d’accident grave de la circulation, de dépendance, ainsi que de troubles de la mémoire, de l’attention et de l’apprentissage de la langue. L’usage de cannabis avant l’âge de 18 ans double le risque de développer un trouble psychotique.

La déclaration de l’AMM est rédigée comme suit : « L’inquiétante utilisation du cannabis dans des produits alimentaires tels que des sucreries et des « concentrés », qui attirent beaucoup les enfants et les adolescents, exige une vigilance et une règlementation plus stricte ».

Le Président de l’AMM, le Dr Yoshitake Yukokura, a indiqué : « Les associations médicales nationales devraient soutenir des stratégies de prévention et de réduction de l’usage du cannabis récréatif. Il est également important que des mesures de contrôle efficace soient mises en place pour empêcher une utilisation illicite du cannabis thérapeutique ».

L’alcoolorexie

L’alcoolorexie, le trouble du comportement alimentaire qui met en danger les jeunes femmes

Elles sont de plus en plus nombreuses à sauter des repas afin d’économiser des calories et pouvoir s’autoriser à boire de l’alcool. Si le phénomène n’est pas encore cliniquement reconnu, il est fondé sur les mêmes mécanismes que l’anorexie: la crainte excessive de prendre du poids, notamment. près de 60% des étudiantes américaines seraient concernées par cette pratique. «Les symptômes de l’alcoolorexie les plus courants chez les étudiantes sont le fait de sauter des repas (37,5%), la consommation de boissons alcoolisées sans sucres et à faible indice calorique (46,3%) et une la pratique d’un exercice physique à la suite d’une soirée alcoolisée pour éliminer (51,2%).»

L’alcoolorexie est, avant tout, le reflet des injonctions contradictoires que la société fait peser sur les femmes. D’un côté, la pression d’être mince, à l’heure où le fitness est plus que jamais populaire. De l’autre, la nécessité d’avoir une vie sociale bien remplie (qui se construit souvent autour d’un verre) et d’être perçue comme «fun» et libre, surtout en début de carrière.

Tous les régimes alimentaires érigent l’alcool comme l’ennemi n°1 de la ligne. Les magazines féminins expliquent à leurs lectrices que, si elles ne peuvent vraiment pas s’en passer, il leur faudra choisir les liqueurs les moins caloriques.

Ainsi, on apprend par exemple qu’il vaut mieux opter pour une vodka avec un soda light ou des shots, plutôt qu’une bière. Ou encore que le vin blanc contiendrait plus de calories qu’une glace.

Autant d’informations déprimantes pour toute femme qui aime boire (même occasionnellement) mais tient à garder la ligne. Et qui débouchent fréquemment sur l’effet yo-yo: cette alternance entre périodes de restriction alimentaire la semaine, et phases d’excès en tous genres le week-end.

Et pour cause: une fois ivre, il est bien plus difficile de résister à la tentation de la pizza post-soirée.

L’alcoolorexie peut s’avérer extrêmement dangereuse.

D’abord, car boire avec l’estomac vide est particulièrement nocif pour l’organisme. Ensuite, car cette dichotomie entre privation alimentaire et binge-drinking peut conduire à de graves complications physiques et mentales.

Faire cela régulièrement peut provoquer des maladies chroniques touchant le foi et le cœur, au long terme. Cela augmente également le risque de manquer de vitamines et minéraux. S’il est bon de savoir combien de calories contient votre boisson favorite, ne laissez pas cela devenir une obsession.

Tous les experts s’accordent en tout cas sur une chose: si les calories vous inquiètent, diminuez l’alcool, et non la nourriture.